La fabrication de produits alimentaires est un atout positif pour l'économie canadienne

Le secteur manufacturier du Canada a connu de nombreuses difficultés au cours de la dernière décennie. Un supercycle dans les prix des produits de base a provoqué des fluctuations du dollar canadien et a affecté la compétitivité. Le ralentissement de la productivité de la main‑d'œuvre et le vieillissement des infrastructures ont forcé la prise de décisions difficiles quant aux investissements dans les usines. Tout ceci survient à un moment où la concurrence étrangère est féroce. Malgré ces défis, le secteur de la fabrication de produits alimentaires et de boissons continue de briller dans ce contexte économique difficile.

Une croissance soutenue en période de volatilité économique

Entre les envolées des prix des produits de base, l'économie mondiale a connu une crise financière qui a freiné la croissance mondiale et a engendré une volatilité des taux de change. Les taux d'intérêt ont également chuté et sont restés près des creux historiques.

Au milieu de ce contexte économique volatil, le secteur manufacturier du Canada a ralenti. L'activité économique a atteint un creux au milieu de l’année 2009. Elle a quelque peu rebondi depuis, mais le produit intérieur brut (PIB) pour l'ensemble de l'industrie manufacturière demeure inférieur de 10 % au niveau de 2004. Le poids économique du secteur de la fabrication de produits alimentaires et de boissons du Canada a suivi une autre voie : il a beaucoup mieux surmonté les énormes difficultés, son PIB en 2016 dépassant de presque 23 % les niveaux enregistrés en janvier 2004.

En se basant sur la croissance jusqu'en mai, le secteur de la fabrication de produits alimentaires et de boissons devrait croître de 2,6 % en 2016 alors que le secteur manufacturier ne devrait augmenter que de 0,5 %. La Banque du Canada prévoit une croissance de 1,3 % pour l'ensemble de l'économie canadienne en 2016, soit une croissance inférieure de plus de 1 % à celle du secteur de la fabrication de produits alimentaires et de boissons.

Le plus grand employeur de tout le secteur manufacturier canadien

Entre 2004 et 2016, le nombre mensuel moyen d'emplois dans le secteur manufacturier a chuté de 22 %, en partie à cause de la mécanisation mais également en raison d'un ralentissement de l'activité économique. En comparaison, l'emploi n'a reculé que de 7 % dans le secteur de la fabrication de produits alimentaires et de boissons.

En conséquence, l'emploi dans la fabrication de produits alimentaires et de boissons en pourcentage de la fabrication totale est passé de 14 % en 2004 à 17 % en 2015. Le secteur de la fabrication de produits alimentaires et de boissons génère plus d'emplois que le secteur de la construction automobile et que n'importe quel autre secteur manufacturier.

Une croissance des exportations d'aliments et de boissons qui dépasse celle des autres exportations de produits manufacturés

La valeur des exportations canadiennes de produits alimentaires et de boissons continue de grimper, affichant une croissance moyenne de 4,5 % par année entre 2004 et 2015 tandis que les exportations manufacturières totales augmentaient en moyenne de 1,5 % par année.

Le secteur de la fabrication de produits alimentaires et de boissons du Canada continue de briller, et ce, en dépit des perturbations mondiales qui ont nui à la performance économique globale du Canada. La croissance de la demande alimentaire à l'étranger et l'évolution des préférences alimentaires au pays  introduiront de nouvelles possibilités de croissance pour le secteur manufacturier canadien. Et toute la chaîne d'approvisionnement agroalimentaire en profitera.