Les tendances économiques sont-elles favorables aux achats d’engrais à l’automne?

Les prix des engrais devraient être légèrement à la hausse pour la prochaine année de récolte, malgré l’affaiblissement des prix de l’énergie et des produits de base. Deux facteurs sont à l’origine des courbes des prix de l’engrais.

 

  1. La saison : Les prix sont souvent plus élevés au printemps, durant la forte demande, et fléchissent progressivement pendant l’été et l’automne, pour reprendre de la vigueur vers le mois de décembre. La demande d’engrais fluctue dans les exploitations agricoles selon les niveaux d’application, l’entreposage, les flux de trésorerie, les coûts d’emprunt et la planification fiscale.
  2. La conjoncture du marché : Les réserves mondiales de maïs (lien vers du contenu en anglais seulement) devraient augmenter en raison d’une production accrue dans les principaux pays producteurs. Les prix des produits de base, en particulier le pétrole, ont enregistré une brusque chute en 2015, ce qui a occasionné une baisse des prix du gaz naturel et a considérablement affaibli le dollar canadien. Les perspectives pour les marchés des produits de base agricoles demeurent modestes; cependant, un hiver rigoureux pourrait causer une montée en flèche de la demande de gaz naturel et entraîner des prix plus élevés.

Malgré la projection de faiblesse soutenue des prix des céréales et oléagineux, l’équipe de l’Économie agricole de FAC prévoit une légère hausse des prix de l’engrais, soit de 2 à 5 % entre l’automne 2015 et le printemps 2016.

Nos prévisions sont fonction des liens qui existent entre les facteurs économiques énumérés ci-dessus. Le moteur principal de cette hausse est la faiblesse du dollar canadien. Si la dépréciation du huard par rapport au dollar américain se poursuit, les prix de l’engrais pourraient augmenter davantage.

Les producteurs ont tout intérêt à mettre en place un solide plan de gestion du risque qui tient compte de différents scénarios pouvant avoir une incidence sur leur rentabilité future, en fonction des prix des produits de base et des intrants agricoles. 

Leigh Anderson, économiste agricole principal