La diversification de l’industrie vinicole canadienne

L’industrie vinicole canadienne est dominée par les importations de vin français et italien. Depuis 1996, les importations de vin ont augmenté considérablement et elles dépassaient 2,2 milliards de dollars en 2013.

Pendant la même période, les exportations totales de vin canadien ont également progressé; leur valeur ayant augmenté de 771 % depuis 1996. Pourtant, les exportations de vin n’ont représenté que 4 % de la totalité des échanges commerciaux de vin canadien en 2013. On peut donc se demander s’il y a place à une croissance des exportations.

Cette expansion récente des exportations peut être attribuée à une diversification des marchés d’exportation. Le Canada continue de dépendre de l’exportation de ses produits aux États-Unis, mais comparativement à ce qui était le cas en 1996, les produits canadiens ont commencé à être exportés dans de nouveaux marchés de l’Asie, en particulier la Chine.

 

Cette augmentation des exportations a également été stimulée par le lancement de produits spécialisés, en particulier les vins de glace et les vins de vendange tardive. L’introduction de ces produits, qui ont acquis une grande renommée, a permis aux exportateurs canadiens de demeurer concurrentiels dans un marché mondial qui est en grande partie dicté par l’attachement des consommateurs à des marques, à des régions et à un niveau de qualité.

Selon un rapport d’Agriculture et Agroalimentaire Canada sur ce secteur, le Canada est maintenant considéré comme un chef de file de la production de vins de glace, qui sont principalement exportés en Asie du Sud-Est.

Il reste toutefois des défis à relever, notamment la dépendance au marché des États-Unis et la capacité de production limitée de l’industrie vinicole. L’industrie vinicole canadienne a toutefois posé les bons gestes au cours des dernières années en diversifiant ses marchés et en ciblant les segments de clientèle en forte croissance. Cette croissance pourrait se maintenir si l’industrie arrive à poursuivre son expansion dans les marchés émergents.

Ahmed Raza, analyste économique