Tendances observées en matière de consommation dans le secteur laitier canadien

Statistique Canada a publié récemment son quotidien Statistiques laitières pour les trois premiers trimestres de 2014, qui indique que bien que les achats de lait de consommation aient diminué, on remarque une tendance très positive quant à la consommation de produits laitiers au Canada, surtout pour ce qui est de la consommation de crème et de beurre.  

Ces données révèlent qu’au cours du mois de septembre, les achats de lait et de crème des consommateurs ont diminué de 0,3 % comparativement à la même période l’an dernier, principalement en raison de la diminution de la demande de lait. Cependant, les ventes de lait et de crème demeurent toujours 0,3 % plus élevées que la moyenne quinquennale en raison de la forte demande de crème, puisque les achats de crème des consommateurs ont augmenté de 4,8 % en moyenne par an au cours des cinq dernières années.

Le beurre représente un segment de marché intéressant au sein de l’industrie laitière. Au cours de septembre 2014, la consommation totale de beurre est de 5,5 % plus élevée, comparativement à la même période l’an dernier et de 1,7 % plus élevée que la moyenne quinquennale. Au 1er décembre, l’augmentation de la consommation de beurre jumelée aux faibles stocks a provoqué une augmentation de 3 % relativement au quota de production dans les provinces de l’Est, afin que la production de lait de transformation réponde aux besoins du marché.

Les recettes monétaires agricoles du secteur laitier continuent d’augmenter. Au cours des trois premiers trimestres, elles ont été de 3,1 % plus élevées qu’à la même période en 2013, alors qu’au cours des cinq dernières années, les recettes monétaires agricoles ont augmenté en moyenne de 2,1 % d’une année à l’autre, conformément à la cible de la Banque du Canada en matière d’inflation.

Il est intéressant de constater que la demande nationale de produits laitiers des consommateurs, comme le beurre et la crème, demeure relativement élevée au Canada, alors que l’industrie répond efficacement aux besoins du marché, qui sont en constante évolution. La croissance du marché intérieur est la réponse idéale aux pressions potentielles découlant de l’Accord économique et commercial global (AECG). Cette croissance permettra également aux producteurs de faire face à l’évolution de la conjoncture du marché.

Craig Klemmer

Économiste agricole principal