Chocolat et chou frisé : coup d’œil sur le marché canadien des importations

Tout au long du mois de novembre, nous examinerons les tendances mondiales des échanges commerciaux de produits agricoles et de produits alimentaires, ainsi que le rôle que joue le Canada dans ces échanges. Ces billets puiseront dans les renseignements tirés de nos récents rapports de classement selon les échanges commerciaux de produits agricoles et de produits alimentaires transformés. Nous examinerons les classements du Canada comme exportateur sur le marché mondial, les produits pour lesquels nous jouissons d’un avantage à l’exportation, ainsi que les possibilités que l’avenir réserve aux exportations de produits agricoles et de produits alimentaires transformés.


Même si, à première vue, il n’y a aucun lien entre le chou frisé, le chocolat, les crustacés et le pain, ces produits présentent pourtant une caractéristique commune : ils figurent parmi les principaux produits agricoles et alimentaires importés au Canada.

Les principales importations canadiennes de produits agricoles et alimentaires ont peu changé au cours de la dernière décennie. En effet, la même liste des « dix principales importations » de produits est demeurée relativement stable depuis 2007 et, hormis les jus de fruits, la demande pour tous ces produits a grimpé. Certains ont même connu une hausse de plus de 120 %.

Les principales importations du Canada continuent de croître

Les tendances au chapitre des importations agricoles sont essentiellement influencées par les préférences des consommateurs ainsi que par notre capacité limitée à cultiver ces produits. Les principales importations de produits agricoles affichent toutes une croissance importante depuis 2007. Le chou pommé et le chou frisé, les autres noix, et les dattes, les figues et les ananas ont enregistré le plus fort pourcentage de croissance depuis dix ans (Figure 1). Même si le chou pommé et le chou frisé arrivent au huitième rang de nos principales importations, le Canada est le premier importateur mondial de choux pommés et de choux frisés.

Figure 1 : La demande relative aux principaux produits agricoles importés continue de croître

Source : Base de données UN Comtrade, septembre 2017,
classement selon la valeur des importations en 2016

Dans le cas des aliments, il n’est pas rare de voir que nous sommes à la fois un exportateur et un importateur d’un même produit. Cette situation s’explique par le niveau de différenciation des produits alimentaires et les caractéristiques qu’ils représentent. Les importations de nos principaux produits transformés ont grimpé au cours de la décennie (Figure 2). Les jus de fruits font toutefois figure d’exceptions avec une baisse des importations de 6 %. Le reste des dix principaux produits ont crû d’au moins 20 %. En 2016, le pain a été le produit d’importation qui avait la plus grande valeur (1,44 milliard de dollars américains) et, chose intéressante, il occupait durant la même année le troisième rang au chapitre des plus importants produits alimentaires exportés (2,24 milliards de dollars américains).

Figure 2 : La demande canadienne relative aux principaux produits alimentaires importés continue de croître

Source : Base de données UN Comtrade, septembre 2017,
classement selon la valeur des importations en 2016

Baisse des importations de maïs

Parmi les principaux produits agricoles et alimentaires, le maïs a connu la plus importante baisse sur le plan des importations. En 2007, le maïs se classait au quatrième rang des produits agricoles les plus importés. Il occupait cependant le 14e rang en 2016. Ce recul est attribuable dans une large mesure à une augmentation de 13 % de la production canadienne de maïs au cours de la décennie. Puisque les producteurs canadiens deviennent plus concurrentiels dans la production de maïs, il n’est donc plus nécessaire d’importer autant de maïs. 

Pour une perspective plus globale de la situation, consultez les Rapports de classement selon les échanges commerciaux de produits agricoles et de produits alimentaires transformés de l’Économie agricole de FAC.


Amy Carduner
Économiste agricole

Amy s’est jointe à l’équipe de l’Économie agricole de FAC en 2017 afin d’observer les tendances en agriculture et de cerner les occasions et les défis dans le secteur. Elle a grandi sur une ferme mixte familiale de la Saskatchewan, qu’elle continue de soutenir. Amy possède une maîtrise en économie appliquée et en gestion de l’Université Cornell ainsi qu’un baccalauréat en économie agricole de l’Université de la Saskatchewan.

@ACarduner