La consommation de poulet augmente, mais il y a de la concurrence!

Au Canada, la consommation de poulet devrait continuer d’augmenter au cours des dix prochaines années. Au cours des dernières années, le rapport du prix au détail entre le bœuf, le porc et le poulet ont fait de ce dernier une protéine de choix attrayante et concurrentielle pour les consommateurs. Mais les perspectives de prix changeront-elles et, le cas échéant, dans quelle mesure cela influencera-t-il les décisions des consommateurs?

Les prix pourraient influencer le comportement des consommateurs

Selon le rapport Perspectives agricoles canadiennes 2016 d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, les prix au détail du poulet, du bœuf et du porc observeront des trajectoires différentes au cours de la prochaine décennie.

On s’attend à ce que le prix du bœuf baisse à un rythme annuel moyen de 1,6 %. Les tendances des prix au détail sont influencées par les prix à la ferme. Les prix du bœuf baisseront d’ici 2020, mais ils demeureront plus élevés que les moyennes historiques. On estime que les prix au détail du porc demeureront relativement stables au cours de la prochaine décennie.

Comparativement, entre ces trois viandes, c’est le prix au détail du poulet qui augmentera le plus, soit à un taux annuel moyen de 1,7 %.

Malgré la légère hausse des prix du poulet au cours de la prochaine décennie, on prévoit que la demande continuera d’augmenter. Au Canada, la consommation de poulet par habitant augmentera de 6,2 % d’ici 2025 par rapport à la consommation moyenne des cinq dernières années. En comparaison, la consommation des autres protéines animales, comme le bœuf et le porc, baissera de 6 % et de 16 % respectivement au cours de la même période.

Ainsi, même si les protéines de porc et de bœuf se vendront à des prix attrayants, la consommation de poulet devrait augmenter et poursuive sa tendance à la hausse.

La production suivra la tendance à la hausse de la consommation

Afin de combler la demande croissante, la production de poulet au Canada devrait croître à un taux annuel moyen de 1,2 % au cours de la prochaine décennie, ce qui correspond à une hausse totale de 22 % par rapport à la moyenne quinquennale actuelle.

L’environnement économique change et les perspectives sont positives

On s’attend à ce que la production augmente alors que l’industrie fait face à une concurrence de plus en plus vive de la part des fournisseurs étrangers et que les méthodes d’élevage de volailles sont en évolution. La concurrence croissante des autres protéines animales, à laquelle s’ajoutent les importations et les nouveaux codes de bonnes pratiques en matière de production, pourrait modifier le contexte commercial. La résilience au sein de l’industrie rend les perspectives plutôt prometteuses pour le secteur de la volaille. En révisant leurs plans d’affaires et en investissant stratégiquement aujourd’hui, les producteurs se positionneront pour réussir dans la prochaine décennie.

Le rapport Perspectives agricoles canadiennes 2016 d’Agriculture et Agroalimentaire Canada fait le point sur la situation actuelle et fournit des prévisions pour les dix prochaines années en ce qui concerne le revenu agricole ainsi que les tendances à long terme qui pourraient avoir une incidence sur le secteur agricole. L’équipe de la Tribune économique continue d’examiner les perspectives agricoles et ce billet de Leigh Anderson porte sur le secteur de la volaille.