L’économie agricole du Canada demeure stable en 2016

L’économie agricole du Canada ne cesse de prospérer depuis 2008 grâce à l’augmentation du revenu agricole net, qui stimule les investissements dans les technologies, les terres et la machinerie. Même si l’accroissement des stocks mondiaux pour les grains et oléagineux a entraîné un fléchissement des prix par rapport à leurs sommets récents, les perspectives laissent présager une économie agricole stable pour le Canada. Il n’y a pas d’amélioration importante de l’économie canadienne prévue à court terme, gardant ainsi les taux d’intérêt et le dollar canadien à des niveaux avantageux.

Les taux d’intérêt devraient demeurer inchangés en 2016

Le 13 juillet, la Banque du Canada a publié son Rapport sur la politique monétaire, qui présente ses prévisions pour l’ensemble de l’économie canadienne. D’après ce rapport, le produit intérieur brut du Canada croîtra de 1,3 % en 2016 parce que les investissements des entreprises demeurent faibles et que la croissance des exportations s’essouffle.

La Banque du Canada utilise les taux d’intérêt comme levier pour établir la cible d’inflation entre 1 % et 3 %. À l’heure actuelle, la Banque prévoit que l’inflation avoisinera la cible de 2 % jusqu’à la fin de 2017. Par conséquent, les marchés financiers estiment à 3,3 % la chance que les taux d’intérêt augmentent en 2016.

L’économie des États-Unis est peu susceptible de favoriser une expansion

L’économie du Canada devrait croître de 2,2 % en 2017 sous l’effet d’une amélioration des possibilités d’exportation, principalement vers les États-Unis, dans les secteurs non énergétiques. La bonne nouvelle pour le Canada est que le marché du travail des États-Unis continue d’afficher des signes d’amélioration (hausse des salaires, embauche massive et réduction du nombre de nouvelles demandes d’assurance-emploi), ce qui contribue à raffermir la demande d’exportations canadiennes.

L’amélioration généralement lente des économies du Canada et des États-Unis devrait aider la santé de l’économie agricole du Canada à demeurer stable. La faible croissance économique continuera à favoriser des taux d’intérêt bas et, en définitive, à soutenir la valeur des actifs des producteurs. À l’inverse, la lenteur de la reprise sur les marchés du travail devrait inciter les consommateurs à se restreindre dans leurs achats d’aliments et d’autres biens, ce qui freinera toute hausse marquée de la demande globale pour les produits agricoles de base.