Productivité et exportations agricoles : ce que vous devez savoir

En 2016, le monde a subi des changements qui remettent en question l'avenir de la mondialisation et du commerce international.

Les résultats étonnants du vote sur le Brexit et de l'élection aux États‑Unis, conjugués à l'impression d'une incertitude généralisée qui plane sur l'avenir politique de l'Europe, ont entraîné de brèves périodes de bouleversements au sein des marchés.

En dépit de ces turbulences, selon le rapport d'Économie agricole FAC intitulé Commerce et productivité de l'agriculture canadienne, l'agriculture canadienne peut envisager l'avenir avec optimisme. D'après la Banque du Canada, la croissance mondiale devrait atteindre 2,8 % en 2016 et grimper à 3,2 % en 2017, stimulant la demande tant pour les marchés traditionnels que pour les marchés émergents. Le Canada, en tant que l'un des principaux pays exportateurs au monde, peut tirer profit de cette croissance.

Il s'agit simplement de savoir comment.

La croissance canadienne doit suivre la tendance mondiale

Pour satisfaire à la demande croissante, le Canada (à l'instar de ses concurrents) doit produire assez d'aliments pour nourrir la planète. Le problème ne se pose pas puisque nous commencerons l'année 2017 avec des réserves mondiales élevées d'un grand nombre de produits agricoles de base et une production en plein essor. Mais la seule production ne suffira pas. De nouveaux concurrents, des accords commerciaux régionaux et bilatéraux et l'évolution des priorités en matière d'importations des différents marchés viendront ébranler notre statut de chef de file mondial sur le plan de l'exportation des produits agricoles.

Les producteurs canadiens peuvent travailler à assurer la viabilité dans l'immédiat et à long terme. Être efficient signifie que les producteurs pourront survivre à des périodes marquées par la faiblesse des prix des produits de base et par l'incertitude des marchés. Toutefois, ce sont les gains de productivité qui permettront au Canada de conserver, à terme, son avantage au niveau de la production et de l'exportation.

Le Canada doit accroître sa productivité

Aucun pays producteur ne peut accroître sa production agricole en utilisant des terres supplémentaires. En effet, le Canada n'est qu'un des nombreux pays producteurs à avoir perdu des terres agricoles par rapport à la superficie totale de ses terres, entre  1961 et 2013. En outre, dans le contexte des pressions environnementales, des revendications visant à protéger les ressources naturelles de la planète pourraient entraîner des pertes supplémentaires.

Le Canada devra plutôt compter sur les avancées technologiques et l'innovation qui ont contribué à la réussite de ses exportations (pensons au canola) pour répondre à la demande mondiale croissante d'aliments. La technologie et l'innovation requièrent des investissements qui peuvent parfois sembler aller à l'encontre de l'efficience recherchée, mais les gains de productivité réalisés par le Canada au cours de 50 dernières années, dans tous les secteurs, ont mené à la diversité de l'agriculture canadienne. Cette diversité soutient la santé globale de l'industrie agricole canadienne.

Prenez connaissance du rapport Économie agricole FAC : Commerce et productivité de l'agriculture canadienne pour en savoir plus.