Recettes tirées de l’élevage en 2017? Les perspectives sont réjouissantes

Les éleveurs de bétail ont obtenu des résultats mitigés l’an dernier selon Statistique Canada. Les secteurs de la production laitière et de la volaille ont tous deux enregistré des hausses de leurs recettes monétaires (2,4 % et 2,5 %, respectivement), grâce à une forte production. Les recettes tirées des porcs ont chuté de 3,2 % et les éleveurs de bovins ont enregistré une chute de recettes décourageante (17,7 %).

La boutade lancée par un physicien danois « Faire des prédictions est toujours très difficile, surtout pour le futur » est vraie. Or, cela ne m’empêche pas de faire des prévisions ou, à tout le moins, d’examiner les perspectives du marché en faisant appel à la logique, aux statistiques et oui, à un peu d’intuition. 

En 2017, de meilleures perspectives attendent les éleveurs de bétail

La production de bétail canadien ne devrait pas s’accroître, toute remontée décente dans les recettes tirées de l’élevage devra provenir des prix. Une série inattendue d’événements a déjà fait grimper les prix des bouvillons gras cette année, de manière probablement suffisante pour déclencher une remontée importante. Les recettes tirées de l’élevage devraient croître à un taux annuel moyen de 4 % en 2017 et 2018. La projection pour 2017 est une estimation prudente que l’on risque de dépasser si la remontée des prix actuelle se poursuit pendant une bonne partie de l’été.  

Début d’année difficile pour les éleveurs porcins

Je m’attends à ce que les recettes tirées des porcs grimpent de 6 % en 2017 même si le secteur a connu un début d’année difficile, les prix des porcs demeurant obstinément en deçà de leur moyenne sur cinq ans. La production porcine nord-américaine est en hausse, ce qui a exercé une pression sur les prix. La demande sera toutefois suffisamment forte pour faire remonter les prix, remontée qui pourrait même se poursuivre au même rythme en 2018.  

La demande soutiendra les recettes de la production laitière

Les recettes monétaires issues de la production laitière poursuivront leur croissance. Je prévois une augmentation annuelle moyenne de 4 % en 2017 et 2018. La croissance de la production laitière est certainement l’une des principales raisons à l’origine de cette prévision optimiste, car l’appétit des Canadiens pour les produits laitiers continue de croître. Les prix à la ferme devraient aussi se raffermir quelque peu, après la légère baisse de 1 % enregistrée en 2016.

Les recettes monétaires provenant de l’élevage de poulets pourraient réserver une agréable surprise

Les recettes monétaires provenant de l’élevage de poulets devraient croître de 4 % en 2017 et de 3 % en 2018. Je prévois que les prix à la ferme demeureront stables à mesure que se stabilisera le coût des aliments pour animaux; l’augmentation résultera alors réellement des hausses prévues de la production. En fait, nos projections demeurent conservatrices, compte tenu de l’offre limitée de poulets sur le marché canadien.

Ce que ces projections représentent pour vous

Des prévisions à l’échelle de l’industrie comme celles qui précèdent peuvent vous aider à bâtir des scénarios possibles afin d’évaluer à quel point vous êtes prêt à saisir les occasions et à relever les défis qui risquent de se présenter. À partir de ces scénarios, vous pouvez déterminer votre propension à prendre des risques et bâtir des plans de gestion du risque adaptés à votre style et à vos activités.