Passer au contenu principal

La pandémie est le premier perturbateur à surveiller en 2021, selon FAC

  • 12 janv. 2021

Sans l’ombre d’un doute, la pandémie a été le choc le plus brutal pour l’industrie agricole et agroalimentaire canadienne en 2020, et ses répercussions se feront sentir encore longtemps, selon les économistes de Financement agricole Canada (FAC).

« Il y a un an, nous avancions que les changements climatiques, le protectionnisme et l’automatisation étaient les facteurs les plus susceptibles de redéfinir l’industrie agricole et agroalimentaire canadienne et de perturber l’économie mondiale », dit Jean-Philippe Gervais, économiste agricole en chef à FAC. « On peut dire sans se tromper que la pandémie a jeté de l’huile sur le feu et qu’elle se classe maintenant en tête de notre palmarès des principales tendances à surveiller en 2021. »

D’après ces deux billets de blogue de FAC, le bouleversement causé par la pandémie continue de mettre à rude épreuve les chaînes d’approvisionnement planétaires et de perturber la structure des échanges à l’échelle mondiale, tandis que les pays adoptent diverses mesures pour endiguer la propagation du virus. Cette pandémie a ralenti ou stoppé temporairement les activités des usines de transformation des aliments, perturbé l’acheminement des produits agricoles et des aliments transformés canadiens vers plusieurs marchés extérieurs, et modifié considérablement les habitudes d’achat des consommateurs, en particulier sur le plan des repas consommés à la maison et des achats d’aliments à l’épicerie.

Parallèlement, les tensions géopolitiques ont accentué l’incertitude occasionnée par la pandémie, ce qui a eu pour effet de modifier les flux des échanges commerciaux. Pour aggraver la situation, les changements climatiques ont continué à faire des ravages en agriculture, engendrant des phénomènes météorologiques extrêmes dans plusieurs parties du monde. En résumé, 2020 aura été une année de perturbations majeures sur presque tous les fronts.

Toutefois, si la pandémie a perturbé les chaînes d’approvisionnement, elle offre aussi au Canada l’occasion de s’affirmer davantage comme l’un des fournisseurs de produits alimentaires et agricoles les plus fiables au monde, selon M. Gervais.

« La pandémie n’a fait qu’accroître la demande d’aliments locaux de la part des consommateurs, tendance qui était déjà bien en place avant la pandémie. Parallèlement, les besoins de nos principaux importateurs d’aliments et de nos principaux marchés d’exportation augmenteront même si l’incertitude économique persiste en 2021. »

Des signaux clairs indiquent la vigueur de la demande, intérieure et mondiale. Par exemple, illustre M. Gervais, une épargne accrue et la demande refoulée pourraient stimuler la croissance de la consommation de viande rouge, laquelle pourrait profiter de la réouverture éventuelle du secteur de la restauration en 2021. À l’échelle mondiale, des conditions météorologiques difficiles pourraient renforcer la demande d’importation des principaux grains, oléagineux et légumineuses.

Les chaînes d’approvisionnement mondiales continuent de signaler l’importance des exportations canadiennes. Les économies à revenu élevé comme le Japon, les États-Unis et l’Union européenne ont toujours la possibilité de miser davantage sur les exportations canadiennes. La Chine, compte tenu de sa taille et de sa vigueur économique croissante, offre aussi des débouchés prometteurs.

« Si les planètes sont alignées et que nous réussissons à nous relever rapidement de cette pandémie en 2021, nous pourrions assister à un rebondissement économique qui nous permettrait de nous remettre en grande partie de la contraction de 4,2 % de l'économie mondiale observée en 2020, explique M. Gervais. En répondant aux besoins des importateurs pendant une pandémie, le Canada a la possibilité de s’imposer davantage comme l’un des exportateurs de produits agricoles les plus importants au monde. »

La grande question demeure de savoir dans quelle mesure les retombées sanitaires et économiques de la pandémie se combineront avec les changements climatiques et les tensions géopolitiques pour influer sur la production agricole et les échanges commerciaux cette année.

« Même si de nombreux défis se profilent à l’horizon, une foule de possibilités s’offrent aussi aux producteurs et aux transformateurs d’aliments canadiens, soutient M. Gervais. L’important est d’avoir un bon plan de gestion du risque afin que votre entreprise demeure solide et viable pour profiter des débouchés qui se présenteront. »

En diffusant ses connaissances et ses prévisions économiques en agriculture, FAC offre une perspective et une expertise solides afin d’aider les entreprises qui œuvrent en agriculture à atteindre leurs objectifs. Pour obtenir de plus amples renseignements et des perspectives sur les tendances de 2021 et des prochaines années, lisez les billets de blogue de l’Économie agricole à fac.ca/Economieagricole.

FAC est le plus important prêteur à l’industrie agricole et agroalimentaire canadienne et possède un portefeuille de prêts de première qualité de plus de 41 milliards de dollars. Nos employés ont à cœur l’avenir de l’industrie agricole et agroalimentaire du Canada. Nous offrons des solutions de financement souples et concurrentielles ainsi que des logiciels de gestion, de l’information et des connaissances spécialement conçus pour l’industrie agricole et agroalimentaire. À titre de société d’État financièrement autonome, nous versons des dividendes à notre actionnaire, et nous réinvestissons nos profits dans les secteurs et les collectivités que nous servons. Pour en savoir plus, visitez fac.ca.

-30-

Pour organiser une entrevue ou pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec :

Éva Larouche (bilingue)
Communication d’entreprise
Financement agricole Canada
1-888-780-6647
eva.larouche@fac.ca