Les producteurs canadiens résistent à la volatilité du marché, selon le rapport sur les échanges de FAC

  • 31 oct. 2018

Les producteurs canadiens font face à une volatilité des prix des produits de base attribuable à l’évolution de l’environnement commercial international et à l’incertitude qui règne au sein de celui-ci. Toutefois, cette situation ne devrait pas avoir de répercussions importantes sur le potentiel de croissance des exportations à long terme du Canada, selon un nouveau rapport sur les échanges commerciaux publié par Financement agricole Canada (FAC).

« L’expérience passée a démontré qu’au fur et à mesure que la volatilité diminue, les prix canadiens des produits de base se rétablissent à des niveaux plus proches de leurs moyennes, et la croissance des exportations canadiennes reprend de plus belle », explique Jean-Philippe Gervais, économiste agricole en chef à FAC lors de la publication du rapport Une année marquée par les perturbations commerciales et la volatilité.

Alors que plusieurs des plus importants pays commerçants du monde redéfinissent leurs relations commerciales par la négociation ou l’imposition de tarifs douaniers, de nombreux pays exportateurs plus petits se retrouvent pris entre deux feux.

Le Canada occupe le cinquième rang des principaux pays exportateurs de produits agricoles de base depuis 2011. Entre 2007 et 2014, le Canada a aussi occupé le 12e ou le 13e rang des exportations mondiales de produits alimentaires. Depuis, il s’est hissé au 11e rang.

Le rapport analyse cinq produits agricoles de base regroupés dans trois catégories principales d’exportations : les oléagineux, les céréales et les viandes. En 2017, ces catégories représentaient 41 % des exportations de produits agricoles de base et de produits alimentaires du Canada, soit une valeur totale de 46,2 milliards de dollars américains.

En analysant les périodes de grande volatilité, le rapport montre que la plupart des principaux importateurs de blé et de canola canadien avaient tendance à moins modifier leurs achats que les importateurs de soya, de porc et de bœuf du Canada.

« Nous avons constaté que la volatilité à court terme est à double tranchant, explique M. Gervais. Si l’incertitude du marché fait hésiter certains acheteurs, elle ouvre également de nouveaux marchés et elle entraîne des achats massifs de la part de pays qui souhaitent se protéger contre de futures hausses de prix. »

La volatilité des prix peut également inciter les acheteurs à trouver d’autres sources susceptibles de devenir leurs sources de prédilection pour divers produits de base, et ce, même après que les prix se sont rétablis à des niveaux normaux. Le Canada doit donc être conscient de ces débouchés et être prêt à les saisir.

« Nos grands marchés d’exportation – les États-Unis, la Chine et le Japon – seront toujours indispensables à notre réussite, mais le développement de nouveaux marchés peut aider à diversifier notre performance commerciale en cas de perturbation », ajoute M. Gervais. 

La volatilité du marché nuit globalement à l’économie mondiale, ce qui a récemment conduit le Fonds monétaire international à revoir à la baisse sa projection de croissance du produit intérieur brut mondial pour 2018, qui passe de 3,9 % à 3,7 %. Malgré cette réduction, le rapport conclut que l’appétit des consommateurs partout dans le monde pour les produits agricoles et alimentaires du Canada continue de croître.

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