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Un rapport de FAC montre les possibilités de croissance et de diversification des exportations alimentaires

  • 17 nov. 2020

L’industrie de la transformation des aliments et boissons offre au Canada l’une des meilleures possibilités de croissance des échanges internationaux, selon le plus récent rapport sur les échanges commerciaux publié par Financement agricole Canada (FAC).

« La croissance de la population mondiale, l’augmentation du pouvoir d’achat dans les marchés émergents et les nouveaux accords commerciaux sont des facteurs clés susceptibles de créer plus d’occasions pour le Canada d’accroître ses exportations », a déclaré Jean-Philippe Gervais, économiste agricole en chef à FAC, au moment de la publication du rapport sur les échanges commerciaux de cette année intitulé Possibilités et défis pour la diversification des exportations alimentaires du Canada.

« Si l’on ajoute les avantages concurrentiels dont jouit le Canada au chapitre des ressources naturelles et de l’innovation et son excellente réputation en matière de salubrité alimentaire, le Canada a la possibilité d’améliorer sa position sur la scène mondiale à titre d’exportateur majeur de produits alimentaires, de même que de diversifier ses marchés d’exportation », fait valoir M. Gervais.

Le Canada est depuis longtemps un exportateur majeur de produits agricoles et alimentaires. En 2019, le Canada se situait sur la scène mondiale au cinquième rang en importance des exportateurs de produits agricoles et au douzième rang des exportateurs d’aliments et boissons transformés et préparés.

En 2019, les exportations totales de boissons et de produits alimentaires et agricoles du Canada atteignaient une valeur d’environ 67 milliards de dollars, ce qui représente une hausse de presque 10 % depuis 2015. Les exportations alimentaires ont grimpé de 27,8 %. Les exportations de produits alimentaires et de boissons représentaient un peu moins de la moitié (45,5 %) de la valeur totale des exportations de boissons et de produits alimentaires et agricoles du pays.

Jusqu’ici, l’industrie agroalimentaire du Canada a été en mesure de s’adapter aux défis liés à la COVID-19 et de répondre aux besoins des Canadiens et des clients à l’étranger. Cependant, les perturbations des chaînes de distribution alimentaire et des échanges commerciaux à l’échelle mondiale causées par la pandémie font ressortir la nécessité pour le Canada de diversifier ses marchés d’exportation et de saisir les possibilités de croissance et de diversification qui s’y rattachent.

Le rapport indique qu’une diversification des marchés d’exportation du Canada pourrait contribuer à réduire le risque financier des producteurs canadiens en diminuant leur dépendance vis-à-vis les principaux marchés actuels. Lorsque des frontières se ferment en raison de tensions commerciales, de maladie, de conditions climatiques ou pour toute autre raison, le fait d’avoir une présence dans de nombreux marchés d’exportation permet au Canada de vendre ses produits ailleurs plutôt que de voir ses exportations chuter.

Répartition des exportations mondiales de produits alimentaires en 2019

Graphique montrant la proportion des exportations des catégories de produits alimentaires par rapport aux exportations alimentaires totales

Source : UN Comtrade, consulté en septembre 2020.

Les possibilités de diversification de nos marchés d’exportation varient en fonction de la taille et de la croissance des marchés d’importation où, historiquement, nous accusons un retard. Selon le rapport :

  • De toutes les huiles végétales, l’huile de canola est celle qui connaît la croissance la plus rapide après l’huile de noix de coco. Les importations d’huile de canola destinée principalement à la consommation humaine (par opposition aux biocarburants) montrent que plusieurs économies asiatiques et occidentales affichent une nette préférence pour l’huile de canola canadienne.
  • Hormis la Chine, la plupart des marchés dans lesquels le porc canadien bénéficie d’un avantage sont petits et bien établis et affichaient récemment une croissance faible. Si l’on exclut les marchés chinois, ceux qui offrent le plus important potentiel de diversification des exportations canadiennes de porc sont européens, soit l’Italie, la France, l’Allemagne, la Belgique et la Pologne.
  •  En 2019, le Canada était le quatrième exportateur mondial de produits de la pomme de terre avec une valeur d’un peu plus d’un milliard de dollars. L’expansion à l’échelle mondiale du régime alimentaire occidental a accru la demande de frites et de produits de pommes de terre. Premier importateur mondial, le Royaume-Uni est aussi le marché qui affiche la croissance la plus rapide. Ce marché offre des possibilités d’expansion avec d’autres partenaires commerciaux comme des pays d’Europe de l’Ouest et de l’Est ainsi que la Chine.
  • De 2009 à 2019, le Canada a été le premier exportateur mondial de crabe préparé et il détenait une part de 32,8 % des exportations mondiales totales l’an dernier. La Chine de même que la Corée du Sud, l’Indonésie, le Vietnam, la Thaïlande et Hong Kong représentaient le tiers de la croissance des importations mondiales.
  • Les importations mondiales de bœuf préparé et conservé ont grimpé de 58 % entre 2009 et 2019 et la Chine représente presque 40 % de cette croissance. Au cours de la même période, les exportations canadiennes ont progressé de presque 125 %. L’an dernier, la Chine a raflé aux États-Unis le titre de premier importateur de bœuf, y compris de bœuf préparé ou conservé. L’Europe et d’autres marchés d’exportations asiatiques offrent d’autres possibilités de croissance des exportations.

M. Gervais a fait remarquer que si la diversification est souhaitable du point de vue de la gestion du risque, certains défis économiques peuvent également entraver les efforts de diversification des marchés d’exportations de produits alimentaires du Canada.

« La diversification entraîne presque toujours la recherche de marchés plus éloignés et plus coûteux à développer, rappelle-t-il. De plus, la vente dans un marché — au lieu de plusieurs — peut s’avérer moins coûteuse, car elle permet de réaliser des économies d’échelle. »

Certains marchés sensibles aux prix peuvent également offrir un potentiel limité de diversification, en raison du coût plus élevé des intrants et de fabrication associés aux produits canadiens de qualité supérieure. Un ralentissement de la croissance économique mondiale pourrait se traduire par une croissance plus timide de la demande alimentaire, selon M. Gervais.

D’un autre côté, la diversification permet aux exportations de se poursuivre lorsque les marchés des partenaires commerciaux se ferment, ce qui peut prévenir ou réduire les perturbations des échanges ou les pertes de recettes.

« Les perturbations causées par la pandémie servent de prise de conscience à un moment où l’offre et la demande alimentaires mondiales deviennent de plus en plus difficiles à évaluer, explique M. Gervais. Le Canada a la possibilité de consolider et de renforcer sa position à titre d’important exportateur de produits alimentaires en explorant de nouveaux marchés et en s’assurant de ne pas trop dépendre de quelques-uns. »

En diffusant ses prévisions et ses connaissances économiques en agriculture, FAC offre une perspective et une expertise solides afin d’aider les entreprises qui œuvrent en agriculture à atteindre leurs objectifs. Pour de plus amples renseignements et des perspectives sur les échanges commerciaux et leur incidence sur l’agriculture canadienne, lisez les billets de blogue de l’Économie agricole à fac.ca/Économieagricole.

FAC est le plus important prêteur à l’industrie agricole et agroalimentaire canadienne et possède un portefeuille de prêts de première qualité de plus de 38 milliards de dollars. Nos employés ont à cœur l’avenir de l’industrie agricole et agroalimentaire du Canada. Nous offrons des solutions de financement souples et concurrentielles ainsi que des logiciels de gestion, de l’information et des connaissances spécialement conçus pour l’industrie agricole et agroalimentaire. À titre de société d’État financièrement autonome, nous versons des dividendes à notre actionnaire, et nous réinvestissons nos profits dans les secteurs et les collectivités que nous servons. Pour en savoir plus, visitez fac.ca.

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Éva Larouche (bilingue)
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