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Il est possible d’en faire plus pour améliorer la sécurité agricole, selon un sondage de FAC

  • 26 mai 2020

De nombreux agriculteurs canadiens ont vécu sur leur exploitation un quasi-accident ou un accident causant des blessures, mais de tels incidents n’entraînent pas nécessairement de changements de comportement, selon une récente étude menée par Financement agricole Canada (FAC).

« C’est dommage qu’il faille parfois qu’un accident se produise ou soit évité de justesse pour motiver les producteurs à mettre en place des mesures de sécurité à la ferme », explique Marcel Hacault, directeur général de l’Association canadienne de sécurité agricole (ACSA), un organisme sans but lucratif fondé en 1993 pour répondre aux problèmes de santé et sécurité en milieu agricole.

« C’est encore plus regrettable lorsqu’ils ne prennent aucune mesure pour éviter que de tels incidents se produisent de nouveau », ajoute-t-il.

Mené du 10 au 21 février, le sondage a révélé que sept producteurs agricoles sur dix (72 %) ont eu un accident causant des blessures ou un quasi-accident à leur ferme à un moment donné au cours de leur vie, et que le quart (24 %) des producteurs en ont eu un au cours de la dernière année.

Le sondage a également révélé que les producteurs ayant vécu un accident ne sont pas plus enclins à se renseigner sur la sécurité agricole ou à créer un plan de sécurité que les producteurs qui n’ont pas eu d’accident. Toutefois, un nombre croissant de producteurs reconnaissent que leurs travaux ne sont pas toujours accomplis de façon sécuritaire.

« La prise de conscience est habituellement la première étape vers la prise de mesures préventives », indique M. Hacault. « Ce ne sont pas seulement les dangers évidents qui posent un risque; il y a souvent des dangers cachés qui peuvent vous causer des blessures ou en causer à vos employés ou aux membres de votre famille. »

Seulement un répondant sur dix (14 %) a affirmé avoir un plan de sécurité par écrit pour leur exploitation et 70 % d'entre eux estiment que cela aide à prévenir les blessures.

M. Hacault explique qu’un plan de sécurité consiste à dresser un inventaire des dangers à la ferme et à indiquer les pratiques et les procédures à suivre pour prévenir les blessures et les quasi-accidents. Il suffit souvent que d’un moment de distraction, de fatigue ou de relâchement de la vigilance pour que la vie d’une personne soit changée à tout jamais.

Les semis et les récoltes sont les moments de l’année les plus dangereux puisque de nombreux producteurs travaillent de longues heures et doivent se dépêcher pour terminer leurs travaux à temps.

« Les producteurs doivent garder à l’esprit que les personnes qui accomplissent le travail sont la ressource la plus précieuse de toute exploitation agricole », fait valoir M. Hacault. « En prenant soin d’eux-mêmes et de ceux qui les entourent, ils contribuent au succès de leur entreprise et de leur vie à long terme. »

Divers organismes offrent de l’information ou de la formation sur la sécurité, y compris les associations de producteurs, les associations provinciales de sécurité agricole, les fournisseurs de matériel agricole et les organismes gouvernementaux et à but non lucratif, comme l’ACSA, la Croix-Rouge et Ambulance St-Jean.

FAC soutient l’ACSA et ses initiatives de sensibilisation à la sécurité depuis longtemps, y compris la Semaine canadienne de la sécurité en milieu agricole. Elle est également fière d’appuyer d’autres programmes de sécurité agricole, comme le programme AgriRetour qui subventionne l’achat de technologies adaptatives pour les agriculteurs qui ont subi des blessures traumatiques.

Au total, 1 239 membres du groupe consultatif Vision FAC qui travaillent dans le milieu agricole dans l’ensemble du Canada ont participé à l’étude. Considérant le taux de réponse de 78 %, la marge d’erreur de ce sondage est de plus ou moins 3 %, à un niveau de confiance standard de 95 %.

FAC est le plus important prêteur à l’industrie agricole et agroalimentaire canadienne et possède un portefeuille de prêts de première qualité de plus de 38 milliards de dollars. Nos employés ont à cœur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire au Canada. Nous offrons des solutions de financement souples et concurrentielles ainsi que des logiciels de gestion, de l’information et des connaissances spécialement conçus pour l’industrie agricole et agroalimentaire. À titre de société d’État financièrement autonome, nous versons des dividendes à notre actionnaire, et nous réinvestissons nos profits dans les secteurs et les collectivités que nous servons. Visitez fac.ca ou suivez-nous sur FacebookInstagram, LinkedIn et sur Twitter.

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Pour obtenir de plus amples renseignements ou pour organiser des entrevues, veuillez communiquer avec :

Éva Larouche (bilingue)
Communication d’entreprise
Financement agricole Canada
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