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Note de la rédactrice

Allison Finnamore

Vos commentaires, vos questions et vos idées d’articles sont toujours les bienvenus. Vous pouvez m’écrire à l’adresse allison@finnamore.ca.


1. Hausse prévue du revenu agricole

Presque tous les producteurs canadiens, du secteur du blé à celui de l’élevage de bovins, en passant par les pommes de terre, peuvent s’attendre à une période de prospérité au cours des dix prochaines années, d’après de nouvelles projections du gouvernement.

Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) indique qu’à presque tous les égards, le revenu agricole moyen a établi de nouveaux records en 2011.

Le revenu monétaire net (c’est-à-dire les fonds disponibles pour couvrir toutes les dépenses, du remplacement des machines aux frais de subsistance) devrait s’établir à près de 12 milliards de dollars. Il s’agit d’une augmentation de 24 % par rapport à 2010 et de 47 % par rapport à la moyenne quinquennale.

Cette hausse est à prévoir malgré un accroissement de 8 % des charges d’exploitation.

Qui plus est, cette prévision touche presque tous les secteurs de l’agriculture.

Ainsi, les producteurs de céréales et d’oléagineux devraient percevoir un revenu net d’exploitation record, dépassant de 44 % celui de 2010. Le bénéfice des producteurs de porcs devrait atteindre de nouveaux sommets, grâce à une remontée des prix qui a permis aux recettes du marché de progresser de 20 %.

Le revenu des exploitations laitières devrait croître de 7 % par rapport à 2010. Pour leur part, les producteurs de volaille et d’œufs et les producteurs de pommes de terre peuvent s’attendre à des hausses moyennes de 21 % et 20 % respectivement.

Seuls les éleveurs de bovins ont affiché un recul en 2011 en raison d’une hausse des coûts. Toutefois, des experts d’AAC affirment que ce recul survient après plusieurs années de croissance graduelle du revenu. Les prix des bovins devraient continuer de s’améliorer et les troupeaux canadiens se reconstituent progressivement.

Au cours des années à venir, les agriculteurs seront aussi confrontés à des difficultés, attribuables principalement à la croissance des dépenses.

Entre autres, les prix de l’engrais devraient augmenter « modérément »,
peut-on lire dans le rapport. Par ailleurs, les éleveurs de bétail devront composer avec une croissance soutenue des prix des aliments, la demande de céréales faisant grimper les prix.

Cependant, le rapport indique que les conditions qui ont été propices à la rentabilité en 2011 devraient se maintenir pendant une décennie.

« Bon nombre des facteurs qui influenceront le revenu agricole en 2011 et en 2012 continueront à avoir des effets au cours des dix prochaines années,
peut-on lire. Parmi ces facteurs, notons la hausse continue de la demande mondiale de céréales fourragères, l’augmentation du prix du pétrole, la croissance de lente à modérée de la population canadienne et la quasi-parité du dollar canadien avec le dollar américain. »

Malheureusement, l’impact d’une agriculture en bonne santé ne devrait pas avoir d’effet marqué sur l’ensemble de l’économie du Canada, soulignent des experts, parce que l’agriculture ne représente qu’environ 3 % du produit intérieur brut canadien.

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3. Statistiques sur les stocks de bétail

Le cheptel canadien de vaches de boucherie a encore régressé, mais certains signes annoncent une reprise de croissance l’année prochaine.

Statistique Canada signale que le cheptel national comptait 4,2 millions de vaches de boucherie en date du 1er janvier 2012. Il s’agit d’une diminution de 1 % par rapport à l’année précédente, ce qui s’inscrit dans une tendance à la baisse amorcée en 2006.

Toutefois, les stocks de génisses de remplacement pour animaux de boucherie ont augmenté de 4,3 % pour atteindre 554 300 têtes. Cet accroissement indique que les producteurs commencent à rajeunir leurs troupeaux.

En Saskatchewan, les stocks de génisses de remplacement pour animaux de boucherie ont bondi de 8 % pour s’établir à 164 500 têtes.

« Les signes indiquent que les producteurs commencent à songer à freiner la réduction et à amorcer une phase de rétention, note l’analyste Sandy Russell de la firme Spring Creek Land and Cattle Consulting à Outlook, en Saskatchewan.

De toute évidence, les signaux de prix sont là. » L’industrie bovine va générer des profits pour le secteur de la production vache-veau.

Des producteurs plus âgés ont profité du fait que les prix sont très avantageux pour se retirer de l’industrie l’automne dernier. Malgré cela, le cheptel de vaches de la Saskatchewan a régressé de moins d’un demi-point de pourcentage pour s’établir à 1 294 000 têtes.

« Tout porte à croire qu’en 2012 et au cours des prochaines années, le troupeau de vaches de boucherie prendra une expansion graduelle lente, indique Grant Zalinko, analyste provincial des bovins à Saskatchewan Agriculture. Il semble aussi que le cheptel sera concentré dans l’Ouest canadien. »

Statistique Canada a aussi compilé les populations de porcs et de moutons. Le cheptel national de porcs s’est accru de 1,1 % pour atteindre 12 millions de têtes.

La Saskatchewan a enregistré la plus forte augmentation des stocks de porcs, qui ont progressé de plus de 15 % pour s’établir à 895 000 têtes le 1er janvier 2012. Toutefois, cette croissance rapide a peut-être de quoi décevoir, mentionne Mark Ferguson de Sask Pork.

« Cet accroissement s’est vraisemblablement produit au cours des deux ou trois dernières années, explique-t-il. La raison pour laquelle il apparaît maintenant est que les stocks ont été rajustés à partir de récentes données de recensement. L’augmentation ne s’est pas produite au cours de la dernière année seulement. »

En Saskatchewan, certaines porcheries vides ont été repeuplées en raison de l’amélioration de la rentabilité du porc. La province importe des porcs d’engraissement, tandis que le nombre de porcs reproducteurs demeure stable. En Alberta et au Manitoba, les stocks de porcs ont crû de 1 % et de 0,4 % respectivement.

La population ovine canadienne se situait à 828 600 têtes, une augmentation de 2 %, en date du 1er janvier. L’Ontario et le Québec comptent plus de la moitié des stocks nationaux de moutons.

Tandis que les stocks de bétail se stabilisent ou augmentent, Statistique Canada signale que le nombre d’exploitations bovines et porcines est en baisse : on comptait 95 105 fermes logeant des bovins ou des veaux au début de l’année, un recul de 1,4 % par rapport au 1er janvier 2011 et de 4,3 % par rapport à 2010. Enfin, on comptait 6 820 exploitations porcines au Canada au début de 2011, une régression de 2,5 % par rapport à la même date l’année précédente.

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4. Surveiller ses cellules d’entreposage « avec zéro contrainte »

Les producteurs agricoles ont maintenant la possibilité de surveiller à distance la température, les conditions d’humidité et le niveau des stocks de grains dans leurs cellules d’entreposage sans avoir à en faire la vérification sur place.

Ce système est conçu pour permettre aux utilisateurs de contrôler leurs stocks en temps réel à partir de pratiquement n’importe où, ce qui évite de devoir se rendre en véhicule jusqu’à des cellules isolées ou d’affronter des amoncellements de neige en plein hiver.

Selon Scott Robson, directeur de l’exploitation de Mifarm.ag, la technologie est offerte sur le portail de Mifarm.ag et repose sur trois éléments de base.

Le site Web est accessible à l’aide de n’importe quel appareil muni d’une connexion Internet comme un ordinateur, un téléphone intelligent ou une tablette électronique. La communication cellulaire sans fil assure la liaison entre l’installation agricole et le site Web, permettant ainsi d’utiliser la technologie de presque n’importe quel endroit, si éloigné soit-il.

Enfin, des capteurs communiquent avec le module de la station cellulaire et le site Web par un réseau maillé sans fil. Les capteurs utilisent l’énergie solaire, et une batterie de secours garantit leur maintien en fonctionnement.

M. Robson souligne que des systèmes comme celui-ci offrent non seulement liberté et tranquillité d’esprit aux producteurs, mais contribuent aussi à réduire le risque de dommages causés au grain ou de vol de grain entraînant de lourdes pertes financières. Le portail de Mifarm.ag utilise trois pages principales pour le suivi des biens et, selon M. Robson, il est facile à configurer.

Le site montre l’aménagement physique de chaque emplacement, et affiche les cellules par numéro, par capacité et par contenu. L’indicateur du niveau d’alarme utilise la couleur verte, rouge ou jaune. L’utilisateur choisit les niveaux d’alarme pour déclencher l’envoi d’un message texte aux téléphones cellulaires ou aux ordinateurs de manière à déclencher une alerte en cas de problème.

La page de l’historique présente un dossier récapitulatif des lectures du système effectuées toutes les 15 minutes pour chaque cellule. En outre, grâce à un partenariat avec WeatherFarm.com, une page météo affichera les données actuelles et antérieures. Il est aussi possible d’installer une station météorologique sur place.

Deux stations en Alberta sont déjà opérationnelles et on prévoit en installer d’autres dans cette même province et en Saskatchewan en 2012. On veut aussi offrir la possibilité de surveiller les stocks d’engrais et de carburants. M. Robson indique que les modalités de facturation seront semblables à celles d’un contrat de téléphone cellulaire. Pour obtenir plus d’information, consultez le www.mifarm.ag (en anglais).

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5. Le Pérou ouvre sa frontière aux bovins canadiens

Le Pérou a annoncé la réouverture immédiate de sa frontière aux bovins canadiens, indique le gouvernement fédéral.

L’Association canadienne de l’industrie du bétail et de la génétique (ACIBG) salue la réouverture de ce marché et se réjouit du fait que les négociations sur l’obtention d’un certificat sanitaire pour l’exportation de bovins vivants au Pérou aient abouti.

Selon Canada Beef et l’ACIBG, la valeur du marché pour l’industrie bovine canadienne dépassera 2,5millions de dollars en 2012.

Les exportateurs canadiens peuvent expédier au Pérou n’importe quel bovin né après le 1er août 2007. Cependant, c’est le matériel génétique de bovins laitiers qui représente le gros des ventes prévues. La reprise du commerce est une étape importante qui trace la voie à un plus grand accès au marché pour les éleveurs de bovins et les producteurs de bœuf du Canada dans le processus de négociation du rétablissement intégral de l’accès du bœuf au marché du Pérou, affirme le gouvernement fédéral.

Agriculture et Agroalimentaire Canada note que le Pérou, un des rares pays d’Amérique latine dont l’économie a continué de croître depuis la récession de 2008, devrait enregistrer un taux de croissance d’environ 6 % en 2012. Le Pérou devient le septième pays en Amérique latine et dans les Caraïbes à rouvrir son marché aux bovins canadiens, après la Colombie, le Mexique, le Panama, la Barbade, les Bermudes, et Trinidad et Tobago.

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6. KAP appuie une initiative d’atténuation des inondations

Les agriculteurs du Manitoba saluent une promesse du gouvernement d’adopter une stratégie provinciale de gestion de l’eau, mais estiment que les propriétaires fonciers ne devraient pas en porter le fardeau financier.
 
Au lieu de dire aux producteurs d’exercer une bonne gestion de l’eau dans leurs fermes, on devrait récompenser ceux qui le font, propose Doug Chorney, président de Keystone Agricultural Producers (KAP).
 
« Je pense que si l’on utilise une approche incitative pour changer les comportements, on obtiendra un bien meilleur appui des parties intéressées. »
 
Les mesures d’encouragement pour la bonne gestion de l’eau à la ferme devraient comprendre une compensation financière pour les pratiques d’atténuation des inondations, comme la construction de structures permettant de stocker l’eau sur les terres plutôt que de la libérer simplement en aval, ajoute M. Chorney.
 
Il réagissait ainsi à l’annonce récente de la création d’un groupe de travail provincial chargé d’étudier les inondations survenues au Manitoba l’année dernière et de recommander des améliorations à apporter en matière de gestion des inondations.
 
Un hiver tardif et des pluies printanières particulièrement abondantes en 2011 ont causé des inondations records dans les régions du Centre de l’Ouest de la province, où près de trois millions d’acres de terres en cultures annuelles n’ont pas pu être ensemencés ou ont été inondés. D’importants dommages aux terres et aux biens ont aussi été enregistrés le long de la rivière Assiniboine et dans la partie inférieure du bassin du lac Manitoba.
 
Pour y remédier, la province a créé un programme d’indemnisation à grande échelle pour les agriculteurs, les propriétaires occupants, les propriétaires de résidences de villégiature sur la rive d’un lac, les municipalités et les pêcheurs commerciaux touchés par les inondations.
 
Le groupe de travail composé de huit personnes a annoncé, ce mois-ci, qu’il étudiera des moyens d’améliorer la préparation aux inondations, la prévision des inondations et la protection contre les inondations.
 
La province conduira aussi une étude sur l’atténuation des inondations pour le bassin hydrologique du lac Manitoba ainsi qu’un « forum destiné à trouver une stratégie de gestion des eaux de surface pour l’ensemble de la province » afin de contrôler les inondations, d’après un communiqué du gouvernement.
 
M. Chorney affirme que KAP appuie la gestion de l’eau et ne s’oppose pas aux règles visant à la faire respecter.
 
« En principe, nous sommes en faveur d’une forme de cadre réglementaire. Mais nous réclamons une approche pratique qui fonctionne pour toutes les parties concernées. »
 
M. Chorney indique que les producteurs qui drainent des terres agricoles pour les rendre plus productives sont parfois considérés comme étant en partie responsables du problème de gestion des ressources hydriques. Il y a plusieurs années, la province a modifié les dispositions législatives de manière à exiger l’obtention de permis pour des projets privés de drainage de terres agricoles.
 
M. Chorney souligne que KAP accepte l’obligation d’obtenir des permis de drainage, mais estime que les règles régissant leur approbation ne sont pas toujours appliquées uniformément dans toute la province.

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7. La taxe sur le carbone fera l’objet d’un examen

Le ministre des Finances de la Colombie-Britannique a annoncé un examen de l’impact de la taxe provinciale sur le carbone, étude qui portera une attention particulière à l’agriculture.

Le ministre des Finances Kevin Falcon a fait cette annonce plus tôt cette semaine durant son discours du budget.

La taxe sur le carbone de la Colombie-Britannique est la seule mesure de ce genre en Amérique du Nord. Selon le B.C. Agriculture Council, elle entraîne des coûts annuels directs d’environ 45 millions de dollars dans le secteur de la production des aliments dans la province. Ces coûts atteindront 65 millions de dollars annuellement après une augmentation prévue en juillet 2012.

Le secteur des serres, en particulier, est touché durement par cette taxe. Dans cette industrie où les marges sont étroites et où la concurrence nationale et internationale est féroce, l’énergie représente maintenant 25 % du coût de production pour les serriculteurs de la Colombie-Britannique.

La taxe sur le carbone, calculée sur la base de la quantité de carbone émise par un carburant et non sur la base du coût au litre, a entraîné une augmentation de 38 à 41 % du coût du chauffage d’une serre. Au tarif actuel de 1,25 $ le gigajoule, le montant de la taxe sur le carbone s’élèvera à 50 000 $ par année pour une serre de cinq acres.

« Le Mexique continue de nourrir la croyance selon laquelle il peut rivaliser avec nous parce que les coûts de la main-d’œuvre y sont moins élevés, indique Casey Houweling, propriétaire de Houweling’s Nursery Ltd. Nous pouvons remédier à cette situation en augmentant la mécanisation, en motivant les employés et en améliorant l’efficacité de notre production. La seule chose avec laquelle nous sommes incapables de composer, c’est la taxe sur le carbone. »

« Personne d’autre n’assume ces coûts en Amérique du Nord. Une exemption de la taxe sur le carbone est vraiment essentielle pour aider notre industrie », ajoute-t-il.

La directrice exécutive de la B.C. Greenhouse Growers Association, Linda Delli Santi, affiche un optimisme prudent à l’égard de l’examen prévu.

« Nous sommes ravis que le ministre en ait fait mention dans son discours du budget, dit-elle. Cela signifie que le gouvernement a tenu compte de la situation difficile dans laquelle cette mesure nous place. J’espère que nous pourrons collaborer afin de trouver une solution qui garantira la viabilité
de notre secteur. »

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8. Un outil garantit la qualité et l’authenticité du sirop d’érable

Les acériculteurs pourront profiter d’un nouvel outil ultramoderne et fiable utilisant une technologie de pointe pour garantir la qualité et l’authenticité du sirop d’érable durant le processus de classement cette saison-ci.

Élaboré en collaboration avec le Centre Acer et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), le SpectreAcer est une sorte de langue électronique qui utilise la spectroscopie optique pour analyser des échantillons de sirop d’érable. L’outil a démontré un bon potentiel pour la détection des défauts de saveurs, de l’altération et de la présence de sucres étrangers dans le sirop d’érable et l’eau d’érable, et est fiable à 98 %.

« Bon an, mal an, quelque 200 000 barils sont classés et inspectés par une quinzaine d’équipes qui se rendent aux entrepôts de la fédération et des acheteurs, explique Serge Beaulieu, président de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ). Ce nouvel appareil offrira une méthode efficace, fiable, économique et conviviale d’analyse simultanée de plusieurs caractéristiques du sirop. »

La fédération testera deux de ces appareils pendant la saison 2012 et souhaite en fournir un à chaque équipe d’inspecteurs l’année prochaine.

« Nous entendons continuer à les perfectionner et à les utiliser à grande échelle : les produits du Québec se démarqueront ainsi avec une très grande longueur d’avance au chapitre du contrôle de la qualité », dit M. Beaulieu.

Il ajoute que l’élaboration d’un projet de règlement visant à contrôler la qualité du sirop d’érable sur le marché du détail sera entreprise prochainement par la Fédération, à la demande des producteurs.

« Les acheteurs autorisés de barils de sirop d’érable, d’ici et d’ailleurs, seront donc assurés que le produit du Québec est pur », fait-il valoir.

Au Québec, la loi exige que chaque baril de sirop d’érable produit dans la province soit classé et inspecté, mais cette exigence ne vise pas le sirop d’érable vendu en petits formats. Cette situation est toutefois appelée à changer prochainement. En effet, le International Maple Syrup Institute (IMSI), un forum d’intervenants acéricoles nord-américains, a élaboré un projet visant à harmoniser les normes de classement du sirop d’érable à l’échelle mondiale.

Le principal avantage de ce projet, selon la FPAQ, est l’obligation de classer le sirop d’érable afin de respecter l’interdiction d’embouteiller du sirop présentant des défauts de saveurs.

La FPAQ affirme que la majorité des acériculteurs du Québec sont déjà à
l’avant-garde sur le plan du contrôle de la qualité, et estime que ce projet aura un impact minime sur eux. Les producteurs dans d’autres provinces ou États qui n’ont pas le même historique de contrôle de la qualité devront s’adapter à ces normes de qualité.

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C’est agricole, on le finance.

9. Analyse du marché - Remontée des marchés des oléagineux

Les marchés agricoles affichent des résultats contradictoires très intéressants ces derniers temps. En effet, tandis que les oléagineux (canola et soja) suivent une tendance à la hausse, les céréales (maïs, blé et avoine) semblent stagner.

La pression exercée sur les prix à terme du maïs et du blé ces derniers jours a résulté principalement des attentes entourant la publication des résultats du forum sur les perspectives du département de l’Agriculture des États-Unis (USDA Outlook Forum), prévue à la fin de la semaine.

On prévoit que le forum donnera lieu à des projections pessimistes en ce qui a trait à l’offre et à la superficie pour ces marchés. L’attente concernant la publication des résultats du forum a entraîné des échanges dispersés plus tôt cette semaine - achats de soja/vente de maïs et achats de soja/vente de blé. La présente analyse a été rédigée avant la sortie des chiffres du forum de l’USDA, donc nous verrons si cette situation s’est dissipée.

Depuis des semaines, le bruit court sur le marché que le ton du forum sur les perspectives de l’USDA pourrait être plutôt pessimiste étant donné l’accroissement prévu des stocks finaux de maïs pour 2012-2013, qui devraient atteindre entre 1,5 et 1,6 milliard de boisseaux, tandis que les stocks de blé aux États-Unis à la fin de la campagne 2012-2013 devraient atteindre près de
900 millions de boisseaux. Les stocks finaux de soja aux États-Unis pour 2012-2013 seront restreints compte tenu de la demande inégalée enregistrée durant la période d’août à janvier.

Réflexions sur les oléagineux
Les prix à terme du canola à Winnipeg effectuent une remontée impressionnante depuis le début de février. Ils ont gagné 35 $ la tonne au cours de cette période. De la même façon, les prix à terme du soja à Chicago ont progressé de 69 cents le boisseau. Au moment de la rédaction, ces deux marchés se situent à leurs plus hauts niveaux depuis octobre.

La tendance du marché du canola demeure à la hausse à l’heure actuelle, mais, du point de vue technique, les graphiques indiquent une situation de surachat au Canada, à mon humble avis.

Les offres au comptant dans les Prairies augmentent depuis les deux dernières semaines, sous l’effet de la cadence record de la trituration au pays, de la demande d’exportation vigoureuse et des achats fondés sur les graphiques sur le marché à terme du canola. Toutefois, les perceptions selon lesquelles le canola est peut-être en situation de surachat, du moins, à court terme, conjuguées à l’incertitude liée à la conjoncture macroéconomique mondiale, risquent d’atténuer le potentiel de hausse des prix à partir de maintenant.

Dans le Sud du Manitoba, grâce à la solide demande des États-Unis, les producteurs continuent de jouir de certaines des meilleures occasions de vente au comptant dans l’Ouest canadien. D’ordinaire, les meilleures offres se trouvent en Alberta, cette province étant plus proche des ports de la côte ouest.

Les offres au comptant actuelles pour le canola atteignent jusqu’à 12,95 $ le boisseau au Manitoba, 12,75 $ en Alberta et 12,80 $ en Saskatchewan. Il s’agit de hausses de l’ordre de 86 cents à 1,01 $ par rapport à il y a un mois.

Par ailleurs, les offres pour le canola de la nouvelle récolte s’établissent à pas moins de 11,48 $ le boisseau au Manitoba, à 11,66 $ en Alberta et à 11,53 $ en Saskatchewan, soit des gains de 58 à 73 cents par rapport.

Certains facteurs pourraient nuire au potentiel de prix à long terme, dont les perceptions selon lesquelles les prix au comptant actuels du canola reflètent peut-être une situation de surachat et qu’une correction s’impose. La révision à la hausse des estimations concernant les semis du printemps, que je chiffre actuellement entre 19 et 20 millions d’acres, pourrait aussi exercer une pression sur les prix. En outre, la récolte imminente du soja en Amérique du Sud (même si elle est réduite) arrivera bientôt sur le marché. Et l’incertitude qui règne sur les marchés financiers mondiaux pourrait aussi limiter la croissance des prix offerts pour le canola.

Mais le marché bénéficie tout de même d’un soutien. D’après le bulletin allemand Oil World, les stocks mondiaux de canola/colza au cours de la prochaine année seront restreints. Ainsi, malgré les estimations indiquant une superficie potentiellement inégalée de canola au Canada en 2012, les prix offerts pour le canola devraient demeurer bien soutenus, du moins jusqu’à ce que les semis de la campagne 2012 soient effectués et à supposer qu’ils connaissent un bon départ. En raison des conditions arides qui touchent en ce moment une grande partie de la région des Prairies, les acheteurs et les utilisateurs de canola demeurent sans doute nerveux.

Pour le moment, le marché du canola demeure vigoureux grâce au soutien que lui procure son propre secteur de la trituration et des exportations qui est très solide et stable. En fait, l’activité nationale de trituration a augmenté en février. Les détenteurs de positions longues sur le marché ont pris des positions spéculatives pendant cette phase de croissance.

Je ne sais pas avec certitude où se trouve le point culminant de cette hausse à l’heure actuelle, et j’admets que cette tendance a surpassé mes attentes. J’ai toutefois l’impression que des signes nous mettent en garde contre une situation de surachat, mais, je le répète, rien n’indique encore clairement qu’un sommet a été atteint.

Néanmoins, je pense que cette remontée est l’occasion pour les producteurs d’augmenter progressivement les ventes au comptant d’oléagineux de la récolte précédente et de commencer à fixer les prix de la nouvelle récolte. Je préfère toujours intensifier les ventes au comptant dans le contexte d’une remontée des marchés, tandis que les prix sont avantageux, plutôt que de me démener dans un marché en chute libre. Je continue de vouloir bloquer le prix au comptant d’une partie de la récolte précédente à 12,50 $ le boisseau ou mieux.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l’information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204-654-4290 ou se rendre à l’adresse http://www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu’il offre.

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