Le savoir ça se cultive. Propulsez votre entreprise à l’avant-garde grâce aux événements d’Apprentissage FAC.

Note de la rédactrice

Allison Finnamore

Vos commentaires, vos questions et vos idées d’articles sont toujours les bienvenus. Vous pouvez m’écrire à l’adresse allison@finnamore.ca.


1. Hausse du prélèvement provincial auprès des éleveurs de bovins

La Saskatchewan a augmenté son prélèvement provincial auprès des éleveurs de bovins pour le faire correspondre à celui de l’Alberta, du Manitoba et de l’Ontario.

La Saskatchewan Cattlemen’s Association (SCA) a récemment adopté une résolution visant à faire passer le prélèvement provincial de 1 $ à 2 $ par tête.

La dernière hausse du prélèvement remonte à 1987, année où il avait été porté de 50 cents à 1 $ par tête.

« Maintenant, les éleveurs de la Saskatchewan peuvent participer à nos efforts visant à ouvrir de nouveaux marchés, mener des recherches sur de nouvelles technologies, sensibiliser la population à la valeur du bœuf et fournir les services dont cette industrie a besoin », indique Bob Ivey, ancien président de la SCA.

C’est à la fin du printemps ou à l’été qu’on commencera à percevoir le dollar supplémentaire sur les ventes de bovins.

« L’augmentation n’est pas encore en vigueur, note le président-directeur général de la SCA, Keith Robertson. Il y a certaines mesures que nous devons suivre à l’interne et qui prendront sans doute trois ou quatre mois. »

La SCA a été chargée de l’administration et de la perception des prélèvements provincial et national en août 2010.

Le nouveau prélèvement provincial procurera 1,3 million de dollars supplémentaires à la SCA. Ces fonds amélioreront la situation financière de l’association, qui prévoit un déficit pour le présent exercice qui se termine le
31 juillet.

Environ le quart des fonds provenant du prélèvement provincial (638 000 $) est destiné à la Canadian Cattlemen’s Association (CCA). Celle-ci joue un rôle de premier plan à l’égard de plusieurs questions commerciales et assure le maintien de la communication entre les gouvernements et les groupes d’éleveurs.

Les priorités de la SCA comprennent les questions relatives à l’environnement et à la santé animale, la traçabilité, la sensibilisation et la recherche. Ses secteurs d’intervention privilégiés comprennent la gestion de l’eau, les pressions en faveur d’un financement accru de la recherche sur les fourrages, et la participation au déménagement futur de la Beef Cattle Research and Teaching Unit de l’Université de la Saskatchewan.

La hausse du prélèvement provincial arrive à un moment où les prix des bovins d’engraissement sont très élevés, ce qui fait que le résultat net des éleveurs de bovins se porte un peu mieux.

« Comme la Saskatchewan possède le deuxième cheptel de vaches en importance (derrière l’Alberta), je pense que les éleveurs ont tout bien pesé et décidé de prendre cette mesure », dit M. Robertson.

Le prélèvement national demeurera inchangé à 1 $ par tête. La plus grande partie des fonds (80 %) est consacrée au développement des marchés nationaux et internationaux, par le truchement de la nouvelle organisation Canada Beef Inc. Le reste est consacré directement à la recherche menée par le Beef Cattle Research Council.

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2. Vidéo : Faire de l’entreprise familiale un succès

Liliane Colpron, PDG de Première Moisson, l’une des entreprises agroalimentaires familiales les plus florissantes au Québec, fait part de ses réflexions sur la gestion d'une entreprise familiale prospère.

Visionnez d’autres vidéos d’Apprentissage FAC à partir de notre page multimédia.

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3. Projet de modernisation de plusieurs millions de dollars

L’octroi d’un financement de 2,7 millions de dollars du programme fédéral-provincial AgriFlex permettra à la Okanagan Tree Fruit Co-operative (OTFC) d’entreprendre la première phase de la modernisation de ses infrastructures, d’un coût total de 44 millions de dollars, en commençant par son usine de Winfield.

Ce premier projet, évalué à 5,25 millions de dollars, porte sur la conception et l’installation d’un système ultramoderne de refroidissement et de réfrigération utilisant la saumure pour les installations d’entreposage sous atmosphère contrôlée.

Il s’agit du premier système de ce genre à être installé au Canada, mais on en trouve quelques-uns dans l’Est des États-Unis, et d’autres dans des régions pomicoles d’Europe.

Le directeur des opérations de la OTFC, Rod Vint, indique que ce système novateur permet de « mettre les pommes en dormance rapidement et efficacement ».

Ce système refroidit beaucoup plus vite que le système actuel utilisant l’ammoniaque, est plus écologique et consomme moins d’énergie, affirme M. Vint. On estime que le système entraînera des économies annuelles de
340 000 $, ainsi qu’une amélioration de la qualité des pommes qui sont entreposées dans ces installations, ce qui permettra la mise en marché d’une plus grande quantité de pommes.

« Le contrôle de la température dans chaque pièce est plus précis, explique-t-il. Les consommateurs désirent une pomme parfaite. »

Environ le quart de l’entreposage de la coopérative dans la vallée est effectué aux installations de Winfield, qui sont dotées de certains des équipements les plus modernes dans la région.

« Nous voulons devenir une entreprise manufacturière qui n'utilise que les ressources indispensables. Nous sommes tournés vers l’avenir », dit M. Vint.

Le ministre de l’Agriculture de la Colombie-Britannique, M. Don McRae, note que, selon un rapport récent du Tree Fruit Working Group, établi en
Colombie-Britannique, les stations fruitières modernes se traduiront par des opérations plus efficaces de sorte que les pomiculteurs de la province seront mieux placés pour soutenir la concurrence sur les marchés nationaux et internationaux.

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4. Un rapport sur l’éthanol suscite des réactions

La production d’éthanol à base de céréales est considérée comme un nouveau marché important pour les céréaliculteurs canadiens, qui ont toujours été coincés par les débouchés limités et la faiblesse des prix. Toutefois, dans un nouveau rapport, le George Morris Centre de Guelph indique que la production d’éthanol au Canada nuit aux éleveurs.

Dans une étude financée par la Canadian Cattlemen’s Association (CCA), le Conseil canadien du porc et le Conseil des viandes du Canada, le Centre affirme que la production d’éthanol a réduit les marges dans le secteur de l’engraissement du bétail et entraîné des pertes accrues pour les éleveurs canadiens, qui s’élèvent à environ 130 millions de dollars par année.

L’utilisation accrue de l’éthanol pour satisfaire à une exigence relative à un contenu de 10 % d’éthanol dans l’essence se traduira par une nette réduction de la disponibilité des aliments pour bétail dans l’Est du Canada, estime le Centre, ce qui entraînera une réduction marquée de l’engraissement des bovins et des porcs dans l’Est du pays.

Déjà, le Centre attribue à l’éthanol l’augmentation du prix des céréales fourragères dans l’Est et dans l’Ouest du Canada, de l’ordre d’environ
15 $ à 20 $ la tonne et de 5 $ à 10 $ la tonne respectivement.

Le président de la CCA, M. Travis Toews indique que les recherches montrent les effets négatifs des exigences liées à la production d’éthanol sur la rentabilité et la production des industries de l’élevage et des viandes du Canada. Il affirme que son organisation n’est pas contre les prix élevés des céréales.

« L’industrie bovine comprend parfaitement l’importance d’une industrie céréalière canadienne dynamique pour notre viabilité, dit-il. Toutefois, l’industrie veut livrer concurrence sur un pied d’égalité. »

L’association Grain Farmers of Ontario (GFO) n’est pas d’accord avec l’affirmation selon laquelle l’éthanol cause de si nombreux problèmes. En fait, soutient-elle, l’éthanol a permis d’empêcher une surabondance de maïs, en plus de procurer des avantages du point de vue de l’environnement.

Le président de l’organisation, M. Don Kenny, souligne que les rendements du maïs en Ontario augmentent à un rythme rapide.

« Si l’industrie de l’éthanol n’était pas là pour utiliser ce maïs, il y aurait un important surplus de maïs sur le marché, ce qui serait nuisible au revenu des producteurs de maïs, plaide-t-il. L’augmentation de la production de maïs depuis 2000 équivaut grosso modo au volume de maïs utilisé pour la production d’éthanol. »

En outre, l’éthanol devrait être envisagé d’un point de vue général au Canada, et non pas du strict point de vue de l’industrie de l’élevage d’animaux. Même si l’exigence actuelle relative à la teneur en éthanol dans le carburant n’est que de 5 %, les émissions de gaz à effet de serre se trouvent déjà réduites de plus de deux millions de tonnes chaque année, ce qui correspond au retrait de
440 000 voitures des routes.

Par ailleurs, ajoute M. Kenny, un tiers du volume de maïs utilisé dans la production d’éthanol est transformé en aliments du bétail par le truchement d’un sous-produit de l’éthanol appelé drêche de distillerie.

« L’effet de l’industrie de l’éthanol en Ontario sur nos stocks fourragers est négligeable », conclut-il.

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5. Promotion des digesteurs anaérobies

Le British Columbia Agriculture Council demande aux consommateurs et aux entreprises de la Colombie-Britannique de participer au programme Cowpower pour électrifier leurs maisons et leurs entreprises.

Officiellement lancé pendant le Pacific Agri-Energy Forum, tenu la semaine dernière, Cowpower vise à permettre aux producteurs agricoles de la
Colombie-Britannique d’installer des digesteurs anaérobies économiquement viables. Jusqu’ici, on compte seulement deux digesteurs anaérobies dans la province. L’un est une vaste usine qui produit du biométhane, qui est injecté dans le gazoduc de Fortis, en Colombie-Britannique. L’autre est un petit dispositif pilote qui produit de l’électricité à la ferme Bakerview Eco-Dairy.

« Nous souhaitons que les digesteurs anaérobies soient adoptés à grande échelle dans les fermes de la province », déclare Matt Dickson, directeur du programme Cowpower.

Toutefois, la participation est limitée jusqu’ici en raison des faibles coûts de l’électricité en Colombie-Britannique. Les consommateurs paient aussi peu que 6,67 cents le kilowattheure et le tarif que paient les entreprises peut être encore moins élevé. Même si le programme d’offres permanentes de B.C. Hydro permet aux producteurs de fournir de l’électricité au réseau en toute simplicité, il ne paie que 10 cents le kilowattheure, ce qui n’est pas suffisant pour que les digesteurs anaérobies soient rentables.

Participez au programme Cowpower!

Dans le cadre de ce programme, les consommateurs résidentiels et commerciaux d’électricité s’engagent volontairement à payer quatre cents supplémentaires le kilowattheure pour une proportion de 25, 50 ou 100 % de l’électricité qu’ils consomment. Les consommateurs résidentiels peuvent prendre cet engagement pour seulement un mois, tandis que les clients commerciaux doivent signer un contrat de trois ans.

Le coût supplémentaire paie les « caractéristiques environnementales » des digesteurs anaérobies, c’est-à-dire les avantages pour l’environnement qui résultent de la production de cette électricité. Ces avantages comprennent la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la diminution des odeurs émanant des systèmes de gestion des déchets, l’augmentation de la salubrité de l’eau et des aliments, la protection de l’environnement et la récupération des éléments nutritifs, ainsi qu’un soutien à des exploitations agricoles locales plus solides.

Les producteurs qui installent un digesteur anaérobie recevront le financement supplémentaire de Cowpower pendant cinq ans, de sorte qu’ils toucheront entre 13 et 13,5 cents le kilowattheure pour l’électricité qu’ils produisent.

Ethan Warner de la société CH4 Biogas croit que cet incitatif devrait être suffisant pour stimuler la mise en œuvre de certains projets, même s’il soupçonne que les éleveurs devront posséder au moins 500 vaches et produire au moins 25 % de déchets autres que le fumier pour que les digesteurs anaérobies soient rentables.

Si l’électricité produite par les digesteurs anaérobies ne répond pas à la demande, l’excédent de Cowpower sera versé dans un fonds de développement afin de fournir des incitatifs supplémentaires aux producteurs agricoles.

« Grâce à Cowpower, nous offrons aux utilisateurs d’électricité un moyen abordable et efficace de soutenir directement l’agriculture locale et durable, tout en améliorant leur propre viabilité écologique. Réellement, c’est une solution qui ne fait que des gagnants », déclare M. Dickson.

« Nous visons 0,5 % des clients de B.C. Hydro », indique-t-il, soulignant que cela permettrait de soutenir 500 projets de digesteurs anaérobies ou plus.

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6. L’association KAP préoccupée par le déclin de son effectif

L’association agricole générale du Manitoba se prépare à éprouver des difficultés financières en raison d’une diminution de ses membres en 2012 si rien n’est fait pour modifier le mécanisme actuel de prélèvement des frais de cotisation.

« Je ne serais pas surpris de voir une diminution de 25 % du nombre de nos membres », a confié Doug Chorney, président de Keystone Agricultural Producers (KAP), après l’assemblée annuelle de KAP tenue la semaine dernière à Winnipeg.

M. Chorney attribue ce déclin en partie aux vastes inondations du printemps 2011, qui ont rendu improductives quelque trois millions d’acres de terres cultivées annuellement au Manitoba. La loi oblige les sociétés céréalières à déduire un pourcentage de la valeur de chaque livraison au point de vente et de l’appliquer aux frais d’adhésion annuels des producteurs à KAP, qui s’établissent actuellement à 200 $, TPS en sus. Certains agriculteurs touchés par les inondations ont peu de céréales à livrer et sont donc incapables de verser leur contribution.

Cependant, une raison encore plus importante expliquant le problème d’adhésion à KAP est une difficulté de longue date à percevoir le prélèvement par l’intermédiaire des sociétés céréalières, note M. Chorney.

Le prélèvement a été imposé par la loi il y a 24 ans. L’adhésion à KAP est censée être obligatoire pour les producteurs agricoles du Manitoba, mais les frais peuvent être remboursés sur demande.

Il arrive que des producteurs paient leurs frais d’adhésion directement ou par le truchement des offices de commercialisation. Mais certaines sociétés céréalières ne déduisent pas le prélèvement de la valeur des livraisons comme elles sont censées le faire, soutient KAP.

Par conséquent, le nombre de membres de KAP représente moins de la moitié de ce qu’il pourrait être. À la fin de 2011, KAP comptait 4 189 membres ayant payé leur cotisation. On dénombre au Manitoba plus de 10 000 exploitations agricoles familiales, d’après les chiffres du recensement de l’agriculture.

« Il y a beaucoup de défaillances dans le système », affirme M. Chorney, qui a été réélu président pour un deuxième mandat d’un an lors de l’assemblée annuelle.

M. Chorney indique que KAP a exposé le problème aux sociétés fautives, au gouvernement et à un organisme provincial de certification des associations agricoles, sans grand succès.

KAP veut que la province établisse un nouveau système de prélèvement afin de garantir un « financement stable » pour l’association.

Il pourrait s’agir d’appliquer les frais d’adhésion à KAP au coût des plaques d’immatriculation des véhicules agricoles ou de l’adhésion aux programmes d’assurance-récolte et de protection du revenu.

« Nous voulons avoir un système sans faille qui prélève les frais auprès des personnes qui exercent l’agriculture », fait valoir M. Chorney.

Un nouveau système nécessiterait des modifications aux dispositions provinciales régissant le financement des associations agricoles.

M. Chorney indique que l’ancien ministre de l’Agriculture du Manitoba, Stan Struthers, était ouvert à cette idée et semblait disposé à apporter des modifications à la loi ce printemps.

Toutefois, M. Struthers s’est vu confier le portefeuille des Finances lors d’un remaniement ministériel en janvier. Son successeur, M. Ron Kostyshyn, attend que KAP présente des modèles possibles de financement stable à des fins d’examen.

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7. Le rapport de l’USDA sur l’industrie bovine fait état d’un déclin soutenu

Le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) a publié son rapport semestriel sur l’industrie bovine la semaine dernière, dans lequel il présente des chiffres inférieurs aux attentes.

Le rapport indique un total de 90,8 millions de têtes en date du 1er janvier 2012, ce qui représente une diminution de
2 % par rapport aux 92,7 millions de têtes recensées le 1er janvier 2011, ainsi que le niveau de stocks le plus bas enregistré au 1er janvier depuis 1952, année où l’on avait recensé seulement 88,1 millions de têtes. Il s’agit de la cinquième année consécutive de déclin des stocks de bovins aux États-Unis et de la quatorzième des seize dernières années où les stocks sont en baisse, indique Brenna Grant, analyste de recherche à CanFax.

Mme Grant explique que ce repli a été compensé en partie par des gains d’efficience au chapitre de la production dans l’industrie, se traduisant par un accroissement du poids de carcasse par animal. En fait, la production bovine commerciale est en hausse de 3 % parce que les entreprises de conditionnement obtiennent plus de bœuf à partir d’un moins grand nombre d’animaux.

La surcapacité, toutefois, continue d’avoir une incidence sur les entreprises de conditionnement et d’engraissement aux États-Unis, qui doivent remplir leurs installations pour maintenir les taux d’utilisation.

La diminution du nombre de têtes résulte en partie des conditions de sécheresse dévastatrices dans la partie méridionale du pays, en particulier au Texas, qui fournit habituellement le plus grand nombre de bovins. Les stocks au Texas ont reculé de presque 11 % par rapport aux niveaux de 2011, les éleveurs ayant été contraints de liquider des troupeaux qu’ils ne pouvaient pas nourrir.

Même si d’ordinaire le Canada exporte 50 % de sa production totale (dont 80 % vers les États-Unis), Mme Grant note que la tendance actuelle indique que les éleveurs canadiens comblent la capacité excédentaire d’engraissement et d’abattage au Canada.

Comme les prix de l’orge sont maintenant inférieurs à ceux du maïs, les facteurs économiques positifs de l’engraissement au Canada ont conduit à une diminution des exportations américaines en 2011. En fait, souligne Mme Grant, ces exportations ont diminué de 61 % pour s’établir à 76 000 têtes. Il s’agit de la première baisse sous la barre des 100 000 têtes depuis le milieu des années 1990.

Les éleveurs canadiens affichent un optimisme prudent après avoir été accablés par des coûts élevés et des restrictions à l’exportation pendant huit ans. Avec les premiers signes de stabilisation et les rendements positifs de 2011, les éleveurs tentent de reconstituer leurs capitaux propres perdus. Les rapports de Statistique Canada de juillet 2011 confirmaient un taux accru de rétention des génisses, indiquant que les producteurs adoptent une stratégie prudente en matière d’expansion dans un marché volatil.

Mme Grant mentionne que la pression à la hausse soutenue sur les prix aux États-Unis est une bonne nouvelle pour les éleveurs canadiens parce que des prix accrus au Sud de la frontière feront grimper les prix au Canada également.

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8. Chronique économique FAC : Les cinq principaux facteurs économiques à surveiller en 2012

L’agriculture est une industrie complexe, diversifiée et dynamique.

Les effets potentiels des nouvelles économiques sur la rentabilité ne sont pas toujours clairs, en particulier dans un monde qui évolue aussi vite que le nôtre. Les liens sont si nombreux entre les tendances économiques et l’agriculture qu’il peut être difficile de déterminer les facteurs les plus pertinents à surveiller sur le marché d’aujourd’hui. C’est pourquoi il est toujours utile de prendre le temps de réfléchir aux facteurs économiques qui sont le plus susceptibles d’influer sur la rentabilité dans les marchés agroalimentaires canadiens.

Quels sont les cinq principaux facteurs économiques que les agroentrepreneurs devraient surveiller en 2012?

1. La croissance économique mondiale

La croissance économique mondiale figurerait assurément en tête de nombreuses listes.

La croissance des revenus et l’émergence d’une classe moyenne mieux nantie dans les pays moins avancés ont eu un effet positif sur la demande alimentaire mondiale au cours des dernières années.

Prenons le cas de la Chine. Les autorités chinoises ont révélé récemment que le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) national au dernier trimestre de 2011 a été de 8,9 %, ce qui représente une baisse par rapport à la croissance de 9,1 % enregistrée le trimestre précédent. Si cette estimation indique une décélération de la croissance des revenus en Chine, il est aussi rassurant de constater que l’inflation diminue parallèlement.

Dans le cas inverse, une croissance aux environs de 10 % accompagnée d’une forte inflation pourrait être insoutenable et risquerait en fin de compte d’avoir un impact négatif sur les marchés agroalimentaires.

La crise de la dette en Europe continue de représenter un risque considérable pour l’économie mondiale.

Cette crise influe sur les marchés agroalimentaires canadiens sur deux plans principaux : le commerce et les retombées financières. Les répercussions sur le commerce sont minimes; toutefois, une nouvelle baisse de la valeur de l’euro par rapport au dollar canadien rendrait les produits canadiens moins concurrentiels par rapport aux marchandises vendues par les entreprises européennes.

Les effets d’une véritable crise provoquée par une sortie de la Grèce de l’euro ou par la menace que d’autres pays soient en défaut de paiement de leur dette sont plus difficiles à prévoir. La Banque du Canada estime que les coûts annuels pour l’économie canadienne se chiffrent déjà à 10 milliards de dollars, soit
0,6 % de notre PIB.

2. L’évolution de l’environnement politique

Un deuxième facteur important pour les marchés agroalimentaires canadiens en 2012 est l’environnement politique.

Nous savons d’ores et déjà que l’abolition des droits exclusifs de commercialisation de la Commission canadienne du blé modifiera la façon dont les producteurs de l’Ouest canadien commercialisent leurs céréales. Le Canada participe actuellement à différentes négociations commerciales et a exprimé le désir d’élargir l’éventail des pays avec lesquels il négocie. La conclusion éventuelle d’un accord commercial avec l’Europe en 2012 ouvrirait des marchés pour les producteurs de cultures et les éleveurs de bovins, et se traduirait peut-être aussi par une augmentation des importations de produits laitiers au Canada.

Les négociations commerciales avec la Corée du Sud et au sein du Partenariat transpacifique pourraient aussi générer de nouveaux débouchés, ainsi que de nouveaux défis.

Par ailleurs, il faudra aussi suivre les discussions au sujet de la prochaine loi agricole (Farm Bill) des États-Unis parce que celle-ci a une incidence sur la solidité relative des producteurs canadiens sur le marché nord-américain. Les pressions budgétaires exercées sur le gouvernement fédéral des États-Unis obligeront peut-être les législateurs à abolir les paiements directs aux producteurs, une économie de cinq milliards de dollars par année.

Quelles mesures remplaceront ces paiements, le cas échéant? La mise en place d’un programme de compensation des pertes, couvrant les pertes de revenus de l’ordre de 5 ou 10 %, pourrait être considérée comme favorable d’un point de vue budgétaire étant donné les perspectives reluisantes en ce qui a trait aux recettes des productions végétales à court terme. Toutefois, les paiements pourraient devenir considérables à la suite d’un repli des marchés, ce qui procurerait à nouveau une forme d’avantage aux producteurs américains.

Le gouvernement des États-Unis choisira peut-être aussi de réviser sa politique d’étiquetage du pays d’origine durant les discussions au sujet du prochain
Farm Bill.

Enfin, les politiques environnementales, les initiatives en matière de salubrité alimentaire et les règlements régissant l’étiquetage, notamment, sont d’autres facteurs politiques susceptibles d’influer considérablement sur la rentabilité en 2012.

3. Les perspectives de production

Les perspectives de production dans les principales régions de production agricole constituent un autre facteur important.

Les craintes liées à la sécheresse dans certaines parties de l’Amérique du Sud entraînent des préoccupations en ce qui a trait aux cultures de maïs et de soja. Les stocks de blé existants sont actuellement au deuxième rang des stocks les plus élevés de l’histoire, de sorte que les inquiétudes liées aux conditions météorologiques offrent un moins grand soutien aux prix du blé.

Les conditions météorologiques ont aussi une incidence sur le secteur de l’élevage. La sécheresse qui a sévi au Texas a entraîné la mise à la réforme d’un nombre prodigieux d’animaux et aura sans aucun doute un impact négatif sur les stocks de bovins pour les années à venir. Ce facteur procurera un soutien aux prix du bœuf en Amérique du Nord parce que cela retardera toute expansion possible du cheptel américain.

4. Le dollar canadien

Un quatrième facteur influant sur la rentabilité est la valeur du dollar canadien. Comme la moitié de la production agroalimentaire du Canada est exportée, un dollar vigoureux nuit à la compétitivité des entreprises canadiennes.

Étant donné que le Canada produit et exporte un grand nombre de ressources naturelles et de produits de base, la valeur de notre dollar est généralement liée aux prix de ces marchandises, en particulier le pétrole. Compte tenu du niveau actuel des prix du pétrole, le rapport historique entre la valeur de notre monnaie et le prix du pétrole donne à penser que le huard devrait se situer légèrement au-dessus de la parité avec le dollar américain. Cependant, l’incertitude qui règne actuellement dans l’économie mondiale exerce une légère pression baissière sur la valeur du dollar canadien, qui devrait par conséquent fluctuer autour de la parité dans un avenir proche.

5. Les prix des intrants agricoles

Enfin, les prix des intrants agricoles complètent notre liste des cinq principaux facteurs économiques à surveiller en 2012.

L’indice des prix des entrées dans l’agriculture de Statistique Canada a grimpé de presque 10 % au cours de la dernière année. Vu les perspectives de croissance des revenus et la demande alimentaire accrue, les éléments de coût de la production agricole comme les engrais, les terres et l’énergie demeureront élevés en 2012.

La demande d’engrais devrait s’accroître étant donné la nécessité d’augmenter les rendements et la production à l’échelle mondiale. Les prix élevés de l’énergie sont soutenus par la croissance économique, et sont aussi le résultat d’agitations imprévisibles au Moyen-Orient. Les taux d’intérêt devraient demeurer inchangés pour la plus grande partie de 2012. La faiblesse soutenue des taux, conjuguée aux recettes substantielles des productions végétales, apporte un soutien aux prix élevés des terres agricoles.

Pour conclure, mentionnons que le degré d’optimisme est élevé dans le secteur agricole canadien. Toutefois, les conditions météorologiques et les conditions économiques imprévisibles font qu’il est difficile pour les agroentrepreneurs d’établir des plans d’affaires arrêtés pour toute une année. La compréhension des facteurs économiques est une façon de vous aider à planifier plus stratégiquement dans un marché économique qui est incertain, mais qui contient de nombreux débouchés. Au cours de l’année qui vient, nous nous engageons à revenir sur ces questions et à surveiller d’autres tendances qui peuvent influer sur votre résultat net.

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C’est agricole, on le finance.

9. Analyse du marché - Les marchés des oléagineux dans les limites de la fourchette

Les marchés mondiaux des oléagineux se maintiennent dans les limites de la fourchette depuis le dernier mois, mais on y a observé une instabilité notable des prix au cours de cette période. Les prix à terme du canola à Winnipeg et les prix à terme du soja à Chicago ont lentement rattrapé une partie de leurs importantes baisses enregistrées immédiatement après la publication d’une série de rapports de l’USDA ayant entraîné un vent de pessimisme en janvier 2012.

Les marchés des oléagineux ont subi lundi une pression intense à l’annonce de pluies plus abondantes que prévu sur les régions productrices de soja desséchées en Argentine et dans le Sud du Brésil. Mais au milieu de la semaine, l’importance de cette question s’était légèrement atténuée, les marchés s’étant redressés au moment de la rédaction, le 1er février. Ce redressement a été soutenu par des achats commerciaux assidus et par un regain d’intérêt vendeur lié à l’indice du dollar américain, qui a entraîné une appréciation de tous les secteurs des produits de base.

Par ailleurs, les manchettes à l’étranger à l’heure actuelle font allusion à la conclusion d’un accord concernant la dette grecque (encore), ce qui fait bondir l’euro et apporte un soutien aux titres européens.

Les mises à jour sur les conditions météorologiques en Amérique du Sud vont continuer d’influencer les fluctuations immédiates des prix sur le marché du soja, parce que la plus grande partie de la récolte dans cette région est au stade crucial du remplissage des gousses ou approche ce stade. Les conditions en Amérique du Sud constituent aussi un important facteur de fluctuation sur le marché du maïs. Mais comme cette récolte a déjà subi des dommages irréversibles, les pluies récentes n’ont pas une incidence aussi lourde sur le marché du maïs.

Les niveaux de la base au comptant qui demeurent solides dans la région de la Côte du Golfe et dans certaines régions intérieures aux États-Unis contribuent à atténuer la pression, ce qui laisse entrevoir un accroissement de la demande d’exportation et/ou une moins grande disponibilité des stocks que ce qu’indiquait le dernier rapport du département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) sur les stocks de céréales.

Les prix à terme du canola à Winnipeg tentent de bondir sous l’effet de l’enthousiasme des acheteurs du complexe de soja du Chicago Board of Trade (CBOT) et du dynamisme des marchés extérieurs des actions et des produits de base.

Toutefois, les échanges de canola demeurent volatils et les principaux points de soutien et de résistance maintiennent la tendance latérale intacte. Dans le cas du contrat de canola à échéance rapprochée en mars, les échanges demeurent limités par un niveau de soutien clé en baisse à 500 $ la tonne, et un important seuil de résistance générale se situant dans la région de 530 à 540 $ la tonne. Les prix doivent clôturer au-dessus des récents sommets de 530 $ la tonne pour que les optimistes envisagent un avenir à court terme plus positif.

Il convient aussi de noter l’écart de prix grandissant entre le contrat à terme à échéance rapprochée en mars et le contrat de mai pour le canola. Il est possible que cela indique un affaiblissement de la demande commerciale. La demande de canola des utilisateurs finaux demeure solide, mais accuse peut-être un léger déclin.

Sur une note positive, toutefois, on a signalé cette semaine que la Chine intensifiera ses importations de canola et de tourteau de canola du Canada après avoir décrété un embargo sur le tourteau de colza indien à la suite de la découverte d’un produit chimique toxique dans des échantillons.

Les acheteurs chinois affirment qu’ils vont examiner le tourteau canadien pour vérifier si les offres de prix sont attrayantes. Toutefois, les stocks de tourteau des entreprises chinoises de trituration sont abondants, dit-on, et leurs prix sont moins élevés.

Néanmoins, les exportations de canola canadien continuent de s’effectuer à un rythme record jusqu’à ce stade-ci de l’année commerciale. Selon la Commission canadienne du blé (CCB), les exportations enregistrées entre le 1er août 2011 et le 22 janvier 2012 ont totalisé 4,5 millions de tonnes, ce qui est largement supérieur aux 3,5 millions de tonnes exportée au cours de la même période l’année précédente, et demeurent en voie de s’établir bien au-dessus de huit millions de tonnes. Compte tenu des stocks disponibles, cette cadence d’exportation fulgurante ne peut se maintenir.

Cette semaine, un paysage macroéconomique plus positif exerce jusqu’ici une pression sur le dollar américain et donne lieu à une plus grande propension au risque sur l’ensemble des marchés des produits de base. Toutefois, nous savons pertinemment que cette conjoncture peut évoluer de jour en jour. Il n’y a donc pas encore d’unanimité pour ce qui est des perspectives à long terme.

Ainsi, même si le marché du canola a réussi à reprendre une partie de l’élan haussier qu’il a perdu, mon petit doigt continue de me dire qu’il ne s’agit pas du début d’une nouvelle tendance à la hausse, mais plutôt que les hausses à court terme devraient être considérées comme des occasions de vendre. Mais, comme je l’ai dit, ce n’est qu’une intuition.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l’information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204-654-4290 ou se rendre à l’adresse www.pfcanada.com (en anglais seulement) pour en savoir plus au sujet des services qu’il offre.

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