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Note de la rédactrice

Rédactrice invitée Trudy Kelly Forsythe

Cette semaine, Allison est à Berlin, en Allemagne, pour participer aux réunions des dirigeants de la Fédération internationale des journalistes agricoles (FIJA). C’est donc à moi que revient le plaisir de vous transmettre les nouvelles agricoles nationales de première importance de la semaine. Vos commentaires, vos questions et vos idées d'articles sont toujours les bienvenus. Vous pouvez écrire à Allison à l'adresse allison@finnamore.ca.


1. La Corée du Sud lève un embargo de huit ans sur le bœuf du Canada

La Corée du Sud permettra de nouveau l'importation de produits du bœuf du Canada, huit ans après l'imposition d'un embargo.

Des médias sud-coréens rapportent vendredi que la nouvelle a été confirmée plus tôt par le gouvernement de la Corée du Sud. Le ministre canadien de l'Agriculture, Gerry Ritz, devrait la confirmer à son tour ce vendredi lors d'une conférence de presse devant être tenue à Spruce Grove, en Alberta.

La vente de bœuf canadien âgé de moins de 30 mois sera donc autorisée dès la fin de semaine en Corée du Sud.

Il y a huit ans, Séoul a bloqué l'entrée du bœuf canadien sur son territoire lorsqu'un cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) a été signalé au Canada. Il s'agit du mal couramment appelé maladie de la vache folle.

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2. BALADODIFFUSION: Capsule FAC


Capsule FAC est un programme de baladodiffusion bimestriel qui porte sur des sujets pertinents pour vous et votre entreprise agricole. Les balados peuvent être téléchargés en format MP3 ou écoutés à l'aide de la lecture en transit, sur notre site.

Dans cet épisode, nous explorons ce qui suit:
• Gérer les gens au moyen du principe H.E.A.R.T. (honnêteté, excellence, responsabilisation, respect, travail d’équipe)
• Comment une communication efficace peut assurer la réussite de votre entreprise familiale
• Comment prendre son destin en main
• Les cinq principales caractéristiques des meilleurs gestionnaires agricoles
• Commercialiser son entreprise sur Facebook
• Comment l’adversité peut vous pousser à donner le meilleur de vous-même, avec la médaillée de bronze olympique Joannie Rochette

Écoutez maintenant 

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3. Découverte de kochia à balais résistant au glyphosate dans l’Ouest

Des malherbologistes d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) ont confirmé le premier cas de mauvaise herbe résistante au glyphosate dans l’Ouest canadien.

Ces conclusions sont fondées sur des échantillons de kochia à balais prélevés dans trois champs appartenant à trois producteurs différents dans le Sud de l’Alberta.

M. Robert Blackshaw, chercheur d’AAC à Lethbridge, indique que les échantillons ont été prélevés dans des champs en jachère chimique affichant des signes d’efficacité réduite de la lutte contre le kochia malgré de multiples applications. Il est courant que les glyphosates génériques soient utilisés jusqu’à trois fois par saison pour la lutte contre les mauvaises herbes.

M. Blackshaw note que les États-Unis sont depuis plusieurs années au courant de la résistance dans les cultures de maïs et de soja Roundup Ready, mais que ces cas ne semblent pas toucher les systèmes de culture Roundup Ready.

Précédemment, mentionne-t-il, on disait souvent que les cultures Roundup Ready aggravaient le problème de résistance, mais cet exemple montre que la résistance se développe aussi dans d’autres situations où aucune culture Roundup Ready n’est présente.

AAC continuera de mener des recherches dans la région en 2012 et poursuivra la collaboration avec l’Université de l’Alberta et Monsanto afin de trouver des solutions précises au problème posé par le kochia à balais résistant au glyphosate.

Conjointement avec AAC et l’Université de l’Alberta, Monsanto a aussi mis au point un outil en ligne d’évaluation du risque de résistance des mauvaises herbes destiné aux cultivateurs de l’Ouest canadien. Cet outil se trouve au www.weedtool.com (site disponible en anglais seulement). Au moyen d’une série de questions, l’outil aide les producteurs à évaluer le risque de développement de mauvaises herbes résistantes au glyphosate dans leurs champs et leur offre des stratégies pour atténuer ce risque.

Selon M. Blackshaw, la découverte de cette résistance dans l’Ouest canadien n’est pas une surprise totale. Il admet que la situation est préoccupante, mais croit que le problème devrait être maîtrisable grâce à de bonnes pratiques de lutte, bien que celles-ci puissent entraîner des coûts accrus.

La résistance au glyphosate a été détectée dans le Sud Ouest de l’Ontario chez deux espèces de mauvaises herbes, la grande herbe à poux en 2009 et la vergerette du Canada en 2011. La présence de kochia à balais résistant au glyphosate a aussi été confirmée au Kansas, au Colorado et au Nebraska, et des enquêtes se poursuivent au Dakota du Nord, au Dakota du Sud et au Montana.

On encourage les producteurs qui pensent être aux prises avec un problème de résistance au glyphosate de communiquer avec M. Blackshaw en composant le 403-317-2268.

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4. EPO : le délai d’appel des États-Unis est prorogé

Le délai accordé aux États-Unis pour interjeter appel de la décision de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a été prorogé de deux mois. En effet, l’OMC a rendu une décision à l’encontre de l’étiquetage du pays d’origine (EPO) aux États-Unis.
 
Les États-Unis ont maintenant jusqu’au 23 mars pour faire appel de la décision. La date butoir précédente était le 18 janvier.
 
Dans un rapport du 18 novembre 2011, le groupe spécial de règlement des différends à l’OMC déclarait que l’EPO violait les règles du commerce international.
 
Le Canada, le Mexique et les États-Unis ont demandé cette prorogation pour
« tenir compte de la charge de travail actuelle de l’Organe d’appel », a indiqué l’OMC dans une déclaration.
 
Précédemment, le Canada et le Mexique avaient contesté cette mesure controversée, déclarant qu’elle était discriminatoire à l’égard des bovins étrangers vendus aux États-Unis.

Les États-Unis devraient exposer les mêmes arguments que ceux qu’ils ont présentés durant les audiences du groupe spécial l’année dernière, notamment celui selon lequel l’EPO ne vise qu’à informer les consommateurs américains de la provenance de leurs aliments et ne porte aucun préjudice économique aux autres pays.
 
Toutefois, les Américains auront peut être de la difficulté à convaincre l’Organe d’appel de l’OMC parce que le premier groupe spécial avait fermement rejeté ces arguments, souligne John Masswohl, directeur des relations gouvernementales et internationales à la Canadian Cattlemen’s Association (CCA).
 
« La décision concernant l’EPO était très claire; elle était très ferme et récusait essentiellement tous les arguments des Américains », soutient M. Masswohl.
 
Mis en œuvre en septembre 2008, l’EPO oblige les détaillants des États Unis à mentionner le pays d’origine sur l’étiquette de divers produits alimentaires, notamment la viande provenant d’animaux importés aux États-Unis.
 
Par conséquent, les entreprises de transformation et les grossistes américains doivent séparer les animaux importés pour se conformer au règlement, ce qui fait augmenter leurs charges d’exploitation. De nombreuses usines de transformation de la viande aux États-Unis refusent d’acheter des bovins et des porcs canadiens pour éviter ce tracas. Celles qui continuent d’en importer paient souvent moins cher pour compenser leurs coûts accrus.
 
Dans sa décision, le groupe spécial de règlement des différends de l’OMC a statué que l’EPO est incompatible avec les obligations commerciales internationales des États-Unis, en ce sens qu’il « désavantage les bovins et les porcs importés du Canada par rapport aux produits nationaux similaires ».
 
Ce jugement, s’il est maintenu, contraindra les États-Unis à modifier leur mesure d’EPO de manière à ne pas entraîner de discrimination à l’égard des bovins importés.
 
La CCA qualifie de substantiel l’impact de l’EPO sur l’industrie canadienne de l’élevage bovin. Elle a récemment publié une analyse des répercussions économiques qui montre que l’EPO a contribué à creuser l’écart de prix entre les bovins gras canadiens et américains de 4 $ par 100 livres, soit 48 $ pour un bouvillon de 1 200 livres.
 
Si l’EPO demeure en place, l’écart s’agrandira à mesure que le troupeau de bovins nord-américain se renouvellera, et les entreprises de transformation et les parcs d’engraissement ne seront pas tenus d’offrir des prix aussi audacieux pour les bovins, explique M. Masswohl.
 
« Lorsque le cycle des bovins reprendra, comme il fera assurément, l’impact de l’EPO sera encore plus senti si la situation n’est pas réglée. »

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5. Les conditions arides qui prévalent cet hiver font craindre la sécheresse au printemps

Un déficit inhabituel de neige à l’échelle des Prairies fait craindre un risque de sécheresse au printemps, mais les spécialistes des conditions météorologiques affirment qu’il est trop tôt pour s’inquiéter.
 
L’hiver est loin d’être terminé et les prévisions préliminaires indiquant des chutes de neige supérieures à la normale cette année pourraient encore se concrétiser, disent des analystes.
 
« Il reste trois mois à l’hiver, et les prévisions saisonnières à long terme, même si elles ne sont pas fiables à 100 %, indiquent toujours un hiver plus enneigé que la normale », mentionne Trevor Hadwen, agroclimatologue à Agriculture et Agroalimentaire Canada, à Regina.
 
Au début du moins de janvier, les conditions observées dans la plus grande partie de l’Ouest canadien étaient plus automnales qu’hivernales. M. Hadwen indique que les températures moyennes enregistrées en décembre ont été de
5 à 8 degrés supérieures à la normale dans la plupart des régions de l’Ouest. Les précipitations enregistrées depuis le 1er novembre ont été inférieures de 40 % à la normale dans la majorité des régions s’étendant du Sud du Manitoba jusqu’à Edmonton.
 
« Ce sont des conditions très anormales », lance Mike Wroblewski, météorologue au ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Initiatives rurales du Manitoba, qui examine les conditions météorologiques depuis 25 ans.

Les conditions anormalement douces et arides défient les prévisions préliminaires qui annonçaient un hiver froid et neigeux en raison d’une intensification du phénomène météorologique La Niña. Jusqu’ici, c’est plutôt l’inverse qui se produit.
 
De forts vents, des champs nus et des sols secs résultant d’un automne tardif ont contribué à la propagation des feux d’herbe dans le Sud de l’Alberta et font craindre l’érosion du sol cet hiver.
 
« Il est déconcertant de voir des sols nus presque partout dans les Prairies à cette période-ci, alors qu’il devrait y avoir au moins une mince couche
de neige », dit Bruce Burnett, directeur des services de météorologie et d'analyse des marchés de la Commission canadienne du blé (CCB). « Espérons que La Niña apportera de la neige. »
 
Selon M. Hadwen, l’épisode actuel de La Niña, prévu l’automne dernier, est faible, contrairement à l’année dernière, où la vigueur du phénomène avait produit des conditions froides et humides qui ont perduré jusque tard au printemps.
 
Toutefois, Environnement Canada continue de prévoir des précipitations supérieures à la normale pour l’Ouest au cours des trois prochains mois. Cela donne à penser que des conditions très caractéristiques des hivers influencés par La Niña, c’est à dire de la neige abondante et des températures froides, demeurent possibles, ajoute M. Hadwen.
 
« Tout peut arriver. À l’heure actuelle, il n’y a vraiment pas lieu de s’inquiéter outre mesure. »
 
Les modèles informatiques montrent que les conditions d’humidité du sol avant le gel étaient inférieures à la normale dans l’Ouest des Prairies, et légèrement meilleures dans les régions de l’Est, indique M. Burnett.
 
Cependant, comme l’affirme M. Hadwen, la majorité des réservoirs et des mares artificielles contiennent encore des volumes d’eau suffisants pour les bovins.

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6. AgriRÉCUP s'attaque aux déchets de plastique d'origine agricole

Les déchets de plastique d'origine agricole suscitent des préoccupations environnementales pour de nombreux agriculteurs. AgriRÉCUP, un organisme national de gérance dirigé par l'industrie, tente d'alléger ce fardeau dans deux provinces canadiennes, et ce, d'une manière « écologique ».

En Ontario, AgriRécup mène un programme pilote de recyclage des déchets de plastique d'origine agricole dans la région du bassin du lac Simcoe, qui portera notamment sur le matériel d'enrubannage de balles.
 
« Ce projet pilote servira de banc d'essai pour établir un programme complet de gestion responsable de tous les déchets de plastique d'origine agricole à l'échelle de la province », explique Barry Friesen, directeur général d’AgriRÉCUP.
 
« Les agriculteurs ne veulent pas brûler les déchets ou les envoyer au site d'enfouissement. Toutefois, c'est difficile pour eux de bien les gérer lorsqu'aucun programme n'est en place pour les aider, indique M. Friesen. Là où des programmes existent, les producteurs y participent en grand nombre. »

Les producteurs agricoles ontariens génèrent annuellement plus de 14 000 tonnes de déchets sur leurs fermes. Bien que des programmes de gérance soient en place pour certains déchets agricoles, il y a beaucoup de produits pour lesquels il n'existe aucune option de recyclage.
 
Le projet pilote de la région du lac Simcoe est financé par le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario.
 
AgriRécup mène depuis longtemps des programmes environnementaux pour les fermes de l'Ontario. Son programme de recyclage des contenants de pesticides vides fonctionne depuis 1989. Dix ans plus tard débutait son programme de collecte des pesticides périmés.

La Saskatchewan espère tirer parti de l'expérience d’AgriRÉCUP en ce qui a trait à la conduite de ce genre de programmes. À cette fin, le gouvernement de la Saskatchewan collabore avec AgriRÉCUP pour réduire l'empreinte environnementale de l'industrie agricole en diminuant les déchets provenant des sacs à grains, du matériel d'enrubannage et des ficelles.

« La Saskatchewan est une province innovatrice qui est bien placée pour devenir un chef de file du recyclage des plastiques d'origine agricole, affirme M. Friesen. Dans de nombreux cas, la technologie est déjà en place. »

La Saskatchewan en est aux dernières étapes de l'achèvement d'un programme pilote d'un an, annoncé en mars 2011. Les sacs à grains en plastique sont mis en rouleaux à l'aide d'une machine spéciale et sont collectés à huit endroits différents. Les sacs sont expédiés en Alberta, puis sont transformés en un matériau utilisé pour fabriquer des sacs à ordures.

Le seul coût engagé par le producteur est son temps et le transport vers le lieu de collecte. Les gouvernements fédéral et provincial ont investi 160 000 $ dans ce projet. Le Provincial Council of Agriculture Development and Diversification Boards (PCAB) a administré le programme et y a investi 50 000 $.

Il y a six principaux lieux de collecte situés à Prince Albert, à Kelvington, à Estevan, à Abbey, à Unity et à Viscount. Le Moose Jaw River Watershed Stewards, un organisme sans but lucratif qui regroupe des villes, des villages et des municipalités rurales de la région, dispose de deux lieux de collecte situés à Milestone et à Moose Jaw.

Aucun chiffre n'a été publié en ce qui a trait au volume de plastique collecté, mais la directrice exécutive du PCAB, Tamara Weir-Shields, affirme que les commentaires des producteurs participants sont très positifs.

« Nous ne savions pas à quoi nous attendre, confie Mme Weir-Shields. La majorité des sacs jusqu'ici ont été rapportés au cours du dernier trimestre de 2011. C'est à Unity et à Abbey qu'on en a recueilli le plus grand nombre, mais tous les dépôts ont connu du succès si l'on tient compte du long automne et de l'excès d'humidité enregistré dans certaines régions. »

Des discussions ont lieu à l'heure actuelle relativement à la conception d'un programme à long terme de recyclage à la ferme des déchets de plastique en Saskatchewan. Il est généralement convenu qu'un programme permanent exigera un plus grand nombre de lieux de collecte.

« L'essentiel est d'offrir une vaste accessibilité, note M. McLean. Nous avons déjà montré, dans le cadre du programme de recyclage des contenants de pesticides vides, que les agriculteurs sont prêts et disposés à participer, pourvu qu'on leur fournisse les outils nécessaires. »

Des recherches indiquent aussi que les programmes les plus fructueux sont les programmes à participation obligatoire en vertu de lois gouvernementales, comme ceux qui concernent la gestion des pneus, des résidus de peinture et des déchets électroniques.

Une réunion avec des intervenants de l'industrie s'est tenue à Saskatoon cette semaine, avant la proposition d'un programme par AgriRÉCUP au ministère de l'Environnement, d'ici la fin mars.

« Le projet est au stade embryonnaire à l'heure actuelle, mais il n'y a absolument aucune raison qui empêcherait la mise en place d'un programme permanent pour ces produits d'ici un an ou deux », lance M. McLean.

L'Alberta et le Manitoba seront également invités à participer aux discussions, ajoute M. McLean, parce qu'il serait fantastique d'en arriver à une solution commune pour trois provinces.

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7. Programme de dépistage destiné à juguler la propagation de la tuberculose

Le gouvernement fédéral prévoit soumettre des wapitis à des épreuves de dépistage de la tuberculose dans un parc national au Manitoba, craignant que cette maladie infecte des troupeaux de bovins.

Parcs Canada a publié une demande de propositions relative à ces épreuves de dépistage au parc national du Mont-Riding, invoquant une « menace sérieuse » pour l'industrie de l'élevage. Situé dans l'Ouest du Manitoba, ce parc abrite un peu
plus de 2 000 wapitis, dont 4 % seraient infectés par cette affection respiratoire contagieuse, selon les estimations des autorités.

« Toutefois, la présence de la tuberculose dans une population d'ongulés sauvages qui est transfrontalière et qui, par conséquent, migre vers des terres adjacentes au parc, crée une menace sérieuse pour l'industrie de l'élevage », peut-on lire dans la demande dont la Presse Canadienne a obtenu copie.

La demande indique qu'on dénombre environ 50 000 vaches réparties dans
700 exploitations dans la région susceptible d'être menacée par la maladie contagieuse. Ken Kingdon, coordonnateur du programme de santé des animaux sauvages au parc du Mont-Riding, affirme que les wapitis font l'objet d'épreuves de dépistage et sont suivis à l'aide de colliers GPS. Les wapitis infectés sont capturés à nouveau et abattus.

La maladie est présente depuis des décennies, mais M. Kingdon indique que tous les animaux qui ont obtenu un résultat positif à l'épreuve de dépistage ces dernières années étaient des wapitis d'un âge avancé, ce qui donne à penser que la nouvelle génération ne semble pas y être aussi sensible.

Cam Dahl, directeur général de l'association Manitoba Beef Producers, indique que les éleveurs doivent adopter d'une stratégie beaucoup plus dynamique.

Selon M. Dahl, la lutte menée contre la tuberculose depuis plus de 20 ans a eu des effets néfastes. Le dépistage constant des troupeaux de bovins est dispendieux (14 $ par animal), et est maintenant assumé entièrement par l'éleveur. Une seule vache infectée peut entraîner la nécessité d'éliminer un troupeau entier, et il peut alors devenir difficile de vendre du bœuf sur certains marchés, note-t-il.

Il ne suffit pas de soumettre le troupeau de wapitis à des épreuves de dépistage périodiques, souligne M. Dahl, qui suggère que tous les ordres de gouvernement se concertent et nomment un coordonnateur autorisé à travailler sur tous les territoires pour éradiquer la maladie.

Il souligne que des États, dont le Minnesota, y sont parvenus.

« Cette situation ne peut plus durer et nous ne souhaitons pas qu'elle continue, dit-il. Pour les éleveurs de la région (du parc du Mont-Riding), il est primordial que cette maladie soit enrayée. »

Outre les mesures mises en œuvre par le gouvernement fédéral, les autorités provinciales indiquent qu'elles déploient tous les efforts possibles. Les fonctionnaires de Conservation Manitoba indiquent que la province a besoin des chasseurs, qui lui fournissent des échantillons biologiques permettant de garder un œil sur les animaux malades à l'extérieur du parc national.

Dale Douma, vétérinaire au ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Initiatives rurales du Manitoba, affirme que les producteurs eux-mêmes ont un rôle à jouer pour juguler la tuberculose.

Cette maladie se propage principalement par le truchement des balles de foin partagées qui ne sont pas à l'abri des wapitis sauvages. C'est la raison pour laquelle de nombreux programmes provinciaux sont destinés à empêcher les wapitis d'entrer en contact avec les bovins à l'aide de clôtures efficaces et de chiens, indique M. Douma.

« Essentiellement, ces dispositifs empêchent les animaux sauvages de s'introduire dans les élevages, ou en réduisent le nombre. En cas d'intrusion, les aliments du bétail sont protégés, du moins on l'espère, par une clôture à l'épreuve des animaux sauvages », explique-t-il.

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8. Des producteurs craignent pour l'avenir d'une usine de transformation du bœuf

Les jours de l'industrie du bœuf de la plus petite province du Canada seraient-ils comptés?

Si les intervenants de l'industrie hésitent à envisager cette possibilité, beaucoup craignent que le couperet s'abatte bientôt sur l'une des principales infrastructures nécessaires à la survie à long terme du secteur.

L'usine Atlantic Beef Products Inc., située dans la municipalité portuaire de Borden-Carleton, à l'Île-du-Prince-Édouard, est la seule usine inspectée par le gouvernement fédéral dans la région de l'Atlantique. Même si elle accepte des bovins provenant des trois provinces des Maritimes, plus de 80 % de sa production provient de l'Î.-P.-É.

Mise sur pied à la suite de la crise de l'ESB, l'usine est constamment aux prises avec de graves difficultés financières depuis son ouverture en 2005. À un moment donné, les pertes se situaient à environ 500 000 $, mais au printemps 2011, de l'avis général, l'usine avait marqué un tournant.

La province avait prévu 1,3 million de dollars pour couvrir les pertes, et certaines prévisions laissaient espérer que l'usine cesserait d'être à découvert en 2012. Toutefois, les pertes enregistrées l'année dernière se sont élevées à près de 3 millions de dollars, essentiellement parce que l'usine payait son produit plus cher en raison d'une augmentation des prix du bœuf à l'échelle nord-américaine. Dans le cadre de son processus budgétaire, la province évalue quel niveau de financement elle fournira à l’exploitation, le cas échéant, pour l’exercice qui débute le 1er avril.

Les prix accrus ne sont certainement pas une excuse que Peter Verleun est prêt à admettre. Le président de l'association PEI Cattle Producers indique que les éleveurs de l'Île, comme leurs homologues ailleurs au pays, sont en proie à de nombreuses difficultés financières qui leur sont propres depuis les cinq dernières années.

« Nous avons besoin d'accroître nos bénéfices, mais, parallèlement, nous avons tout intérêt à faire en sorte que l'usine demeure viable », fait valoir M. Verleun.

Le président de l'usine ne saurait être plus d'accord. « Ce n'est pas une question de choix, dit Mike Nabuurs. Bien entendu, nous devons à la fois survivre et prospérer pour que l'industrie ait un avenir viable. Je suis convaincu que nous sommes sur la bonne voie, mais nous n'avons pas encore atteint le stade qu'il nous faut atteindre. »

Par ailleurs, les deux associations agricoles générales de la province craignent que la fermeture de l'usine entraîne une nette diminution du nombre de producteurs de bovins. En effet, après la fermeture de la seule usine de transformation du porc inspectée par le gouvernement fédéral à l’Î. P. É. en 2008, le nombre de producteurs de porcs est passé de 100 à moins de 30.

« La situation est très préoccupante, s'inquiète John Jamieson, directeur exécutif de la PEI Federation of Agriculture. Nous avons déjà perdu un grand nombre de producteurs de bovins lorsque les prix étaient bas. »

« Si on laisse l'usine fermer, nous risquons de connaître le même sort que l'usine de transformation du porc, avance Edith Ling, directrice régionale, secteur féminin, du Syndicat national des cultivateurs et productrice de bœuf biologique de l'Î.-P.-É. Il n'y a aucune raison de croire que l'issue sera différente. »

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9. Sursis accordé pour le remboursement des avances du Programme de paiements anticipés

Les producteurs de pommes de terre du Nouveau-Brunswick touchés par le temps froid et humide en 2011 auront plus de temps pour rembourser leurs avances du Programme de paiements anticipés (PPA).

Le député de Tobique-Mactaquac, M. Mike Allen, a annoncé un sursis à la mise en défaut le 13 janvier, mesure qui permet aux producteurs de pommes de terre de transférer leurs avances non remboursées de 2011 à la période de production de 2012 et d’éviter ainsi d'être en défaut.

Le gouvernement du Canada continuera de payer l'intérêt sur la tranche exempte d'intérêt des avances non remboursées des producteurs
jusqu'au 31 décembre 2012.

« Les producteurs de pommes de terre du Nouveau-Brunswick ont travaillé fort pour se remettre des effets du temps froid et humide qui a réduit considérablement le rendement des cultures et causé de lourdes pertes en entrepôt cette année », a déclaré le député Allen dans un communiqué.

« Pommes de terre Nouveau-Brunswick (PNB) a demandé que les producteurs aient plus de temps pour s'acquitter de leurs obligations financières, et nous sommes heureux de le leur accorder dans le cadre des efforts concertés que nous déployons pour aider l'industrie à se sortir d'une période très difficile. »

Le PPA verse des avances de fonds calculées d'après la valeur des produits agricoles au cours d'une période déterminée. Ces prêts à court terme permettent aux agriculteurs et aux éleveurs d'accroître leurs liquidités tout au long de l'année et les aident à s'acquitter de leurs obligations financières et à commercialiser leurs produits lorsque la conjoncture du marché est favorable.

Le sursis à la mise en défaut est entré en vigueur le 22 décembre 2011. Les producteurs qui ont reçu une avance du PPA en 2011-2012, et qui se trouvent peut-être en situation de trop-payé, doivent communiquer avec PNB pour obtenir plus de précisions.

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10. Analyse du marché - Perspectives des marchés des pois et des lentilles

Les perspectives des marchés canadiens des légumineuses étaient un sujet central de l'exposition annuelle Western Canadian Crop Production Show, qui s'est déroulée la semaine dernière à Saskatoon, du 9 au 12 janvier. Comme toujours, cet événement a attiré des foules nombreuses, et j’y ai prononcé une allocution sur les perspectives du marché des pois devant un millier de personnes. Voici les faits saillants.

Petits pois
La faiblesse des stocks de pois canadiens continue de procurer un soutien aux prix du marché, mais les préoccupations macroéconomiques mondiales empêcheront probablement les offres pour les petits pois sur le marché au comptant de se raffermir bien au-delà de leurs niveaux actuels, d'environ
8 $ à 8,50 $ le boisseau pour les pois comestibles jaunes et de 8,50 $ à 9 $ le boisseau pour les pois verts.

De plus, même si les dernières estimations de Statistique Canada concernant la production canadienne de pois se situent à seulement 2,1 millions de tonnes (ce qui est inférieur à la récolte de 2011), le marché a l'impression que ce chiffre demeure sous-estimé. Autrement dit, les stocks seraient peut-être plus élevés que ce qu'annonce l'organisme.

Sur le plan de la demande, les ventes à l'Inde représentent habituellement environ la moitié (ou plus) de toutes les exportations canadiennes de pois. L'intérêt acheteur de cet important marché s'est atténué ces dernières semaines et ces derniers mois, après une période de forte demande d'exportation. Une dépréciation marquée de la monnaie indienne (la roupie) vis-à-vis le dollar américain et le dollar canadien a fait diminuer le pouvoir d'achat des utilisateurs finaux en Inde.

La réduction des achats de l'Inde s'explique aussi par les préoccupations macroéconomiques mondiales, qui ont fait diminuer la disponibilité du crédit, en particulier pour les plus petites entreprises. Nombre d'acheteurs indiens comptent sur des mécanismes de financement offerts par des banques européennes, mais la disponibilité du crédit s'est détériorée récemment.

Les difficultés actuelles associées à la monnaie indienne et aux problèmes de crédit vont persister. Et, même si l'on sait que les stocks et la couverture à terme sont faibles, la demande pourrait demeurer très limitée. Dans ce contexte, la demande évoluera au jour le jour pendant un certain temps.

Sur le plan de la production, le gouvernement indien a mis en place des incitatifs financiers à l'échelle nationale, qui visent à accroître la production de légumineuses au pays. L'Inde est déjà le plus gros producteur et consommateur net de légumineuses au monde. Mais, assurément, la superficie de légumineuses ensemencée en cultures rabi (d'hiver) dans ce pays est réduite cette année en raison de la sécheresse.

Si l'on examine les perspectives de la récolte canadienne pour 2012, les pois comestibles devraient offrir une rentabilité par acre moyenne par rapport à d'autres cultures. Cette estimation est fondée sur les offres au comptant pour les pois de la nouvelle récolte en vue d'une livraison à l'automne qui sont proposées en ce moment sur le marché. Toutefois, comme les offres pour la nouvelle récolte sont grandement inférieures aux prix du marché au comptant, les producteurs sont sans doute incités à faire preuve de patience avant de fixer le prix à terme de toute nouvelle production à l'heure actuelle.

Lentilles
D'après les premières indications, les cultivateurs de l'Ouest canadien ensemenceront une moins grande superficie de lentilles en 2012 comparativement à 2011. Même si cette réduction de la superficie pour la nouvelle campagne est susceptible d'entraîner une amélioration des prix, les questions macroéconomiques mondiales continuent de limiter ici aussi la probabilité de hausse à court terme du marché des lentilles.

Si la faiblesse actuelle des offres pour les lentilles rouges, en particulier, persiste jusqu'au printemps, cela entraînera une importante contraction de la superficie consacrée aux lentilles rouges en 2012. Une réduction semblable de la production à l'échelle mondiale permettrait aux prix de se stabiliser à leur niveau actuel de 16 à 17 cents la livre au cours des prochains mois.

La superficie totale consacrée aux variétés de lentilles rouges et vertes prévue pour 2012 dans la première province productrice de lentilles, la Saskatchewan, est actuellement évaluée à environ 2,0 millions d'acres, comparativement
à 2,4 millions d'acres en 2011. La réduction de la superficie visera principalement les variétés rouges, tandis que la superficie consacrée aux variétés vertes devrait se maintenir ou peut-être même augmenter légèrement dans le cas des variétés de petites lentilles vertes.

Du point de vue des prix, les lentilles rouges pourraient finir par atteindre jusqu'à 20 cents la livre, tandis que les prix des lentilles vertes vont probablement diminuer par rapport à leurs niveaux actuels, pour se situer dans la fourchette de 20 à 24 cents la livre.

Les facteurs susceptibles d'avoir un effet baissier sur le marché des lentilles que nous devons surveiller à partir de maintenant sont les répercussions de la mollesse générale des marchés de grains et d'oléagineux, la crise de la dette en Europe et l'affaiblissement des monnaies dans de nombreux pays importateurs. Par ailleurs, une récolte abondante de lentilles rouges en Australie pourrait exercer une certaine tension sur les prix, tandis que la Russie devrait être un concurrent plus important sur le marché des lentilles vertes.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l'information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204-654-4290 ou se rendre à l'adresse www.pfcanada.com (en anglais seulement) pour en savoir plus au sujet des services qu'il offre.

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