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Note de la rédactrice

Allison Finnamore

Le rapport Valeur des terres agricoles de Financement agricole Canada a été publié au début de la semaine. Nous vous communiquons certaines données du rapport dans un article du présent numéro, ainsi que d'autres nouvelles agricoles canadiennes. Vous pouvez aussi prendre connaissance des résultats du rapport Valeur des terres agricoles en regardant la vidéo en ligne de FAC. Le lien menant vers la vidéo figure plus bas.

Nous suivons également la nouvelle de dernière heure, annoncée ce vendredi, selon laquelle l’Organisation mondiale du commerce a décidé que la règlementation américaine concernant l’étiquetage du pays d'origine représente un coût supplémentaire inutile pour les exportateurs de bétail canadiens et mexicains. Nous vous présenterons tous les détails de cette décision dans le numéro de FAC Express de la semaine prochaine.

Vos commentaires, vos questions et vos idées d'articles sont toujours les bienvenus. Vous pouvez m'écrire à l'adresse allison@finnamore.ca.


1. La valeur des terres agricoles continue d’augmenter

La valeur des terres agricoles au Canada a augmenté de 7,4 % au cours des six premiers mois de 2011, apprend‑on dans un rapport qui examine les prix des biens fonciers ruraux.

Au début de la semaine, Financement agricole Canada a publié son rapport Valeur des terres agricoles qui couvre le premier semestre de 2011. FAC rapporte que la valeur des terres agricoles poursuit sa tendance à la hausse observée au cours de la dernière décennie.

C’est la Saskatchewan qui a connu la hausse moyenne la plus forte (11,6 %) de la valeur des terres agricoles, suivie de l’Ontario (6,6 %). Le Québec et l’Alberta ont enregistré une augmentation moyenne de 4,4 % et de 4,0 % respectivement, tandis que la Nouvelle‑Écosse et le Manitoba ont affiché des hausses respectives de 2,9 % et 2,4 %. La valeur des terres agricoles n’a pas changé en Colombie‑Britannique, à l’Île‑du‑Prince‑Édouard, au Nouveau‑Brunswick et à Terre-Neuve-et-Labrador.

FAC évalue la valeur des terres agricoles depuis 1990 à l’aide d’un système reposant sur 245 terres agricoles repères. Effectuées en janvier et en juillet, les évaluations sont fondées sur les ventes récentes de terres comparables, qui ont été réalisées entre des personnes sans lien de dépendance. Une fois les ventes choisies, elles sont examinées, analysées et rajustées par rapport aux terres repères.

Les faits saillants du rapport sont exposés dans les lignes qui suivent, et la version intégrale, y compris les constatations pour chaque province, se trouve sur le site www.valeurdesterresagricoles.ca.

Saskatchewan
La valeur des terres agricoles de la Saskatchewan a augmenté en moyenne de 11,6 % au cours du premier semestre de 2011, soit la hausse la plus élevée au Canada.

FAC indique que cette progression découle principalement des cours élevés des produits de base et du bétail. Les propriétaires acceptent de plus en plus souvent de louer leurs terres au lieu de les vendre.

Ce sont les régions du Nord‑Ouest et du Sud‑Est de la province qui ont connu les augmentations de valeur les plus importantes, grâce aux bonnes récoltes et au prix élevé des produits de base de l’automne 2010.

L’an dernier, les municipalités rurales du Sud‑Ouest et du Nord‑Est de la province ont été les plus durement touchées par les inondations, ce qui a rendu les acheteurs éventuels de terres plus prudents. Par conséquent, la valeur des terres a augmenté plus faiblement pendant cette période.

Ontario
C’est l’Ontario qui a enregistré la plus importante augmentation de la valeur des terres agricoles après la Saskatchewan, soit une hausse moyenne de 6,6 % pendant le premier semestre de 2011.

Les hausses les plus importantes ont été enregistrées dans le Sud-Ouest et le Nord de l’Ontario, tandis que les autres régions de la province ont connu des variations plus modestes qui n’ont eu que peu ou pas d’effet sur la valeur des terres agricoles. Les producteurs de lait ont alimenté la forte demande de terres en continuant d’acheter d’autres terres plutôt que des quotas laitiers, qui font l’objet de restrictions.

La rentabilité des cultures spéciales, comme le ginseng et les légumes, a continué de faire grimper le prix des terres dans le Sud de l’Ontario. Les exploitations laitières et de cultures commerciales ont fait augmenter la demande et le prix des terres dans le Nord de l’Ontario. Les grandes exploitations d’élevage intensif ont continué de chercher des terres afin de pouvoir prendre de l’expansion ou satisfaire aux exigences du Programme de gestion des éléments nutritifs.

La demande de terrains résidentiels a augmenté dans certaines régions du Sud‑Ouest de l’Ontario et en périphérie du Grand Toronto. Il arrive donc, par conséquent, que des acheteurs inhabituels fassent l’acquisition de petites fermes, ce qui contribue à intensifier la concurrence pour les terres agricoles.

Québec
Au Québec, la valeur des terres agricoles a augmenté en moyenne de 4,4 % au cours du premier semestre de 2011. La valeur des terres agricoles au Québec demeure stable ou augmente depuis l’année où FAC a commencé à produire des rapports à ce sujet.

La valeur des terres a connu une augmentation importante dans l’ouest de la province, ainsi que dans Lanaudière et dans le Centre‑du‑Québec, où la demande dépassait l’offre, attirant une clientèle très variée.

Le marché des terres agricoles dans les secteurs situés à l’est de la région du Centre‑du‑Québec est resté stable malgré les défis auxquels l’industrie du porc doit faire face. Le nombre d’acheteurs éventuels était limité à cause de la diminution du nombre de producteurs dans les régions où domine l’industrie porcine.

Au cours des derniers mois, la région de la Montérégie a subi des inondations. Étant donné que l’information sur les propriétés touchées par les inondations était limitée au moment de la rédaction du rapport, l’impact sur la valeur des terres inondées était inconnu.

Alberta
En Alberta, la valeur des terres agricoles a augmenté en moyenne de 4,0 % au cours du premier semestre de 2011.

La demande de bonnes terres agricoles cultivées a été forte dans le Sud de l’Alberta. Ce sont les grands producteurs se livrant concurrence pour des terres qui sont à l’origine de la croissance de la demande. La demande de terres irriguées propices à la production de cultures spéciales demeure élevée, ce qui a contribué à de fortes augmentations de leur valeur. La demande de terres marginales convenant à la culture du foin et à l’élevage du bétail a également augmenté. L’achat de terres agricoles était, de façon générale, considéré comme un investissement judicieux.

Nouvelle‑Écosse
La valeur des terres agricoles en Nouvelle‑Écosse a augmenté en moyenne de 2,9 % au cours du premier semestre de 2011.

La valeur des terres dans les comtés de East Hants et de Colchester a subi certaines pressions à la hausse, surtout à cause de la concurrence que se livrent les exploitations laitières prospères et les banlieusards de la région métropolitaine de Halifax pour acheter des terres. Certaines terres agricoles de bonne qualité se sont vendues à prix élevé, et la demande de la part des agriculteurs à temps partiel et des éleveurs de chevaux est restée constante.

Dans la région d’Antigonish, où domine l’industrie laitière, quelques petites parcelles se sont vendues au prix courant ou à un prix légèrement plus élevé. L’indisponibilité de quota laitier a ralenti indirectement la vente de terres agricoles.

Dans la région de Kentville, les prix ont augmenté en raison de la concurrence entre les divers secteurs et à l’intérieur de ces derniers. Les secteurs soumis à la gestion de l’offre affichaient de la confiance. En particulier, l’industrie du poulet à griller et les vignobles ont continué de prendre de l’expansion.

Manitoba
Au Manitoba, la valeur des terres agricoles a augmenté en moyenne de 2,4 % au cours du premier semestre de 2011.

Les hausses des terres agricoles les plus importantes ont été enregistrées dans les régions où la production céréalière est le principal secteur d’activité. Le prix élevé des produits de base, la faiblesse des taux d’intérêt et le fait que les terres agricoles soient considérées comme un investissement sûr ont fait grimper le prix des terres, et ce, malgré l’arrivée tardive du printemps, les conditions pluvieuses et la fraîcheur de l’été en 2010.

Malgré les pluies très abondantes reçues dans la région d’Interlake et dans le Sud‑Ouest de la province, la valeur des terres agricoles est restée stable dans cette région.

Des acres de pâturage inutilisé et comprenant des parcelles ouvertes et bien clôturées dans la région d’Interlake se sont vendus à prix élevés, parce que ces terres peuvent servir à la production de cultures commerciales ou de fourrages ou comme pâturage amélioré. Dans la région de Steinbach, ce sont des producteurs soumis à la gestion de l’offre (secteurs laitier et avicole) qui ont acheté les terres disponibles pour l’épandage de fumier.

Colombie‑Britannique
En Colombie‑Britannique, la valeur des terres agricoles n’a pas changé au cours du premier semestre de 2011. Le dernier rapport signalait une hausse moyenne de 0,4 %.

La valeur des terres de meilleure qualité s’est appréciée dans la région de Dawson Creek, grâce principalement à la forte demande des producteurs qui voulaient prendre de l’expansion en achetant des terres de première qualité. En outre, les revenus provenant du secteur des ressources naturelles ont continué de soutenir la demande de terres en périphérie urbaine, créant ainsi une concurrence pour les producteurs désireux d’étendre leurs activités.

Nouveau-Brunswick
La valeur des terres agricoles au Nouveau‑Brunswick est demeurée inchangée au premier semestre de 2011. Elle avait augmenté de 2,4 % au cours du deuxième semestre de 2010, après être demeurée stable au premier semestre. La valeur des terres augmente ou demeure stable au Nouveau‑Brunswick depuis l’atteinte d’un sommet de 6,3 % au dernier semestre de 2008.

Dans les comtés de Madawaska et de Victoria, toutes les ventes enregistrées touchaient des terres de qualité variant de moyenne à supérieure à la moyenne destinées à la production de pommes de terre et vendues par des agriculteurs qui quittaient l’industrie. Les producteurs à forfait de la région se sont livrés une forte concurrence, particulièrement lorsque les ventes de terres étaient associées à un volume de contrats de transformation. Cela n’a toutefois pas modifié la valeur des terres, car la diminution du revenu disponible liée au coût accru des intrants a contrebalancé l’effet de cette forte concurrence.

Dans la région de Sussex, de nombreuses propriétés de grande superficie ou d’anciennes fermes ont été achetées surtout par des acheteurs inhabituels à des fins résidentielles ou d’agriculture à temps partiel.

Terre‑Neuve‑et‑Labrador
La valeur des terres agricoles à Terre‑Neuve‑et‑Labrador est restée inchangée au cours du premier semestre de 2011. Elle n’avait d’ailleurs pas changé au cours du deuxième semestre de 2010, mais avait augmenté de 0,7 % pendant le premier semestre de 2010. La valeur des terres agricoles augmente ou demeure inchangée dans cette province depuis 1993.

Les exploitations laitières forment la principale industrie agricole dans cette région, et la majorité d’entre elles disposaient de biens fonciers suffisants pour pouvoir exercer leurs activités. Cela s’est traduit par une faible activité sur le marché.

Île‑du‑Prince‑Édouard
La valeur des terres agricoles à l’Île‑du‑Prince‑Édouard est demeurée inchangée au cours du premier semestre de 2011, après une hausse de 3,2 % au deuxième semestre de 2010. Elle n’avait pas changé pendant le premier semestre de 2010.

Dans la région de Summerside, ce sont surtout les producteurs à forfait de pommes de terre qui se sont livrés concurrence afin d’investir dans des terres et des installations destinées à améliorer l’entreposage et la réfrigération des produits. Le coût des intrants demeure une des préoccupations des producteurs de pommes de terre, qui ont continué de mettre l’accent sur l’amélioration de leur marge bénéficiaire grâce à leurs pratiques de gestion. Par ailleurs, la région de Charlottetown n’a enregistré que peu de ventes de terres nues au cours du premier semestre de 2011. Ce sont les divers types d’exploitations agricoles qui se sont fait concurrence pour l’achat de ces terres.

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2. Vidéo : Rapport Valeur des terres agricoles de FAC -- automne 2011

Cette vidéo traite des points saillants du rapport Valeur des terres agricoles de FAC, publié à l'automne 2011, y compris la façon dont nous établissons la valeur des terres, les facteurs à l'origine des changements ainsi que la répartition des valeurs dans l'ensemble du pays.

Visionnez d’autres vidéos d’Apprentissage FAC à partir de notre page multimédia.

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3. Déploiement national du Beef InfoXchange System

Une nouvelle étape du déploiement du Beef InfoXchange System (BIXS) est franchie. En effet, on a annoncé le lancement réussi, à l’échelle nationale, de deux volets du système, soit le module destiné aux éleveurs‑naisseurs et un répertoire en ligne des ventes de bovins.

Les éleveurs‑naisseurs aux quatre coins du pays ont maintenant accès au système après plus de deux ans d’essais intensifs et de consultations auprès des intervenants afin de résoudre les difficultés techniques et de garantir la fonctionnalité du système.

Le déploiement du système intégral pour les éleveurs‑naisseurs était prévu de manière à coïncider avec la campagne de vente de veaux de cet automne, indique Larry Thomas, coordonnateur national du BIXS. Celui‑ci prévoit que la plus grande partie des nouveaux membres seront recrutés par des partenaires du BIXS comme Pfizer Gold et BeefBooster Inc.

Ces groupes se sont associés au BIXS dans le cadre d’une initiative qui reconnaît la valeur ajoutée potentielle pour les troupeaux des producteurs; en effet, l’échange d’information tout au long de la chaîne de valeur, des éleveurs‑naisseurs aux usines de transformation et aux parcs d’engraissement, s’avérera utile.

Les producteurs qui s’inscrivent à ce programme à participation volontaire doivent communiquer les numéros de leurs étiquettes d’identification par radiofréquence (IRF) ainsi que les dates de naissance des animaux, et confirmer s’ils participent au programme Verified Beef Production (programme de production de bœuf vérifiée). Tous les autres renseignements sont facultatifs et confidentiels, et les producteurs peuvent choisir jusqu’à 30 attributs-valeurs différents pour le suivi des animaux.

Le BIXS a aussi ajouté un répertoire en ligne des ventes de bovins pour les participants inscrits, qui permet aux membres du programme d’annoncer gratuitement les marchés aux enchères ou les ventes entre particuliers à venir. Les utilisateurs peuvent effectuer un tri selon la date de naissance, le poids, la race, l’endroit et d’autres données fournies par le vendeur.

M. Thomas note que le service procure un outil supplémentaire qui permet aux producteurs d’établir des relations d’affaires et d’optimiser leur programme de commercialisation des bovins fondé sur le BIXS. Il admet néanmoins que le moment du lancement ne coïncidait pas avec la période la plus forte de la saison de ventes. « En tout cas, nous l’avons lancé, dit‑il. Nous voulions que le système soit déployé pour permettre aux gens de savoir quelles possibilités il offre et de se familiariser avec celui-ci. »

M. Thomas indique par ailleurs que l’on continue de travailler aux volets du système destinés aux parcs d’exploitation et aux établissements de transformation et qu’on prévoit les mettre en œuvre à la fin de 2011 ou au début de 2012.

Une fois que ces volets seront opérationnels, les producteurs disposeront d’un outil puissant qui leur permettra de suivre toutes les données, des dates de vaccination et de sevrage à l’information génétique et aux résultats du classement des carcasses.

Pour obtenir plus d’information, consultez le www.bixs.cattle.ca (en anglais seulement).

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4. L’interdiction de brûler du charbon aura des conséquences sur les agriculteurs du Manitoba

Les dirigeants du secteur agricole du Manitoba affirment que des centaines d’exploitations agricoles de la province devront changer leurs systèmes de chauffage d’ici deux ans, à la suite de l’entrée en vigueur d’une interdiction provinciale de brûler du charbon.

Le Manitoba interdira l’utilisation du charbon à des fins de chauffage pour des raisons environnementales à compter du 1er janvier 2014. Selon une enquête récente menée par le Conseil manitobain du porc auprès de ses membres, le nombre d’exploitations agricoles dont le système de chauffage est alimenté au charbon est plus élevé qu’on ne le croyait.

Le Conseil juge que la date butoir de 2014 est irréaliste et demande qu’elle soit repoussée à 2019, indique le directeur général Andrew Dickson. Le budget provincial de 2011‑2012 prévoit des mesures visant à encourager les utilisateurs de charbon à employer des sources d’énergie qui produisent moins d’émissions de gaz à effet de serre (GES), notamment une taxe sur les émissions et des mesures incitatives pour passer du charbon aux biocombustibles.

La taxe, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2012, correspond à 10 $ par tonne démissions d'équivalent de dioxyde de carbone. La province interdira aussi l’utilisation du charbon pour le chauffage des locaux et le chauffage de l’eau à partir de 2014.

Toutefois, les deux plus grands utilisateurs de charbon de la province, une centrale hydroélectrique du Manitoba à Brandon et une usine de traitement du calcaire au nord de Winnipeg, ne seront pas assujettis à cette interdiction, mais continueront de payer la taxe sur les émissions.

Les exploitations les plus directement touchées par l’interdiction sont les colonies huttérites, dont un certain nombre chauffent les porcheries à l’aide de systèmes à eau chaude alimentés au charbon.

Toutefois, M. Dickson indique que beaucoup d’autres fermes sont munies de petites chaudières à charbon pour chauffer les porcheries, les ateliers et les maisons.

Doug Chorney, président de Keystone Agricultural Producers (KAP), indique que son regroupement et le Conseil manitobain du porc ont rencontré des représentants du gouvernement le 2 novembre pour exprimer leurs préoccupations liées à l’interdiction de brûler du charbon.

En principe, KAP ne s’oppose pas à cette interdiction, mais souhaite que la province accroisse le financement destiné à aider les agriculteurs à adopter des systèmes de chauffage à la biomasse, dit M. Chorney.

« Il s’agit d’un ajustement important sur le plan financier, de même que sur le plan opérationnel, en raison de l’équipement spécial qui peut être nécessaire. »

KAP craint que les producteurs agricoles, qui sont à l’origine de seulement 10 % de la combustion de charbon au Manitoba, fassent les frais de ce nouveau règlement, note M. Chorney.

Daryl Domitruk, directeur de l’innovation agroalimentaire du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Initiatives rurales, mentionne que tous les fonds provenant de la taxe sur les émissions serviront à aider les utilisateurs de charbon à passer à l’utilisation de la biomasse ou à d’autres sources d’énergie.

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5. Nouveau programme destiné à combler un fossé

Un nouveau programme axé sur les projets scientifiques et technologiques menés par l'industrie comblera l'écart entre les idées, les produits et leur arrivée sur le marché.

Le Programme d'innovations agricoles (PIA) du gouvernement fédéral stimulera la mise en marché de produits, de technologies, de procédés et de services à valeur ajoutée et innovateurs grâce à un investissement de 50 millions de dollars. Le gouvernement fédéral affirme que ce programme aidera le secteur agricole canadien à créer des emplois, à augmenter ses recettes et à réduire les coûts de production.

« Investir dans l'innovation permet au secteur agricole de tirer profit des possibilités émergentes et de s'assurer de conserver une part croissante sur les marchés, déclare Jacques Gourde, député de Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière, au Québec. Ce soutien aux initiatives locales permettra d'apporter des solutions novatrices directement aux producteurs et aux communautés. »

Le PIA est un programme national qui consentira un soutien aux initiatives locales afin d'aider à régler certains problèmes ou à saisir des possibilités à l'étape de la précommercialisation. Le programme, qui prendra fin le 31 mars 2013, accordera des fonds par le truchement de deux volets :

- Création et transmission du savoir : Ce volet accordera des fonds aux projets qui accélèrent la recherche et le développement, l'application et le transfert de connaissances et de technologies dans le secteur.

- Commercialisation : Ce volet octroiera des fonds aux projets qui contribuent à la compétitivité, à la durabilité et à l'adaptabilité du secteur en augmentant le taux de commercialisation réussie et l'adoption d'innovations en agriculture au Canada.

Le volet Création et transmission du savoir vise les entrepreneurs agricoles, les entreprises et les organismes et leur permettra d'avoir un meilleur accès au gouvernement, aux universités et aux autres ressources nécessaires pour appuyer la transformation réussie des idées novatrices en entreprises viables. Les fonds non remboursables favoriseront la création du savoir et le transfert de connaissances, et la mise au point rapide de nouvelles pratiques agricoles et de nouveaux produits et processus à l'étape de la précommercialisation.

Le volet Commercialisation allouera des fonds remboursables aux entreprises, aux coopératives et aux organismes à but lucratif en vue de la réalisation de projets agricoles.

Tous les détails au sujet du PIA se trouvent au http://www4.agr.gc.ca/AAFC‑AAC/display-afficher.do?id=1320767853009&lang=fra.

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6. Programmes de perfectionnement des chefs de file du secteur agricole canadien

Robert Bourgeois est le propriétaire-exploitant du Verger Belliveau, situé dans le sud du Nouveau-Brunswick. Pas un jour ne passe, affirme-t-il, où il n'utilise pas une compétence acquise dans le cadre du Atlantic Agricultural Leadership Program (AALP), auquel il a participé entre 2000 et 2002.

Ancien de la quatrième cohorte de ce programme de 18 mois, M. Bourgeois affirme que les meilleurs avantages qu'il en a tirés sont la possibilité d'apprendre des autres et l'acquisition d'une meilleure compréhension du rôle qu'il joue dans la communauté agricole ainsi que dans sa propre ferme.

« J'ai appris qu'un bon leader traduit les idées en action en convainquant les autres et les parties intéressées qu'il est nécessaire d'emprunter de nouvelles voies, dit-il. J'ai appris à accepter le changement et à m'efforcer de m'adapter. Le programme m'a aussi permis de mieux connaître les dimensions locale, nationale et internationale de l'agroentreprise. »

Établi en 1994 au Nouveau-Brunswick, le Atlantic Agricultural Leadership Program a été constitué en organisme sans but lucratif en 2004 et a été élargi de manière à accepter des candidats des quatre provinces de l'Atlantique. Jusqu'ici, 128 participants ont réussi le cours qui contribue au perfectionnement de nouveaux chefs de file au moyen d'une série de séminaires et de voyages d'études en Amérique du Nord et dans le monde.

Un programme semblable est offert aux Ontariens qui œuvrent dans les secteurs de la production agricole primaire, de l'agroentreprise et de l'agroalimentaire, ainsi qu'aux gouvernements municipal, provincial et fédéral et leurs organismes. Le Advanced Agricultural Leadership Program (Programme avancé de leadership agricole) a été établi en 1984, et plus de 380 chefs de file en sont diplômés. La quatorzième cohorte de 30 personnes s'est réunie pour son premier séminaire à la fin septembre, donnant le coup d'envoi au programme de cette année.

Pendant les 19 mois que dure ce programme, les participants acquièrent de nouvelles connaissances sur les théories et les pratiques en matière de leadership et de développement organisationnel, les processus gouvernementaux et politiques, les questions économiques, les politiques commerciales, les affaires internationales, et les questions liées au secteur et à l'industrie en Ontario et dans le monde grâce à des volets consacrés aux voyages d'études en Amérique du Nord et à l'étranger.

L'un des participants de cette année est Wes Wiens, un multiplicateur de vignes établi à Niagara-on-the-Lake, qui vend des vignes à des vineries et à des cultivateurs de raisins à l'échelle du Canada.

« Je désirais participer au AALP dans le but de me sensibiliser davantage aux dimensions nationale et internationale de l'agriculture, de même que pour me perfectionner et relever des défis en tant que leader, dit-il. J'espère approfondir ma compréhension de l'agriculture mondiale et de ses répercussions sur l'économie planétaire tout en en apprenant sur l'apport que je peux y fournir. »

Après avoir participé à un séminaire, M. Wiens se dit extrêmement impressionné par le niveau de professionnalisme du programme et par la portée des apprentissages transmis aux participants et des défis qu'on leur propose.

« Je pense qu'il est important de se mettre au défi et de s'améliorer continuellement, et ce programme offre une occasion exceptionnelle de le faire, dit M. Wiens. L'agriculture est un domaine qui a nettement changé au cours des 30 dernières années, et l'exercice du leadership dans ce secteur essentiel revêt aujourd'hui des dimensions beaucoup plus nombreuses. »

« Le AALP dispense les outils et permet aux chefs de file de divers secteurs agricoles de mieux comprendre l'agriculture et les atouts qu'il faut posséder pour être un leader dans ce domaine. »

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le Advanced Agricultural Leadership Program, consultez le www.aalp.on.ca (site disponible en anglais uniquement).

Le Atlantic Agriculture Leadership Program accepte les demandes d’inscription pour sa huitième cohorte jusqu'à la mi-décembre. Pour obtenir plus d'information, consultez le www.agleaders.ca (site disponible en anglais uniquement).

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7. Analyse du marché - Mise à jour sur le marché du canola

Du début de la semaine au moment de la rédaction de cet article, le 16 novembre, les prix à terme du canola étaient à la hausse, mais ne se relevaient que lentement d'une chute soutenue enregistrée pendant toute la saison automnale, au cours de laquelle les prix ont atteint leur niveau le plus bas de l'année civile 2011.

Les rumeurs qui ont circulé cette semaine au sujet de nouvelles transactions d'exportations de canola avec la Chine et de la progression du complexe de soja du Chicago Board of Trade (CBOT) ont fait bondir les prix à terme du canola. Les nouvelles transactions d'exportation s'ajoutent à un volume d'exportation déjà imposant sur la côte Ouest du Canada. L'activité est qualifiée d'intense à l'heure actuelle, même si les participants au marché continuent de suivre de près les problèmes financiers en Europe.

Une remontée à court terme dans le complexe de soja du CBOT a sans doute été un facteur déterminant de la vigueur du marché du canola jusqu'ici cette semaine, au cours de laquelle des ventes de haricots des États-Unis à la Chine ont aussi été confirmées.

Toutefois, revenons sur une nouvelle provenant de Chicago : la marque de 12 $ pour le prix à terme du soja semble être le seuil « non négociable » de la Chine. En effet, l'organisme responsable des achats de la Chine, Sinograin, affirme qu'il n'achètera pas si les prix dépassent ce niveau, mais pourrait accroître les achats si les prix sont inférieurs. Peut-on croire cela? Allez savoir ce qui peut se produire dans l'univers parfois trompeur du commerce des grains.

Cependant, en l'absence de préoccupations d'ordre météorologique en Amérique du Sud, je soupçonne qu'il demeurera difficile pour les prix sur les marchés des oléagineux d'amorcer une tendance à la hausse soutenue à l'heure actuelle. D'un point de vue saisonnier, toutefois, cette période-ci est habituellement un moment propice à l'appréciation des marchés.

Pour l'heure, les marchés de grains continuent d'évoluer dans un environnement où peu de nouvelles semblent avoir un effet direct ou soutenu sur les fluctuations quotidiennes des prix. Les marchés suivent des tendances en dents de scie.

Dans un contexte comme celui-ci, ce sont les échanges commerciaux techniques et/ou les influences des marchés extérieurs qui prédominent. Les objectifs de remontée corrective technique à court terme ont été atteints au milieu de la semaine, au moment de la rédaction. Il se peut que les marchés se maintiennent à ce niveau pendant un certain temps, mais il demeurera difficile pour eux de prendre un élan haussier de plusieurs jours. En effet, les conditions générales indiquent un déclin des prix au cours des semaines à venir.

Il convient aussi de noter que le dollar américain semble se raffermir et pourrait confirmer les prévisions d'une période de remontée de la valeur du billet vert. Si tel est le cas, ce facteur n'apportera pas de soutien au secteur des produits de base.

Du début de l'année civile 2011 à la fin de l'été, les marchés à terme du canola de Winnipeg ont évolué à l'intérieur d'une fourchette très large, oscillant de façon générale entre une limite supérieure de 600 à 610 $ la tonne et une limite inférieure d'environ 550 $ la tonne. Mais depuis l'atteinte d'un sommet des opérations à terme, à la toute fin du mois d'août, le graphique des prix du canola au début de la saison automnale affiche une tendance nettement baissière.

La liquidation spéculative des positions longues fondée sur les graphiques a entraîné une érosion soutenue des prix à terme du canola en septembre et en octobre, érosion qui s'est poursuivie pendant la première moitié de novembre. L'activation d'ordres de vente stop, durant ce recul, a amplifié les pertes enregistrées dans le secteur du canola.

Le canola bénéficie d'un certain soutien apporté par l'affaiblissement du dollar canadien et des prix de l'huile végétale qui demeurent fermes. Quoi qu'il en soit - et j'ai peut-être tort -, je ne suis pas convaincu que le marché des oléagineux affiche un fort potentiel de croissance à l'heure actuelle.

Heureusement, nous avons été témoins d'une amélioration assez impressionnante des possibilités sur le marché au comptant, qui a permis de compenser en partie la baisse des prix à terme. À de nombreux endroits, les offres au comptant sont inférieures de peut-être seulement 50 cents le boisseau par rapport au sommet d'il y a deux mois.

Le volume des échanges quotidiens a augmenté cette semaine, mais si l'on examine les graphiques, on constate que depuis mai, et assurément depuis le sommet atteint en août, des moyennes mobiles de 20 à 30 jours ont servi de plafond aux prix à terme, et le marché a dépassé ces moyennes pendant seulement quelques jours avant de diminuer jusqu'à de nouveaux planchers.

La situation est peut-être différente cette fois-ci, allez savoir, mais comme il est possible d'obtenir 12 $ ou presque en vue d'une livraison différée, les producteurs doivent décider si ce prix est suffisant pour réaliser certaines ventes au comptant.

Comme les remontées de prix à cette période-ci sont, par nature, de courte durée, il ne faut pas hésiter à vendre. Et c'est cette stratégie que PFCanada entend continuer d'appliquer. On signalera périodiquement un accroissement de la demande alimentaire de l'Asie, comme ce fut le cas cette semaine, ce qui aura pour effet de soutenir les prix. Mais dans ce genre de contexte, les acheteurs asiatiques n'ont pas tendance à alimenter la hausse des marchés.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l'information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204-654-4290 ou se rendre à l'adresse www.pfcanada.com (en anglais seulement) pour en savoir plus au sujet des services qu'il offre.

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