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Note de la rédactrice

Allison Finnamore

Vos commentaires, vos questions et vos idées d'articles sont toujours les bienvenus. Vous pouvez m'écrire à l'adresse allison@finnamore.ca.


1. Les bioproduits ouvrent de nouveaux horizons

Des pièces de carrosserie d'automobile fabriquées à partir de paille de blé. Du papier à cigarettes issu du lin. Des pots à fleurs faits de fécule de pomme de terre. Des textiles issus du chanvre.

Ce sont tous des bioproduits, c'est-à-dire des biens industriels fabriqués à partir de fibres végétales.

Partout sur la planète, des entreprises commencent à utiliser des biomatériaux, dont des fibres issues de l'agriculture, pour produire des biens d'usage quotidien.

Cette innovation s'inscrit dans une tendance embryonnaire mais croissante des fabricants à remplacer les matériaux composites à base de pétrole, comme les plastiques et la fibre de verre, par des biofibres renouvelables dans le but de réduire leur empreinte carbone.

Et les producteurs agricoles du Manitoba sont bien placés pour leur fournir les fibres dont elles ont besoin, affirme Doug Chorney, président de Keystone Agricultural Producers (KAP), l'association agricole générale de la province.

Les récoltes du Manitoba génèrent 4,7 millions de tonnes de paille chaque année, et on a besoin de moins de la moitié de ce volume pour l'alimentation du bétail et l'amélioration du sol, a déclaré M. Chorney lors d'une récente conférence internationale sur les biofibres, tenue à Winnipeg.

L'incinération des résidus de cultures est étroitement réglementée au Manitoba. Il reste donc vraisemblablement d'importants volumes de paille pouvant servir à des utilisations secondaires, comme l'approvisionnement du marché des biofibres en plein essor, fait valoir M. Chorney, producteur de céréales et d'oléagineux.

Les exportations sont vitales pour l'industrie agricole et agroalimentaire du Manitoba, qui génère 9,5 % du produit intérieur brut de la province. M. Chorney estime que les biofibres pourraient représenter un apport précieux.

« Il est clair que nous n'accaparerons pas de nouveaux marchés, donc nous devons optimiser ceux que nous avons déjà. »

Le Manitoba est en mesure de produire des biofibres agricoles, notamment à partir du lin et du chanvre, parce que son climat et ses sols se prêtent bien à la production de ces cultures, dit Jeff Kraynyk, directeur de l'Office de
l'agri-énergie du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Initiatives rurales du Manitoba.

« L'avenir s'annonce très prometteur », lance-t-il.

Le gouvernement du Manitoba promeut activement l'industrie des bioproduits. Il s'est fixé comme objectif que ce secteur génère des revenus annuels de deux milliards de dollars d'ici 2020, dont 80 % proviendront de collectivités rurales et du Nord.

Le Composites Innovation Centre de Winnipeg, une société regroupant des intervenants du gouvernement et de l'industrie qui met au point des matériaux composites pour des fabricants, soutient cet effort.

À l'heure actuelle, le Manitoba compte 43 entreprises qui mènent des activités de recherche et développement sur les bioproduits ou qui produisent des bioproduits.

Les projets de la province sur les bioproduits ont connu plus ou moins de succès dans le passé. Notamment, une grande usine de fabrication de panneaux de fibre de paille à l'ouest de Winnipeg a fait faillite il y a dix ans. Un projet semblable qui devait se dérouler dans le sud-ouest du Manitoba n'a jamais vu le jour.

Toutefois, M. Chorney soutient que les projets sur les biofibres peuvent être couronnés de succès si l'on utilise des technologies éprouvées, s'ils sont concurrentiels, et si les ventes sont destinées à des marchés établis.

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3. La vigilance est de mise pour lutter contre la chrysomèle des racines

Les cultivateurs de l'Ontario doivent considérer la résistance de la chrysomèle des racines du maïs aux insecticides Bt utilisés dans la ceinture de maïs des États-Unis comme un « signal d'alarme », affirme une chercheuse de l'Université de Guelph.

Jocelyn Smith, du campus de Ridgetown, indique que la résistance de la chrysomèle des racines du maïs a été signalée au Minnesota, en Illinois, en Iowa et dans le Dakota du Sud. Au cours d'études en laboratoire, des chercheurs de la Iowa State University ont montré que les chrysomèles des racines prélevées dans des champs de maïs Bt qui affichaient des dommages causés par ce ravageur en 2010 avaient un taux de survie trois fois supérieur à celui des insectes prélevés dans des champs qui ne présentaient pas de problèmes.

Mme Smith souligne que la chrysomèle des racines est déjà un redoutable ennemi du maïs et un « obstacle de taille » à la lutte antiparasitaire à long terme. Le plus gros problème est l’ensemencement de maïs année après année et l’emploi d’une seule méthode de lutte, ce qui crée « les conditions idéales au développement de la résistance ». L'utilisation répétée de la même technique de lutte au fil des ans entraîne une pression sélective considérable sur les populations de chrysomèles des racines à l'égard de cette technique,
ajoute-t-elle.

Il y a toutefois de l'espoir. La chercheuse indique que le paysage agricole diversifié de l'Ontario et la rotation habituelle maïs-soja-blé ont sans doute contribué à empêcher la résistance au Bt de s'installer dans la province, et devraient continuer à le faire.

Quoi qu'il en soit, dit-elle, il est important de demeurer vigilant.

« La chrysomèle des racines s'adapte depuis longtemps à toutes les méthodes de lutte utilisées contre elle, note Mme Smith. Elle a développé une résistance à de multiples groupes d'insecticides qui étaient beaucoup utilisés aux États-Unis pour la lutte contre les insectes au stade larvaire et les insectes adultes, et au cours des 20 dernières années, elle s'est adaptée à une rotation maïs-soja dans de nombreuses régions de la ceinture de maïs. »

Mme Smith indique qu'en Ontario et dans de nombreuses parties des États-Unis, la rotation des cultures demeure la meilleure méthode de lutte contre la chrysomèle des racines du maïs. Les larves qui sortent des œufs déposés dans le sol à la fin de l'été et à l'automne mourront au printemps s'il n'y a pas de tissu de racine de maïs dont elles peuvent se nourrir.

« Le semis d'une culture autre que le maïs après une récolte de maïs garantira l'éradication de presque toutes les chrysomèles des racines déposées dans les champs l'année précédente », dit-elle.

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4. Les rendements des récoltes de légumes varient en Nouvelle-Écosse

Après plusieurs années au cours desquelles la saison de croissance a été plus chaude et plus longue que la normale, la réalité a rattrapé les producteurs de légumes de la Nouvelle-Écosse cette année, selon l'horticulteur Viliam Zvalo.

Conseiller auprès des cultivateurs de légumes de la Nouvelle-Écosse, M. Zvalo indique que les rendements varient d'une région à l'autre. Certaines récoltes sont satisfaisantes, d'autres en baisse.

« La saison 2011 a été difficile, assurément, affirme M. Zvalo. Les conditions météorologiques ont été défavorables pendant la pollinisation, et l'établissement des cultures a été entravé. Les courges et les citrouilles ne s'en sont pas bien tirées. Je n'ai pas de statistiques concrètes, mais d'après ce que j'entends, le rendement des courges serait en baisse d'environ 25 %. »

Dans la partie continentale de la Nouvelle-Écosse, le printemps a été très humide, puis les conditions ont été chaudes et sèches en juillet. « Octobre a été doux, mais nous avons eu du gel en septembre, note M. Zvalo. J'ai parlé à des producteurs qui récoltaient des tomates au début et au milieu d'octobre, mais ceux-ci avaient probablement mis en œuvre un programme de pulvérisation sans accroc. »

La quantité exceptionnelle de pluie que la province a reçue a compliqué la pulvérisation. « On dirait que nous ne recevons plus de pluies normales, note M. Zvalo. Nous essuyons des phénomènes météorologiques extrêmes, où il tombe 150 millimètres de pluie en deux jours, ce qui lessive les éléments nutritifs du sol. » Les conditions humides ont anéanti certaines cultures de légumes feuilles. La pluie conjuguée à la chaleur a aussi créé les conditions idéales à l'apparition de maladies.

Si 2011 n'a pas été une bonne année pour les cultures friandes de chaleur comme les tomates et les poivrons, M. Zvalo indique que les cultures qui résistent bien au temps froid, en particulier le chou-fleur, le brocoli et le chou, s'en tirent assez bien. Toutefois, les rendements de ces cultures varient également. La Nouvelle-Écosse a beau être une petite province, les variations régionales de températures y ont été exceptionnelles l'été dernier et cet automne, des températures assez chaudes enregistrées dans la vallée de l'Annapolis aux tempêtes qui ont frappé le Cap-Breton.

Les variations météorologiques sont l'un des facteurs qui font en sorte que la récolte automnale est aussi disparate, selon Donna Crawford, coordonnatrice administrative du groupement de producteurs agricoles spécialisés sans but lucratif Horticulture Nova Scotia. « La récolte n'a pas été facile parce que les conditions sont très humides, et dans certaines régions, le sol reste humide même lorsque le soleil brille. »

Mme Crawford a entendu dire que des producteurs de navet du Cap-Breton sont aux prises avec de « graves problèmes de ravageurs », la mouche des racines étant la première coupable. « La récolte des courges est aussi très mauvaise cette année. Les producteurs commerciaux n’obtiennent pas le rendement auquel ils s’attendaient. Nous serons vite en pénurie de courges cette année. »

Enfin, les producteurs de betteraves commerciales risquent eux aussi d’être à court, mais en raison d’une hausse fulgurante de la demande. « La betterave est la nouvelle culture vedette de l’année. Dans tous les restaurants de la Nouvelle-Écosse, les petites betteraves et les betteraves sont amplement utilisées en salade. Les betteraves marinées connaissent aussi un regain de popularité. »

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5. La restructuration de Maple Leaf aidera peut-être les producteurs de porcs

La plus grande entreprise de transformation de la viande du Canada procède à une restructuration majeure qui pourrait se traduire par des bénéfices accrus pour les producteurs de porcs, espèrent les représentants de l’industrie.

En rationalisant ses activités pour améliorer sa rentabilité, Les Aliments Maple Leaf sera peut‑être en mesure d’offrir des prix plus élevés pour les porcs de marché, dit Andrew Dickson, directeur général du Conseil du porc du Manitoba.

Il admet toutefois que cela prendra du temps.

« À l’heure actuelle, cette réorganisation ne procure pas d’avantage direct aux producteurs, affirme M. Dickson. Mais à mesure que l’entreprise développera ses activités et améliorera sa rentabilité en ajoutant de la valeur à ses produits, elle sortira gagnante et sera mieux placée pour payer un prix plus élevé aux producteurs. »

Maple Leaf a annoncé la semaine dernière des changements importants à ses activités liées aux viandes ayant pour but de « réduire les frais d’exploitation et d’accroître la productivité », selon un communiqué publié par l’entreprise.

La société investira 560 millions de dollars au cours d’une période de trois ans « pour établir un réseau de viandes préparées de premier ordre ».

Le plan de restructuration prévoit la fermeture de huit usines et centres de distribution, l’amélioration de trois autres établissements et la construction d’une nouvelle usine de viandes préparées d’une valeur de 395 millions de dollars à Hamilton, en Ontario.

Ces investissements créeront quelque 1 150 nouveaux emplois. Toutefois, les fermetures élimineront environ 2 700 employés, pour une réduction nette d’environ 1 550 postes. L’essentiel des compressions se produira en 2014, mentionne l’entreprise.

Les deux principales usines d’abattage de Maple Leaf, à Brandon, au Manitoba, et à Lethbridge, en Alberta, resteront ouvertes.

M. Dickson estime que la décision de la société de consolider ses activités d’abattage dans l’Ouest canadien est d’une importance capitale. Cette mesure est particulièrement réjouissante pour les producteurs de la Saskatchewan, parce que la moitié des porcs de marché de cette province sont expédiés à l’usine de Brandon, déclare‑t‑il.

La restructuration de Maple Leaf est une conséquence de la concurrence accrue exercée par les entreprises de transformation américaines qui sont plus grandes, plus efficientes et avantagées par la vigueur du dollar canadien qui favorise les importations. On estime que 25 % des produits de porc destinés au grand public vendus au Canada proviennent des États‑Unis.

M. Dickson considère que la perspective de hausse des prix des porcs à long terme est une bonne nouvelle pour les producteurs, qui peinent à se sortir d’un profond gouffre financier qui s’est creusé au cours des quatre dernières années.

Les producteurs ont été gravement touchés par la faiblesse soutenue des prix, qui commencent à peine à remonter, ainsi que par les coûts élevés des aliments pour animaux et les obstacles au commerce comme le règlement sur l’étiquetage indiquant le pays d’origine de la viande aux États‑Unis.

On compte à l’heure actuelle environ 500 exploitations porcines au Manitoba, alors qu’on en dénombrait trois fois plus il y a 10 ans. De nombreux producteurs ont complètement cessé leurs activités. Parmi ceux qui restent, on compte trois grands réseaux privés et des dizaines de colonies huttérites.

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6. Des fermes du Québec recueillent les feuilles mortes

La popularité croissante d'un programme de recyclage des feuilles mortes dans la région de la Mauricie, au Québec, est bénéfique à tous, des agriculteurs aux citadins, en passant par les gouvernements municipaux.

Dans le cadre de ce programme, on demande aux habitants de la région de mettre leurs feuilles mortes dans des sacs de papier biodégradables que la municipalité vend 25 cents. Les feuilles sont recueillies et livrées aux fermes participantes, où elles sont compostées et répandues dans les champs.

« C'est un moyen pour nous de faire notre part pour l'environnement tout en améliorant la valeur de nos sols à peu de frais », indique Louise Villeneuve, productrice de petits fruits et de légumes établie près du village de
Saint-Étienne-des-Grés, au nord de Trois-Rivières. Sa ferme est l'une des 41 exploitations de la région qui acceptent des sacs de feuilles cette année.

Il s'agit presque du double du nombre de fermes qui ont participé il y a trois ans, lorsque le programme a été créé par plusieurs partenaires, dont la section locale de l'Union des producteurs agricoles du Québec (UPA).

Les années précédentes, les résidants utilisaient des sacs de plastique qui devaient être vidés manuellement à la ferme. 

Mme Villeneuve, qui est l'une des productrices ayant participé à la première édition du programme et la porte-parole de l'UPA pour le projet, a produit cinq tonnes de compost à partir des 4 000 sacs de feuilles qu'elle a reçus l'année dernière. Trente-neuf fermes ont participé en 2010 et ont composté environ 500 tonnes de feuilles et autres matières végétales ratissées dans les milieux urbains.

Elle note que les municipalités locales paient 50 $ par tonne pour verser ces matières dans des dépotoirs.

« La collecte des feuilles à la ferme représente une importante économie pour les municipalités, tout en nous procurant la matière dont nous avons besoin », dit Mme Villeneuve.

Les 41 fermes qui participent à l'édition 2011 devraient recevoir une quantité record de matière végétale, et Mme Villeneuve espère que le nombre de participants et la quantité de matière recueillie continueront de croître à l'avenir.

« C'est un excellent programme qui est unique au Québec, à ma connaissance, a dit Mme Villeneuve en entrevue. Mais il est à souhaiter que nos efforts incitent d'autres personnes à mettre sur pied des initiatives semblables, parce que tout le monde y gagne. »

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7. Les règles de la TPS varient dans le secteur agricole

De nombreux producteurs considèrent peut‑être que la taxe sur les produits et services (TPS) n’est pas un problème lorsqu’il est question de production agricole.

Il en est ainsi à cause de la règle de base selon laquelle la production est détaxée. En termes exacts, les ventes sont taxables, mais à un taux de 0 %, et toute taxe payée sur les intrants d’entreprise est récupérable.

Toutefois, comme le souligne Ted Nibourg, spécialiste de la gestion d’entreprise agricole à Alberta Agriculture, les règles peuvent vite devenir compliquées pour les exploitations diversifiées.

Il note que la fourniture d’animaux, de volailles et d’abeilles est détaxée, mais que la vente de chevaux et d’ânes, ainsi que d’animaux à fourrure comme le vison, est assujettie à la taxe. Il y a même des règles spéciales concernant les lapins : produits pour leur viande, ils sont détaxés, mais vendus comme animaux de compagnie, ils sont taxables.

Pour ce qui est des produits comme les fleurs coupées, le gazon, la laine traitée, les bonbons en sucre d’érable, le gravier et les plumes, ils sont tous assujettis à la taxe.

La vente de graines ou de semences, de foin et de produits d’ensilage et de fourrage est taxable selon la quantité et l’utilisation du produit final. Si ces produits sont vendus comme aliments destinés à la consommation humaine ou comme aliments du bétail, les ventes sont détaxées.

Toutefois, lorsque les graines ou les semences sont emballées pour servir de nourriture aux oiseaux ou aux animaux domestiques, les ventes sont taxables. M. Nibourg indique que l’Agence du revenu du Canada (ARC) a établi des lignes directrices fondées sur la taille des semences. Les semences de petite taille fournies en paquets de plus de 125 grammes et les semences de grande taille, comme les haricots et les pois, fournies en quantité dépassant cinq kilogrammes sont détaxées.

Les ventes de foin sont aussi taxables selon la quantité vendue. Par exemple, la politique de l’ARC stipule qu’une fourniture de foin est détaxée lorsque la quantité vendue est supérieure à une large balle ronde ou à l’équivalent. M. Nibourg précise qu’une large balle ronde pèse au moins 750 kg ou 1 650 livres. Ainsi, pour que la vente soit détaxée, les producteurs qui vendent des balles carrées doivent vendre au moins 33 bottes pesant 50 livres (23 kg) chacune.

Pour ce qui est des conventions visant la location de terres, celle-ci est assujettie à la TPS lorsque le loyer est payé en espèces, mais pas lorsque le paiement est constitué d’une part des récoltes elles‑mêmes détaxées.

Si l’on tient aussi compte des complications liées aux taxes provinciales ou à la taxe de vente harmonisée, on constate que la TPS n’est pas une taxe simple. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter un professionnel.

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8. Nettoyage des bâtiments agricoles : les producteurs appelés à la prudence

On exhorte les habitants des régions rurales de la Saskatchewan à prendre des précautions pour éviter d'être infectés par l'hantavirus, en particulier lorsqu'ils procèdent au nettoyage de granges ou d'autres bâtiments infestés par des rongeurs.

Cet avertissement fait suite au décès d'un adulte d'âge moyen qui avait contracté le virus dans le Centre-Ouest de la Saskatchewan.

Le docteur Saqib Shahab, médecin hygiéniste en chef adjoint de la province, affirme que l'hantavirus est rare, mais recommande de veiller à ne pas entrer en contact avec des souris sylvestres.

Chez les humains, la principale source d'exposition au virus est l'inhalation de particules aériennes contaminées par de la salive, de l'urine ou des déjections de souris sylvestres. Les souris sylvestres se rencontrent principalement dans des régions rurales et se reconnaissent à leurs grandes oreilles, leurs gros yeux et leur ventre blanc. La souris domestique, qui n'a pas le ventre blanc, n'est pas porteuse.

Vingt-et-un cas d'hantavirus ont été recensés en Saskatchewan depuis 1994. À l'exception d'un cas unique répertorié au Québec, l'hantavirus est présent uniquement dans l'Ouest canadien. Au total, 70 cas ont été signalés dans les quatre provinces de l'Ouest depuis 1989. Environ un tiers des cas se sont avérés fatals.

Les premiers signes des infections causées par l'hantavirus sont la fièvre, des douleurs musculaires, la toux, des maux de tête, la nausée et des vomissements. Dans de rares cas, les symptômes s'aggravent et provoquent le syndrome pulmonaire dû à l'hantavirus. Ce syndrome peut entraîner rapidement de graves complications pulmonaires.

Les personnes qui ont de la fièvre ou qui contractent une maladie respiratoire en l'espace d'une à six semaines après une exposition à risque doivent consulter un médecin sans délai.

Il y a quelques mesures à prendre avant de nettoyer les granges, les remises et autres bâtiments agricoles où l'on soupçonne l'existence de souris sylvestres. M. Shahab indique que l'on doit aérer les bâtiments en ouvrant les portes et les fenêtres pendant au moins 30 minutes avant le nettoyage. Si l'on trouve des excréments de souris, on doit éviter de les enlever à l'aide d'un balai ou d'un aspirateur parce que c'est de cette façon que le virus peut se propager dans l'air. On doit plutôt enfiler des gants, dit M. Shahab, et appliquer une solution d'eau de javel diluée sur la surface souillée à l'aide d'une vadrouille ou d'un torchon humide. On doit ensuite jeter les excréments de souris dans un sac de plastique.

On doit ensuite se laver les mains et appliquer un désinfectant à base d'eau de javel sur toute la surface à l'aide d'une vadrouille.

Il est possible d'atténuer considérablement l'exposition à l'hantavirus en bloquant toute ouverture par laquelle les rongeurs peuvent pénétrer dans les bâtiments. Il est aussi important d'entreposer adéquatement les aliments destinés à la consommation humaine et à la consommation animale, ainsi que de maintenir les cours propres et d'entreposer les tas de bois au-dessus du niveau du sol.

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9. Analyse du marché - Resserrement prévu des stocks d'avoine

Les stocks d'avoine nord-américains devraient se resserrer l'année prochaine. Pourtant, le prix relatif de l'avoine demeure peu élevé par rapport à celui des autres cultures, malgré la perspective d'un resserrement des stocks.

Les prix de l'avoine ont glissé cette année, ce qui devrait exercer de la pression sur les stocks de deux façons.

Leur faible prix pourrait faire augmenter la demande de l'industrie de l'alimentation des chevaux des États-Unis, qui souhaite déjà vivement éviter de payer le gros prix pour le maïs.

Au chapitre des prix, l'avoine a aussi perdu du terrain au profit du canola et du blé (les deux cultures les plus abondantes du Canada), et risque de perdre totalement la cote au début de 2012, quand les producteurs décideront quelles cultures ils sèmeront pour la prochaine campagne.

Jusqu'ici, l'avoine ne semble pas être un choix compétitif sur le plan des prix pour 2012... mais cette perspective de marché a encore le temps de changer.

Le Canada est de loin le plus gros exportateur d'avoine au monde. Il en expédie près de deux millions de tonnes par année, et approvisionne des minoteries américaines comme General Mills, Quaker Oats et Ralcorp, qui fabriquent des céréales, du gruau et des barres céréalières.

Les minoteries, semble-t-il, ont comblé en grande partie leurs besoins d'approvisionnements pour le reste de l'année 2011, mais l'année prochaine s'annonce préoccupante étant donné que les stocks s'épuisent, la superficie d'avoine continuant de diminuer au profit d'autres cultures.

Les minoteries et l’industrie de l’alimentation des chevaux des États-Unis auront tôt fait d’épuiser les réserves, les producteurs canadiens ayant obtenu une troisième récolte maigre consécutive cet automne. Mais comme les minoteries ont de bonnes réserves en ce moment, l’avoine a atteint son prix le plus bas depuis au moins trois ans par rapport au maïs vers la fin août. Cela s’est produit avant que les prix du maïs s’affaiblissent, réduisant quelque peu l’écart de prix. Mais le cours du maïs dépassait tout de même de 3,10 $ US le boisseau celui de l’avoine en vue des livraisons à court terme.

Dans l'ensemble, les stocks d'avoine en fin de campagne en Amérique du Nord devraient chuter l'été prochain à 1,464 million de tonnes, le volume le plus faible en cinq ans. Les stocks canadiens devraient diminuer à 801 000 tonnes, selon les estimations de PFCanada illustrées ci-dessous. Les stocks d'avoine prévus en fin de campagne aux États-Unis pour 2011-2012 sont de seulement 663 000 tonnes, ce qui représente la moitié du volume d’il y a deux ans.

Offre et demande d'avoine au Canada
 
                                                      PFCanada
(en milliers de tonnes)       2009‑2010   2010‑2011   2011‑2012
Offre
Stocks de report                1 527       1 170        769
Production                      2 906       2 480      2 887
Importations                       17          25         20
Offre totale                    4 450       3 674      3 676
 
Demande
Demande nationale totale        1 205         970        950
Exportations (céréales)         1 502       1 337      1 350
Exportations (alimentation)       574         598        575
Exportations totales            2 075       1 935      1 925
Demande totale                  3 280       2 905      2 875
 
Stocks en fin de                1 170         769        801
campagne

Tout de même, obstinément, les prix au comptant et à terme de l'avoine n'ont pas encore augmenté sous l'effet des craintes relatives aux stocks de la prochaine campagne, mais je persiste à croire que les stocks chétifs finiront par faire augmenter les prix, ou du moins par réduire, au fil du temps, l'écart de prix avec les autres grains céréaliers.

Cela dépendra en grande partie de la superficie que les cultivateurs de l'Ouest canadien entendent ensemencer en 2012.

Il y a un élément nouveau qui influe sur le marché de l'avoine : le gouvernement du Canada prévoit abolir le monopole de la Commission canadienne du blé pour la commercialisation du blé et de l'orge de l'Ouest canadien à partir de la récolte de 2012-2013, que les producteurs sèmeront bien entendu le printemps prochain.

Un marché libre rendra peut-être ces grains plus attrayants que l'orge pour les producteurs. Mais pour le moment, on ignore toujours quelle incidence la modification éventuelle du système de commercialisation du blé, du blé dur et de l'orge aura sur le choix des cultures qui seront semées en 2012.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l'information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204-654-4290 ou se rendre à l'adresse www.pfcanada.com (en anglais seulement) pour en savoir plus au sujet des services qu'il offre.

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