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Note de la rédactrice

Allison Finnamore

Vos commentaires, vos questions et vos idées d’articles sont toujours les bienvenus. Vous pouvez m’écrire à l’adresse allison@finnamore.ca.


1. Début de la surveillance des maladies

Malgré les pluies diluviennes isolées qui ont gâché des barbecues estivaux et des mariages en plein air, les agriculteurs de l'Ontario ont continué de semer à un rythme rapide toute la fin de la semaine dernière et au début de cette semaine. 

Les comtés d'Essex et de Kent, dans l'extrême sud-ouest, où le sol a été saturé pendant une grande partie de mai, ont été épargnés par les grosses tempêtes de pluie. Le spécialiste des cultures céréalières du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario (MAAARO), Peter Johnson, prévoit que s'il n'y a pas d'autres événements météorologiques, les producteurs de cette région de culture intensive du maïs et du soja rattraperont bientôt le retard qu'accusent leurs semis. 

On continuait toutefois de signaler que le sol était très lourd. « On avait l'impression de faire rouler des pamplemousses lorsqu'on travaillait la terre, a illustré un cultivateur de la région », dit-il. 

Il en va tout autrement dans la région de Golden Horseshoe, près de Toronto, et dans la région de Grand River, qui ont été touchées de plein fouet par des tempêtes en fin de semaine dernière, et par de fortes grêles, des pluies abondantes et des vents violents mardi.

« Des acres ne seront pas ensemencés dans cette région », prévoit M. Johnson.  

À l'échelle de la province, les conditions humides entraînent la prise de mesures de précaution par les experts en maladie. Albert Tenuta, pathologiste spécialiste des grandes cultures au MAAARO, recommande vivement aux cultivateurs de se prémunir contre deux problèmes en particulier.  

Le premier est l'infection par le pythium et le phytophthora, familièrement appelés champignons aquatiques. Les spores infectieuses nagent dans la pellicule d'eau entre les particules du sol jusqu'à ce qu'elles trouvent et infectent l'apex des racines de nombreuses cultures, principalement le maïs et le soja en Ontario.  

Il se forme des spores uniquement lorsque le sol est très humide ou submergé. Une fois le sol saturé, il faut seulement de trois à quatre heures pour que les spores commencent à se former, indique M. Tenuta. Les fongicides commerciaux conçus pour le traitement des semences sont habituellement efficaces contre les champignons d'eau. Toutefois, dit M. Tenuta, « les conditions défavorables qui sévissent dans certains champs depuis le début des semailles ont atteint leurs limites ». 

Le deuxième problème est la moucheture d'origine physiologique dans le blé. M. Tenuta compare ce phénomène à la brûlure des feuilles par les rayons ultraviolets du soleil. Il indique que les conditions nuageuses et pluvieuses prolongées, conjuguées à la période de vif ensoleillement qui a suivi récemment, sont propices à l'apparition de la moucheture d'origine physiologique. Et, compte tenu de la variabilité de l'ensemencement, la moucheture pourrait apparaître à des endroits inhabituels comme le milieu et le bas du couvert végétal, au lieu d'affecter uniquement les feuilles supérieures. 

M. Tenuta conseille vivement aux producteurs de procéder à un dépistage soutenu.  

« Rappelez-vous que plus les stress sont nombreux, qu'ils soient d'origine environnementale ou le résultat d'une maladie de la plante, plus il est probable que leur effet combiné ait une incidence sur le développement et le rendement », conclut-il.

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2. L’ensemencement se poursuit

Les analystes des conditions météorologiques et des cultures de la Commission canadienne du blé (CCB) estiment que l’ensemencement est effectué à environ 80 p. 100 à l’échelle des Prairies. 

L’état d’avancement était de 78 p. 100 à pareille date l’an dernier, alors que la moyenne est de 93 p. 100. La CCB affirme que les semis sont pratiquement achevés dans les régions de culture du Centre et du Nord de l’Alberta et de la Saskatchewan et qu’un peu de pluie serait la bienvenue. En revanche, dans les régions du Sud-ouest du Manitoba et de l’Est de la Saskatchewan, aux prises avec l’humidité, moins de 25 p. 100 des semis ont été effectués. 

« Beaucoup d’agriculteurs abandonnent tout espoir de semer avant le 20 juin, date limite de l’assurance-récolte », déclare la CCB dans un bulletin d’informations. La Commission indique que les températures inférieures à la normale de un à cinq degrés la semaine dernière ont ralenti le développement végétatif et que l’assèchement des sols détrempés est limité. Les régions du Sud des trois provinces des Prairies ont récemment reçu des pluies abondantes, de l’ordre de 25 à 100 millimètres. 

Dans le rapport sur l’état des cultures du Manitoba, publié plus tôt cette semaine, on peut lire que dans le Sud—ouest de la province, l’état d’avancement des semis varie entre 35 et 50 p. 100, mais que dans certains secteurs, la progression varie entre cinq et 50 p. 100. En fin de semaine dernière, certains producteurs ont commencé à semer à la volée par avion. 

Dans le Nord-ouest de la province, dans le secteur de Roblin, plus de 95 p. 100 de l’ensemencement a été effectué. Toutefois, des pluies abondantes ont interrompu les semis dans la partie est de la région. 

Dans le Centre de la région, les précipitations enregistrées au cours de la dernière semaine ont été extrêmement variables, mentionnent des responsables de l’agriculture. Les secteurs de l’est ont signalé des niveaux de précipitations variant entre huit et 25 millimètres, tandis que les secteurs de Carman et de Portage ont reçu jusqu’à 50 millimètres de pluie. Pour sa part, le secteur de Gladstone a reçu entre 75 et 100 millimètres de pluie. 

La pluie a aussi touché l’Est du Manitoba, qui a reçu de 25 à 65 millimètres. Les responsables de l’agriculture affirment que cet écart s’explique par le fait que les précipitations ont varié de déluges accompagnés de grêle à de très légères averses dispersées. Cependant, les bonnes conditions d’assèchement ont entraîné une amélioration des perspectives et ont permis d’effectuer certains travaux aux champs. 

Enfin, dans la région d’Interlake, la pluie n’a pas cessé de tomber. Les averses étaient tantôt éparses, tantôt subites et localisées. Les niveaux de précipitations ont varié entre 15 et 67 millimètres. L’état d’avancement des semis est minime et les responsables affirment que si les conditions aux champs ne s’améliorent pas, les plans d’assolement seront modifiés et les cultivateurs opteront pour des céréales, des fourrages verts ou du lin.

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3. Les conditions humides retardent l'ensemencement des pommes de terre

Les conditions humides enregistrées en avril et en mai font en sorte que les cultures de pommes de terre à
l'Île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick accusent un léger retard, mais celui-ci n'est pas aussi important que certains le pensent. 

« Nous devons nous rappeler que l’année dernière a été exceptionnellement précoce. Donc si l'on compare à 2010, effectivement, nous sommes vraiment en retard, mentionne Joe Brennan, président de Pommes de terre Nouveau-Brunswick. En fait, le retard est de seulement 10 à 12 jours par rapport à la normale. D’ordinaire, l’ensemencement est terminé à la fin du mois de mai. » 

M. Brennan affirme qu'on lui a signalé, plus tôt cette semaine, que l'ensemencement tirait à sa fin; l'état d'avancement variait de 80 à 90 p. 100 au milieu de la semaine. Et une partie des cultures semées le plus tôt, c'est-à-dire vers la période du 10 au 12 mai, commençaient à lever. 

« Le retard est moins important dans le Nord de la province, dans la région de Grand-Sault, indique M. Brennan. Les producteurs ont été épargnés par les averses qui ont touché la partie sud, donc ils accusent un moins grand retard. » 

Greg Donald, directeur général du Prince Edward Island Potato Board, indique que même si les niveaux de précipitations n'ont pas battu de records, c'est la fréquence des précipitations qui a empêché les producteurs de l'Île de se rendre aux champs. 

Les semis des producteurs de l'Île-du-Prince-Édouard sont généralement effectués au cours des deux premières semaines de mai. Cette année, un faible pourcentage de producteurs se sont rendus aux champs pendant la première semaine de mai, mais la pluie a alors commencé à tomber. M. Donald estime que les semis accusent de 10 à 14 jours de retard. 

« Nombreux sont ceux cette année qui commencent leurs semis au moment où ils les achevaient l'année dernière », dit-il. Selon ses estimations, environ 85 p. 100 des semis de pomme de terre étaient effectués dans l'Île au milieu de la semaine et la majorité des producteurs auront terminé à la fin de la semaine.

Le développement de pourriture dans les semences qui avaient déjà été mises en terre a donné lieu à des préoccupations, mais on craignait encore plus pour les semences préalablement coupées dormant dans les entrepôts dans l'attente d'être mises en terre. 

« On craignait que les semences aient chaud et se gâtent avant d'avoir été mises en terre mais, à ma connaissance, il n'y a eu aucun problème dans les entrepôts ou aux champs », indique M. Donald.

MM. Brennan et Donald indiquent que le début tardif augmente le risque d'incidence sur le rendement et la qualité de la récolte de la saison, mais une fois que les semences sont en terre, il faut attendre de voir quelles seront les conditions météorologiques pendant la saison de croissance. 

« La possibilité d'une récolte exceptionnelle est probablement réduite par le début de saison tardif », note M. Brennan, qui ajoute que le risque de gel à l'automne exclut toute possibilité de repousser la récolte. 

Toutefois, cela ne signifie pas qu'il n'est plus possible d'obtenir une bonne récolte. « Si nous avons une saison de croissance idéale, il y a peu de risque que le rendement et la qualité soient touchés, dit M. Donald. Nous espérons jouir d'une bonne saison de croissance. »

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4. Le livre vert fixe la ligne de conduite en agriculture au Québec

Le premier document d'orientation du Québec en matière d'agriculture propose que la satisfaction des consommateurs devienne le nouveau mot d'ordre de l'industrie dans la Belle Province. 

« [Nous] voulons centrer les efforts sur les produits alimentaires [et] sur la satisfaction des consommateurs, ce qui marque un changement de culture majeur », a déclaré le ministre de l'Agriculture du Québec, Pierre Corbeil, plus tôt cette semaine, lorsqu'il a rendu public le document attendu depuis longtemps. 

Le livre vert a aussi été déposé à l'assemblée législative provinciale, où il fera l'objet d'un débat avant d'être envoyé en commission parlementaire en vue d'audiences avec des intervenants de l'industrie. M. Corbeil indique que le document conduira à la création d'un projet de loi qui créera « un héritage que le gouvernement souhaite laisser aux générations futures ». 

Le livre vert propose trois grands objectifs. 

En plus de la règle du client roi, le document d'orientation propose une série de mesures destinées à rendre les secteurs agricole et alimentaire du Québec plus dynamiques. 

Ces mesures comprennent une meilleure visibilité et une meilleure disposition des produits du Québec dans les supermarchés, une identification plus claire de ces produits, de même que le renforcement de la capacité concurrentielle, notamment par la diversification de l’offre, un plus grand soutien du public et de l'industrie pour le secteur de la transformation, et des outils de marketing plus efficaces. 

Le troisième objectif consiste à amener les producteurs à adopter un plus grand nombre de pratiques agricoles écologiques et en harmonie avec le marché, comme l'utilisation réduite de pesticides.

Le document élude visiblement les deux questions les plus litigieuses dans l'industrie agricole du Québec depuis 2008, année où le rapport Pronovost a recommandé que des changements radicaux soient apportés au modèle agricole de la province, vieux de plusieurs décennies. 

Ce modèle prévoit des subventions aux agriculteurs en fonction de leur production plutôt que de la demande du marché, façon de faire qui, selon les détracteurs, est la cause de l'endettement record des producteurs et des déficits chroniques qui affligent plusieurs secteurs de production, dont le secteur du porc. 

Le Québec exige aussi que les 42 000 producteurs qui gagnent plus de 500 $ par année soient membres de l'imposant syndicat agricole de la province, l'Union des producteurs agricoles (UPA), qui détient le monopole légal en agriculture. Beaucoup estiment aussi que cette adhésion obligatoire à l'UPA constitue un obstacle à l'innovation et au changement. 

Si, de façon générale, l'UPA a accueilli chaleureusement le livre vert, le président Christian Lacasse demande pourquoi on place les produits, plutôt que les producteurs, au cœur de la politique agricole.

« Qu’en est‑il des producteurs eux‑mêmes? De ceux qui, du matin jusqu’au soir, travaillent à nourrir leurs concitoyens? », demande M. Lacasse, qui est producteur de lait. « Tout comme nous, les Québécois ne veulent pas d’une industrie agricole à l’américaine. Ils tiennent plutôt au modèle que nous avons développé chez nous, un modèle plus diversifié, plus dynamique, qui réussit mieux à traverser les crises ».

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5. Les exploitations porcines du Manitoba confrontées à des règles resserrées

Les producteurs de porcs du Manitoba devront composer avec des restrictions renforcées par suite des changements apportés aux objectifs de la province en matière de réduction de la pollution. 

La province a annoncé pour la première fois en 2003 qu’elle souhaitait protéger le lac Winnipeg contre la pollution et la prolifération d’algues toxiques. Les taux d’efflorescences d’algues et d’E. coli ont à quelques occasions entraîné la fermeture de plages autour du lac, qui est bordé de résidences de vacances, de collectivités et de camps d’été. 

L’objectif était de remettre le lac dans l’état où il était avant 1970 en réduisant les taux de phosphore, d’azote et d’ammoniac. L’opposition et certains biologistes ont vite dénoncé l’inclusion de l’azote qui, selon eux, ne fait pas partie du problème. 

Vers la fin de la semaine dernière, le ministre de la Conservation, Bill Blaikie, et le premier ministre Greg Selinger ont annoncé un plan révisé, en vertu duquel les polluants de l’eau seraient ramenés aux niveaux d’avant 1990 et l’azote ne serait pas visée. 

« Nous visons d’abord et avant tout la réduction du taux de phosphore, indique M. Selinger. Pour ce qui est de l’azote, nous devons continuer d’examiner s’il est nécessaire de nous y attaquer. » 

Pour les producteurs de porcs, cette mesure fait en sorte que les nouveaux projets de construction ou d’agrandissement d’exploitations et d’usines de transformation seront approuvés uniquement s’ils sont dotés d’installations perfectionnées de traitement du lisier comme des étangs d’épuration chimiques. En outre, le gouvernement inscrira dans la loi l’interdiction d’épandre du lisier l’hiver annoncée il y a deux ans. 

Le gouvernement a pour objectif de réduire de moitié le taux de phosphore dans le lac Winnipeg, mais n’a pas fixé d’échéancier à cet égard. Toutefois, un analyste laisse entendre qu’il sera difficile d’atteindre cet objectif sans l’imposition de restrictions sévères. 

« Honnêtement, je ne suis pas certain que ce soit réalisable, confie Gordon Goldsborough, professeur de biologie à l’Université du Manitoba. Pour y arriver, il faudra que tous les habitants du bassin hydrographique modifient considérablement leur mode de vie. » 

En effet, une réduction aussi marquée du taux de phosphore nécessiterait que les propriétaires de maison cessent complètement de traiter leurs pelouses, dit-il, et que les agriculteurs construisent des usines de traitement des eaux usées pour pratiquement chaque exploitation porcine.

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6. Cultivons l'avenir 2 : d'autres séances sont prévues

Étant donné que le programme Cultivons l'avenir, le cadre stratégique du Canada pour l'agriculture, arrive à échéance le 31 mars 2013, des plans sont en cours pour élaborer le cadre Cultivons l'avenir 2 afin qu'il soit prêt à être mis en œuvre le 1er avril 2013. 

Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) affirme que des discussions préliminaires entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et avec les intervenants ont permis de cibler deux grands objectifs pour Cultivons l'avenir 2 : développer le commerce et les marchés nationaux et internationaux, et parvenir à l'adaptabilité et à la viabilité. L'innovation et l'infrastructure constituent les moyens déterminés pour atteindre ces objectifs. 

Pour appuyer l'élaboration de Cultivons l'avenir 2, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux consultent une vaste gamme d'intervenants de tous les maillons de la chaîne de valeur agricole, dont des agriculteurs, des transformateurs, des distributeurs, des fabricants, des détaillants et des consommateurs, afin d'entendre et de comprendre ce qu'ils ont à dire à propos de l'avenir du secteur.

La première étape a été inaugurée en mai 2010, par un ensemble d'ateliers nationaux et régionaux. Plus de 400 chefs de file du secteur agricole et d'autres intervenants de la chaîne de valeur ont fait part de leur point de vue sur les défis et les possibilités à long terme du secteur. Cette étape s'inspire des progrès réalisés pendant la première ronde de discussions et sert de tribune pour écouter le point de vue du public et de l'industrie et recevoir une rétroaction sur les priorités stratégiques.

Certaines séances ont déjà eu lieu, et plusieurs autres sont prévues dans un proche avenir. Voici les dates et les lieux des prochaines réunions : le 13 juin à Abbotsford, en Colombie-Britannique; le 17 juin à Charlottetown, à
l'Île-du-Prince-Édouard; le 21 juin à Regina, en Saskatchewan, et le 22 juin à Saskatoon, en Saskatchewan. 

Des renseignements concernant les heures et les lieux, de même que la façon d'apporter votre contribution en ligne, sont disponibles à l'adresse http://www4.agr.gc.ca/AAFC-AAC/display-afficher.do?id=1298647293136&lang=fra

Les détails au sujet de Cultivons l'avenir 2 se trouvent à l'adresse http://www4.agr.gc.ca/AAFC-AAC/display-afficher.do?id=1294780620963&lang=fra.

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7. Découverte du virus nEHV-1 au Canada

Un cheval de la Saskatchewan est en train de se rétablir après avoir contracté la forme neurologique de l'herpèsvirus équin. 

Le cheval de la région de Moosomin a obtenu un résultat positif au test de dépistage de la forme virulente d'herpèsvirus équin de type 1 de souche neurotrope (nEHV-1) le 30 mai. Il a commencé à afficher des signes d'infection près de deux semaines après avoir participé à une compétition de chevaux de retranchement à Lloydminster les 14 et 15 mai. Quelque 70 chevaux participaient à cette compétition, dont un petit nombre ayant participé au National Cutting Horse Championship, qui a eu lieu à Ogden, en Utah, entre le 29 avril et le 8 mai. 

La compétition tenue en Utah a fait l'objet d'une couverture médiatique nationale parce que 58 chevaux y ont contracté le virus nEHV-1. Extrêmement contagieuse chez les chevaux, cette maladie se propage par les sécrétions nasales. Elle peut aussi être transmise indirectement par des personnes et de l’équipement. Le virus peut causer une insuffisance respiratoire, des avortements et, dans de rares cas, une affection neurologique. 

En date du 3 juin, il y avait 98 cas confirmés d'infection par le virus nEHV-1 dans dix États américains, de même que dans trois Provinces canadiennes. Douze chevaux sont morts ou ont dû être euthanasiés. Onze cas ont été rapportés en Alberta, deux en Colombie-Britannique, et un en Saskatchewan. Le seul décès est survenu en Alberta. 

Le vétérinaire en chef de la Saskatchewan, Greg Douglas, affirme que la compétition de chevaux de retranchement de Lloydminster a été une situation difficile parce qu'on ne connaissait pas toute l'ampleur de l'éclosion dans l'Ouest des États-Unis à ce moment-là. 

« La situation à Lloydminster a été quelque peu regrettable, mais les organisateurs ont été très vigilants et très responsables. Ils n'ont pas manqué d'isoler les chevaux sur leurs fermes dès leur retour de la compétition. » 

Tous les chevaux sont isolés pendant une période de 28 jours par mesure de précaution. On encourage les propriétaires de chevaux à communiquer avec leur vétérinaire local pour discuter de leurs préoccupations relatives au nEHV-1.

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8. Des changements se préparent dans le marché du carbone

Alberta Environment a récemment annoncé des changements à son système de crédits compensatoires de carbone, ce qui aura une incidence directe sur les producteurs agricoles qui participent déjà ou qui envisagent de participer au programme. 

Le programme de réduction des émissions de gaz à effet de serre de la province, le seul au Canada, permet actuellement aux émetteurs industriels d’acheter des crédits compensatoires d’autres secteurs, dont certains secteurs agricoles qui ont volontairement réduit leur niveau d’émissions en Alberta. 

Les producteurs agricoles qui satisfont aux exigences en vertu de divers protocoles peuvent vendre leurs crédits une fois qu’ils se sont conformés aux règles en matière de quantification et de vérification pour différents types de projets admissibles, comme l’adoption du semis direct ou du travail réduit du sol.

Les crédits sont normalement vendus à l’un des huit courtiers de la province, qui négocie ensuite directement avec les émetteurs. Les crédits doivent être vérifiés par un tiers indépendant comme un comptable. 

Les agriculteurs auront maintenant jusqu’au 31 mars 2012 pour s’assurer que les crédits rétroactifs accumulés entre 2002 et 2011 sont vérifiés et inscrits dans le registre de vente, explique Graham Gilchrist, du Farmers’ Advocate Office. 

M. Gilchrist indique que les producteurs sont encore tenus de fournir des preuves concernant leur superficie cultivée, leurs instruments de travail du sol et le nombre de labours, leur propriété, leur emplacement et la description de leurs cultures. 

Le grand changement, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2012, sera le passage à de nouveaux crédits qui devront maintenant satisfaire à des normes plus élevées en matière d’assurance raisonnable, semblables à celles d’une vérification financière complète. 

Selon M. Gilchrist, les anciens crédits satisfont actuellement à des normes moins strictes en matière d’assurance raisonnable. 

M. Gilchrist avertit les producteurs qu’ils devront prévoir assez de temps pour réunir et vérifier les preuves concernant leurs crédits rétroactifs avant la date limite du 31 mars 2012. 

Une fois que le nouveau système de crédits sera mis en œuvre, les agriculteurs peuvent s’attendre à ce que les courtiers exigent des procédures de vérification plus poussées pour répondre aux nouvelles conditions. 

M. Gilchrist souligne que les huit courtiers se font concurrence. « Ils conçoivent leurs systèmes selon leurs besoins et leurs relations avec les émetteurs finaux », explique-t-il. Ainsi, les producteurs doivent déployer un petit effort pour trouver la meilleure offre. 

Pour obtenir plus d’information, consultez le site Web à http://www1.agric.gov.ab.ca/$Department/deptdocs.nsf/All/ofa13477 (site disponible en anglais uniquement).

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9. Analyse du marché - Les prix offerts pour le lin sont en hausse et demeurent élevés

Les prix offerts au comptant pour le lin dans l'Ouest canadien se sont raffermis tandis que les réserves demeurent restreintes et que le besoin d'honorer les engagements à l'exportation s'intensifie. 

Les offres pour le lin demeurent élevées (supérieures à 14 $ le boisseau), et atteindraient jusqu'à 15 $ le boisseau par endroits. Comme c'est le cas pour beaucoup d'autres céréales et oléagineux, les prix offerts pour le lin dans l'Ouest canadien se sont appréciés au cours du dernier mois. 

Les mauvaises conditions d'ensemencement ce printemps ont été le catalyseur de cette montée des prix, de nombreuses parties du Manitoba et de la Saskatchewan étant aux prises avec une humidité excessive. Dans la partie centrale du Manitoba, les cultivateurs avaient achevé de semer le lin dans une proportion variant de 55 à 60 p. 100 au moment de la rédaction, le 7 juin, alors qu'en temps normal, ils auraient presque terminé. Toutefois, dans la partie ouest de la province et vers la partie est de la Saskatchewan, les cultivateurs accusent un retard important : leurs semis sont effectués à seulement 20 p. 100 environ. Au sud de la frontière du Dakota du Nord (le principal État où l'on cultive du lin aux États-Unis), l'ensemencement du lin était effectué dans une proportion de seulement un tiers au début de la semaine. 

Les préoccupations au sujet de la superficie ensemencée, et, en définitive, au sujet des réserves de lin, se sont intensifiées en raison de l’énorme intérêt des acheteurs pour ce produit. En effet, la demande est très soutenue, et ce, à l’échelle internationale, parce que les stocks mondiaux sont au plus bas. 

Le principal marché d'exportation du Canada pour le lin, l'Europe, produit environ 120 000 tonnes au cours d'une année donnée, dont environ 55 000 tonnes au Royaume-Uni, 25 000 tonnes en France et 10 000 tonnes en Belgique. Même si la production européenne de lin est réduite de 20 000 tonnes, cela représente un volume supplémentaire de demande de dernière minute de lin provenant du Canada. La situation nationale en Union européenne (UE) est l'une des raisons qui ont incité les utilisateurs d'huile de lin à établir des contrats à terme à prix fort, même s'ils n'aiment pas payer un prix élevé. 

La vigueur dans le marché au comptant du lin demeure tributaire du fait que les réserves de ce produit sont restreintes, ainsi que des prix offerts pour l'huile de graine de lin européenne, l'huile végétale la plus chère au monde à l'heure actuelle.

Il est peu probable que la Chine soit encore incitée à acheter du lin canadien compte tenu des prix élevés actuels qui ont incité les acheteurs chinois à se retirer du marché. 

Les producteurs se montrent encore hésitants quant à la vente des réserves limitées qui restent dans les entrepôts. Assurément, les prix sont attrayants d’un point de vue historique. Ils ont gagné entre 1 $ et 1,50 $ le boisseau par rapport à il y a un mois. Toutefois, les producteurs se rappellent avoir vu des prix atteignant jusqu'à 16 $ le boisseau pendant l'hiver et semblent disposés à attendre que cette chance se présente une deuxième fois.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l'information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204-654-4290 ou se rendre à l'adresse www.pfcanada.com (en anglais seulement) pour en savoir plus au sujet des services qu'il offre.

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