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Note de la rédactrice

Allison Finnamore

Vos commentaires, vos questions et vos idées d’articles sont toujours les bienvenus. Vous pouvez m’écrire à l’adresse allison@finnamore.ca.


1. Sondage auprès des producteurs de canola sur la commercialisation

Un sondage en cours suscitera de nombreuses discussions dans le milieu agricole. 

On demande aux producteurs de canola des Prairies s’ils aimeraient que la Commission canadienne du blé (CCB) vende une partie ou la totalité de leur récolte, à leur choix. 

La Manitoba Canola Growers Association (MCGA) mène ce sondage pour donner suite à une résolution adoptée par ses membres il y a cinq ans en vue d’étudier d’autres méthodes de commercialisation. 

Toute question concernant la CCB peut être délicate et constitue un sujet qui divise certains agriculteurs en raison du différend de longue date au sujet du monopole sur la vente de blé, de blé dur et d’orge brassicole de l’Ouest canadien. 

« Nous nous sommes appliqués, avec beaucoup de sérieux et de diligence, à examiner en toute impartialité les autres activités de la commission, affirme le vice-président de la MCGA, Ed Rempel. Nous avons fait des démarches auprès de la CCB, et il s’agit strictement d’une question d’affaires. » 

Une réunion a eu lieu le 18 novembre 2010 pour discuter de la façon dont la CCB commercialiserait le canola et en assurerait le transport de la ferme au port. 

« Sans trop entrer dans les détails, (la CCB) a l’impression que de temps en temps, il y a sans doute moyen de réduire un peu les coûts. Elle a indiqué en toute justice qu’il ne s’agit pas de grosses sommes, ce qui nous donne à penser que les sociétés céréalières et les entreprises de trituration font un bon travail, mais la commission pensait pouvoir ajouter une certaine valeur », explique M. Rempel. 

La MCGA indique que les producteurs profiteraient d’avantages éventuels comme une commercialisation professionnelle par une organisation dirigée par des producteurs, la gestion des risques par la mise en commun des prix, et une utilisation accrue de wagons de producteurs au port de Churchill. 

La MCGA a fait paraître des annonces contenant le sondage dans des médias agricoles de l’Ouest canadien cette semaine. Le sondage comporte quatre questions ainsi que de l’espace pour faire des commentaires. La question principale est la suivante : « Combien de tonnes de canola aimeriez-vous que la CCB vende en votre nom? » Les producteurs peuvent répondre au sondage en ligne jusqu’à la fin d’avril à http://www.mcgacanola.org/

« Nous pensons que cela va piquer la curiosité de nombreux producteurs, dit M. Rempel, qui compare l’exercice au fait de plonger l’orteil dans l’eau. Selon la taille de leur exploitation, il se peut que des producteurs engagent 100, 200, ou même 300 tonnes dans le cas de gros producteurs. »  

On croit qu’il faut un engagement minimum de 200 000 tonnes de canola à l’échelle de la région des Prairies pour que l’idée soit viable. Un plan marketing devrait aussi être élaboré et approuvé par le conseil d’administration de la CCB et par le ministre responsable de la CCB. 

Au Canada, la production de canola se concentre principalement en Saskatchewan. L’association Sask Canola, qui représente les producteurs de la province, ne formulera pas de commentaires à propos du sondage avant d’avoir tenu une réunion de son conseil d’administration, le 20 avril.

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2. Les brasseurs appuient les céréaliculteurs des Maritimes

Les céréaliculteurs au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard ont la chance de profiter d’un marché en plein essor dans leur région : celui de l’orge brassicole. 

Des brasseurs du Canada atlantique se sont réunis récemment à Halifax, en Nouvelle-Écosse, pour célébrer un aboutissement dans le secteur de l’orge brassicole. Produit par la Canada Malting Company, Maritime Malt est un nouveau produit de malt fabriqué à partir d’orge cultivée exclusivement dans les Maritimes, ce que Jay Hamachek, directeur du développement commercial en Amérique du Nord de Canada Malting, considère comme un produit à identité préservée. 

« On peut l’associer à la région, au champ du producteur », dit-il. En outre, le produit répond à un besoin que le secteur de la brasserie artisanale recherchait.

« Nombre de brasseurs des Maritimes cherchaient un moyen de soutenir les agriculteurs locaux depuis longtemps, indique Randy Lawrence, maître-brasseur à la Sea Level Brewing Company, à Port Williams, en Nouvelle-Écosse. La mise en marché de Maritime Malt est une bonne façon d’établir un contact avec le milieu agricole et de démontrer l’engagement de notre industrie à produire d’excellentes bières artisanales à partir d’ingrédients locaux. » 

Maritime Malt s’ajoute aux deux autres malts de l’Est et du Centre du Canada commercialisés par Canada Malting, soit les malts Ontario Select et La Québécoise. 

« Nous sommes heureux de participer à cette collaboration entre l’industrie agricole, l’industrie brassicole et l’industrie du malt, et nous sommes vraiment ravis de l’accueil chaleureux des brasseurs du Canada atlantique », déclare John Holliday, président de Canada Malting. 

Le récent lancement a rassemblé des brasseurs des quatre coins de la région, qui ont offert des échantillons de bières produites à partir du nouveau malt. Les cultivateurs qui ont produit cette orge de brasserie étaient aussi présents. 

« C’est une occasion qui tombe juste à point, lance Stephen Kell de Parrish and Heimbecker, une entreprise de commerce et de broyage des grains qui a des activités à l’échelle du Canada. À mesure que le nombre de bovins diminue, la demande de céréales fourragères diminue aussi. » L’ouverture de ce marché pour l’orge brassicole donne la chance à ces agriculteurs de continuer de produire de l’orge et de la vendre sur un marché où ce produit est en demande. 

Jusqu’ici, une quarantaine d’agriculteurs au Nouveau-Brunswick, en
Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard ont commencé à produire de l’orge brassicole pour les produits de Maritime Malt. 

« Tout agriculteur au Canada sait comment faire pousser de l’orge, ou a déjà produit de l’orge comme céréale fourragère, dit M. Kell. Comme l’orge brassicole est un produit alimentaire, notre objectif est de trouver les meilleurs producteurs d’orge et de leur offrir l’encadrement nécessaire pour les amener à produire cette céréale de qualité supérieure. »

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3. L’accord entre cinq provinces devrait prolonger le temps d’attente des nouveaux agriculteurs

Une décision des provinces signataires de l’Accord sur la mise en commun du lait dans l’Est du Canada (Eastern Milk Pooling Agreement) visant à harmoniser leurs politiques en matière de quotas de producteurs se traduira probablement par des temps d’attente plus longs pour les agriculteurs qui veulent faire leurs débuts dans l’industrie laitière. 

Les cinq provinces, que l’on désigne communément par l’appellation P-5, sont l’Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick, la
Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard. En vertu du nouvel accord, le Québec acceptera 12 nouveaux venus chaque année, l’Ontario dix, et les trois provinces des Maritimes en accepteront chacune un. 

Précédemment, le programme pour les nouveaux arrivants dans l’industrie de l’Île-du-Prince-Édouard, qui était administré par l’association Dairy Farmers of Prince Edward Island, acceptait deux candidats par année, indique Harold MacNevin, président de ce groupe de producteurs. Il fallait habituellement environ deux ans avant qu’une demande soit acceptée. 

Maintenant qu’une seule place est disponible, ce temps d’attente ne peut qu’augmenter, déplore-t-il. 

M. MacNevin indique que des changements ont aussi été apportés à l’administration du programme. Précédemment, le nouvel agriculteur achetait au moins 12 kilogrammes de quota et obtenait ensuite un prêt de quatre ans de 12 kilogrammes de quota supplémentaires. À compter de la cinquième année, le quota était remboursé à raison d’un kilogramme par mois. 

Maintenant, toutefois, le prêt de quota sera étalé sur cinq années complètes, et le producteur remboursera seulement un kilogramme par année, de sorte que l’aide s’échelonne maintenant sur 17 ans. Un autre changement dont il a été question consiste à limiter l’aide aux exploitations agricoles qui détiennent moins de 35 kilogrammes de quota quotidien, mais cette mesure est encore à l’étude. 

M. MacNevin précise que le nouveau programme ne facilite pas le transfert de propriété d’une génération à l’autre. « En fait, pour qu’un exploitant d’une ferme laitière ayant appartenu à un membre de sa famille soit admissible, il faut que la ferme n’ait pas servi à l’exploitation laitière pendant au moins deux ans », indique-t-il. 

M. MacNevin explique qu’une clause a été adoptée pour que les enfants d’exploitants de ferme laitière établis ne puissent revenir travailler dans l’entreprise familiale au détriment du quota d’un autre producteur. 

 « Les fermes laitières affichent l’un des taux de relève familiale les plus élevés en agriculture. Nous avons de nombreuses exploitations familiales qui poursuivent leurs activités. Je sais que ce nombre est en baisse, mais il demeure plus élevé que dans la majorité des autres secteurs de l’agriculture », dit-il. 

M. MacNevin indique que le quota prêté est considéré de la même façon que le quota appartenant en propre au producteur, ce qui signifie que le nouvel agriculteur peut atteindre le volume de production que lui autorise son contingent ou encore louer son quota, comme bon lui semble. Il fait aussi partie de sa base de contingentement aux fins du calcul des plafonds de location, les producteurs étant autorisés à louer 25 p. 100 de leur quota, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’exploitation, chaque mois.

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4. Baisse des recettes monétaires agricoles enregistrée au Québec

Toute médaille a son revers. 

Une analyse québécoise des statistiques fédérales sur les recettes monétaires de 2010 indique que les recettes tirées de la production animale dans la province ont augmenté de 178 millions de dollars (soit 4,2 p. 100) pour s’établir à un niveau record de 4,41 milliards de dollars. 

Cependant, ce succès a conduit à une baisse des paiements de la province au titre de son programme de soutien à la production agricole, ce qui a entraîné un recul général des recettes monétaires agricoles totales des producteurs du Québec l’année dernière. 

« Je pense que cela montre l’importance des subventions agricoles pour certains domaines de production », dit Patrick Lemire, analyste bioalimentaire à l’Institut de la statistique du Québec. 

D’après la sixième analyse annuelle des chiffres de Statistique Canada pour le secteur agricole au Québec réalisée par l’Institut, les hausses les plus importantes des recettes ont été enregistrées dans les secteurs du porc (21 p. 100), des œufs (9,9 p. 100) et des veaux (3,6 p. 100). 

En revanche, la diminution des recettes dans les secteurs des bovins (en baisse de 9 p. 100), des poules et des poulets (en baisse de 4,4 p. 100), ainsi que des agneaux, des moutons, des dindons et des couvoirs, a nui à la performance du secteur des productions animales. 

Dans l’ensemble, la valeur totale des recettes monétaires des producteurs a diminué de 3,9 p. 100, ce qui correspond à un recul de 7,4 à 7,1 milliards de dollars. 

D’après l’Institut, ce déclin est principalement attribuable à une diminution de 443,1 millions de dollars (soit 41,8 p. 100) des paiements de programmes de subvention, qui se sont chiffrés à 617,2 millions. 

L’Institut note également que les ventes de productions végétales ont diminué de 22,2 millions de dollars (1,1 p. 100) pour s’établir à 2,05 milliards. 

M. Lemire a averti qu’il ne fallait pas trop prendre au pied de la lettre les résultats concernant les recettes monétaires. 

« Il est trop tôt pour tirer des conclusions, dit-il.  Nous devons attendre la publication des statistiques sur les dépenses des agriculteurs (à l’automne) pour avoir un portrait global de la situation financière des producteurs pour une année donnée. » 

Toutefois, ajoute M. Lemire, l’aperçu que donnent les recettes monétaires est un important indicateur économique d’une industrie qui représente sept pour cent du produit intérieur brut du Québec.

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5. Les biocarburants ont des répercussions sur le remisage de l’équipement agricole

Alberta Agriculture met en garde les agriculteurs contre les répercussions de la norme sur les carburants renouvelables, qui entre en vigueur en avril 2011. 

Cette nouvelle norme aura une incidence sur les meilleures pratiques pour ce qui est de la protection de l’équipement, indique Michael Bevans, ingénieur de projet au Agricultural Technology Centre à Lethbridge. 

Le mandat fédéral, qui exige l’ajout d’un volume déterminé de carburant renouvelable dans le combustible fossile, prévoit un taux de cinq pour cent d’éthanol dans les mélanges de carburant et un taux de deux pour cent d’éthanol dans le diésel. 

Ces nouveaux mélanges obligeront les agriculteurs à apporter certains changements à leurs pratiques de remisage s’ils veulent éviter d’être aux prises avec des problèmes de fonctionnement de leur équipement. En effet, avertit M. Bevans, les biocarburants s’altèrent au fil du temps. 

Étant donné que le biocarburant se dissout et se décompose progressivement, il recommande, comme règle générale, de ne pas en conserver pendant plus de six mois. L’utilisation de biocarburant altéré peut endommager les injecteurs et les pompes à combustible. 

M. Bevans note que les biocarburants, qui agissent comme solvants, dissoudront l’accumulation naturelle dans les réservoirs de stockage, ce qui aura des répercussions sur le système d’injection. Les agriculteurs devraient donc envisager de se doter d’un bon système de filtration, muni d’un filtre de 10 microns ou moins, pour assurer une bonne protection. 

Les agriculteurs doivent aussi savoir qu’étant donné que les biocarburants absorbent la vapeur d’eau, les réservoirs de stockage doivent être munis d’un bon dispositif de séparation d’eau, utilisant des additifs qui séparent l’eau du carburant pour qu’elle puisse être vidangée. 

M. Bevans conseille aux producteurs de demander à leur fournisseur quelle est la teneur en biocarburant contenue dans les mélanges de combustibles qu’ils livrent, le mélangeur étant tenu de satisfaire à une exigence annuelle. Cela signifie que les expéditions individuelles pourraient fluctuer pendant l’année. 

La date de production est aussi importante étant donné qu’elle a une incidence sur la période de stockage dans le réservoir de carburant, de même que sur le remisage hivernal de l’équipement dont le réservoir contient du carburant. Enfin, M. Bevans recommande aussi aux agriculteurs de demander conseil à leurs concessionnaires d’équipement pour ce qui est des meilleures pratiques d’utilisation des biocarburants. 

Communiquez avec le Alberta AgInfo Centre en composant le 310-3276 (appel sans frais en Alberta) pour obtenir des fiches techniques et d’autres renseignements, comme les coordonnées de personnes-ressources pouvant répondre aux questions techniques. 

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6. L’ACIA augmente les indemnités versées aux producteurs de volaille

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) augmente les indemnités maximales qui seront versées aux producteurs dont les volailles doivent être détruites à la suite d’une éclosion de maladie.

La version modifiée du Règlement sur l’indemnisation en cas de destruction d’animaux, qui entre en vigueur immédiatement, augmente les plafonds pour que l’indemnisation représente mieux la valeur marchande réelle des volailles.

Par exemple, les éleveurs recevaient auparavant jusqu’à 8 $ par poule élevée pour la production d’œufs. Le plafond est maintenant de 30 $. L’indemnisation maximale pour les dindons élevés pour la reproduction était auparavant de 90 $ l’oiseau, mais ce plafond est maintenant de 250 $.

Les canards, les oies et les pigeons ne sont pas visés par la modification réglementaire. Les consultations auprès des éleveurs de ces espèces se poursuivent. Le même modèle d’indemnisation basé sur le marché servira à déterminer si des modifications s’imposent pour ces espèces.

L’indemnisation est un important outil utilisé par l’ACIA pour encourager le signalement rapide des éclosions. L’objectif est de recenser rapidement tous les établissements exposés et de retracer et détruire toutes les volailles infectées afin de limiter la propagation de la maladie, ainsi que l’incidence possible sur l’économie et la santé humaine et animale.

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7. Vente d’une usine de transformation de la volaille

La plus grande entreprise privée de transformation de la volaille au Canada et une société représentant des producteurs de la Nouvelle-Écosse et de
l’Île-du-Prince-Édouard ont uni leurs forces pour acheter l’installation des Aliments Maple Leaf à Berwick, en Nouvelle-Écosse. 

La valeur de la transaction, qui devrait être conclue le 13 mai, n’a pas été divulguée dans l’annonce de vendredi dernier. 

Maple Leaf a annoncé la fermeture de son usine de viandes préparées de Berwick en novembre dernier, et la production doit se terminer le 29 avril. 

L’acheteur est la société Eden Valley Poultry, une nouvelle entreprise de transformation de la volaille constituée de United Poultry Producers Inc., propriété d’éleveurs de volailles de la Nouvelle-Écosse et de l’Î.-P.-É., et de la société privée Maple Lodge Holding Corp. 

« Nous sommes très satisfaits d’être parvenus à cette entente qui se traduira par la conversion de l’usine en une nouvelle installation de transformation primaire de la volaille », déclare Rick Young, vice-président exécutif, Transformation, de Maple Leaf Consumer Foods. 

« C’est une issue très positive qui procurera de nouveaux débouchés aux personnes qui sont actuellement employées à l’usine de Berwick et à la collectivité du comté de King. Elle donne aussi une suite concrète à l’engagement que nous avons pris en novembre dernier de trouver une utilisation de rechange à l’usine en tirant parti des avantages de l’installation existante. » 

Aussitôt la transaction conclue, Eden Valley Poultry commencera à mettre hors service l’usine de Maple Leaf, et les travaux de construction et de rénovation débuteront le plus tôt possible. 

La nouvelle installation devrait être opérationnelle au plus tard au début de l’été 2012. Elle offrira une capacité de transformation annuelle de plus de 40 millions de kilogrammes de volaille et emploiera environ 200 personnes. 

Les Aliments Maple Leaf Inc., dont les ventes annuelles se chiffrent à quelque 5 milliards de dollars, est une entreprise de transformation alimentaire canadienne de premier plan dont le siège social est établi à Toronto. Elle emploie 21 000 personnes dans ses installations à l’échelle du Canada, ainsi qu’aux États-Unis, en Europe et en Asie.

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8. Hommage rendu à des champions de l’alimentation locale

Leslie Carson donne une bonne réputation aux aliments servis dans un centre hospitalier. 

Mme Carson, qui est directrice des services d’alimentation et de nutrition au St. Joseph’s Health Centre de Guelph, reçoit des éloges parce qu’elle offre des aliments locaux de qualité dans son établissement, dans un nouveau rapport intitulé Ontario Local Food Champions (Champions de l’alimentation locale de l’Ontario). 

Ce rapport, dirigé par la Friends of the Greenbelt Foundation de l’Ontario, rend hommage à trois chefs d’institutions publiques et à trois groupes d’agriculteurs qui ont pris des mesures exceptionnelles pour intégrer plus de produits alimentaires de l’Ontario dans les assiettes des institutions municipales et publiques. 

Le rapport souligne que Mme Carson a surmonté des obstacles opérationnels pour fournir plus de produits alimentaires de l’Ontario aux résidents d’un établissement de soins de santé. Suite à l’introduction de salades et de repas chauds préparés avec des produits alimentaires de l’Ontario, le taux de satisfaction des services alimentaires a augmenté à 87 p. 100 parmi les patients et les résidents de St. Joseph’s, comparé à la moyenne de la province de 60 p. 100. 

D’après ce rapport, les 115 millions de repas servis aux patients et résidents d’établissements ontariens de soins de santé sont la preuve qu’il existe d’amples occasions d’accroître la quantité de produits alimentaires de l’Ontario dans ces établissements. 

« Plus les institutions provinciales achètent des produits alimentaires de l’Ontario, plus c’est bénéfique pour notre économie, notre environnement et nos agriculteurs, déclare Burkhard Mausberg, président de la Friends of the Greenbelt Foundation. Les modèles de rôles reconnus [dans le rapport] créent les effets d’entraînement du changement qui sont nécessaires à la croissance de la quantité de produits alimentaires de l’Ontario utilisée dans les institutions du secteur parapublic. » 

Les autres champions sont Jaco Lokker, directeur des services alimentaires de l’Université de Toronto (campus de St. George) qui a acheté l’an dernier 65 p. 100 de produits alimentaires de l’Ontario, ainsi que la Ville de Markham, première municipalité ontarienne à adopter une politique sur les aliments locaux. L’année dernière, plus de 30 p. 100 des achats d’aliments de la municipalité ont été certifiés en vertu du programme Local Food Plus, la seule certification d’alimentation locale et durable au Canada. 

Du côté des fermes, Vineland Growers, Algoma Orchards et Rowe Farms ont été honorées parce qu’elles représentent « la force de la communauté agricole de l’Ontario pour stimuler l’innovation qui répond aux besoins particuliers des institutions du secteur parapublic ».

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9. Analyse du marché - Mise à jour sur le marché de l’avoine

Au cours de la dernière semaine, l’agitation causée par la publication du rapport sur les superficies ensemencées du département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), les problèmes météorologiques et d’autres questions ont nourri l’ardeur des prix des principales céréales et des principaux oléagineux aux États-Unis. 

Pendant ce temps, l’ascension des prix à terme de l’avoine à Chicago est presque passée inaperçue. Lentement mais sûrement, ceux-ci se sont appréciés, entraînant une hausse des prix offerts au comptant pour l’avoine dans l’Ouest canadien. 

Les cultivateurs ont été plutôt déçus de la performance du marché au comptant de l’avoine cet hiver, en particulier de son incapacité, semble-t-il, à faire face au resserrement de l’équilibre entre l’offre et la demande, qui s’est produit cette année. 

En outre, il a été de plus en plus préoccupant de voir les prix à terme de l’avoine à Chicago continuer de jouer un rôle de meneur malgré les indications contraires données par les prévisions de stocks serrés. Nous commencions à nous demander si les négociants avaient trouvé un moyen de se tirer d’affaires pendant le reste de la campagne de vente actuelle compte tenu de la couverture adéquate déjà en place. 

Heureusement pour les producteurs, le marché a fait un bond soudain. En quelques jours, les offres au comptant pour l’avoine de la récolte précédente et de la nouvelle récolte se sont appréciées considérablement. Il y a à peine une semaine, elles étaient largement inférieures à 3 $ le boisseau en Saskatchewan, tandis qu’aujourd’hui, elles se situent dans la région de 3,20 $ à 3,30 $ le boisseau, atteignant même de 3,50 $ à 3,60 $ le boisseau au Manitoba. Même chose pour les offres au comptant pour l’avoine de la nouvelle récolte. La semaine dernière, elles étaient d’environ 2,50 $ en Saskatchewan, et mercredi, elles s’établissaient entre 3,30 $ et 3,40 $ le boisseau, atteignant même de 3,60 $ à 3,70 $ le boisseau au Manitoba. 

Enfin, après un plongeon des prix en février et en mars, la réaction du marché de l’avoine est plus conforme à ce que semblent prescrire ses facteurs fondamentaux. Bien sûr, une forte flambée des marchés du maïs et du blé aux États-Unis a aidé la cause de l’avoine, mais l’avoine devait réagir de cette façon. Autrement, les stocks de la campagne précédente allaient diminuer à un niveau plancher, ce qui aurait laissé peu d’espoir d’entraîner un accroissement des acres pour la nouvelle récolte. Une hausse soudaine de 50 cents, atteignant même 1 $ le boisseau (selon l’endroit) place maintenant l’avoine dans une position beaucoup plus compétitive pour gagner des acres pour la nouvelle récolte. 

Si l’on examine les graphiques des prix à terme de l’avoine du Chicago Board of Trade (CBOT), on constate que le marché a atteint un sommet, à l’instar de nombreux autres produits de base, le 9 février, et s’est par la suite contracté assez dangereusement. Cela a abouti, au cours de la première moitié du mois de mars, à une dégringolade du contrat à terme à échéance rapprochée de mai au CBOT, qui a atteint un creux de 3,15 $ le boisseau (16 mars). 

Les prix à terme de l’avoine de mai ont ensuite remonté de plus belle, et la plus grande partie de la hausse enregistrée au moment d’écrire ces lignes, le 5 avril (3,9125 $ le boisseau), a été réalisée seulement au cours des quatre dernières séances de bourse. Maintenant, le seuil de résistance du contrat de mai, qui dépasse de seulement quelques cents la région de 3,95 $ le boisseau, doit ensuite franchir l’important seuil de résistance générale de 4 $ le boisseau, avant que l’on puisse envisager de frôler le sommet de contrat. 

Les prix à terme de l’avoine de décembre pour les nouvelles récoltes, qui foncent déjà vers de nouveaux sommets de contrat, ont terminé la journée du 5 avril à 4,0750 $ le boisseau. D’importants gains ont été affichés au cours des dernières séances de bourse, parce qu’un nouveau sentiment d’urgence est ressenti des deux côtés de la frontière en ce qui a trait à l’achat d’acres pour l’avoine ce printemps. 

La publication des perspectives d’ensemencement de l’USDA, jeudi dernier, a intensifié ce sentiment d’urgence. En effet, le département prévoit que la superficie cultivée en avoine en 2011 aux États-Unis diminuera à un nouveau plancher de seulement 2,84 millions d’acres, en baisse de 10 p. 100 par rapport aux 3,14 millions d’acres ensemencés il y a un an. Si cette prévision se concrétise, il s’agirait de la plus petite superficie jamais ensemencée. En 2009, les cultivateurs américains avaient ensemencé 3,4 millions d’acres d’avoine. 

Toutefois, il est évident que la récente flambée des prix de l’avoine n’aurait pas été possible sans la remontée du marché du maïs. Cela dit, je crois que les fondamentaux du marché de l’avoine justifient son appréciation. 

Nous attendons maintenant avec grand intérêt le premier rapport de Statistique Canada sur les intentions d’ensemencement au Canada au printemps, qui doit être publié le 26 avril. 

Les prix de l’avoine doivent faire concurrence à ceux du blé et du canola pour que les producteurs consacrent une plus grande superficie à cette culture en 2011. 

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l’information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204‑654‑4290 ou se rendre à l’adresse www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu’il offre.

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