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Note de la rédactrice

Note de la rédactrice Allison Finnamore

Vos commentaires, vos questions et vos idées d'articles sont toujours les bienvenus. Vous pouvez m'écrire à l'adresse allison@finnamore.ca.


1. Début des négociations de libre-échange entre le Canada et le Maroc

Le Canada et le Maroc ont amorcé des négociations en vue d'un accord de libre-échange pour le blé, les légumineuses et d'autres produits agricoles.

« Le Maroc est un marché crucial pour les producteurs canadiens de blé et de légumineuses, affirme Gerry Ritz, ministre de l'Agriculture du Canada. Un renforcement des échanges commerciaux permettra de faire en sorte que des produits alimentaires de haute qualité sont disponibles à longueur d'année, pour le bénéfice mutuel des agriculteurs et des consommateurs du Canada et du Maroc. »

D'une valeur de 267 millions de dollars, les ventes de produits agricoles représentaient le gros des échanges canadiens avec le Maroc en 2009. Au-delà des principales exportations alimentaires du Canada, soit le blé dur et les légumineuses (surtout les lentilles et les pois), cet accord de libre-échange ouvrirait aussi des débouchés éventuels pour le matériel génétique de souche laitière et les aliments pour les bovins, déclare le ministère de l'Agriculture dans un communiqué.

Dans un autre communiqué, la Fédération canadienne de l'agriculture (FCA) affirme que le Maroc est un marché attrayant pour les céréales et les oléagineux.

« La FCA est satisfaite des efforts déployés par le gouvernement pour entreprendre des négociations officielles visant à accroître les exportations de produits agricoles vers le Maroc, dit le président de la FCA, M. Ron Bonnett. La FCA encourage le gouvernement à miser sur la conclusion d'accords bilatéraux et multilatéraux dans des régions du monde qui offrent des possibilités commerciales importantes et où le Canada n'a pas encore développé de relations d'affaires solides. »

La FCA note que le Maroc, qui compte 32 millions d'habitants, est essentiellement autosuffisant dans le domaine agricole, à l'exception des céréales et oléagineux; ses importations à cet égard correspondent à 40 p. 100 de ses besoins et s'élèvent à environ 2 milliards de dollars par an.

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2. Agrandissement d'une usine de transformation du canola

Une demande de produits alimentaires plus sains pourrait être une bonne nouvelle pour les producteurs de canola.

Richardson International Limited, l'un des plus grands fournisseurs d'huile et de tourteau de canola en Amérique du Nord, a annoncé l'agrandissement et la modernisation de son usine de transformation de l'huile de canola à Lethbridge, en Alberta.

La société, qui a ouvert une deuxième usine de transformation du canola en juin dernier à Yorkton, en Saskatchewan, investira 15 millions de dollars dans son installation située en Alberta. Cet investissement permettra d'agrandir l'usine de 40 p. 100, soit un ajout de 33 000 pieds carrés qui se traduira par une aire d'entreposage et des installations de stockage de l'huile en vrac plus vastes. Ce projet entraînera aussi des gains d'efficience grâce à l'automatisation complète du processus de réception et de mélange de l'huile.

M. John Haen, vice-président de Richardson Nutrition, indique que les activités de Richardson International, dans l'ensemble, ont nettement augmenté en raison de la demande sans précédent des consommateurs pour des produits alimentaires plus sains.

L'augmentation de la demande de produits nouveaux et innovateurs est motivée par les dispositions législatives sur le gras trans au Canada et aux États-Unis et par le nombre insuffisant de produits fonctionnels satisfaisant à ces dispositions. Par conséquent, Richardson International a investi des sommes importantes dans la recherche et le développement au cours des 18 derniers mois pour mettre au point une nouvelle huile de canola, une margarine non hydrogénée et des shortenings destinés aux secteurs de la transformation des aliments, de la boulangerie-pâtisserie, de la restauration, et aux marchés de détail.

En plus de cet agrandissement, Richardson International ouvrira un nouveau laboratoire et une usine pilote d'une valeur de 1,5 million de dollars à ses installations de Lethbridge afin de poursuivre les travaux de recherche et de développement.

« Avec une usine à la fine pointe, un tout nouveau laboratoire voué à la recherche et au développement, et des capacités de transformation et d'emballage accrues, Richardson est bien placée pour mettre au point et fournir de nouveaux produits à base de canola à ses clients à l'échelle internationale », dit M. Haen.

Richardson International n'augmentera pas immédiatement sa demande de canola (l'entreprise triture actuellement 1,26 million de tonnes de canola par année à ses installations de Lethbridge et de Yorkton), mais M. Haen indique que la société a pour but de créer de nouveaux marchés et une demande accrue de canola. Cela pourrait se traduire par une hausse des ventes pour les producteurs de canola locaux qui approvisionnent Richardson International.

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3. Les producteurs de fruits de verger sont optimistes

Au cours de la prochaine année, on continuera de lutter contre de nouveaux ravageurs et de composer avec l’imprévisibilité d’un marché mondial, mais les producteurs de fruits de verger de la vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique, sont optimistes en ce début de 2011.

Les producteurs espèrent obtenir un meilleur résultat grâce à la création d’une coopérative unique qui a permis d’unifier le secteur des fruits de verger et à la rationalisation des opérations de l’industrie, mesures prises en vertu d’une stratégie indépendante du secteur menée il y a quelques années.

L’année dernière, les producteurs ont été confrontés à des conditions météorologiques anormales, à des ravageurs récemment importés, au dollar canadien élevé qui a eu une incidence sur les exportations, et à des marchés mondiaux faibles. Ces facteurs ont conduit à une période difficile sur le plan financier. Même si les revenus sont légèrement supérieurs à ceux de l’année dernière, 2010 n’a tout de même pas été une année exceptionnelle.

Les pommes représentent la plus importante récolte de fruits en Colombie-Britannique, mais l’année dernière, elle s’est établie à seulement 3,5 millions de caisses de 9,07 kilogrammes (20 livres). Par comparaison, dans l’État de Washington, voisin de la province, la récolte s’est établie à 110 millions de caisses. La compétition est donc féroce.

Selon Joe Sardinha, président de la B.C. Fruit Growers’ Association, le dollar canadien vigoureux procure un avantage supplémentaire aux producteurs de Washington, et comme ils bénéficient déjà d’un coût de production inférieur à celui des producteurs canadiens, il représente un double coup dur pour les agriculteurs locaux.

Les cerises gagnent rapidement du terrain au détriment des pommes dans l’Okanagan, mais les producteurs de cerises ont été aux prises avec un nouveau ravageur dévastateur l’année dernière. La drosophile aux ailes tachetées, une mouche du vinaigre asiatique qui s’attaque aux fruits mûrs qui sont prêts à être récoltés, les rendant invendables, est apparue de façon soudaine en Colombie-Britannique.

Au moment de son apparition dans la province, de nombreux producteurs venaient de réussir à réduire leur utilisation de pesticides grâce à un appât nommé GF 120, un traitement de rechange utilisé dans la lutte contre la trypète des cerises. La drosophile aux ailes tachetées s’attaque à tous les fruits tendres, y compris les raisins et les baies.

Les pommes sont aussi victimes de nouveaux ravageurs importés, ce qui peut être attribué au fait que le programme provincial de libération d’insectes stériles a fait diminuer nettement la quantité de produits chimiques vendus dans la vallée pour lutter contre la pyrale de la pomme.

Si les conditions météorologiques en Colombie-Britannique ont fait craindre un printemps aride et tardif, un été frais et un automne précoce, la campagne s’est terminée sur une note positive pour les producteurs de fruits de verger.

En effet, la précocité de l’automne a favorisé la coloration des pommes, et les conditions automnales ont perduré jusqu’à la fin de novembre, ce qui a permis aux raisins de mûrir et d’atteindre des teneurs en sucre idéales pour la production de bons vins. En outre, au moment même où l’on récoltait les derniers raisins de cuve, les températures ont plongé, ce qui a permis de cueillir les raisins destinés à la production de vin de glace des mois plus tôt qu’au cours des années précédentes et d’obtenir une vendage d’excellente qualité.

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4. Une interdiction visant la ractopamine soulève des inquiétudes

Taiwan a annoncé l'interdiction d'importer du bœuf américain après la détection de traces de ractopamine au cours d'une analyse de routine. Il s'agit d'un médicament vétérinaire utilisé comme additif alimentaire au Canada, de même qu'aux États-Unis, pour favoriser la teneur en maigre des bovins et des porcs.

Même s'il existe des données scientifiques à l'appui de son utilisation, ce médicament est interdit dans 150 pays, dont Taiwan, la Chine, l'Union européenne et la Malaisie. Cela peut avoir des répercussions sur les exportations de bœuf canadien, estime Fred Hays, analyste des politiques de l'association Alberta Beef Producers.

M. Hays croit que comme l'utilisation de la ractopamine est légale dans le marché nord-américain, de nombreux producteurs ne sont peut-être pas au courant que l'utilisation de ce médicament pourrait réduire à néant les exportations de bœuf canadien dans un grand nombre de pays.

Cependant, le programme de traçabilité du Canada sera bientôt en mesure d'identifier les bovins contenant des traces de ce médicament lorsqu'ils franchissent les portes de l'une des plus grandes usines de transformation de la viande du pays.

M. Hays note que la modernisation annoncée récemment de l'usine de Cargill Meat Solutions, à High River, en Alberta, permettra d'assurer le suivi du bœuf exempt de ractopamine et de le transformer séparément pour les marchés extérieurs.

Toutefois, comme l'illustre l'interdiction récente, la vigilance est toujours de mise de la part des producteurs qui visent des marchés extérieurs. L'utilisation de la ractopamine est approuvée dans plus de 20 pays, dont l'Australie, le Brésil, le Mexique et la Thaïlande.

Au Canada, ce médicament figure dans les notices sur les substances médicatrices de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) sous l'appellation « chlorhydrate de ractopamine », et peut être administré aux bovins sans délai d'attente obligatoire. Utilisé dans l'additif alimentaire Paylean, ce n'est pas un stéroïde ou une hormone, mais un composé appelé bêta agoniste. Il a été prouvé que des traces de ractopamine entraînent une augmentation marquée de la croissance protéinique et une diminution des dépôts lipidiques chez les animaux. Des études menées dans des parcs d'engraissement nord-américains montrent que cet additif peut améliorer l'efficacité alimentaire dans des proportions pouvant atteindre 15 p. 100, et faire augmenter la rentabilité de 3 à 8 $ par tête.

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5. La Fédération de l’agriculture de l’Î.-P.-É. envisage le recours à l’assurance privée

Une hausse de 21 p. 100 des primes à payer pour être protégé en vertu du programme de la commission provinciale d’indemnisation des accidents du travail (Workers Compensation Board) a incité la Fédération de l’agriculture de l’Île-du-Prince-Édouard à chercher des options d’assurance privée pour ses membres.

Cette hausse est entrée en vigueur le 1er janvier à la suite d’un examen par un tiers de toutes les catégories de tarifs couvertes par la commission provinciale d’indemnisation des accidents du travail. Contrairement à ce qui se passe dans de nombreux secteurs, les agriculteurs ont le choix de renoncer à cette couverture.

John Jamieson, directeur exécutif de la fédération, indique que de nombreux producteurs disposent déjà d’une couverture privée et que la fédération a décidé d’obtenir des prix de compagnies privées pour offrir des possibilités à ses membres.

Selon M. Jamieson, si un pourcentage important de membres adhèrent au régime collectif, celui-ci pourrait un jour être offert à tous les agriculteurs de l’Île.

M. Jamieson s’offusque du fait que la commission d’indemnisation des accidents du travail n’a pas fait grand-chose pour vérifier si le secteur agricole peut se permettre de payer des primes plus élevées. En plus de leurs propres hausses, plusieurs industries connexes doivent composer avec des hausses de primes encore plus importantes, qui seront vraisemblablement répercutées sur les producteurs.

Dans l’industrie du camionnage, la hausse est de 68 p. 100, tandis que dans les usines de transformation comme celle de la société Atlantic Beef Products, les primes augmentent de 83 p. 100. La commission d’indemnisation des accidents du travail introduira les hausses de tarifs dans ces catégories de façon progressive. La commission a établi que la hausse annuelle maximale, toutes catégories confondues, est de 35 p. 100.

M. Jamieson indique que 230 exploitations agricoles de l’Île participent au programme, ce qui représente environ 60 p. 100 des ouvriers agricoles rémunérés. Avant la hausse, les producteurs de pommes de terre de l’Île payaient 4,78 $ par tranche de 100 $ de paye pour chaque employé couvert. Ce montant atteint maintenant 5,79 $. Par comparaison, dans d’autres parties du pays, les prix varient de 2,36 $ à 4,21 $.

« Nous comparons des éléments comparables, dit-il. En effet, le risque pour une exploitation de production de pommes de terre à l’Île-du-Prince-Édouard n’est pas beaucoup plus élevé qu’il ne l’est au Nouveau-Brunswick ou au Manitoba, pourtant le tarif est presque deux fois plus élevé que dans ces provinces. »

M. Jamieson souhaiterait que les tarifs soient plus uniformes d’une province à l’autre et que les hausses futures soient introduites progressivement. Il estime que le fait que la majorité des employés agricoles soient assurés par la commission d’indemnisation des accidents du travail signifie que les producteurs apprécient cette protection. Toutefois, il indique que de nombreux producteurs n’ont pas le choix de chercher d’autres options.

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6. Réunion de jeunes agriculteurs

De jeunes agriculteurs de la Saskatchewan se sont réunis récemment pour discuter de leurs défis communs et lancer des pistes de solutions.

Dans l'ensemble, les jeunes agriculteurs s'entendent pour dire que les prix accrus des céréales et des oléagineux font en sorte que l'agriculture est plus attrayante. Mais il subsiste de nombreux défis, et l'accès au capital figure en tête de liste.

Les terres, l'équipement et les intrants sont tous très chers, et il est difficile de trouver des ressources, disent les agriculteurs. Darryl Frank produit du canola, du blé, de l'orge et des lentilles sur 6 500 acres, principalement dans la région de Southey, à une soixantaine de kilomètres au nord de Regina. Il loue environ les trois quarts de sa terre pour générer les liquidités nécessaires.

« Je pense que c'est essentiel à l'heure actuelle, dit-il. L'achat d'une terre n'est pas la meilleure option au démarrage, et même aujourd'hui, la majorité des grands producteurs ne possèdent pas la totalité de la terre qu'ils exploitent. »

M. Frank est membre du comité consultatif des jeunes agriculteurs (Youth Advisory Committee) de Saskatchewan Agriculture. Les sept membres du comité proposent au gouvernement provincial des moyens d'attirer et de garder des jeunes dans le secteur agricole.

« Nous avons eu d'excellents entretiens avec les institutions financières. Celles-ci comprennent clairement les problèmes qui accablent notre secteur, affirme le ministre de l'Agriculture, M. Bob Bjornerud. Il est plutôt difficile pour les parents de tout faire par eux-mêmes. Dans de nombreux cas, ils veulent prendre leur retraite et aller s'établir dans un centre urbain; par contre, ils ne veulent pas laisser leurs fils ou leurs filles dans une situation où ils seraient incapables de s'en sortir financièrement. »

Ces questions font l'objet de discussions très sérieuses de la Saskatchewan Young Ag-Entrepreneurs (SYA). Cet organisme établi depuis cinq ans compte aujourd'hui 70 membres.

Le président de la SYA, M. Rodney Voldeng de Naicam, indique que son organisme offre un système de réseautage pour les céréaliculteurs et les éleveurs âgés de moins de 40 ans.

« Il y est question des façons de prendre la relève de la ferme familiale ou de démarrer sa propre exploitation, ou encore de la façon de trouver l’équilibre entre l’agriculture et le travail non lié à l’exploitation agricole. Nous espérons offrir une tribune efficace à cette fin. »

« Nous savons tous que l'âge moyen des producteurs agricoles est de 50 ou 55 ans. Nous aimerions bien sûr voir cette tendance commencer à s'infléchir, et je pense que (c'est possible) », a dit M. Bjornerud tandis qu'il s'adressait au groupe, récemment.

Les gouvernements fédéral et provincial, dans le cadre de l'Initiative de développement des entreprises agricoles, accordent un financement plus élevé pour couvrir les coûts des services de consultation, de la formation et des études. En effet, les agriculteurs et les éleveurs âgés de moins de 40 ans peuvent maintenant recevoir un paiement représentant jusqu'à 90 p. 100 de ces coûts, jusqu'à concurrence de 10 000 $.

Pour sa part, la SYA recevra 50 000 $ des deux instances supérieures au cours des trois prochaines années. Ces fonds serviront à créer, à héberger et à tenir à jour un site Web où les jeunes agriculteurs trouveront de l'information et des services qui leur permettront d'améliorer leurs entreprises.

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7. Le gouvernement de l'Ontario cherche à faire augmenter la consommation de dinde

Les Canadiens consomment environ 10,5 millions de dindes par année, et la consommation est à la hausse. Cependant, plus de 70 p. 100 de toutes ces dindes sont achetées pendant les périodes de l'Action de grâces et de Noël. Pour faire en sorte que la demande existe toute l'année et promouvoir la dinde comme produit alimentaire local, le gouvernement de l'Ontario investit dans la capacité de production de l'une des entreprises de transformation de la dinde de la province.

La société Hayter's Turkey Products Inc. de Dashwood, en Ontario, a entrepris d'accroître sa production de produits à base de viande de dindon, « afin de répondre à une demande croissante, de créer des emplois et de soutenir les agriculteurs locaux », fait savoir la province.

Dans le cadre du Programme de développement économique des collectivités rurales de l'Ontario, Hayter's a entrepris de rénover ses installations afin d'accroître sa capacité de production. L'entreprise va aussi agrandir son magasin de détail et se doter d'une cuisine pour mettre au point et tester de nouveaux produits sains à base de viande de dindon.

Hayter's affirme que ces améliorations devraient lui permettre de tripler son chiffre d'affaires, de créer jusqu'à six emplois et de conserver plus de 60 postes, ce qui contribuera à stimuler l'économie de la région de Dashwood.

Carol Mitchell, ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de la province, affirme qu'un appui à des abattoirs et à des usines de transformation de la viande situés en milieu rural comme celle de Hayter's représente un témoignage de soutien à l'égard des agriculteurs et un investissement dans les produits alimentaires locaux de haute qualité.

Selon le directeur de la société, Sean Maguire, la modernisation et l'augmentation de la capacité de production rendront Hayter's Turkey Products plus concurrentielle.

« Nous serons ainsi en mesure de répondre à la demande croissante pour nos produits ontariens à base de viande de dindon, de garder et de créer des emplois, et de continuer à soutenir les agriculteurs et d'autres entreprises apparentées à l'agriculture », dit M. Maguire.

Les Éleveurs de dindons du Canada indiquent que les ventes annuelles de morceaux de dindon et de produits transformés à base de viande de dindon ont atteint 17,2 millions de kilogrammes en 2009, en hausse considérable par rapport à 10 millions de kilogrammes en 1993.

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8. Un outil permet de mettre en contact des producteurs de bleuets et des pollinisateurs

Une initiative menée en Nouvelle-Écosse permet de mettre en contact des producteurs de bleuets et des apiculteurs.

La récolte des producteurs de bleuets dépend de la pollinisation. Les apiculteurs, eux, ont souvent de nombreux pollinisateurs en surplus.

La société de conseil en agriculture AgraPoint, qui appartient au gouvernement provincial, a mis sur pied un service qu’elle appelle « Bee Line » l’année dernière, en réponse aux demandes d’apiculteurs et de producteurs de bleuets visant à trouver une façon plus efficace de mettre en contact les membres de chaque groupe.

La « Bee Line » fonctionne de façon simple et directe. Les producteurs de bleuets peuvent composer un numéro sans frais ou envoyer un courriel dans lequel ils expliquent leurs besoins. Les apiculteurs qui ont des ruches à louer peuvent aussi téléphoner ou envoyer un courriel, et leurs renseignements sont affichés en ligne dans un fichier en format PDF. Les producteurs de bleuets qui ont besoin de pollinisateurs peuvent ainsi voir facilement quels apiculteurs dans leur région ont des abeilles disponibles.

Peter Burgess, horticulteur et spécialiste des bleuets d’AgraPoint, a joué un rôle essentiel dans la mise sur pied de ce système.

« Le service a changé d’orientation quelques fois », confie M. Burgess. « Au début, les producteurs de bleuets craignaient une pénurie de pollinisateurs. Nous avons pensé que la Bee Line permettrait d’aider les producteurs à entrer en contact avec des apiculteurs ayant des ruches en surplus qui, autrement, seraient difficiles à trouver. »

Toutefois, pendant la période de pollinisation des bleuets en 2010, tout semblait indiquer que les prix des bleuets seraient bas. Comme leurs revenus s’annonçaient réduits, les producteurs de bleuets ont hésité à investir beaucoup d’argent dans les services de pollinisateurs.

De leur côté, les apiculteurs ont constaté que leurs ruches avaient très bien résisté à l’hiver et que le nombre d’abeilles dépassait grandement leurs attentes.

« À ce moment-là, indique M. Burgess, la Bee Line est devenue un moyen pour les apiculteurs d’annoncer leurs ruches en surplus, et même de s’acheter des ruches entre eux. »

L’apiculteur Paul Kittilsen, qui exploite environ 1 200 ruches tout près de Debert, dans le Centre de la Nouvelle-Écosse, s’est retrouvé avec 250 ruches supplémentaires l’année dernière. Il les a donc annoncées sur la Bee Line.

« C’était un excellent moyen d’annoncer nos abeilles en surplus, et le service nous met en contact gratuitement », mentionne M. Kittilsen, qui est apiculteur depuis 1985. « La majorité de nos clients utilisent le même nombre d’abeilles année après année, mais s’il apparaît que nous aurons à nouveau un surplus d’abeilles, il est certain que nous les annoncerons. Si les ruches ne trouvent pas preneur, elles demeureront tout simplement chez l’apiculteur et produiront plus de miel. »

M. Kittilsen indique que les ruches sont en bonne santé cet hiver, de sorte qu’il devrait y avoir un important surplus d’abeilles au printemps.

La Bee Line sera remise en service en avril 2011. La période de pollinisation commence entre le début et la moitié du mois de mai dans la plus grande partie de la Nouvelle-Écosse.

Vous trouverez plus d’information sur ce service en vous rendant sur le site Web d’AgraPoint, à www.agrapoint.ca (en anglais seulement).

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9. Analyse du marché – La remontée du marché des oléagineux se poursuit

Les prix à terme du soja à Chicago poursuivent leur ascension cette semaine, la nouvelle demande d'exportation de la Chine et la grève qui paralyse des ports de l'Argentine ayant ravivé les perceptions optimistes concernant le resserrement prévu de l’offre. Au moment d’écrire ces lignes, le 1er février, les prix à terme du soja en mars affichaient un nouveau sommet de contrat de 14,405 $ le boisseau.

La menace d'une hausse de la demande a entraîné les prix à la hausse dans un contexte où le département de l'Agriculture des États-Unis (USDA) prévoit déjà que les stocks de report de haricots en 2010-2011 seront dangereusement restreints. De nouvelles ventes à l'exportation ont aussi soulevé un questionnement sur la possibilité que la Chine dirige une partie de sa demande vers les États-Unis pour se protéger contre toute interruption prolongée des expéditions en partance des ports de l'Argentine découlant de la grève qui sévit.

La grève des débardeurs argentins dure depuis plus d'une semaine, et certaines installations de trituration du soja tournent au ralenti parce que les employés d'usine soutiennent la grève des débardeurs. Des sources du marché d'exportation affirment que jusqu'à 45 navires sont déjà amarrés au principal terminal d'exportation de l'Argentine en attente de chargement, et que le nombre total devrait augmenter.

Le marché s’occupe de faire diminuer l’utilisation et d’inciter les agriculteurs à accroître leurs superficies en 2011. La faiblesse du dollar américain et un seuil d’exportations solide ont contribué à l’appréciation du marché, et les négociants sont aussi préoccupés par l’interruption des expéditions de cultures commerciales associée à la sévère tempête hivernale qui balaie le centre des États Unis.

Canola
Les prix à terme du canola à Winnipeg continuent de suivre une tendance à la hausse. La remontée du complexe de soja du Chicago Board of Trade (CBOT) a eu une influence haussière évidente sur les prix à terme du canola.

La hausse des prix du canola a aussi été influencée par les rumeurs faisant état d'une nouvelle demande d'exportation pour ce produit de base. On a pensé que de nouvelles ventes de canola canadien se préparaient, après que des sources du marché d’exportation ont confirmé que trois cargos chargés de canola canadien avaient été vendus à la Chine au cours de la dernière semaine, et qu’il s’agissait soi disant déjà du canola de la nouvelle récolte. La tarification des exportations courantes à destination du Japon et du Mexique a aussi procuré du soutien au canola.

Certains producteurs me signalent qu'en plus de la croissance des prix à terme, de nombreuses sociétés céréalières (notamment la plus grande du pays) sont en train de resserrer les niveaux de la base pour les contrats de livraison reportée au printemps, qui est actuellement réduite d'environ 17 $ la tonne pour la période d'avril-mai dans le centre de la Saskatchewan.

Peut-être les sociétés céréalières tentent-elles maintenant de donner un petit coup de pouce aux prix nets au comptant dans le but d'atteindre les objectifs des agriculteurs en matière de fixation des prix et de stimuler les ventes au plus tôt.

Quoi qu'il en soit, on me demande quotidiennement jusqu'où les prix à terme du canola pourraient grimper. Pour être franc, je l’ignore. D’ailleurs, qui le saurait? Plutôt que d'atteindre un prix ferme, je m'attends davantage à un prix « typique du marché ».

Les tendances de prix demeurent en hausse, et la demande n'est pas en train de se rationner malgré ces niveaux élevés. C'est l'une des principales raisons pour lesquelles je demeure sur la touche, comme beaucoup d'autres, en ce qui a trait à la tarification de la récolte précédente et de la nouvelle récolte. Mais s'il s'avérait, en raison de circonstances particulières, que l'appréciation des prix à terme devenait parabolique (des hausses irrégulières créant des écarts, comme c'est arrivé vers la fin de la période hiver-printemps en 2008), je serais de plus en plus préoccupé.

Pour le moment, la croissance des prix à terme et le resserrement de la base au comptant me donnent à penser qu'il subsiste une forte demande commerciale pour ce produit, même si les prix atteignent ces niveaux élevés. C'est bon signe. Toutefois, ces marchés deviendront surachetés et se corrigeront de temps à autre.

Cependant, ce qui s'est passé en 2008 devrait nous servir d'avertissement. Lorsque ce marché atteindra un sommet, chose qui se produira inévitablement, cela pourrait entraîner des variations assez irrégulières sur le marché.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l'information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204-654-4290 ou se rendre à l'adresse www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu'il offre.

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