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Note de la rédactrice

Allison Finnamore

Il est difficile de croire qu’une autre année tire à sa fin, mais le moment est bel et bien venu de vous présenter la dernière édition de FAC Express pour 2010. Comme nous sommes en pleine période des Fêtes, nous vous proposons cette semaine certains articles à saveur saisonnière qui examinent le rôle de l’agriculture à cette période‑ci de l’année.  

FAC Express sera de retour dans votre boîte de réception le 7 janvier. Au nom de tous ceux qui participent à la production de ce bulletin, je souhaite à vous et à vos proches d’être comblés par cette période des Fêtes, et je vous adresse mes vœux de prospérité et de succès pour 2011. 

Vos commentaires, vos questions et vos idées d'articles sont toujours les bienvenus. Vous pouvez m'écrire à l'adresse allison@finnamore.ca.


1. La période des fêtes fait bondir les ventes de dindon

Nous commençons vraiment à ressentir l’esprit de Noël – ce qui donne envie de célébrer aux éleveurs de dindons du Canada, qui prévoient une hausse des ventes saisonnières. 

« Beaucoup de détaillants utilisent la dinde comme produit d’appel à cette période‑ci de l’année », note Phil Boyd, directeur général des Éleveurs de dindon du Canada, le groupe qui représente les 550 éleveurs enregistrés du pays depuis les années 1970. « Cette technique entraîne toujours une hausse considérable du nombre de produits vendus. » 

Selon M. Boyd, environ 4,5 millions de dindes seront achetées ce mois‑ci au Canada pour les repas traditionnels de Noël. Pendant la période de l’Action de grâce, de septembre à octobre, ce sont trois millions de dindes qui ont trouvé preneurs . Ces deux fêtes conjuguées représentent environ 70 p. 100 des ventes annuelles de dindons entiers au Canada. 

Même si l’on ne connaît pas encore les chiffres définitifs, M. Boyd indique que son organisation s’attend à ce que les ventes globales dépassent celles de 2009. L’année dernière, la production contingentée totale de dindes (en frais et en surgelé) s’est établie à 165,3 millions de kilogrammes, d’une valeur à la ferme totale de 359,1 millions de dollars. 

Toutefois, dit M. Boyd, cette année, la « disparition intérieure » a atteint un niveau record. La disparition intérieure représente le nombre estimatif de dindes vendues au pays, principalement à des épiceries et à des établissements de restauration comme la chaîne Subway. On obtient ce nombre en soustrayant les exportations et les stocks de fin de campagne de l’offre totale. 

« On parle de 38 millions de kilogrammes, en hausse par rapport à 33,4 millions l’année dernière », dit M. Boyd. « Cela indique que nous avons vendu un bien plus grand nombre de dindons. » 

Il ajoute toutefois que la croissance des ventes n’entraînera pas de forte hausse des recettes à la ferme parce que le prix de détail est relativement bas, soit environ 2,18 $/kg. 

Selon M. Boyd, certains éleveurs ressentent encore les effets des hausses marquées du prix des aliments pour animaux survenues en 2008. La récession a aussi fait fléchir la demande des épiceries fines et du secteur de la restauration. 

M. Boyd est toutefois convaincu que les résultats nets des éleveurs s’amélioreront en 2011. 

« Tout indique que nous aurons droit à un prix plus élevé et à un marché plus solide pour le dindon en 2011 », dit‑il. « La majorité des consommateurs savent maintenant que la dinde est une excellente source de protéines. »

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2. Examen des quantités de déchets alimentaires

En Amérique du Nord, « excès » et « vacances des Fêtes » pourraient presque être considérés comme des synonymes. Pourtant, voici qui donne à réfléchir : on estime que la quantité de déchets alimentaires produits par les Canadiennes et les Canadiens chaque année représente maintenant 27 milliards de dollars, un montant si énorme qu'il correspond à la somme totale qui se dépense chaque année dans les restaurants. 

Cette constatation est tirée d'un rapport cinglant du George Morris Centre, un centre d'études et de recherches en agroalimentaire établi à Guelph. Le rapport, intitulé Food Waste in Canada (Les Déchets alimentaires au Canada), indique que comme le reste du monde, le Canada investit d'énormes ressources dans la recherche de moyens de nourrir une population croissante en augmentant la production. Toutefois, peut-on lire, on investit beaucoup moins de ressources pour faire une utilisation plus efficace des denrées déjà produites.  

Les aliments qui se retrouvent dans les sites d'enfouissement et au compostage créent des niveaux inutilement élevés de carbone et de méthane. Une gestion plus efficace des denrées déjà produites serait grandement avantageuse pour notre économie et pour l'environnement, disent les auteurs. 

Dans le rapport, les agriculteurs sont pointés du doigt comme étant en partie responsables, en raison de leur participation à ce que les auteurs considèrent comme une chaîne de valeur inefficace. 

Le rapport indique que des programmes de gestion des risques et divers règlements en matière de commercialisation ont une influence sur les besoins des agriculteurs de réagir aux signaux du marché. Cela réduit leurs besoins de communiquer efficacement avec les membres situés en aval de la chaîne de valeur, ou de veiller à ce que leurs activités reflètent les exigences des clients et des consommateurs. 

« Beaucoup continuent de produire ce qu'ils ont toujours produit, de la même façon qu'ils l'ont toujours fait », peut-on lire. « Parallèlement, nombre de producteurs qui souhaiteraient modifier leur façon de produire et de commercialiser leurs produits sont empêchés ou découragés de le faire par des éléments moins progressistes du système actuel, ou des politiques et des lois actuelles. » 

On accuse aussi le secteur de la transformation alimentaire. Par exemple, le centre affirme que l'inefficacité de la transformation de la viande - manque de cohérence au chapitre de la composition des carcasses et des systèmes de production - fait augmenter de 10 p. 100 le prix final de la viande. Pour ce qui est des fruits, les auteurs affirment que 75 p. 100 des framboises et un quart de toutes les pêches de l'Ontario peuvent être perdues avant même d'arriver chez les détaillants.  

Toutefois, le centre estime que les grands responsables des déchets alimentaires sont les consommateurs. En fait, le rapport indique qu'un peu plus de la moitié des 27 milliards de dollars que représentent les déchets alimentaires provient des aliments jetés à la poubelle dans les foyers canadiens, principalement à cause de la surcuisson ou de la préparation en trop grande quantité, du défaut d'utiliser les aliments à temps et de la réticence à utiliser les restes. Les aliments conservés au réfrigérateur représentent toutefois la principale source de gaspillage, notamment la viande et le poisson frais ou cru, les repas prêts-à-servir, les produits laitiers, les fruits et légumes, et les aliments précuisinés. 

La réduction des déchets ferait augmenter la rentabilité, d'après le rapport, et les auteurs invitent tous les maillons de la chaîne de valeur à devenir plus efficaces. 

« Les chaînes de valeur agroalimentaires canadiennes ont clairement la possibilité d'obtenir un avantage concurrentiel grâce à une collaboration plus efficace, en particulier dans le contexte où presque tous les consommateurs ont à l'esprit l'économie et l'environnement, disent les auteurs. L'atteinte de ces résultats dépend d'un leadership efficace de la part des gouvernements fédéral et provinciaux et des organisations de l'industrie, ainsi que de la réaction proactive des gestionnaires d'entreprise aux débouchés qui existent sans l'ombre d'un doute. »

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3. Résultat des élections des administrateurs de la CCB

Les partisans du système de commercialisation à guichet unique conservent la majorité au conseil d’administration de la Commission canadienne du blé (CCB). 

Les agriculteurs de quatre des cinq circonscriptions de nombre impair ont voté en faveur des candidats qui appuient le monopole de la CCB en matière d’exportation de blé, de blé dur et d’orge. 

C’est dans le nord de l’Alberta que la lutte a été la plus serrée. Le représentant en place Henry Vos de Fairview a été reconduit dans la circonscription no 1 grâce à une maigre avance de 31 voix. M. Vos est le seul des cinq administrateurs à appuyer le principe du marché libre, qui permettrait aux agriculteurs de vendre par eux‑mêmes leur blé, leur blé dur et leur orge brassicole.  

L’ancien président du Syndicat national des cultivateurs est le nouvel administrateur de la circonscription no 3. Stewart Wells, de Swift Current, sera en effet le représentant de la région du sud‑ouest de la Saskatchewan et du sud‑est de l’Alberta. M. Wells a battu M. Brian Otto, président de la Western Barley Growers Association, par plus de 300 voix. 

Le président de la CCB, M. Allen Oberg de Forrestburg, en Alberta, a été réélu dans la circonscription no 5, qui couvre le nord‑ouest de la Saskatchewan et le nord‑est de l’Alberta. 

« Nous allons poursuivre dans la même voie, nous efforcer de procurer une valeur ajoutée aux agriculteurs dans tout ce que nous faisons, et il est certain que nous ferons tout notre possible pour répondre à leurs besoins opérationnels », déclare‑t‑il. 

M. Kyle Korneychuk, de Pelly, a été réélu dans la circonscription no 7, qui englobe le nord‑est et le centre‑est de la Saskatchewan. 

Enfin, John Sandborn de Benito, au Manitoba, a été élu dans la circonscription no 9. Il représentera les agriculteurs de l’ouest du Manitoba et ceux qui sont établis le long de la frontière dans l’est de la Saskatchewan. 

Un peu plus de 41 p. 100 des 28 481 producteurs admissibles ont retourné leur bulletin de vote postal. Il s’agit d’une baisse par rapport au taux de participation de 52 p. 100 au dernier scrutin. Terry Youzwa, de Nipawin, qui a été défait dans la circonscription no 7, croit que la participation moins élevée a nui aux candidats qui s’opposent au système de commercialisation à guichet unique. 

« Une grande apathie semble régner à l’échelle de l’Ouest canadien », souligne‑t‑il. « Les agriculteurs ne semblent pas croire qu’il est important de voter pour élire les administrateurs de la CCB, ni que ceux‑ci peuvent apporter des changements à la Commission. » 

Les administrateurs de la CCB sont élus pour un mandat de quatre ans. Les élections se tiennent tous les deux ans en alternance, une fois dans les circonscriptions de nombre impair et l’autre dans les circonscriptions de nombre pair. 

La CCB compte 15 administrateurs. Les agriculteurs en élisent 10, et les cinq autres sont nommés par le gouvernement fédéral.

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4. Lancement d'un projet pilote sur le commerce des viandes

L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AC) ont lancé un projet pilote destiné à aider les petites et moyennes entreprises à se conformer aux règles fédérales en matière d'hygiène des viandes pour le commerce interprovincial. 

L'initiative fédérale-provinciale-territoriale sur le commerce interprovincial des viandes permettra d'évaluer et de mettre en œuvre des moyens d'aider les transformateurs de viande provinciaux pour qu'ils puissent mettre en marché leurs produits à l'échelle du pays, tout en respectant les normes élevées de salubrité des aliments du gouvernement canadien. 

À l'heure actuelle, la vente interprovinciale de viande est entravée par des normes qui varient entre les provinces et les territoires du Canada. Même si tous les établissements de transformation des viandes suivent des normes d'hygiène fondées sur la Loi sur les aliments et les drogues du gouvernement fédéral, chaque province et territoire possède ses propres lois régissant l'inspection des viandes qui établissent des normes pour les produits carnés vendus à l'intérieur de ses frontières. De ce fait, les producteurs et les transformateurs sont souvent incapables de vendre à des clients situés à seulement quelques kilomètres de distance en raison d'une frontière provinciale. 

Lors de la rencontre des ministres de l'Agriculture, en juillet dernier, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont discuté de moyens d'éliminer les obstacles au commerce interprovincial causés par les différences au chapitre des règlements sur la transformation des viandes. Le présent investissement pouvant atteindre trois millions de dollars pour la conduite d'une série de projets pilotes constitue un premier pas. 

Le but poursuivi est d'amener des équipes à effectuer des visites régulières aux usines participantes à partir de février, « pour recueillir de l'information afin de vérifier ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas », note M. Richard Arsenault, directeur de la Division des programmes des viandes de l'ACIA. Il explique que les règlements existants, conçus pour les grandes installations, peuvent être plus compliqués à mettre en œuvre dans les petits établissements. 

Au cours de leurs visites, les équipes du projet pilote national sur l'hygiène des viandes évalueront les normes des usines pour déterminer quelles seraient les mesures à prendre pour se conformer aux exigences fédérales en matière d'hygiène des viandes aux fins du commerce interprovincial. La prochaine étape consisterait à aider les transformateurs à satisfaire à la norme nationale.  

« L’intérêt porté à notre projet est exceptionnel. En effet, nos collègues provinciaux ont reçu des appels de personnes qui tiennent vraiment à y participer, dit M. Arsenault. Nous devrions avoir une belle représentation des activités de transformation de la viande au Canada, et cela nous permettra d'explorer l'éventail le plus large possible de scénarios pour adapter nos procédures aux petites et moyennes entreprises. » 

M. Arsenault invite toutes les personnes désireuses de participer à consulter le site Web à l’adresse ci‑dessous et à communiquer avec leur représentant provincial pour obtenir plus d’information. La date limite de la présentation des demandes de participation est le 7 janvier. 

http://www.inspection.gc.ca/francais/fssa/meavia/interprov/interprovf.shtml
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5. Nouvelles options de commercialisation du porc

L'organisme Ontario Pork est maintenant scindé en deux divisions distinctes. 

Ontario Pork Universal Services et la Ontario Pork Marketing Division sont le résultat d'un changement apporté pour suivre une directive du ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario, demandant à Ontario Pork de modifier sa structure de commercialisation et de gouvernance. 

Les éleveurs de porcs de l'Ontario ont maintenant le choix de vendre leurs porcs directement aux acheteurs ou par un intermédiaire comme la Ontario Pork Marketing Division. 

« Nous avions un échéancier détaillé à suivre pour achever ce processus, et avons déployé des efforts acharnés pour y arriver, dit Wilma Jeffray, présidente d'Ontario Pork, dans un communiqué. Depuis juin, nous avons envoyé des messages fréquents à nos producteurs pour les informer de l'état de la situation et des choses à considérer pour s'assurer que leurs entreprises soient prêtes pour le grand jour. Vu le travail que nous avons accompli sur la scène internationale au cours des derniers mois, nous sommes convaincus que les producteurs prendront des décisions éclairées lorsqu'ils amorceront la transition. » 

Ontario Pork travaille en étroite collaboration avec la Commission de commercialisation des produits agricoles de l'Ontario et le comité consultatif de l'industrie porcine pour veiller à ce que les règlements pertinents soient en place dans le nouveau contexte d'exploitation. 

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6. Le Conseil canadien du canola sert une mise en garde contre la jambe noire

Le Conseil canadien du canola (CCC) recommande vivement aux cultivateurs de porter une plus grande attention à la gestion des maladies, en particulier la jambe noire. 

Les rendements appréciables du canola par rapport à d’autres cultures ont encouragé de nombreux producteurs à resserrer leurs rotations utilisant le canola, et le Conseil prévoit que la superficie consacrée au canola pourrait fracasser un autre record en 2011. Cependant, l’organisme avertit que des rotations resserrées créent des conditions propices à l’accumulation d’inoculum et à l’introduction de groupes de jambe noire qui sont plus virulents contre les gènes de résistance actuels du canola. 

« La résistance génétique n'est pas quelque chose de permanent. Elle risque de disparaître si l'on n'adopte pas des pratiques de gestion améliorées », indique Derwyn Hammond, spécialiste en agronomie au CCC.  

« Personne n'aimerait que l'on revienne à une situation où il serait impossible de se procurer des variétés résistantes et où la jambe noire risquerait d'anéantir les cultures, mais c'est ce qui pourrait se produire si la tension exercée sur la sélection en raison des rotations serrées l'emporte sur les efforts d'amélioration génétique. » 

Le Conseil mentionne que pour favoriser la viabilité à long terme, la culture du canola une année sur quatre dans un champ constitue la meilleure pratique. Même dans les situations où les problèmes de maladie sont moins graves et où les cultures ont encore une assez bonne résistance, les tendances en matière de rendement et de revenus d'exploitation indiquent qu'il ne faudrait pas cultiver de canola plus souvent qu'une année sur trois. 

« Nous encourageons les agriculteurs qui estiment nécessaire de resserrer leurs rotations à utiliser des outils de lutte contre la jambe noire et à mettre à profit leurs connaissances pour tirer le meilleur parti de cette décision », affirme Derwyn Hammond. 

Pour obtenir un aperçu des outils de gestion et de plus amples renseignements à ce sujet, consultez http://www.canola‑council.org/news/2226/
blackleg_risk_rises_with_tight_rotations.aspx
(site non disponible en français).

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7. Étude sur la chute des aiguilles des arbres de Noël

La Nouvelle-Écosse est depuis longtemps reconnue comme un chef de file mondial de la culture de sapins baumiers comme arbres de Noël. Ces arbres sont exportés partout dans le monde et constituent la variété de choix de nombreux Canadiens. Des chercheurs du Collège d'agriculture de la
Nouvelle-Écosse à Truro, en Nouvelle-Écosse, ont fait une découverte capitale liée à la prévention de la chute - ou la perte - des aiguilles des sapins baumiers. 

M. Raj Lada, directeur fondateur et chercheur au tout nouveau Christmas Tree Research Centre (CRC) du Collège d’agriculture de la Nouvelle‑Écosse, étudie la conservation des aiguilles des sapins baumiers depuis les cinq dernières années. 

Le sapin baumier est une variété de choix comme arbre de Noël, mais la chute des aiguilles des sapins coupés peut se produire assez rapidement, et les pertes peuvent être importantes au cours des semaines qui suivent la récolte et la décoration de l'arbre. La perte des aiguilles peut influencer le choix des consommateurs au cours des années suivantes.  

Les producteurs d'arbres de Noël, dont beaucoup sont établis en
Nouvelle-Écosse, souhaitent vivement que l'on trouve une solution à ce problème et apportent une contribution financière aux recherches du CRC. 

Matthew Wright, directeur exécutif du Christmas Tree Council of Nova Scotia, indique que la chute des aiguilles n'est plus aussi élevée qu'elle l'était ces dernières années parce que les producteurs ont amélioré leurs techniques de récolte, d'entreposage et de manutention. 

Certains arbres perdent leurs aiguilles simplement à cause d’une prédisposition génétique, mais « les travaux de M. Lada nous aideront à cibler, puis à produire les sapins baumiers offrant la meilleure conservation des aiguilles au monde », dit‑il. 

Les arbres qui sont moins prédisposés à perdre leurs aiguilles peuvent être utilisés pour produire d’autres arbres possédant les mêmes prédispositions génétiques. 

Les recherches de M. Lada indiquent que la chute des aiguilles est causée par un gaz appelé éthylène, une hormone que les plantes libèrent lorsqu’elles subissent du stress causé par divers facteurs. C’est ce même gaz qui entraîne le flétrissement des fleurs ainsi que le brunissement et la décomposition des fruits.

M. Lada et ses associés de recherche sont en train de mettre au point une technologie qui régule les facteurs qui déclenchent la production d’éthylène et ses effets subséquents. Il s’agit de stopper la synthèse de l’éthylène à l’aide d’un composé appliqué lors de l’arrosage, ou en utilisant un gaz qui empêche l’assimilation de l’éthylène par les arbres. Les arbres soumis à ces techniques conservent leurs aiguilles de deux à trois fois plus longtemps que la normale, soit jusqu’à trois mois plutôt que quelques semaines.  

À mesure que progressent leurs recherches, les chercheurs prévoient affiner leurs agents protecteurs, que leurs partenaires financiers pourront ensuite vendre aux producteurs, aux revendeurs et aux consommateurs qui les appliqueront. 

Voici ce que recommande M. Lada aux consommateurs cette année qui cherchent des arbres de Noël de qualité : « Manipulez vos arbres avec soin, arrosez‑les chaque jour et placez‑les à un endroit éloigné d’une source de chaleur et de la fumée de cuisine ». 

Il recommande également de laisser les lumières allumées la nuit parce que cela peut aussi contribuer à retarder la chute des aiguilles. En effet, M. Lada a découvert que les lumières empêchent la respiration des arbres, de sorte qu’ils ne perdent pas d’humidité ou ne produisent pas d’éthylène comme ce serait normalement le cas la nuit. Les ampoules DEL qui n’émettent pas de chaleur, consomment peu d’énergie et produisent un éclairage en spectre continu sont particulièrement efficaces pour réduire la chute des aiguilles.

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8. L’industrie des fourrages de l’Alberta est maintenant mieux positionnée pour se faire entendre

Un nouveau réseau, le Alberta Forage Industry Network (AFIN), permettra aux quelque 30 000 producteurs de fourrages de la province d’exprimer leurs préoccupations de manière plus efficace, annonce le président du AFIN, Doug Wray. 

Les fourrages indigènes et ensemencés occupent plus de 30 millions d’acres et représentent ainsi la culture à laquelle la plus grande superficie est consacrée en Alberta et au Canada, selon M. Wray. Or, « personne ne s’intéresse aux fourrages, en particulier dans le milieu de la recherche ». 

M. Wray maintient que l’industrie des fourrages est laissée pour compte et que ceci a un effet sur sa compétitivité, en particulier lorsqu’on la compare à celle d’autres cultures comme le canola, pour lequel des ressources de recherche sont consacrées à des aspects comme l’amélioration génétique. 

« Cette industrie est si diversifiée et dispersée qu’elle est souvent reléguée au second plan parce qu’il n’existe pas d’organisme spécifique pour la représenter », fait observer M. Wray. Et même si elle est essentielle au succès des éleveurs de bétail, on a tendance à la considérer comme une industrie de second rang. 

Par exemple, on a consacré beaucoup de temps et d’effort pour apporter une valeur ajoutée à l’industrie du bœuf, mais on a négligé les fourrages même si les éleveurs de bovins de boucherie dépendent des cultures fourragères. 

Pour donner suite à ces préoccupations, le AFIN a été mis sur pied avec l’aide du Agricultural Research and Extension Council of Alberta, du financement accordé en vertu du Programme pour l’avancement du secteur canadien de l’agriculture et de l’agroalimentaire et de la contribution exceptionnelle de parties intéressées. 

M. Wray croit qu’un projet important qu’envisagera le nouveau réseau consistera à parrainer une étude visant à quantifier la valeur et la taille de l’industrie afin de contribuer à établir les priorités. 

Il prévoit que la diminution actuelle du cheptel de vaches accentuera l’importance des cultures fourragères pour les producteurs qui ont besoin de compter sur un organisme de représentation pour encourager la communication, soutenir les efforts de recherche et de sensibilisation, et influencer les initiatives liées aux politiques et aux pratiques. 

Pour atteindre ces buts, le AFIN cherche activement à recruter des membres de l’industrie au sein d’associations de recherche appliquée et d’entreprises, mais aussi parmi les particuliers. Comme le souligne M. Wray, « ce sont ceux qui veulent se faire entendre qui se présenteront ». 

Pour obtenir plus d’information, consultez le site Web au www.albertaforages.ca.

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L'agriculture au cœur de la vie. Vouyez pourquoi notre industrie est si spéciale.

9. Analyse du marché – Mise à jour sur le marché de l’orge brassicole

Le marché de l’orge brassicole est en émoi ces derniers temps en raison des rumeurs selon lesquelles les prix offerts pour la nouvelle récolte de 2011 atteignent environ 5,75 $ le boisseau. Plutôt réjouissant! Un producteur m’a posé une question à ce sujet, et m’a demandé si l’on pouvait s’attendre à une véritable amélioration du rendement qui, jusqu’ici, a été assez décevant dans le cas de l’orge brassicole de l’année commerciale actuelle. 

Récolte de la campagne précédente
En bref, il n’apparaît malheureusement pas très probable que nous assistions à une amélioration appréciable des perspectives de prix immédiates de la récolte précédente. Même si l’on estime que les prix se situent à la limite supérieure des perspectives de rendement de l’orge brassicole offertes par la Commission canadienne du blé (CCB), les producteurs les considèrent tout de même décevants étant donné que les rendements de l’orge fourragère cette année comblent rapidement l’écart de prix. 

Les Perspectives de rendement (PDR) de novembre pour l’orge brassicole à deux rangs sont établies à 253 $ la tonne (en baisse de 7 $ par rapport aux PDR d’octobre), ce qui représente maintenant seulement 20 $ de plus que les PRD de l’orge fourragère au Compte A (232 $/t). Il s’agit d’une nette différence avec les chiffres que rapportent mes collègues australiens, qui me signalent que l’orge brassicole se vend chez eux 100 $/t de plus que l’orge fourragère. 

Effets pervers
La Commission canadienne du blé (CCB), comme elle le fait pratiquement toutes les années, a signé des contrats portant sur la vente d’une quantité considérable d’orge brassicole à des entreprises de maltage nationales plus tôt pendant l’année, et bien sûr à des prix inférieurs à ceux qui sont pratiqués aujourd’hui sur les marchés étrangers. 

En outre, comme nous le savons, étant donné l’influence de dame nature, les producteurs des Prairies ont produit beaucoup moins d’orge brassicole cette année. Si, d’ordinaire, on pouvait s’attendre à ce qu’une récolte moins abondante d’orge brassicole se traduise par des prix plus élevés, ce n’est pas ce qui s’est produit dans ce cas‑ci. Il en est ainsi parce qu’on connaissait déjà très bien les facteurs qui ont limité le volume d’orge à obtenir la qualité fourragère lors de ces premières ventes. Cela signifie que la CCB n’a plus qu’une très petite quantité d’orge à vendre aux prix marchands élevés du moment, et pas suffisamment pour entraîner une amélioration remarquable des PDR. Telle est la triste réalité. 

Si vous avez une réserve d’orge brassicole de bonne qualité et que vous n’avez pas pris d’engagement, il est judicieux, du point de vue économique, de l’entreposer pour la campagne 2011‑2012 maintenant qu’on annonce un programme offrant 5,75 $ le boisseau pour l’orge à deux rangs en vue d’une livraison pendant la période de septembre à décembre 2011. 

Nouvelle récolte
D’accord, un prix de 5,75 $ le boisseau est offert pour une quantité limitée et à certains endroits. L’industrie brassicole reconnaît maintenant qu’elle sera laissée pour compte dans la lutte aux acres pour la campagne 2011 qui approche, à moins que quelque chose ne soit fait. Les producteurs sont de moins en moins incités à cultiver de l’orge. Cette tendance est très bien illustrée par les estimations de Statistique Canada, qui chiffre à seulement 7,6 millions de tonnes la production totale d’orge canadienne en 2010, soit nettement moins que les attentes du marché. Il se pourrait bien que ce soit la plus maigre récolte de l’histoire récente.  

La situation de l’industrie brassicole devient vraiment de plus en plus alarmante étant donné les problèmes de récolte auxquels est confrontée l’Australie depuis les deux à trois dernières semaines. L’Australie est normalement un important producteur‑exportateur d’orge brassicole, mais pas cette année. 

Bien sûr, ces prix supérieurs offerts au début de la nouvelle campagne exercent un fort attrait pour toute production d’orge brassicole de qualité de 2010 qui n’est pas « attribuée », même si certains prennent le temps d’y réfléchir au moment d’envisager de signer les contrats pour la production de la nouvelle récolte de 2011. 

Un prix de 5,75 $ le boisseau est certes beaucoup plus élevé que ce qui est offert en ce moment pour la récolte précédente, mais, comparativement à d’autres cultures, 5,75 $ le boisseau pour l’orge brassicole n’est rien de plus qu’acceptable. Par exemple, un type de blé tendre blanc affiche un potentiel de 5,50 $ le boisseau pour la prochaine campagne. Du point de vue du rendement brut par acre, l’orge brassicole ne constitue donc pas un choix automatique, surtout en l’absence d’une disposition en cas de catastrophe naturelle malgré le risque de production accru d’être déclassée au rang d’orge fourragère pour une raison ou pour une autre. 

Il semble donc que l’on reconnaisse certains des problèmes au chapitre de l’offre d’orge brassicole qui expliquent la hausse limitée des prix offerts par l’industrie brassicole. Mais je ne crois pas qu’il y ait lieu pour vous de sauter tout de suite sur l’occasion si elle se présente. Il est possible que d’autres programmes, qui offriront à tout le moins les mêmes prix, et dont certains, espérons-le, comprendront une clause en cas de catastrophe naturelle, soient mis en place.  

Si vous avez confiance en votre capacité d’obtenir la qualité brassicole l’année prochaine, bien sûr, c’est un excellent débouché à saisir. Mais il ne faudrait pas se sentir pressé de signer des contrats à ce prix.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l'information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204-654-4290 ou se rendre à l'adresse www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu'il offre.

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