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Note de la rédactrice

Allison Finnamore

La plupart des semaines, les articles de l’Express portent sur des questions nationales ayant des répercussions régionales. Cette semaine, la majorité de nos articles traitent d’actualités ou de programmes à l’échelle provinciale. Je prends plaisir à brosser un portrait du pays sous cet angle, de manière à vous donner un aperçu de ce que font vos collègues aux quatre coins du Canada. J’espère toujours, de cette façon, susciter des idées de mesures qui pourraient fonctionner ailleurs.

Vos commentaires, vos questions et vos idées d’articles sont toujours les bienvenus. Vous pouvez communiquer avec nous en écrivant à allison@finnamore.ca.


1. Adoption prévue d’une politique provinciale

À l’aube du dépôt d’une politique destinée à tracer une voie nouvelle et prospère pour l’avenir des industries de l’agriculture et de l’alimentation, l’Union des producteurs agricoles du Québec (UPA) estime que cette politique doit contenir un élément clé.

Dans un communiqué publié plus tôt cette semaine, l’UPA indique qu’il est « impératif » qu’on y trouve une politique d’achat et de valorisation des produits du Québec.

« Les consommateurs s’intéressent de plus en plus à l’achat local, [et ce,] pour plusieurs raisons », déclare l’UPA dans son communiqué. « Pour encourager l’économie locale, réduire leur empreinte sur l’environnement en misant sur le développement durable, mais aussi pour une question de fierté et même de goût - les produits ayant peu voyagé procurent un avantage côté fraîcheur et saveur. »

Ce communiqué constitue la première réponse de l’Union à l’annonce récente du gouvernement du Québec concernant le dépôt prochain d’une politique attendue depuis longtemps qui devrait se traduire par la restructuration de certains secteurs des industries agroalimentaires en difficulté de la province.


Le gouvernement promet de proposer quatre mesures qui, estime-t-on, « assureront un environnement d’affaires prospère, grâce à un secteur agricole et agroalimentaire innovateur et concurrentiel qui répond aux attentes des citoyens et des consommateurs ».

Les mesures prévues comprennent l’adoption - comme le réclame l’UPA - d’une politique d’achat des produits québécois ou d’une vision que le gouvernement a intitulée La fierté d’en vivre, le plaisir de s’en nourrir.

Entre autres mesures prévues, mentionnons l’élaboration d’une liste à court terme des priorités et l’établissement de groupes de travail constitués de représentants du gouvernement et d’une trentaine d’intervenants de l’industrie.

Le Québec envisage une réforme de l’agriculture depuis plusieurs années. Il y a trois ans, une commission a publié une étude contenant des douzaines de recommandations, dont celles d’adopter le concept de souveraineté alimentaire, de maintenir l’aide publique aux agriculteurs et de mettre fin au monopole de l’UPA comme unique représentant légal des quelque 60 000 agriculteurs du Québec.

Dans un rapport subséquent, on recommandait le remplacement des programmes existants de subventions au revenu des agriculteurs de la province par un système privé semblable aux régimes enregistrés d’épargne-retraite.

Le gouvernement provincial a mis en œuvre certaines des recommandations tirées du premier rapport, comme la création d’un programme de valorisation des aliments locaux.

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2. Les produits agricoles de l’Ontario génèrent des milliards, mais le revenu agricole est menacé

Les agriculteurs de l’Ontario soulignent l’importance de l’agriculture pour l’économie de la province - en faisant remarquer à quel point la contribution de ce secteur est menacée.

Une nouvelle étude intitulée The Economic Contribution of the Farm Sector and Economic Impact of a Reduction in Farm Income (La contribution économique du secteur agricole et les répercussions économiques d’une réduction du revenu agricole) indique que les produits agricoles ont représenté un apport économique brut de 22 milliards de dollars pour l’Ontario en 2009. La valeur nette de ces produits s’établissait à 10,7 milliards de dollars, et le secteur soutenait 164 000 emplois.

Toutefois, l’étude met aussi en garde contre l’impact d’une diminution de 500 millions de dollars du revenu agricole prévue en Ontario cette année.

La présidente de la Fédération de l’agriculture de l’Ontario, Mme Bette Jean Crews, mentionne que d’après les résultats de l’étude, le déclin du revenu agricole amputera le PIB de l’Ontario de trois milliards de dollars et coûtera à la province un demi-milliard de dollars en recettes fiscales à long terme. Elle indique que l’agriculture, qui constitue un secteur important de l’économie, mérite qu’on y prête attention.

« Le secteur agricole joue un rôle clé dans l’ensemble de l’économie provinciale », dit-elle. « En plus de fournir aux Ontariens des aliments locaux nutritifs, les familles d’agriculteurs de l’Ontario apportent une contribution considérable à notre économie. »

La fédération encourage les Ontariens à réfléchir à l’impact de l’agriculture pour la province – non seulement comme source d’aliments, mais aussi comme industrie qui procure un stimulus économique fiable à l’Ontario.

« L’agriculture ne fait pas que fournir des aliments locaux sains et nutritifs, loin s’en faut », insiste Mme Crews. « Elle apporte aussi une contribution économique essentielle à notre province et a une incidence bien plus marquée sur le PIB provincial que ce qu’imaginent beaucoup d’Ontariens. »

Le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario affirme que plus de 200 denrées agricoles sont produites en Ontario. Peu d’autres régions du monde offrent une aussi grande diversité, prétend le ministère.

Quelque 3 000 entreprises de transformation des aliments et des boissons sont situées en Ontario, ce qui en fait la troisième région en importance dans ce secteur en Amérique du Nord.

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3. La récolte progresse

La pluie et les températures plus fraîches que la normale ont prévalu pendant la période de croissance 2010 en Saskatchewan, mais les conditions météorologiques se sont améliorées à temps pour permettre à de nombreux agriculteurs d’achever la récolte tardive.

Le portrait était sombre le 26 septembre, date à laquelle la récolte provinciale était moissonnée dans une proportion de seulement 29 p. 100.  

Heureusement, un anticyclone stationnaire a amené une longue période de temps ensoleillé et sec qui couvre encore la province. Les agriculteurs de la Saskatchewan se sont attelés à la tâche et ont doublé l’état d’avancement du moissonnage-battage, qui a atteint 60 p. 100 en date du 5 octobre. Cette proportion est passée à 83 p. 100 dans le dernier rapport sur l’état des cultures publié jeudi matin. Cela se compare à la moyenne quinquennale, qui est de 89 p. 100.

Voici l’état d’avancement de la récolte par région :

Sud-Ouest : 86 p. 100
Sud-Est : 87 p. 100
Centre-Ouest : 76 p. 100
Centre-Est : 85 p. 100
Nord-Ouest : 79 p. 100
Nord-Est : 81 p. 100. 

La récolte 2010 a été pénible, notamment dans la partie est de la province. L’accès aux champs était difficile à la suite des quantités de pluie record reçues pendant la période de croissance. Il a fallu laisser les camions utilisés pour le transport du grain à la lisière des champs pour éviter qu’ils ne s’enlisent. Dans certains cas, on a recouru à de gros tracteurs pour remorquer les moissonneuses-batteuses qui s’étaient embourbées. 

Toutefois, les cultivateurs n’ont pas eu à assécher un aussi grand volume de grain que prévu. Dans l’ensemble, la qualité de la récolte est inférieure à la moyenne en raison des dommages causés par le gel, de la germination, de la décoloration et de l’apparition de taches.

Jason Skinner est le président-directeur général de North West Terminal à Unity, environ 200 kilomètres à l’ouest de Saskatoon.

« Les légumineuses (pois et lentilles) n’ont pas très bonne mine cette année en raison de l’excès de pluie. Les blés de mouture n’affichent pas un aussi bon rendement que les blés à faible teneur en protéines destinés à la fabrication d’éthanol. La culture qui s’en est le mieux tirée, compte tenu des conditions défavorables, est sans doute le canola. »

Dans la majorité des cas, les rendements en canola ont varié de 30 à 50 boisseaux l’acre. M. Skinner affirme que le canola mis en andains avant la première gelée intense obtient le grade no 1. Tout le canola qui est resté sur pied contient des graines vertes et obtient le grade no 3 à son arrivée au silo.

Le rendement du blé de printemps varie de 20 à 40 boisseaux l’acre, et le rendement des blés à faible teneur protéinique utilisés dans la production d’éthanol varie entre 60 et 90 boisseaux l’acre.

On a signalé la présence d’ergot et de rouille brune dans le blé roux de printemps.

« Les blés de mouture ont eu tendance à perdre leurs feuilles dans les cas où les agriculteurs ont été incapables de les traiter. Une fois que les plants perdent leurs feuilles, essentiellement, ils cessent de se développer et, en bout de ligne, ne sont pas aussi productifs. Il y a beaucoup de paille, mais nous ne voyons pas les rendements », explique M. Skinner.   

Saskatchewan Agriculture estime qu’il faudra encore 14 à 21 jours de beau temps pour achever la récolte. L’analyste, Gran McLean, souligne qu’il faudra des températures sous le point de congélation pour aider à raffermir les champs humides.

Les agriculteurs seront heureux de tourner la page après une campagne où seulement 20 millions des 32 millions d’acres de terre cultivable prévus ont été ensemencés. Les précipitations record ont empêché l’ensemencement d’environ 10 millions d’acres, principalement dans le Nord-Est, le Centre-Est et le Centre de la Saskatchewan. Deux autres millions d’acres cultivés ont été inondés en raison de l’excès de pluie. Les gouvernements fédéral et provincial ont annoncé le « Excess Moisture Program en juillet pour permettre de faire face à cette situation catastrophique. En vertu de ce programme, des paiements de 30 $ par acre ont été versés aux agriculteurs qui ont été incapables d’ensemencer leur terre ou qui n’ont pas pu établir leurs cultures.   

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4. Une bonne récolte de miel au Manitoba

Tandis que la majorité des producteurs du Manitoba se faisaient du souci au sujet de leurs récoltes cet automne, la majorité ont réussi à défier la chance.

Bruce Podolski, l’un des propriétaires de Podolski Honey Farms à Ethelbert, au Manitoba, affirme que le temps doux enregistré au printemps a permis à son entreprise familiale de bien établir ses ruches de façon précoce, avant le moment prévu de la floraison.

Toutefois, comme de nombreux autres producteurs du Manitoba, les attentes des Podolski ont été influencées par les conditions inclémentes. L’apiculteur affirme que sa récolte habituelle est de 68 kilogrammes de miel par ruche, mais que cette année, elle s’établit en moyenne à seulement 54,4 kilogrammes par ruche.

Il attribue cette baisse de production à la pluie incessante et au temps frais qui a prévalu en juin et en juillet, moment de l’année où la production de miel est habituellement à son sommet. M. Podolski ajoute que presque la moitié des 4 000 ruches de son exploitation étaient situées dans une zone de 40 kilomètres par 30 kilomètres, où croissaient très peu de cultures.

Même lorsque les cultures croissent comme prévu, la pluie peut constituer un problème pour les apiculteurs.

« La pluie lessive le nectar des fleurs et, selon la fleur, la réserve de nectar peut prendre entre 12 et 36 heures pour se reconstituer », explique M. Podolski.

Les précipitations fréquentes de cette année ont non seulement lessivé le nectar des cultures en fleurs, elles ont aussi maintenu les températures de jour à des niveaux trop bas - habituellement moins de 8 °C - pour permettre aux abeilles de voler même lorsque le nectar était de retour.

« À environ 45 kilomètres, les températures oscillaient entre 16 °C et 17 °C le jour, de sorte que les apiculteurs pouvaient laisser voler leurs abeilles lorsque les fleurs étaient pleines de nectar. Mais, dans cette région-ci, il faisait trop froid », indique M. Podolski.

L’apiculteur spécialiste de la pollinisation David Ostermann, d’Agriculture, Alimentation et Initiatives rurales Manitoba, brosse un portrait semblable.

« Nous avions de vives préoccupations au début de la saison », dit M. Ostermann. Les acres non ensemencés et les conditions humides constituaient les deux préoccupations principales, ajoute-t-il.

Cependant, la majorité des producteurs de miel du Manitoba ont réussi à défier la chance.

« D’après ce que rapportent les apiculteurs des quatre coins de la province, la production de miel devrait approcher de la normale », note M. Ostermann,
c’est-à-dire aux environs de 60 kilogrammes par ruche.

En outre, souligne M. Ostermann, la saison se termine sur une note positive. Une période de temps doux et sec au début d’octobre fait en sorte que les apiculteurs ont amplement le temps de préparer leurs ruches en vue de l’hiver qui approche afin qu’elles soient prêtes à entrer en activité le printemps prochain.

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5. Report de certains paiements au gouvernement fédéral

Le gouvernement fédéral a annoncé des sursis de paiement pour plusieurs secteurs agricoles en raison de la volatilité des marchés et des conditions de récolte.

Ainsi, les producteurs de canneberges et de blé dur, les producteurs biologiques certifiés et les cultivateurs qui sont incapables d’avoir accès à leurs greniers parce que les chemins et les champs sont détrempés ou inondés ont maintenant plus de temps pour rembourser leurs avances de fonds du Programme de paiements anticipés.

Agriculture et Agroalimentaire Canada a annoncé un sursis à la mise en défaut jusqu’au 31 décembre pour les producteurs de canneberges du
Nouveau-Brunswick, jusqu’au 30 avril pour les producteurs de blé dur et les producteurs biologiques certifiés, et jusqu’au 31 janvier pour les cultivateurs de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba.

« Lorsque les chemins boueux et les champs détrempés limitent l’accès à vos greniers, vous ne pouvez vendre votre récolte pour rembourser votre avance de fonds », explique le ministre de l’Agriculture, Gerry Ritz. « Le sursis permettra aux agriculteurs d’avoir un peu de marge de manœuvre afin d’attendre que le sol gèle pour avoir accès à leurs silos et commercialiser leurs produits. »

« Nous avons reçu de nombreux appels d’agriculteurs qui sont incapables de transporter leur grain et qui cherchent désespérément à éviter de manquer à leur obligation de rembourser leur avance de fonds », souligne Rick White, directeur général de la Canadian Canola Growers Association. 

Tous les détails se trouvent au http://www.agr.gc.ca/cb/index_f.php?src=hp.

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6. Nouveau programme d’assurance pour les acériculteurs

L’ouragan Juan, qui a balayé la Nouvelle-Écosse en 2003, a laissé dans son sillage des milliers d’arbres abattus, dont de nombreux érables à sucre. Certaines exploitations ont pris plusieurs années pour remonter la pente - d’autant qu’à l’époque il n’existait pas d’assurance pour les aider à éponger leurs pertes.

Les choses ont changé, grâce à un régime d’assurance pour les producteurs acéricoles (Maple Syrup Insurance Plan) qui offrira une protection à partir de l’année de production 2010-2011. Ce programme est soutenu par l’initiative fédérale-provinciale Cultivons l’avenir, qui couvre la moitié du coût des primes annuelles d’assurance, les producteurs assumant l’autre moitié.

« C’est un projet auquel nous travaillons depuis quelques années de concert avec les acériculteurs », indique Bill MacLeod, président-directeur général de la Commission des assurances pour récoltes et animaux d’élevage de la
Nouvelle-Écosse. « Sa conception est très semblable à celle d’autres programmes d’assurance-récolte. »

La protection est fondée sur la production moyenne des 15 dernières années. Dans le cas des producteurs qui n’ont pas atteint ce nombre d’années d’activité, la production des années manquantes est fondée sur les rendements moyens dans la province. Les acériculteurs peuvent choisir d’assurer leurs récoltes dans une proportion de 70 à 90 p. 100 de leurs rendements moyens. Si la production s’avère inférieure à ce niveau pour des raisons prises en considération par le programme, le producteur a droit à un paiement.

Les primes varient selon le niveau de protection choisi par les producteurs.

« Beaucoup d’acériculteurs produisent aussi d’autres denrées qui sont admissibles à l’assurance-récolte », indique Kevin McCormick, membre du comité d’administration de la Maple Producers’ Association of Nova Scotia. « Il est judicieux, du point de vue des affaires, d’avoir une assurance-récolte.

Il indique ce programme d’assurance « sera le bienvenu. Il y a deux ans, il aurait été très utile que notre récolte soit assurée à un niveau de 70 à 80 p. 100. Au cours des cinq dernières années, il y en a eu trois où les acériculteurs ont obtenu entre 40 et 50 p. 100 de leurs rendements moyens. Il est à souhaiter que nous ne connaîtrons jamais d’autre mauvaise saison, mais c’est improbable. »

Le programme d’assurance couvre les dommages associés aux conditions météorologiques et à la faune, de même qu’au feu et aux maladies.

Les producteurs ont jusqu’au 1er décembre pour décider s’ils participeront ou pas au programme cette année. Pour les prochaines années, la date limite sera le 1er mai.

La Nouvelle-Écosse produit plus de 100 000 litres de sirop d’érable chaque année.

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7. Accroissement de l’offre d’aliments locaux dans les institutions publiques

La majorité des Ontariennes et des Ontariens – 80 p. 100 pour être exact, d’après une étude d’Environics - affirment que les aliments locaux sont importants pour eux. Désormais, le gouvernement provincial leur donne de nouvelles possibilités d’en acheter, et de soutenir par la même occasion les agriculteurs de l’Ontario.

La province a annoncé qu’un plus grand nombre d’aliments locaux seront offerts dans les cantines des hôpitaux, des écoles et d’autres institutions publiques de l’Ontario, en vertu d’un programme intitulé le Fonds d’investissement dans le secteur parapublic.

Le fonds aidera à faire le lien entre, d’une part, les agriculteurs, les entreprises de transformation des aliments et les distributeurs, et, d’autre part, les écoles, les hôpitaux et les municipalités, de manière à ce que le secteur parapublic augmente ses achats de produits alimentaires de l’Ontario.

« Cette initiative permettra de soutenir les agriculteurs et l’industrie agroalimentaire de l’Ontario », déclare la province.

Ce programme est destiné à offrir des fonds pour des projets locaux visant à encourager les institutions à faire affaire avec des agriculteurs. Un marché électronique qui assurera la liaison entre les acheteurs et les vendeurs de tout l’Ontario sera aussi créé, de même qu’un rapport provincial permettant d’examiner dans quelle mesure le secteur parapublic augmente ses achats de produits alimentaires locaux.

Le Fonds sera administré par le Fonds de la ceinture de verdure, une organisation sœur de la Fondation des amis de la ceinture de verdure.

La date limite pour le premier cycle d’acceptation des demandes est le 1er novembre 2010. 1.

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8. Étude sur la croissance du secteur des cultures en serre

Un récent portrait compilé par la Alberta Greenhouse Growers Association (AGGA) fait état d’un taux de croissance impressionnant de 10,5 p. 100 depuis la dernière étude, menée en 2001.

Avec des recettes brutes annuelles de près de 150 millions de dollars et des revenus de placement frôlant les 270 millions, l’industrie des cultures en serre de l’Alberta devrait se maintenir au quatrième rang au Canada après celles de l’Ontario, de la Colombie-Britannique et du Québec, d’après un expert-conseil en serriculture, M. Mohyuddin Mirza.

M. Mirza croit que quatre grandes raisons expliquent l’expansion soutenue de cette industrie.

D’abord, il note la demande croissante des consommateurs pour des denrées produites localement. « Les gens prennent de plus en plus conscience de la provenance de leurs aliments. »

Cette tendance a contribué à stimuler la croissance du secteur des légumes, qui affiche un essor impressionnant de 16 p. 100 de 2008 à 2010, au point où 50 p. 100 des serres (par région) sont maintenant des serres légumières.

M. Mirza mentionne que le secteur des légumes a aussi développé de bons réseaux commerciaux pour ses produits, dont les principaux sont la Red Hat Cooperative, près de Medicine Hat, et Pik-N-Pak Produce, à Lacombe.

À elles seules, ces deux régions représentent 43 p. 100 du nombre total de serres et 57 p. 100 de la superficie totale de serre.

Un troisième facteur est le faible coût et l’approvisionnement fiable en carburant de chauffage - plus de 80 p. 100 des producteurs privilégient le gaz naturel. M. Mirza affirme que l’abordabilité et la facilité d’accès de ce carburant ont freiné les tendances en matière d’utilisation de carburants de remplacements comme le biogaz.

Enfin, il attribue la croissance du secteur des plantes ornementales et des plantes à massif, qui représente maintenant 36 p. 100 de l’industrie par région, à l’augmentation de la population, conjuguée à la popularité croissante du jardinage en général.

L’étude fournit une analyse détaillée de tous les aspects de l’industrie, y compris la taille des exploitations, les systèmes de chauffage, la main-d’œuvre, les tendances en matière d’utilisation de l’eau et de l’énergie, ainsi qu’une analyse exhaustive des tendances futures de l’industrie par secteur.

Les membres de l’association peuvent avoir accès à l’étude intégrale en se rendant au www.agga.ca (disponible en anglais seulement). Il est possible de commander une copie papier à l’AGGA en téléphonant au 780-489-1991.

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9. Analyse du marché – Les marchés de grains à la hausse, d’après un rapport de l’USDA

Même si cela fait quelques jours que le rapport du vendredi 8 octobre du département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) sur la production et l’offre et la demande est publié, son influence qui change la donne continue de se faire ressentir dans les marchés cette semaine.

De tous les marchés, c’est avant tout celui du maïs qui a un effet d’entraînement fondé sur les facteurs fondamentaux haussiers, l’USDA ayant réduit ses estimations du rendement national de maïs de façon beaucoup plus marquée que ce à quoi s’attendait le marché. Du coup, les attentes relatives à la production aux États-Unis sont aussi réduites, de même que les attentes en ce qui a trait aux stocks de report pour l’année de commercialisation 2010-2011.

On prévoit maintenant que la production de maïs aux États-Unis se situera à 12,7 milliards de boisseaux. À la lumière des conditions en date du 1er octobre, les rendements devraient s’établir en moyenne à 155,8 boisseaux à l’acre, ce qui représente une baisse ahurissante de 6,7 boisseaux par rapport aux prévisions du mois précédent, et de 8,9 boisseaux par rapport au rendement record de l’année dernière (164,7 boisseaux à l’acre)

La révision à la baisse de vendredi en ce qui a trait au rendement moyen aux États-Unis (établi à 155,8 boisseaux à l’acre) entraîne une réduction des stocks en fin de campagne, qui s’établissent à seulement 902 millions de boisseaux, et le ratio national stocks-utilisation aux États-Unis s’établit à 6,7 p. 100, au deuxième rang des ratios les plus faibles jamais enregistrés.

Le rendement en maïs est la question capitale, et les chiffres à ce sujet demeurent controversés. Des divergences persistent. Si l’on remonte pas plus loin qu’au rapport hebdomadaire de l’USDA sur l’état des cultures publié au milieu de la semaine, on signalait uniformément que l’état des cultures cette année était comparable à celui de l’année dernière - où l’on a enregistré des rendements record. Toutefois, sachant que l’état des cultures est encore jugé excellent cette année, se peut-il qu’on annonce maintenant un rendement réduit de 8,9 boisseaux à l’acre?

Dans ce rapport, l’USDA a aussi révisé à la baisse les stocks de soja et de blé prévus en fin de campagne aux États-Unis de façon plus marquée que prévu.

Le tableau suivant résume le rapport de vendredi dernier de l’USDA sur la production et l’offre et la demande pour octobre. Les estimations pour les
États-Unis sont exprimées en milliards de boisseaux, à l’exception de celles concernant l’huile de soja, qui sont exprimées en milliards de livres. Les prévisions concernant les stocks de report mondiaux des cultures sont exprimées en millions de tonnes métriques.

 
       Productions agricoles aux États-Unis (USDA)
      Estimations
      de vendredi                               Sept.   Production
      pour 2010‑2011   Moyenne     Écart      (USDA)      2009
 
Maïs     12,664         12,950  12,644‑13,162  13,160    13,110
Soja      3,408          3,491   3,360‑3,644    3,483     3,359
 
               Rendement de culture aux États‑Unis (USDA)
        Estimations
        de vendredi                             Sept.   Rendement
       pour 2010‑2011   Moyenne     Écart      (USDA)     2009
 
Maïs       155,8         159,9   156,3‑162,1   162,5     164,7
Soja       44,4           45,0    43,5‑45,8     44,7      44,0
 
                  Report de stocks aux États‑Unis (USDA)
 
                Estim.          Estim.          Estim.
             de vendredi     des analystes     de sept.
            pour 2010‑2011  pour 2010‑2011  pour 2010‑2011
 
Maïs           0,902           1,148           1,116 
Blé            0,853           0,880           0,902 
Soja           0,265           0,334           0,350 
Huile de soja  2,371            s/o            2,631 
 
              Report de stocks à l’échelle mondiale (USDA)
 
              Estim. de       Estim. de
              vendredi        septembre
              pour 2010‑2011  pour 2010‑2011
 
Blé             174,7          177,8
Maïs            132,4          135,6
Riz             94,29          94,56
Soja            61,42          63,61
Huile de soja    2,38           2,38

Réaction du marché

Au milieu de la semaine, les prix à terme des céréales et des oléagineux ont profité du puissant élan haussier découlant du rapport de vendredi de l’USDA sur la production et l’offre et la demande.

Les prix à terme à échéance rapprochée du maïs ont gagné plus de 80 cents le boisseau depuis les trois dernières séances de bourse, et ceux des haricots ont gagné 1,10 $ et plus le boisseau. Les prix à terme du maïs à échéance la plus proche en décembre et les prix à terme du soja à échéance la plus proche en novembre s’approchent plus que jamais de leur cible immédiate respective de 6 $ et de 12 $ le boisseau.

Les négociants craignent que la récolte américaine de maïs des États-Unis ne suffise pas à la demande, ce qui a incité des achats récents étant donné que les négociants visent un prix qui rationne adéquatement l’utilisation. Les négociants reconnaissent la nécessité de rationner l’offre, et à plus long terme, soumissionnent pour des acres en vue de 2011. Les prix à terme du maïs au Chicago Board of Trade se situent maintenant à leurs niveaux les plus élevés depuis septembre 2008.

Enfin, même si je ne dispose pas d’assez de temps et d’espace pour aborder cette question aujourd’hui, en résumé, les facteurs qui sont haussiers pour le maïs sont aussi positifs pour les marchés du blé et de l’orge fourragers, ainsi que pour celui de l’avoine, de ce côté-ci de la frontière.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l'information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204-654-4290 ou se rendre à l'adresse http://www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu'il offre.

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