L’agriculture vous passionne? Voici l’agri-génération.

Note de la rédactrice

Trudy Kelly Forsythe, rédactrice invitée

Comme la rédactrice Allison Finnamore est en vacances, c’est moi qui vous transmets l’actualité agricole cette semaine. Nous vous présentons notamment les grandes lignes du rapport annuel de FAC, un article sur les pourparlers concernant le commerce interprovincial de la viande, un reportage sur les licenciements dans une usine de transformation, et plus encore. Veuillez noter que Mike Jubinville est lui aussi en vacances cette semaine et que l’Analyse du marché sera de retour la semaine prochaine.

Vous pouvez nous transmettre vos idées d’articles ou vos commentaires en écrivant à allison@finnamore.ca.


1. Financement agricole Canada soutient les agriculteurs canadiens

Financement agricole Canada a publié son rapport annuel plus tôt ce mois ci.

Entre autres faits saillants, on peut lire dans le rapport que FAC a réinvesti son bénéfice net de 281,9 millions de dollars dans l’agriculture et a approuvé 6,6 milliards de dollars en prêts à des producteurs ainsi qu’à des transformateurs et des fournisseurs tout au long de la chaîne de valeur agricole. Ces activités de prêt ont contribué à porter la valeur du portefeuille de prêts de la société à  19,7 milliards  de dollars.

« Le financement des producteurs agricoles, des fournisseurs d’intrants ainsi que des manufacturiers qui transforment leurs cultures en produits alimentaires et d’autres produits constitue notre seul et unique secteur d’activité », dit le président-directeur général de FAC, Greg Stewart. « Nous croyons en l’importance d’aider les producteurs et les agroentrepreneurs à bâtir leurs entreprises pendant les bonnes périodes et nous nous engageons à les soutenir pendant les périodes difficiles »

Reconnaissant le fait que les jeunes sont la clé de l’avenir de l’industrie, FAC a approuvé plus de 1,8 milliard de dollars en prêts à des agriculteurs âgés de moins de 40 ans.

« Au cours de l’exercice 2009-2010, les producteurs et les agroentrepreneurs ont fait face aux répercussions de la situation économique mondiale », explique Rémi Lemoine, le nouveau chef de l’exploitation de FAC. « Le marché a été sujet à une certaine volatilité, mais l’effet initial sur le secteur agricole a été moins important que prévu. Les institutions financières ont continué d’accorder du crédit, ce qui est de bon augure. Pour sa part, FAC a continué d’accorder des prêts à tous les secteurs, y compris ceux qui éprouvent de grandes difficultés. »

« Même si la dette agricole augmente toujours, en partie en raison de la faiblesse des taux d’intérêt, les clients continuent d’effectuer leurs paiements et les montants en souffrance sont demeurés faibles », explique Moyez Somani, le principal dirigeant financier de FAC. « À la fin de mars 2010, 97,7 p. 100 de nos prêts étaient en règle, ce qui constitue une légère hausse par rapport à 97,5 p. 100 l’an dernier. »

En outre, pour l’exercice qui s’est terminé le 31 mars 2010, le rapport souligne la création du prêt Énergie de FAC destiné à aider les producteurs à entreprendre la production d’énergie renouvelable; l’hommage rendu à cinq femmes des quatre coins du Canada qui jouent un rôle de premier plan dans l’agriculture, à qui FAC a décerné le prix Rosemary Davis; la sensibilisation au problème de la faim et la collecte de plus de 1,6 million de livres de denrées à l’échelle du Canada grâce à la collaboration avec nos partenaires communautaires et nos clients dans le cadre du programme FAC en campagne contre la faim; et le fait que FAC se classe au neuvième rang parmi les 50 employeurs de choix au Canada, selon les résultats du sondage Hewitt publiés dans le magazine Report on Business du Globe and Mail.

Enfin, la société a aussi réinvesti la somme de 7,9 millions de dollars dans des programmes axés sur l’agriculture à la grandeur du pays. Ces programmes ont permis à plus de 10 000 personnes d’assister à 162 activités d’apprentissage de FAC, de verser un million de dollars de subventions pour la réalisation de 115 projets d’immobilisations en milieu rural partout au Canada, de verser 50 000 $ au titre du fonds Expression de FAC pour appuyer l’utilisation des langues officielles du Canada dans les communautés canadiennes, de nouer un partenariat avec Agriculture dans la classe pour investir 100 000 $ dans la création de nouveau matériel de formation à jour afin de renseigner les enfants sur la provenance de leurs aliments, et de verser 100 000 $ à l’Association canadienne de sécurité agricole pour la création d’un nouveau fonds national pour la prestation de programmes de formation sur la sécurité en milieu agricole.

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2. Pourparlers sur le commerce interprovincial de la viande

Un engagement pris à l’issue de la récente réunion des ministres fédéral, provinciaux et territoriaux de l’Agriculture est une nouvelle positive pour les producteurs de bœuf canadiens.

Les ministres ont promis de créer des projets pilotes visant à élargir le commerce interprovincial de la viande. Ils ont déclaré que cette initiative a pour but d’augmenter « la capacité des transformateurs de vendre des produits partout au pays tout en respectant les normes nationales élevées du Canada ».

La Canadian Cattlemen's Association (CCA) salue cette annonce, qu’elle considère comme un premier pas important dans le maintien de la compétitivité de l’industrie du bœuf au Canada.

Avant la réunion de juillet, la CCA a soumis cette question aux ministres aux fins d’examen. Le problème est qu’à l’heure actuelle, les dispositions fédérales en matière d’inspection de la viande obligent les usines inspectées par le gouvernement provincial à vendre uniquement dans la province où elles sont établies.

Or, ces restrictions limitent les possibilités de croissance et d’expansion de ces établissements à l’extérieur de leurs frontières, affirme le président de la CCA, M. Travis Toews.

Selon M. Toews, cette initiative, conjuguée à la récente annonce de financement visant à aider les conditionneurs de bœuf à absorber les coûts du retrait et de l’élimination des matières à risques spécifiées (MRS), devrait faire que les transformateurs de viande continuent de choisir de transformer les bovins au Canada.

Cela fait des années qu’on discute de l’idée d’élargir le commerce interprovincial. Mais cette question apparaît encore plus urgente depuis la décision du département de l’Agriculture des États Unis (USDA), l’année dernière, d’autoriser le commerce entre les États du bœuf inspecté par les États.

Selon Christine Russell, spécialiste des communications à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), les projets pilotes permettront d’évaluer les difficultés qui empêchent actuellement les petits et les moyens établissements de traitement des viandes au Canada de satisfaire aux exigences fédérales afin qu’ils puissent participer au commerce interprovincial.

Mme Russell explique que l’objectif ultime des projets pilotes est la mise au point d’outils qui aideront ces usines à satisfaire ces exigences.

On cherche à améliorer l’uniformité et l’efficacité de l’inspection de la viande en général à l’échelle du pays grâce à une harmonisation accrue des procédures d’inspection fédérales et provinciales.

Les fonctionnaires fédéraux, provinciaux et territoriaux s’emploient actuellement à élaborer les échéanciers et à déterminer les lieux où seront menés les projets pilotes, conclut Mme Russell.

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3. Olymel sabre le secteur de la production avicole

Le géant canadien de la volaille et du porc Olymel a sabré ses effectifs à l’une de ses plus grandes usines de transformation du Québec de plus de la moitié.

Des 308 employés de l’usine d’Olymel située à Iberville, à une demi-heure de route au sud de Montréal, 183 ont été licenciés le 16 juillet dernier.

Cette mesure est la première étape d’une restructuration majeure des activités de transformation et d’emballage des produits de la volaille qu’Olymel a annoncée en avril.

Bon nombre des activités menées à l’usine d’Iberville – notamment la production de brochettes, de tournedos, de produits frais en barquette et de hauts de cuisses de poulet désossés – seront transférées à l’établissement d’Olymel situé à Brampton, en Ontario, dont la capacité de production est sous-utilisée en raison de l’affaiblissement de la demande locale pour les produits de l’entreprise dans le marché de Toronto.

Les activités de conditionnement des produits frais préemballés à l’usine d’Iberville – notamment le désossage du poulet – sont aussi déplacées dans deux établissements avoisinants au Québec.

Ce changement se traduira par la création de 25 emplois à l’usine d’Olymel de Sainte Rosalie et par la préservation des emplois à l’usine d’abattage et de coupe des viandes de Berthierville. Ce dernier établissement fournit la matière première à l’usine d’Iberville.

Réjean Nadeau, président-directeur général de l’entreprise, a déclaré que les pertes d’emplois à l’usine d’Iberville étaient navrantes mais nécessaires.

M. Nadeau a ajouté qu’Olymel s’efforce de réaffecter le plus grand nombre possible d’employés licenciés dans les nombreuses installations d’abattage et de transformation de la volaille et du porc qu’elle exploite dans la province.

On ne sait pas au juste quelle incidence ce changement aura, le cas échéant, sur les 748 aviculteurs du Québec, qui produisent quelque 360 millions de kilogrammes par année.

On a téléphoné cette semaine à la Fédération des producteurs de volailles du Québec, qui représente les aviculteurs de la province depuis 1969, mais en vain.

Certains employés licenciés d’Olymel, toutefois, étaient à la fois en colère et déroutés par ces pertes d’emplois.

« Nous nous sentons impuissants et humiliés », a dit l’un d’eux à un journal de Montréal. « De plus, nous ne comprenons pas. L’année dernière, à pareille date, l’entreprise embauchait beaucoup de monde (et) elle rénovait et investissait dans de nouvelles machines. Aujourd’hui, l’usine est pratiquement fermée. »

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4. L’état des cultures s’améliore au Manitoba

L’ensemble du Manitoba a profité d’une brève accalmie des pluies abondantes à la mi-juillet et certaines cultures ont commencé à afficher des signes de rétablissement.

D’après le dernier rapport sur l’état des cultures du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Initiatives rurales du Manitoba (MAAIRM), les cultures semées hâtivement prennent du mieux. Toutefois, les résultats varient d’une région à l’autre, voire d’un champ à l’autre.

Le MAAIRM signale que, de façon générale, le temps plus chaud à la mi-juillet a entraîné un certain assèchement. Les producteurs ont ainsi pu terminer l’application de fongicide et entreprendre la coupe du foin.

Toutes les régions de la province signalent que les rendements en foin sont bons mais que la qualité est inférieure à la moyenne. On mentionne que l’âge est la cause principale de la baisse de qualité. Les cultures de foin dans les terres basses, qui demeurent inaccessibles en raison de l’humidité excessive persistante, continuent de perdre en qualité.

Dans son rapport, le MAAIRM indique que le canola, les tournesols, le maïs, le lin et les cultures céréalières prennent du mieux et que l’état du soja s’améliore après un début de saison très humide. Les nouvelles les plus positives semblent concerner les cultures de blé d’hiver, peut-on lire.

Toutefois, les rapports présentés par les représentants de district lors de la récente assemblée du Conseil général de Keystone Agricultural Producers (KAP), tenue à Brandon, brossent un portrait différent, notamment pour ce qui est du canola.

Neuf des 12 représentants de district de KAP signalent des problèmes touchant les cultures de canola. Ils rapportent de vastes superficies non ensemencées en raison de l’excès d’humidité, la submersion du canola semé hâtivement et du canola semé tardivement, le faible nombre de plants dans les peuplements survivants, et maintenant, le fleurissement trop précoce des plants survivants.

Les représentants de district affirment que les incohérences entre les rapports sont attribuables aux variations sur le plan de l’élévation des champs, de la durée des conditions d’humidité excessive et de la quantité de pluie produite par les orages isolés et les averses récurrentes.

Le rapport de M. Chuck Fossay pour le district 6, situé juste à l’ouest de Winnipeg et s’étendant jusqu’à la pointe sud du lac Manitoba, illustre la variabilité de l’état des cultures à l’échelle de la province.

M. Fossay indique que la plus grande partie du canola a été submergée dans son district. Dans la zone située aux environs de Portage la Prairie, les conditions sont bonnes, mais à l’ouest du lac Manitoba, la situation est peu reluisante. Il signale qu’au nord de Portage, vers Gladstone, les cultures sont mal en point. Et, selon M. Fossay, une proportion de seulement 50 à 60 p. 100 des cultures à l’est du lac sont viables – surtout les céréales et le soja.

Les sommaires de l’état des cultures des représentants de district de KAP abondent dans le même sens que les rapports du MAAIRM. On y apprend que les cultures de soja, de maïs et de blé continuent de s’améliorer, mais que le fusarium constitue un problème permanent pour les cultures céréalières.

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5. Les porcelets sevrés précocement créent un marché solide pour des éleveurs de la Nouvelle-Écosse

Les porcelets âgés de trois semaines qui pèsent de 12 à 14 livres aident certains éleveurs de la Nouvelle-Écosse à poursuivre leurs activités. C’est assurément le cas pour Terry Beck, qui a fait ses débuts dans l’industrie porcine il y a 31 ans. Il vendait alors des porcelets sevrés de 30 livres, avant de commencer à vendre des porcs de marché.

En 2007, tandis que l’industrie du porc s’effondrait, M. Beck s’est de nouveau tourné vers les porcelets sevrés précocement. Lui et quelques autres éleveurs ont d’abord tenté de vendre des porcs sevrés ISO à un marché américain, mais le moment n’était pas propice. « Le marché des États-Unis était en déclin », dit M. Beck. « Ce n’était pas le bon moment. »

M. Beck a donc cherché d’autres marchés l’année dernière et en a trouvé un qui vend des porcelets sevrés précocement en Ontario. Même s’il a ses hauts et ses bas, M. Beck affirme que ce marché se développe rondement. L’une des raisons de ce succès est le fait que la Nouvelle-Écosse offre un produit très sain.

« Nous ne sommes pas aux prises avec les problèmes de maladies et autres difficultés auxquelles sont confrontés les producteurs en Ontario, où les élevages sont très congestionnés », dit M. Beck. « Ces producteurs apprécient notre produit. »

Des dix éleveurs de porcs qui restent en Nouvelle-Écosse, quatre se sont tournés vers le marché des porcelets sevrés précocement. Et si les débouchés se trouvent principalement en Ontario, un producteur de la Nouvelle Écosse vend aussi au Québec.

« Nous produisons plus de la moitié des porcs de l’industrie de la province à l’heure actuelle », mentionne M. Beck. « Nous produisons plus de 100 000 porcs sevrés ISO par année. »

Henry Visser, directeur exécutif de la Nova Scotia Federation of Agriculture, estime que la valeur à la ferme de l’industrie des porcelets sevrés précocement se chiffre entre 3,5 et 4 millions de dollars pour 2010, selon la valeur marchande actuelle. Il ajoute que la valeur totale à la ferme de l’industrie porcine de la province pour 2010 se chiffre entre 4,5 et 5 millions de dollars.

M. Beck explique que les producteurs qui ont effectué le virage sont habituellement des éleveurs de truies qui sont mieux placés pour s’occuper des petits cochons, et non pas des finisseurs. Il admet que malgré tout, la transition vers la production de porcelets sevrés précocement a nécessité de nombreux apprentissages.

« J’œuvre dans ce secteur depuis 31 ans, et ce changement de cap signifiait une transformation de nos activités », dit il. « Mon élevage est passé de 250 à 700 truies à une époque où la majorité pensait qu’il était fou de prendre de l’expansion. »

Mais jusqu’ici, le risque en vaut la chandelle. « C’est un marché solide », dit M. Beck. « Nous n’avons aucune difficulté à écouler les porcelets à l’heure actuelle. »

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6. L’industrie des plantes ornementales reçoit des fonds

L’industrie des pépinières ornementales de la Colombie-Britannique a reçu un soutien financier qui lui servira à développer des débouchés et à accroître sa compétitivité.

La B.C. Landscape and Nursery Association a reçu 273 000 $, dont un montant de 165 391 $ qui permettra aux pépiniéristes de satisfaire aux exigences du Programme national de certification phytosanitaire afin de prévenir la propagation de maladies des plantes, et une somme de 108 172 $ qui permettra d’évaluer les méthodes et les technologies utilisées pour les « toits verts » qui favorisent la croissance de la végétation sur les toits et qui améliorent la qualité de l’air et de l’eau, en plus de réduire les coûts énergétiques.

Enfin, la collaboration en matière de recherche entre le BC Institute of Technology et la Kwantlen Polytechnic University permettra également au secteur d’accéder à ce marché qui connaît une expansion rapide, affirme Agriculture et Agroalimentaire Canada dans un communiqué.

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7. Élimination sélective des bernaches par mesure de prévention

Devant l’accroissement rapide de la population résidente de bernaches du Canada en Nouvelle-Écosse, les biologistes du Service canadien de la faune (SCF) s’inquiètent de l’impact des volatiles sur les cultures agricoles.

Pour prévenir tout problème potentiel, le SCF a autorisé un prolongement de la période de chasse à la bernache du Canada en Nouvelle-Écosse cette année. La chasse ouvrira de six à onze jours plus tôt (selon la région), et les chasseurs auront le droit d’abattre jusqu’à 16 oiseaux chacun.

Il existe deux populations différentes de bernaches du Canada dans la province, indique le docteur Martin Raillard, directeur de la conservation des populations animales au SCF, région de l’Atlantique. Un groupe de bernaches migre, tandis que l’autre est constitué d’oiseaux résidents qui passent toute l’année dans la province.

Ce sont ces derniers qui le préoccupent.

« Il y a dix ans, on ne comptait qu’une poignée de bernaches résidentes », dit M. Raillard. « L’année dernière, on estime que la population atteignait 6 600, ce qui constitue vraiment une croissance exponentielle. »

Richard Melvin, président de la Nova Scotia Federation of Agriculture, dit avoir eu vent de dommages causés aux cultures par les bernaches du Canada, mais il s’agit de cas isolés.

« Des producteurs de certaines parties de la province – notamment de la région de Truro – nous ont signalé que les bernaches se posent au sol, arrachent la luzerne et le maïs et causent pas mal de dommages. Cela dit, pour l’instant, nous n’avons pas de problèmes insurmontables liés aux bernaches dans le domaine de l’agriculture. »

M. Melvin indique qu’un représentant du SCF a présenté un exposé à des agriculteurs l’automne dernier dans l’espoir d’obtenir leur collaboration. On souhaite en effet qu’ils autorisent les chasseurs à chasser sur leurs terres pour contrôler la population de bernaches.

« Nous avons convenu de coopérer et de laisser les chasseurs munis d’une permission chasser sur nos terres pendant cette période. Il y a des gens qui travaillent aux champs, notamment, et nous voulons nous assurer qu’ils ne sont exposés à aucun risque », explique M. Melvin.

Outre la question de la protection de l’agriculture, M. Raillard affirme que les bernaches indésirables peuvent être agressives envers le grand public et peuvent constituer une menace pour l’aviation. Il indique que des biologistes du SCF sont en train d’élaborer des cibles de population pour les bernaches, « mais qu’elles ne sont pas encore arrêtées ».

Cette année, la chasse ouvrira à la fin de septembre plutôt qu’au début d’octobre. M. Raillard mentionne qu’en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick, la chasse débute plus tôt depuis maintenant plusieurs années.

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8. La Journée de l’alimentation rend hommage aux agriculteurs canadiens

Les agriculteurs sont mis à l’honneur pour leurs contributions au système alimentaire du Canada à l’occasion d’un événement intitulé « Journée de l’alimentation » (Food Day), tenu le samedi 31 juillet.

L’organisatrice Anita Stewart d’Elora, en Ontario, est l’une des rédactrices culinaires les plus en vue au Canada. Elle affirme que la Journée de l’alimentation vise à célébrer le rôle joué par les agriculteurs dans la production des aliments.

« D’autres journées de reconnaissance sont axées sur ceux qui consomment ces aliments », dit-elle. « Celle-ci est axée sur les gens qui les produisent, les gens qui cultivent la terre et la mer pour que nous ayons tous de quoi manger. »

La Journée de l’alimentation est née d’un événement créé par Mme Stewart pour le Congé civique en 2003, intitulé le « Plus long barbecue au monde » (World's Longest Barbecue).

À l’époque, l’idée était principalement d’attirer l’attention sur la situation difficile des éleveurs de bovins canadiens, qui subissaient les contrecoups de l’encéphalite spongiforme bovine (ESB). On encourageait les participants au barbecue à aller acheter de la viande chez leur épicier, chez leur boucher, à leur marché de producteurs ou ailleurs, et à faire des grillades pour manifester leur appui au secteur.

Au fil des ans, Mme Stewart a transformé l’initiative axée sur les producteurs en un barbecue virtuel, invitant les Canadiens aux quatre coins du pays à ouvrir une session dans un site Web central  http://foodday.ca (site disponible en anglais uniquement)   à y afficher leurs menus et à s’unir à d’autres personnes pour exprimer leur soutien aux producteurs d’aliments du Canada.

Quarante-six pays ont répondu à l’appel.

« Les Canadiens, et des gens des quatre coins de la planète, soutiennent les agriculteurs et les aliments canadiens », dit-elle.

Cette année, Mme Stewart donne encore plus de visibilité à la Journée de l’alimentation en invitant quelques-uns des plus grands chefs et restaurateurs du Canada à prendre part à l’événement virtuel. Au total, 136 restaurants participants proposent des aliments canadiens à leur menu.

« Nous avons un groupe exceptionnel composé de chefs qui prennent des mesures pour promouvoir et cuisiner les aliments de chez nous », conclut Mme Stewart.

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