Participez au jeu-questionnaire sur la sécurité agricole de FAC. La plantification de la sécurité peut améliorer vos résultats.

Note de la rédactrice

Allison Finnamore

Vous pouvez nous transmettre vos idées d’articles ou vos commentaires en écrivant à allison@finnamore.ca.


1. Signature d'une entente avec la Chine

La Commission canadienne du blé (CCB) a signé une entente avec le plus grand importateur de céréales de Chine.

Cet accord donnera lieu aux plus importantes ventes de blé des producteurs de l'Ouest canadien à la Chine en cinq ans – 500 000 tonnes de blé roux de printemps de l'Ouest canadien - et est évalué à 130 millions de dollars à la valeur marchande actuelle du blé. L'acheteur potentiel est la société COFCO.
 
« Il s'agit d'un important accord qui représente l'aboutissement de 50 années de ventes et de coopération entre les agriculteurs des Prairies et nos précieux partenaires chinois », dit Ian White, président-directeur général de la CCB.
 
L'accord, qui doit être exécuté d'ici la fin de 2011, a été signé le 3 juillet à Expo 2010, qui se tient à Shanghai. Cet événement visait à célébrer un demi-siècle de relations commerciales entre les agriculteurs des Prairies et leurs clients chinois. Des représentants de l'industrie et du gouvernement de la Chine et du Canada se sont joints aux représentants de la CCB pour cette célébration, dont M. Gerry Ritz, ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire et ministre responsable de la CCB.
 
M. White considère cette entente comme une étape marquante dans un « marché des plus concurrentiels », et souligne que la participation directe du gouvernement fédéral a joué un rôle important dans la conclusion de cet accord.

Ce protocole d'entente a été signé dans la foulée du plus important accord à long terme jamais signé entre des producteurs de l'Ouest canadien et la Chine. En avril, la CCB a signé un accord qui garantira la vente d'au moins 500 000 tonnes d'orge brassicole sur trois ans à COFCO.
 
Au cours des cinquante dernières années, la Chine a importé plus de 120 millions de tonnes de blé et d'orge de l'Ouest canadien, soit assez pour produire 279 milliards pains et 55 milliards bouteilles de bière. La CCB a un bureau à Beijing depuis 1994, soit l'un de ses deux uniques bureaux à l'extérieur du Canada.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

Plus rien ne vous arrête. Réglez vos dépenses courantes avec ExpressPlus.

2. Les punaises s'attaquent déjà au canola

 Les producteurs de canola de la région de la rivière de la Paix, en Alberta, sont aux prises avec une infestation anormalement élevée de punaises au début de la période de croissance.

D'ordinaire, les punaises posent problème plus tard dans l'année, une fois que les fleurs sont tombées et que la nouvelle génération de punaises endommage les graines, indique Scott Meers, spécialiste de la gestion intégrée des cultures agricoles au ministère de l'Agriculture et du Développement rural de l'Alberta.

Toutefois, selon M. Meers, cette année, les insectes se nourrissent du canola à un degré tel que les plants ne fleurissent même pas. Cela pose un problème embêtant, dit M. Meers, parce qu'une grande partie des cultures dans cette région souffre de stress lié à la  sécheresse et a déjà subi un traitement pesticide contre les vers gris.

« C'est un problème difficile à régler, souligne M. Meers, parce qu'il n'existe pas de seuils établis pour ce qui est de la présence des punaises au début de la période de floraison. Il n'y a pas de fondement scientifique permettant de recommander des mesures de lutte. »

En fait, souligne-t-il, des études ont révélé que l'alimentation par les insectes et la perte de fleurs, dans une certaine proportion, n'ont pas d'effet néfaste sur le rendement et que d'autres recherches montrent que de faibles niveaux d'alimentation peuvent accroître les rendements.

M. Meers est d’avis qu'il peut valoir la peine d'envisager l'application d'insecticide dans un peuplement bien garni qui n'est pas trop en proie au stress de la sécheresse. « Si les plants s'efforcent de fleurir depuis quatre jours ou plus mais n'y parviennent pas en raison de l’action des punaises, l'insecticide devrait réduire la population d'insectes à un nombre propice à la floraison. »

On associe généralement les fortes populations de punaises à des conditions de sécheresse, de sorte qu'une pluie abondante pourrait aussi permettre à la récolte de survivre et d'entrer en floraison.

M. Meers mentionne que les punaises sont faciles à reconnaître. Même si les spécimens non matures ressemblent à des pucerons, il suffit de se rappeler une simple règle pratique : « S'ils se déplacent lentement et avec difficulté, ce sont des pucerons et s'ils se déplacent rapidement et avec vigueur, ce sont des punaises. »

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

3. Prélèvement établi pour les producteurs de céréales et de soja de l'Ontario

Les producteurs de céréales et de soja de l'Ontario ont appris que le montant de leur première contribution à la nouvelle organisation Grain Farmers of Ontario (GFO) sera en moyenne de 1,75 $ par acre.

Le premier prélèvement, que l'organisation appelle un droit de licence, sera perçu sur les ventes de la récolte de cet automne.

Le montant s'approche du droit de 1,70 $ par acre qui était prévu en 2007, année où les plans en vue de la création d'une nouvelle organisation ont été consolidés. Précédemment, les producteurs de maïs, de blé et de soja payaient un prélèvement à leur groupe de producteurs spécialisés, à un taux qui était équivalent au nouveau droit de licence.

Certains agriculteurs pensaient que la fusion des trois groupes de producteurs spécialisés formant les GFO ferait diminuer les frais. Toutefois, Erin Fletcher, directrice des affaires publiques et des communications de l'organisme, affirme que le prélèvement vise à faire passer les GFO au prochain niveau.

« En tant qu'organisme fusionné, nous avons une portée plus vaste, dit-elle. Le droit de licence nous aidera à atteindre nos objectifs. »

Ces objectifs sont annoncés au compte-gouttes à mesure que les GFO mettent en œuvre leur plan stratégique, qui devrait être approuvé par le Conseil de l’organisme plus tard cet été. Ce plan comprend quatre piliers : la recherche, l'information sur la production, le développement des marchés et les affaires publiques et la défense des intérêts.

L'organisme a distribué ses premières subventions de recherche de l'exercice 2011 le mois dernier, et prévoit investir 1,2 million de dollars dans 75 projets portant sur les insectes et les maladies, la recherche agronomique, l’utilisation et le développement des marchés, et l'amélioration des plantes au cours de l'année.

Récemment, les GFO ont aussi uni leurs forces à celles des provinces productrices de maïs, de soja et de blé, du Manitoba jusque dans l'Est du Canada, pour créer l'Alliance canadienne de recherche sur les grandes cultures, afin d'avoir accès au financement dont la portée est nationale.
Enfin, les GFO ont tenu une rencontre sur le développement des marchés le mois dernier à Guelph à laquelle ont participé 40 sociétés et groupes désireux d'établir des partenariats avec les membres des GFO.

« Le plus important pour nous, ce sont les partenariats, dit Mme Fletcher. Nous sommes prêts à faire des affaires et nous avons du temps et des fonds pour mettre en œuvre des projets. »

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

4. Les fournisseurs de semences de canola se préparent à recevoir des retours

Les producteurs de canola, incapables d’ensemencer leurs champs en raison de l’humidité excessive, retournent leurs semences aux fournisseurs.

Denise Maurice, vice-présidente des cultures agricoles au Conseil canadien du canola (CCC), indique que le Conseil s’attend à enregistrer des taux plus élevés de retour de semences de canola aux principaux fournisseurs cette année. Selon Mme Maurice, les prévisions de culture initiales, qui laissaient présager que la superficie ensemencée en canola au Canada atteindrait de 17 à 18 millions d’acres en 2010, ont peut être influencé le volume de semences commandé par les détaillants.

« C’était une cible ambitieuse », dit-elle. Mais ce n’est pas le manque d’intérêt pour la culture du canola qui a entraîné une révision à la baisse des prévisions d’ensemencement. Ce sont plutôt les précipitations excessives à l’échelle des Prairies qui ont anéanti tout espoir d’obtenir une récolte record.

Mme Maurice prévoit que les producteurs de la Saskatchewan retourneront plus de semences que ceux des provinces de l’Alberta ou du Manitoba, où l’ensemencement était plus avancé lorsque les précipitations ont commencé. Elle affirme que beaucoup des grandes entreprises qui fournissent des semences de canola ont des programmes qui encouragent les producteurs et les détaillants à retourner leurs semences inutilisées. Elle note que les producteurs ont reçu du CCC et de leurs fournisseurs des rappels concernant les dates limites pour le retour des semences.

D’autres avis ont été envoyés pour veiller à ce que les retours de semences restent très présents à l’esprit des producteurs, explique Mme Maurice. Le retour des semences avant la date limite garantit l’admissibilité des producteurs à tout programme de soutien offert par leur fournisseur et protège ainsi leur investissement.

« Les semences représentent un investissement énorme pour les producteurs », dit Mme Maurice.

Les semences de canola doivent être entreposées à des températures fraîches pour conserver leur vigueur et la majorité des fermes ne disposent pas des installations d’entreposage appropriées, ajoute-t-elle.

Brad Ewankiw, gestionnaire des oléagineux de la société Bayer CropScience, indique que sa compagnie a pour politique d’encourager les producteurs et les détaillants à retourner toutes les semences inutilisées.

« De cette manière, nous pouvons les entreposer et procéder aux analyses appropriées pour nous assurer qu’elles conservent leur qualité en vue de la prochaine saison de croissance », explique-t-il.

M. Ewankiw indique que le taux de retour habituel de semences de canola est d’environ 10 p. 100, mais que l’on s’attend à des taux supérieurs cette année.

« Nous continuons de recevoir des semences des détaillants et nous ne disposons pas encore de renseignements fiables sur la quantité (définitive) », ajoute-t-il.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

5. Les fruiticulteurs de la Colombie-Britannique reçoivent des fonds

La création de nouveaux marchés, le renforcement de l'infrastructure et la poursuite des travaux sur la lutte antiparasitaire dans les vergers figurent parmi les projets qui seront appuyés par un investissement de cinq millions de dollars des gouvernements fédéral et provincial en Colombie-Britannique.

« Cet investissement permettra à l'industrie des arbres fruitiers de développer de nouvelles technologies qui l'aideront à demeurer à l'avant-garde sur le marché mondial », souligne Stockwell Day, président du Conseil du Trésor et ministre de la porte d'entrée de l'Asie-Pacifique.

Le ministre provincial de l'Agriculture et des Terres, Steve Thomson, mentionne que les fonds procureront aux producteurs d'arbres fruitiers l'avantage en matière d'innovation dont ils ont besoin pour mettre en valeur les fruits produits en Colombie-Britannique et livrer concurrence aux producteurs d'autres régions.

« Dans le cadre de nos discussions, les représentants sectoriels ont dit vouloir concentrer leurs efforts sur certains aspects tels que le marketing et l'infrastructure afin de les renforcer », dit-il.

La création de nouveaux emballages écologiques et d'une infrastructure d'entreposage, les possibilités de marketing destinées à mieux faire connaître les pommes fraîches ou transformées et la poursuite des travaux accomplis dans le cadre du programme de distribution d'insectes stérilisés dans les régions d'Okanagan et de Kootenay sont des projets solides qui sont déjà appuyés par le financement.

Selon le président de la B.C. Fruit Growers' Association, Joe Sardinha, on compte environ 800 arboriculteurs fruitiers en Colombie-Britannique, qui génèrent 900 millions de dollars d'activité économique.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

6. Les importations de fruits causent des préoccupations

Une arboricultrice fruitière de la Colombie-Britannique craint que les importations de cerises de faible qualité des États-Unis aient une incidence sur le marché local.

Christine Dendy affirme que des sacs de cerises importées de Californie qu’elle a vus dans une épicerie à succursales de sa région semblaient contenir principalement des fruits rejetés, déclassés, fendus, pourris et pas tout à fait mûrs.

Mme Dendy, trésorière de la Okanagan Kootenay Cherry Growers’ Association, craint que les consommateurs soient si déçus de la piètre qualité de ces fruits précoces importés qu’ils n’auront plus envie d’acheter les cerises locales qui arriveront sur le marché cette semaine.

Mme Dendy a analysé les fruits provenant de l’épicerie en question et a constaté qu’un sac contenait 65 p. 100 de fruits rejetés, pourris ou d’un grade inférieur à la catégorie Canada no 1. Un deuxième sac contenait 78 p. 100 de fruits déclassés.

« Seulement 68 cerises sur 248 étaient mangeables et plus de 47 p. 100 étaient fendues, pourries, gâtées ou alors, il s’agissait de cerises déclassées. Elles n’auraient jamais obtenu la qualité marchande, pas plus qu’elles n’auraient pu être emballées et exportées si elles étaient provenues du Canada », dit-elle. « C’est vraiment rageant, parce qu’on exige que les fruits de la Colombie-Britannique exportés en Californie satisfassent à des normes de classement strictes. »

Le reste des fruits contenus dans les sacs se situaient généralement en deçà du degré Brix requis, une mesure de la teneur en sucre des fruits, ajoute-t-elle. Mme Dendy a aussi détecté des mouches des fruits dans les cerises et craint qu’il s’agisse de la drosophile aux ailes tachetées, un insecte nuisible d’origine asiatique découvert pour la première fois l’année dernière en Colombie-Britannique. Susceptible de dévaster les fruits tendres, ce ravageur est attiré par les fruits qui sont prêts à être récoltés et non par les fruits en décomposition, ce qui donne lieu à des préoccupations importantes.

Rob Ormrod, spécialiste de l’horticulture pour l’Ouest canadien à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), indique que la drosophile aux ailes tachetées est déjà présente en Colombie-Britannique et prévoit qu’elle ne sera jamais éradiquée. La recherche porte donc principalement sur la façon de composer avec ce ravageur plutôt que sur des moyens de l’empêcher de s’installer dans la province.

Si les producteurs locaux considèrent improbable que la drosophile survive à l’hiver dans l’Okanagan, M. Ormrod pense que des microclimats plus chauds, tels que des tas de compost, offriraient suffisamment de protection pour permettre au ravageur de survivre aux températures plus fraîches.

La Colombie-Britannique est la plus grande province productrice de cerises au pays. Les stations fruitières y enregistrent des recettes d’environ 40 millions de dollars.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

7. Le nombre de cas signalés de grêle demeure stable

À mesure que les cultures se développent et que l'activité orageuse s’intensifie, un nombre croissant de demandes d’indemnité sont présentées aux compagnies membres de la Canadian Crop Hail Association.
 
Les chiffres les plus récents qui remontent à la fin de juin indiquent que la Saskatchewan est la province qui a enregistré le plus grand nombre de demandes d’indemnité (650), suivie du Manitoba (230) et de l'Alberta (un peu moins de 100). Toutefois, le nombre total de demandes enregistrées en Alberta ne comprend pas celles présentées au titre du régime d'assurance-récolte.

En Saskatchewan, la pire journée de tempête a été le 21 juin, date à laquelle des demandes d’indemnité sont venues de toute la région comprise entre Carlyle et Arcole, dans l'Est de la province, et Swift Current et Shaunavon, dans l'Ouest. Quelques demandes d’indemnité sont aussi provenues des régions de Unity et de Meadow Lake. Les demandes enregistrées à de nombreuses autres dates étaient réparties un peu partout dans la province.
 
Les quelque 650 demandes d’indemnité présentées jusqu'ici en Saskatchewan dépassent les 300 demandes qui avaient été reçues à la même date l'année dernière, mais sont beaucoup moins nombreuses que les 1 000 demandes enregistrées à pareille date en 2008.

Au Manitoba, les 230 demandes d’indemnité correspondent à peu près au nombre de l'année dernière. Toutefois, en règle générale, environ 400 demandes sont habituellement reçues à cette date de l’année dans cette province.
 
Si les demandes d’indemnité proviennent des quatre coins de la partie sud du Manitoba, la majorité provient de la zone sud-est de cette partie de la province, notamment la région située entre Alexander et Rivers et celle qui s'étend de Elkhorn à Kenton.

Pour leur part, les producteurs de l'Alberta ont présenté moins de 100 demandes d'indemnité; en effet, peu de tempêtes ont frappé cette province. Toutefois, le nombre de demandes devrait augmenter considérablement à la suite des tempêtes survenues les 28 et 29 juin dans le corridor de l'autoroute 2 et dans la région de Barrhead. Les principaux dommages aux cultures jusqu'ici ont été causés par les tempêtes survenues les 23 et 24 juin dans les régions de Vermillion et de St. Paul.
 
Le nombre de demandes des sinistrés de la grêle en Alberta dépasse celui de l'année dernière, mais est largement inférieur au nombre enregistré à pareille date au cours d'une année normale, soit environ 400 demandes d’indemnité.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

8. Publication d'un manuel sur la rentabilité

Le Centre de gestion de chaînes de valeur a publié un manuel destiné à aider les producteurs canadiens à améliorer leurs résultats.

Le directeur du centre, Martin Gooch, affirme qu'un grand nombre de producteurs qui ont mis en pratique les idées présentées dans le manuel ont doublé leur rentabilité en 18 mois. Il indique que les producteurs acquièrent un regard nouveau sur leurs activités pour ce qui est de répondre aux besoins des clients et des consommateurs et d'accroître leur compétitivité.

Les chaînes de valeur font partie d'un segment grandissant du secteur agroalimentaire international et sont créées pour aider les entreprises à s'adapter à un environnement commercial qui évolue rapidement.

Au départ, le manuel était utilisé comme outil lors d'ateliers sur les chaînes de valeur, mais il constitue maintenant un document autonome. Il est fondé sur le principe voulant qu'on ne peut empêcher le changement et que les producteurs prospères s'adapteront plus efficacement que leurs concurrents.

Les utilisateurs sont invités à examiner leur entreprise d'un œil critique et à réfléchir à des questions comme l'établissement de relations d'affaires efficaces et d'alliances à l'intérieur d'une chaîne de valeur, la gestion du risque, la réduction des coûts et l'amélioration des revenus.

Ce manuel s'adresse aux producteurs qui veulent savoir quels sont les avantages d'une alliance à court terme, à moyen terme et à long terme dans une chaîne de valeur, les principes clés de la gestion d’une chaîne de valeur et comment l'entretien d'une alliance fructueuse influe directement sur leur propre entreprise.

Une partie du manuel est disponible sur le site Web du Centre au www.vcmtools.ca (site offert en anglais uniquement). Il est possible d'obtenir des copies supplémentaires en envoyant un courriel à Joanne Falk à l'adresse joanne@georgemorris.org.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

Équipement fixe. Autorisation rapide pour l’achat d’équipement de manutention et d’entreposage des grains.

9. Analyse du marché - Nouvelles et faits saillants du marché

De façon générale, les marchés de grains ont été en hausse au cours de la dernière semaine, dans la foulée de la publication du rapport du 30 juin du département de l'Agriculture des États-Unis (USDA) sur les superficies et les stocks de grain.

Ce rapport a entraîné une hausse marquée du marché du maïs et, par le fait même, une appréciation d'autres marchés. La prévision de l'USDA selon laquelle la superficie de maïs s'établirait bien en deçà des attentes du marché, à 87,87 millions d'acres, a été abaissée de 900 000 acres comparativement au rapport de mars sur les perspectives d'ensemencement, ce qui était inattendu.

Néanmoins, ce sont des résultats surprenants pour ce qui est de la superficie de maïs étant donné le rythme d'ensemencement presque record aux États-Unis ce printemps, et le fait que les négociants s'attendaient à un accroissement plutôt qu'à une diminution du nombre d'acres de maïs en 2010 comparativement au rapport de mars.

Mais les chiffres sont les chiffres. Et, conjugués au taux d'utilisation trimestrielle record du maïs de la campagne précédente dont fait état le rapport sur les stocks trimestriels de céréales de l'USDA, ils indiquent que les prix du maïs sont trop bas et créent un vif intérêt acheteur.

En ce qui concerne le Canada, ce rapport pourrait encourager certains utilisateurs des Prairies à étendre la couverture de leur orge fourragère s'il apparaît maintenant que le volume de maïs américain disponible pour le marché de l'élevage sera moins élevé qu'on ne le croyait. J'ai aussi le sentiment qu'il y aura un moins grand volume de drêche sèche de distillerie tandis que la production d'éthanol se maintient à la hausse.

Autres marchés

Les marchés boursiers sont à la baisse. La dette européenne et l'affaiblissement de la confiance des consommateurs aux États-Unis et en Chine suscitent des inquiétudes persistantes. Cela fait douter de la reprise économique mondiale et maintient les investisseurs sur la corde raide.

Si l'on examine l'ensemble du marché des actions, aux États-Unis en l'occurrence, je continue de trouver inquiétants le graphique de l'indice boursier S&P 500 (Standard and Poor's) qui s'approche dangereusement du « point de rupture fatal » (le croisement descendant de la moyenne mobile de 50 jours et de la mobile moyenne mobile de 200 jours) et l'index des marchandises du Commodity Research Bureau, qui se situe maintenant sous sa cible de 200 sur le Direct Market Access. Le TSX se comporte à peu près comme le S&P 500.

Il est difficile dans cet environnement d'imaginer une reprise durable à court terme à moins qu'un revirement positif marqué des statistiques sur l'emploi ou qu'une réduction soudaine des stocks de brut se produise prochainement.

Sinon, un malaise règnera sur les macro-marchés, au mieux jusqu'à ce que nous commencions à réaliser les gains du deuxième trimestre. L'expression « la lumière au bout du tunnel » est-elle appropriée tandis que nous nous remettons de la position de régularisation du deuxième trimestre? Ou bien les actions vont-elles continuer de chuter? Qui sait?

Toutefois, la montée en flèche du volume, ainsi qu'un croisement négatif des indicateurs de la moyenne mobile de convergence/divergence sur les graphiques de divers indices boursiers sont de mauvais augure.

Ces graphiques d'indices boursiers reflètent le sentiment général de la collectivité internationale des investisseurs. Et si le marché est actuellement d'avis que les investisseurs souhaitent retirer leurs positions des marchés, il convient de noter que cela nuira tout simplement à tous les autres marchés, y compris les marchés agricoles, même s'il apparaît des problèmes d'ordre météorologique qui menacent la production.

Nous aurons beau toujours porter une attention stricte aux questions fondamentales de l'offre et de la demande propres à chacun des marchés agricoles, mais ces puissantes forces macroéconomiques ne peuvent être réprimées facilement dans notre univers qu'est l'agriculture, en particulier dans le monde d'aujourd'hui où les flux spéculatifs et d’argent dans tous les marchés peuvent avoir une forte influence sur l'orientation des prix.

Les marchés demeurent préoccupés par la direction que prend l'économie au lendemain des sommets du G8 et du G20, tenus à Toronto, en raison d'un communiqué général indiquant que les principaux gouvernements adopteront bientôt un plan prévoyant simultanément des hausses de taxes et des réductions des dépenses publiques. Si, d'une part, il est louable que les gouvernements veuillent contrôler des déficits budgétaires galopants, on craint d'autre part que l'adoption d'une telle politique de taxation et d'économie à ce moment-ci menace une reprise économique mondiale toute récente, qui semble même chancelante.

Par conséquent, des mesures d'austérité de cette nature prises trop tôt par les gouvernements risquent d'alimenter la déflation de même que la récession à double creux tant redoutée.

Des acteurs du marché acceptent difficilement la décision des Européens d'imposer avant tout la rigueur budgétaire à l'économie mondiale. Cette mesure est prise à un moment où celle-ci commence à peine à afficher des signes de vigueur et où elle se relève de la récente récession. Il reste que tout cela rappelle vraiment les politiques des années 1930 qui ont été à l'origine de la récession en Amérique du Nord et dans la majorité des pays d'Europe, récession qui a fini par prendre des proportions mondiales et a duré près d'une décennie.

Et si une période de déflation se développe plutôt qu'une période d'inflation, ce sera une mauvaise nouvelle pour les marchés des marchandises et des actions.

Nous devons tous être au courant de ces macro-questions concernant l'orientation de l'économie mondiale et de la possibilité que celle-ci s'effondre.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l’information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204‑654‑4290 ou se rendre à l’adresse http://www.pfcanada.com (en anglais seulement) pour en savoir plus au sujet des services qu’il offre.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

Avis de non-responsabilité

La rédactrice et les journalistes de FAC Express tentent de fournir de l’information et des analyses exactes et utiles. La rédactrice et FAC ne garantissent pas la précision de l’information contenue dans ce rapport et ne sauraient être tenus responsables de toute action ou décision prise par le lecteur de ce bulletin.

Ce bulletin est protégé par des droits d’auteur et est destiné à la seule utilisation de l’abonné. Il ne peut être reproduit ou transmis électroniquement à d’autres sociétés ou personnes, en totalité ou en partie, sans la permission écrite préalable de FAC. Les opinions exprimées dans les articles de ce bulletin n’engagent que l’auteur et ne reflètent pas nécessairement l’opinion de la rédactrice ou de FAC.

Copyright 2010 – Financement agricole Canada