/media/images/express/ad_banners/farmland_values_f.jpg

Note de la rédactrice

Allison Finnamore

Vous pouvez nous transmettre vos idées d'articles ou vos commentaires en écrivant à allison@finnamore.ca.


1. Réduction de la superficie consacrée au canola

La production de canola en Saskatchewan sera considérablement réduite cette année, mais personne ne sait au juste de combien à l'heure actuelle.

« Il est encore difficile de formuler des estimations exactes », dit Ken Ball, courtier en marchandises pour la firme Union Securities de Winnipeg. « Au mieux, je peux avancer que le potentiel de production du canola a sans doute diminué d'au moins quatre millions de tonnes. C'est un volume considérable si l'on estime que la récolte aurait pu s'établir à 13,5 ou 14 millions de tonnes dans de bonnes conditions. »

Les conditions de croissance ne sont pas très bonnes dans de nombreuses parties de la province, à l'exception du Nord-Ouest. Les pluies diluviennes qui ont frappé une grande partie du Sud de la Saskatchewan le 18 juin ont entraîné un accroissement de la superficie où le sol est saturé. Les producteurs craignent que leur canola ne survive pas sous l'eau dans les terres basses.

Jim Bessel, agronome principal au Conseil canadien du canola (CCC), indique que les plants ont besoin d'oxygène pour survivre.

« J'ai constaté dans le passé que le canola, après quelques jours passés sous l'eau, subit un stress si intense qu'il prend une couleur violacée. Après qu'on l'a fait sécher un peu, le canola monte soudainement en graines et produit quelques fleurs, dit-il. En fin de compte, les plants sont fusiformes et inégaux, et offrent peu de valeur du point de vue de la production. »

Le canola subit aussi la tension imposée par de nombreuses plantes nuisibles.

La pulvérisation était à l'ordre du jour de nombreux producteurs cette semaine. Wayne Bacon arrosait son canola près de Kinistino lundi matin. Son champ était en proie à une humidité élevée, après avoir reçu plus de 300 millimètres de pluie ce printemps, et les cultures subissaient du stress. Le pulvérisateur de M. Bacon laissait des ornières profondes, mais aucun choix ne s'offrait à lui.

« Je pense que la principale question à se poser est de savoir quelle façon de faire sera la plus nuisible : pulvériser ou laisser les mauvaises herbes pousser. Si vous évitez de pulvériser et que les cultures ne tiennent pas le coup, vous vous retrouvez avec une prolifération de mauvaises herbes. »

Des pulvérisateurs enjambeurs ont été utilisés dans les champs qui pouvaient supporter le poids de cet équipement. D'autres producteurs ont opté pour la pulvérisation aérienne.

Quelques parasites du canola ont réussi à s'adapter aux conditions humides. M. Bessel affirme que des vers gris font leur apparition dans de nombreuses régions. Il prévoit aussi que l'altise sera de plus en plus présente à mesure que la température augmentera.  

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

Ciel ensoleillé, vents modérés et économies à long terme.

2. Les producteurs du Manitoba continuent d'être en proie à l'humidité excessive

La pluie continue de nuire aux efforts déployés par les producteurs pour semer leurs cultures à l'échelle du Manitoba. Même si les quantités de précipitations ne sont pas exceptionnelles, l'assèchement est ralenti.

Le président de Keystone Agriculture Producers (KAP), Ian Wishart, signale qu'il y a de l'activité aux champs dans certaines terres hautes et bien drainées. Les producteurs continuent d'effectuer les travaux qu'ils peuvent dans les champs, dit-il.

Pour certaines cultures, la date limite d'ensemencement est antérieure au 15 juin, indique M. Wishart, mais pour d'autres, comme le sarrasin commun et le lin, la date limite est le 20 juin.

Craig Thomson, vice-président, opérations d'assurance, à la Société des services agricoles du Manitoba (SSAM), à Portage la Prairie, indique qu'on ne prévoit pas repousser les dates limites d'ensemencement publiées. Cela ne risque pas de changer bien que les producteurs espèrent peut-être avoir le temps de réensemencer. 

M. Thomson mentionne que les dates limites d'ensemencement prévues par l'assurance-récolte de la SSAM pour une couverture complète et les dates repoussées pour l'ensemencement tardif (couverture de 80 p. 100) ont été prédéfinies il y a plusieurs années selon les propriétés agronomiques des diverses cultures. Comme la majorité des céréales et des légumes semés après le 20 juin courent un risque élevé d'être endommagés par le gel à l'automne, les producteurs ont jusqu'à cette date pour semer les cultures assurées.

Les dates limites d'ensemencement prédéfinies présentent certains avantages. M. Wishart note qu'elles établissent la structure des plans d'ensemencement des producteurs. Les dates prédéfinies éliminent aussi la nécessité pour le Conseil de la SSAM de revoir chaque année la question des dates limites d'ensemencement en tentant de deviner quelles seront les conditions météorologiques. 

Il y a toutefois certaines exceptions à la règle. Les échéances peuvent varier par culture, et dans certains cas par secteur de risque. 

« Par exemple, dans le cas des pois des champs, la date limite d'ensemencement prédéfinie est le 15 juin pour une couverture complète, et peut être repoussée au 20 juin pour une couverture à 80 p. 100 », explique M. Thomson.

La date limite initiale pour l'ensemencement du soja dans la partie Sud-Ouest du Manitoba, qui est exposée à la sécheresse, est le 30 mai, et la date limite repoussée est le 4 juin. Dans la région située près de Winkler, les dates limites correspondantes pour le soja sont le 6 juin et le 11 juin.

Tous les producteurs du Manitoba paient une prime d'assurance contre l'humidité excessive de 30 cents par acre et ont la possibilité d'acheter une couverture supplémentaire de 15 $ par acre jusqu'à concurrence d'une couverture de 65 $ par acre. Les primes pour la couverture supplémentaire varient en fonction des demandes d’indemnité antérieures du producteur. 

M. Wishart fait remarquer qu'il est peut-être temps de réévaluer les montants de la couverture contre l'humidité excessive, établis en 2001-2002, pour veiller à ce que les producteurs bénéficient d'une protection adéquate dans l'avenir.

Environ 15 p. 100 des terres cultivables du Manitoba ne sont pas encore ensemencées.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

3. Levée des restrictions commerciales en Colombie‑Britannique

Le département de l’Agriculture des États‑Unis (USDA) a levé ses restrictions visant les bovins de la Colombie‑Britannique.

Trois cas de brucellose ont été suspectés chez des bovins de deux exploitations de la province, mais il s’agissait en fin de compte de fausses alarmes. Plus tôt ce mois‑ci, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a levé la quarantaine imposée à ces deux exploitations au terme d’une enquête rigoureuse qui n’a pas permis de confirmer la présence de la maladie. Les animaux des deux exploitations ont subi des épreuves de dépistage de la brucellose et obtenu des résultats négatifs.

La brucellose est une maladie contagieuse qui peut toucher les bovins, les porcs, les bisons, les wapitis, les cerfs, les chèvres, les moutons, les chevaux et d’autres ruminants. Des spécialistes de la faune croient que cette maladie est endémique dans le troupeau de bisons du parc national du Canada Wood Buffalo, situé dans le nord de l’Alberta, même si aucun cas n’a été détecté chez les bovins de la région. La brucellose a été détectée pour la dernière fois chez un bovin au Canada en 1989.

L’ACIA a instauré les mesures de quarantaine et lancé l’enquête le 26 mai après que trois vaches de boucherie provenant de ces deux exploitations ont été déclarées des « sujets positifs » lors des épreuves régulières de dépistage menées par l’USDA au moment de l’abattage.

Tout de suite après être arrivé à ses conclusions initiales, l’USDA a imposé des restrictions temporaires à l’importation visant les bovins et les bisons non castrés qui étaient en Colombie‑Britannique depuis le 25 mars 2010. Il était exigé que les bovins subissent des épreuves de dépistage de la brucellose et obtiennent des résultats négatifs, certifiés par l’ACIA, avant leur exportation. Cette restriction ne visait toutefois pas les bovins et les bisons exportés aux États‑Unis pour abattage immédiat.

L’ACIA a conduit ses propres analyses des échantillons originaux de l’USDA à son laboratoire de référence pour la brucellose, situé à Ottawa, et a découvert que les réactions suspectes observées au départ ont été causées par la bactérie Yersinia, reconnue pour donner des résultats faussement positifs aux épreuves de dépistage.

« Si la brucellose avait été détectée dans l’un ou l’autre des deux troupeaux, on aurait ordonné leur élimination », indique le docteur Keith Lehman, spécialiste du programme de santé animale à l’ACIA.

Quelques jours après que l’ACIA a informé l’USDA de ses analyses de laboratoire et de son enquête, les États‑Unis ont levé leurs restrictions commerciales.

Beaucoup de grands éleveurs de la Colombie‑Britannique considèrent que le tapage entourant la brucellose est un autre exemple d’incompétence de l’organisme de réglementation, qui a causé une commotion l’hiver dernier en annonçant la présence de l’anaplasmose. Dans ce cas, neuf troupeaux de la vallée de la Nicola ont été mis en quarantaine et 14 000 animaux ont subi des épreuves de dépistage avant que l’ACIA n’exclue la présence de la maladie, en mars. Cette confusion a aussi découlé de résultats faussement positifs, attribués à un organisme similaire à l’anaplasmose.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

4. Des producteurs réclament un examen du coût du transport ferroviaire

Plusieurs associations d'agriculteurs canadiens réclament un examen du coût du transport ferroviaire.

La Fédération canadienne de l'agriculture (FCA), l'association Keystone Agricultural Producers (KAP) du Manitoba, la Agricultural Producers Association of Saskatchewan (APAS), les Wild Rose Agricultural Producers (WRAP) de l'Alberta, la Commission canadienne du blé (CCB) et le Syndicat national des cultivateurs (SNC) demandent la tenue de cet examen à la lumière de deux rapports de l'analyste ferroviaire John Edsforth.

Dans une étude publiée plus tôt cette année, M. Edsforth indique que les sociétés ferroviaires ont dépassé le plafond de revenu imposé par le gouvernement fédéral de pas moins de 123 millions de dollars pendant la campagne agricole 2007-2008. Cet écart est passé à 275 millions de dollars pour l’année de récolte suivante (2008-2009).

L'étude révèle qu'en 2008-2009, les agriculteurs ont payé des frais excessifs de 8,81 $ la tonne, pour un total de 275 millions de dollars. L'année précédente, ils avaient payé des frais excessifs de 4,61 $ la tonne, pour un total de 123 millions de dollars. Selon l’étude, les gains d’efficience et les faibles prix du carburant ont entraîné la hausse des coûts en 2008-2009. L'étude constitue aussi une mise à jour d'un rapport de 2008 de Travacon, selon lequel les agriculteurs ont payé plus de 100 millions de dollars de plus que leur juste part en 2006-2007.

« Les agriculteurs devaient profiter des économies réalisées dans le système de manutention et de transport du grain grâce à la fermeture de silos et à l'abandon de chemins de fer, mais ce n'est pas ce qui se passe jusqu'ici », déplore Greg Marshall, président de la Agricultural Producers Association of Saskatchewan (APAS). « Nous avons besoin qu'un examen complet soit mené afin de déterminer le juste coût du transport. » 

La CCB indique que le dernier examen du coût du transport ferroviaire du grain remonte à 1992. Depuis, deux importants gains d’efficience se sont produits dans le domaine du transport : le nombre de silos-élévateurs a diminué 1 500 à environ 240, et les compagnies de chemin de fer ont adopté des trains-blocs constitués d'au moins 50 wagons.

Les résultats de l'étude sont publiés au http://www.cwb.ca/public/en/hot/railissues/costingreview/pdf/study.pdf (site disponible en anglais uniquement).

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

5. Baisse de la production de sirop d’érable au Québec

Après un début de saison prometteur, la récolte de sirop d’érable de 2010 aura finalement été moyenne, affirment les représentants de la fédération des acériculteurs du Québec.

« La particularité de cette année est un début de coulée très hâtif à l’échelle de la province », mentionne Serge Beaulieu, président de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ).

D’après des chiffres publiés par la FPAQ le 16 juin, 88,1 millions de livres de sirop – ou 30,24 millions de litres - ont été produits au Québec ce printemps.

Cela constitue une baisse de près de 20 p. 100 par rapport à la récolte record de l’année dernière, établie à 109,4 millions de livres de liquide onctueux au goût sucré.

Les résultats de 2010 arrivent toutefois au deuxième rang des résultats les plus élevés de la dernière décennie et dépassent de loin les récoltes de 2008 (58,8 millions de livres), de 2007 (58,8 millions de livres également) et de 2006 (61,7 millions de livres).

Selon M. Beaulieu, les 7 300 membres de la fédération ont effectué 43 millions d’entailles d’érables à sucre à l’échelle de la province. La plupart des années, chaque entaille donne assez de sève pour produire 2,2 livres de sirop d’érable en moyenne.

L’année dernière, malgré les importantes accumulations de neige qui ont fait craindre aux producteurs une quatrième mauvaise récolte consécutive, la production moyenne de sève et de sirop par entaille a atteint un niveau inégalé de 2,65 livres. Cette année, compare M. Beaulieu, la moyenne a diminué à 2,04 livres, soit la plus basse en 15 ans.

S’il est tout de même satisfait du résultat final, il indique que les producteurs sont déçus d’avoir été incapables de profiter des conditions optimales de cette année.

Un hiver anormalement doux et les faibles accumulations de neige ont permis aux producteurs acéricoles de l’Est du Canada de se préparer comme jamais en prévision d’une saison de récolte qui a débuté à la mi‑février dans certaines régions, soit des semaines plus tôt qu’à l’habitude.

« Je ne me rappelle pas la dernière fois que j’ai connu un hiver comme celui‑ci », lance M. Beaulieu, un producteur laitier qui effectue aussi 28 000 entailles sur sa terre, située dans le sud‑ouest de la province.

Il indique que la vague de chaleur sans précédent qui a déferlé sur le Canada la fin de semaine de Pâques a brusquement mis fin à la coulée de la sève, ce qui a raccourci la saison d’une semaine ou deux.

Il ajoute qu’il est encore trop tôt pour savoir quel revenu les producteurs acéricoles du Québec tireront de la récolte de cette année, qui représente plus de 90 p. 100 de l’ensemble de la récolte canadienne et environ 80 p. 100 de la production mondiale.

En outre, il note que la récolte exceptionnelle de l’année dernière a créé un excédent de 12 millions de livres et entraîné une légère diminution des prix de détail du sirop d’érable.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

6. Un nouveau répertoire fait la promotion de l’agriculture biologique

Les consommateurs et les grossistes ont maintenant accès à un nouveau répertoire en ligne des producteurs d’aliments biologiques qui les aide à trouver des produits biologiques locaux.

Le réseau Organic Alberta et le Saskatchewan Organic Directorate ont lancé ce répertoire dans le cadre d’efforts conjoints déployés pour satisfaire la demande croissante des consommateurs pour de l’information sur la façon de trouver des producteurs  d’aliments biologiques, indique Steven Snider, président d’Organic Alberta.

On compte plus de 1 400 producteurs dans les deux provinces, mais il n’existait pas de site central où les acheteurs et les consommateurs pouvaient se chercher mutuellement, soit par type de produit, soit par endroit.

Le répertoire contribue à régler ce problème en permettant aux consommateurs et aux grossistes d’effectuer des recherches par province, par région, par ville, par producteur et par type de produit. Les utilisateurs peuvent choisir parmi différentes catégories, notamment les grains, les fourrages, les oléagineux et les légumineuses, la viande et les fruits, les légumes et les herbes.

M. Snider mentionne qu’on s’efforce de maintenir l’intégrité du site en veillant à ce que seuls les producteurs d’aliments biologiques certifiés y soient répertoriés. Il note que certains producteurs sont encore en attente de leur pleine certification, processus qui peut prendre plusieurs années.

Le répertoire n’est pas destiné uniquement aux consommateurs locaux qui cherchent à faire des achats à la ferme. Il permet aux agriculteurs de chercher une source de semences biologiques certifiées, ou aux restaurants locaux et aux grossistes en produits d’épicerie de chercher des produits locaux à mettre en vitrine.

M. Snider souligne que le répertoire est susceptible d’être utilisé dans les marchés internationaux également.

« Les acheteurs au Canada et dans le monde entier peuvent se servir du répertoire comme référence pour trouver un vaste éventail de producteurs pour les aider à répondre à des commandes encore plus importantes. »

Dans les deux provinces, le marché des aliments biologiques est en croissance rapide depuis les cinq dernières années, à l’instar de l’ensemble des ventes de produits biologiques à l’échelle du Canada, où elles dépassent maintenant deux milliards de dollars.

Pour consulter le répertoire, visitez le www.organicfarmdirectory.ca (site disponible en anglais seulement).

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

7. Nouvelle vie pour un programme d'agriculture biologique

Un programme universitaire d'agriculture biologique dont la survie était menacée l'année dernière est finalement épargné.

L'Université de Guelph prolonge de quatre ans la vie de sa majeure en agriculture biologique. L'année dernière, cette majeure comptait parmi la douzaine de programmes que l'université avait désignés comme manquant d'inscrits. À l'époque, le programme comptait moins d'une demi-douzaine d'étudiants.

Cependant, la menace de son abolition, et la publicité dont le programme a fait l'objet par la suite en raison de sa situation désastreuse, ont mobilisé les forces dans le secteur de l'agriculture biologique. L'inscription a augmenté à 20 étudiants, nombre qui est généralement considéré comme le seuil acceptable pour une majeure à l'université.

La décision de reconduire le programme a été prise malgré un environnement économique de plus en plus difficile à l'Université de Guelph.

Toutefois, le Collège d'agriculture de l'Ontario, rattaché à l'université, a récemment accompli d'importants progrès qui cadrent avec son virage vers des programmes et des domaines d'intérêt non classiques. Par exemple, en avril, il a annoncé un don de trois millions de dollars de Loblaw's pour la création d'un poste de recherche (appelé une chaire) en agriculture durable, qui doit devenir ce que l'université appelle « le pilier de la recherche axée sur la création de systèmes robustes de production alimentaire à l'Université de Guelph ».

En outre, au campus de Ridgetown du collège, un biodigesteur « écologique » de 3,4 millions de dollars qui utilise le lisier de porc pour produire de l'électricité devrait être complètement installé en mars prochain.

Lorsque l'université s'est trouvée pour la première fois devant la perspective d'abolir le programme d'agriculture biologique, le doyen du collège d'agriculture, Rob Gordon, a mis les choses en contexte.

« L'Université de Guelph, et le Collège d'agriculture de l'Ontario en particulier, ont relevé de nombreux défis au fil des ans, dit-il dans un rapport écrit. À bien des égards, toutefois, aucun obstacle n'a été plus difficile à surmonter que nos ennuis financiers actuels... beaucoup d'établissements d'enseignement sont confrontés à des difficultés semblables.

Plus tôt cette semaine, tandis qu'il parlait de la reconduction du programme d'agriculture biologique, il a dit prendre conscience que les programmes nouveaux et à venir comme la majeure en agriculture biologique prennent du temps à prendre leur envol.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

8. Les abeilles bourdonnent au Nouveau-Brunswick

Dans un monde parfait, Russ Weir installerait deux ou trois ruches sur chaque acre de sa bleuetière pendant la période de pollinisation.

Toutefois, cette année, le propriétaire de McKay's Blueberries, à Pennfield, au Nouveau-Brunswick, dans le Sud-Ouest de la province, en a installé en moyenne seulement une par acre - le nombre minimal recommandé pour une pollinisation optimale.

« J'aimerais installer autant de ruches que possible dans mes champs, mais le problème est d'en trouver », indique M. Weir, qui loue des abeilles du Nouveau-Brunswick, du Québec et de l'Ontario depuis que ses propres ruches ont été détruites dans les années 1990 à cause de la présence de mites. « J'en ai commandé 400 du Québec, mais j'en ai reçu seulement 70. Mon apiculteur a eu un mauvais hiver. »

En fin de compte, il a réussi à installer 700 ruches dans ses champs. À celles du Québec, il en a ajouté 100 provenant de l'Ontario. Les autres viennent du Nouveau-Brunswick.

Des problèmes comme les maladies sont de mauvaises nouvelles pour les producteurs de cultures comme les bleuets et les canneberges. En effet, ceux-ci comptent sur certains types d'insectes pour transporter le pollen d'une fleur à l'autre.

« Sans pollinisation, la nouaison par le vent serait inférieure à deux pour cent », indique Bruce Melanson, spécialiste des cultures de bleuet au ministère de l'Agriculture et de l'Aquaculture du Nouveau-Brunswick. « Sans insectes, la pollinisation est impossible.

Au Nouveau-Brunswick, la majorité des cultures sont pollinisées par des abeilles domestiques et par des populations d'abeilles indigènes », explique M. Melanson.

Comme dans d'autres parties de l'Amérique du Nord, la population d'abeilles mellifères du Nouveau-Brunswick a essuyé certains coups durs ces dernières années. Elle a fluctué de 3 500 colonies en 2007 au nombre actuel qui varie entre 6 500 et 7 000 colonies.

« Nous nous attendons à ce que ce nombre augmente au cours de l'été qui vient, et espérons qu'il atteigne 10 000 », dit M. Melanson.

Ce serait fantastique non seulement pour les producteurs, mais aussi pour les apiculteurs.

« Lorsqu'il y a moins d'abeilles à la disposition des producteurs de bleuets aux fins de la pollinisation, les apiculteurs n'ont rien à louer et ils ne récoltent pas de miel à la fin de l'année », indique M. Melanson.

Les menaces qui planent sur la population d'abeilles sont une des raisons pour lesquelles Bleuets N.B. Blueberries, l'organisme de l'industrie qui représente les producteurs de bleuets du Nouveau-Brunswick, s'est associé au ministère provincial de l'Agriculture et au Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick pour tenir un forum de recherche sur la pollinisation à Moncton ce printemps.

Ce forum a réuni des agriculteurs des Maritimes - dont des apiculteurs, des pomiculteurs, des producteurs de bleuets et des producteurs de canneberges - et des chercheurs de partout au pays qui participent à l'initiative canadienne en matière de pollinisation, un réseau de recherche stratégique mis en place pour une durée de cinq ans, qui étudie le problème croissant de la diminution des populations de pollinisateurs dans les écosystèmes agricoles et naturels au Canada.

Les priorités de la recherche ont été établies et les enjeux de gestion ont été examinés, indique M. Melanson.

« Quel est le régime idéal des abeilles mellifères et qu'est-ce qui leur manque dans les champs de bleuets? " Melanson says.Y a-t-il moyen d'améliorer la collaboration entre les abeilles à miel et les bleuets? », questionne M. Melanson. Nous avons demandé aux chercheurs d'étudier ces questions. »

McKay's Blueberries is certainly on board with the project.McKay's Blueberries participe évidemment au projet.

« Nous avons mis 15 champs à la disposition des chercheurs dans la région de St. Stephen », indique M. Weir, qui s'intéresse particulièrement à la question de savoir comment la santé du pollen des bleuets influe sur la santé des abeilles et sur la multiplication des bleuets.

Seul le temps dira ce qu'il adviendra des abeilles mellifères, mais M. Weir est convaincu que celles qu'il a utilisées ont fait du bon travail dans ses champs cette année.

« La nouaison semble assez bonne », dit-il. « Elle varie de normale à légèrement supérieure à la normale. »

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

Quelle est votre couleur préférée? Crédit-bail FAC couvre toutes les marques d’équipement.

9. Analyse du marché - Mise à jour du marché du canola

Au moment d'écrire ces lignes, mercredi matin, Statistique Canada venait de publier son deuxième rapport de la saison sur les superficies ensemencées au Canada, fondé sur les résultats d'un sondage mené auprès de 25 200 producteurs pendant la période comprise entre le 25 mai et le 3 juin.

Bien sûr, depuis la tenue du sondage, des changements importants aux résultats généraux en matière d'ensemencement ont été constatés dans une grande portion de l'Ouest canadien et ne sont pas entièrement pris en considération dans ce rapport. Ce rapport expose donc les résultats que nous aurions pu obtenir si les cultivateurs avaient semé toutes les cultures conformément à leurs intentions. Bien entendu, cela ne s'est pas produit cette année.

C'est une situation très inhabituelle, pour ne pas dire sans précédent, à constater le nombre d'acres perdus dans les Prairies cette année. Le rapport ne tient pas compte non plus de ce facteur. Donc, comme il s'agit d'une première estimation très approximative, je pars des chiffres de Statistique Canada et tiens pour acquis qu'à l'heure actuelle, seulement 80 p. 100 de ces cultures ont été semées.

Au sujet du canola, Statistique Canada rapporte que durant la période de son enquête, il y a presque un mois, les producteurs avaient l'intention d'ensemencer une superficie record de 17,7 millions d'acres. Nous savons tous aujourd'hui qu'ils sont loin d'avoir atteint cette cible.

La superficie actuelle est inconnue de tous, on se contente d'émettre des hypothèses. Toutefois, à supposer que la superficie ensemencée représente 80 p. 100 de la superficie projetée, on obtient 14,16 millions d'acres. Si la superficie ensemencée représente 75 p. 100 de la superficie projetée, on obtient 13,27 millions d'acres.

Outre le nombre d'acres ensemencés cette année, la question du potentiel de rendement sera constamment remise en question pendant la période de croissance. Dans un nombre effarant d'acres, le sol est saturé d'eau, et le potentiel de rendement est en nette diminution à l'heure actuelle.

Dans les marchés, il en a résulté au cours des deux dernières semaines une forte avancée des prix à terme du canola et de l'avoine, et même des offres au comptant pour le lin et les graines à canaris.

Dans le marché au comptant, les prix du canola ont atteint jusqu'à 9,50 $ le boisseau dans le Sud de l'Alberta, et se sont établis plus près de 9 $ à 9,25 $ le boisseau à de nombreux endroits en Saskatchewan et au Manitoba. Les contrats à terme de canola à échéance la plus proche, soit juillet et novembre, frôlent de nouveau une importante zone de résistance graphique générale, notamment le contrat de novembre qui s'établit dans la zone de 427 $ à 432 $ la tonne. 

Le mouvement haussier du marché du canola semble s'essouffler, les prix à terme de novembre tendant à frôler de nouveau cette zone de résistance - ce qui demeure le principal frein susceptible d'interrompre ce mouvement. La tendance graphique actuelle pourrait indiquer un signal haussier étant donné les gains récents accumulés dans le marché du canola, mais le rendement observé jusqu'ici cette semaine semble étrangement insuffisant.

Si l'on examine le graphique hebdomadaire des prix du canola, qui offre un autre point de vue technique, on obtient des perspectives à plus long terme. Le triangle descendant dans lequel les prix étaient confinés a effectué une rupture en hausse, ce qui indique la possibilité que les prix s'établissent près de la région de 440 $ à 450 $ la tonne.

Cependant, comme nous nous intéressons au canola, nous devons suivre de près les développements sur le graphique du soja du Chicago Board of Trade pour avoir des indices au sujet des tendances du marché des oléagineux en général. Les producteurs des Prairies sont devenus franchement optimistes à l'égard du canola à la lumière des conditions qui prévalent chez nous. Mais soyez bien conscients du fait que si les problèmes qui touchent les Prairies justifient certainement une remontée des prix à terme et une amélioration de la base au comptant, les écarts de prix grandissants entre l'huile de canola et d'autres huiles à base d'oléagineux et huiles végétales concurrentes contribuent grandement à faire diminuer la demande dans l'immédiat.

En outre, sans gains ultérieurs dans le complexe de soja qui est encore plus dominant, il sera de plus en plus difficile pour notre marché du canola d'accumuler continuellement des gains de façon indépendante.

La tendance dominante sur les graphiques des prix du soja demeure un resserrement qui apparaît sous la forme d'un triangle. La ligne de tendance principale sur le graphique hebdomadaire du soja à partir des creux de 2006 se situe juste en dessous des prix actuels, près de 9,50 $US le boisseau. Nous devons nous méfier de voir la ligne de tendance franchir ce seuil en baisse du point de vue des prix de clôture. Si cela se produit, la prochaine zone de soutien à entrer en jeu sera la région de 9 $. À l'inverse, la marque de 10 $ est la clé d'un élan haussier. 

Pour l'heure, cependant, il semble que les prix à terme et les prix au comptant du canola ont encore la possibilité et la capacité de remonter, en particulier si la zone immédiate de résistance graphique est franchie. Cependant, ce n'était pas encore arrivé au moment de rédiger cette analyse, mais nous y étions presque. 

Les gains enregistrés dans le marché ont été réjouissants pour les producteurs qui ont des produits de la récolte 2010 à vendre, mais ont sûrement déçu ceux qui n'ont pas pu mettre leurs cultures en terre ou effectuer leurs autres travaux en raison des conditions propices au stress qui nuisent au rendement et à la qualité.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l'information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204-654-4290 ou se rendre à l'adresse http://www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu'il offre.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

Avis de non-responsabilité

La rédactrice et les journalistes de FAC Express tentent de fournir de l’information et des analyses exactes et utiles. La rédactrice et FAC ne garantissent pas la précision de l’information contenue dans ce rapport et ne sauraient être tenus responsables de toute action ou décision prise par le lecteur de ce bulletin.

Ce bulletin est protégé par des droits d’auteur et est destiné à la seule utilisation de l’abonné. Il ne peut être reproduit ou transmis électroniquement à d’autres sociétés ou personnes, en totalité ou en partie, sans la permission écrite préalable de FAC. Les opinions exprimées dans les articles de ce bulletin n’engagent que l’auteur et ne reflètent pas nécessairement l’opinion de la rédactrice ou de FAC.

Copyright 2010 – Financement agricole Canada