Êtes-vous prêt pour l'économie verte? Découvrez les changements que certains entrepreneurs ont déja apporté à leurs exploitations, leurs stratégies de marketing et leurs plans d'affairse. Lisez À la fine pointe.

Note de la rédactrice

Allison Finnamore

Vous pouvez nous transmettre vos idées d’articles ou vos commentaires en écrivant à allison@finnamore.ca.


1. Sortie rapide du grain des fermes du Manitoba

La Commission canadienne du blé (CCB) prend des mesures concrètes pour aider les producteurs de la vallée de la rivière Rouge, au Manitoba, à expédier leur grain entreposé à la ferme avant le début des inondations prévues ce printemps.

Le programme mis en place aidera les agriculteurs touchés qui risquent de perdre leur grain à la ferme « accepté »  en raison des inondations prévues dans la portion du bassin versant de la rivière Rouge qui s'étend d'Emerson à Morris.

Des wagons supplémentaires seront affectés aux silos de Morris, d'Agassiz et de Letellier afin de libérer de l'espace dans les silos pour permettre aux producteurs touchés de livrer leur grain de séries A et B accepté. Dans un communiqué, la CCB indique qu'elle prévoit déplacer ce grain entre la fin mars et le milieu ou la fin d'avril.

Les agriculteurs dont le grain est menacé peuvent téléphoner à la CCB en composant le 1-800-275-4292 pour s'inscrire au programme de déplacement précoce. Ils devront identifier leur entreprise ou station de livraison privilégiée, et préciser le tonnage touché et l'emplacement des cellules à grain.

Les prévisions des risques d’inondations du gouvernement du Manitoba, communiquées le 22 février, indiquaient un risque important d'inondations au printemps dans la vallée de la rivière Rouge. Si les conditions météorologiques sont dans la moyenne, les niveaux des inondations dépasseraient ceux de 2006 mais seraient inférieurs à ceux de 2009. La vallée de la rivière Rouge est unique, dans le sens où c'est une plaine inondable extrêmement large où l'on trouve d'importants stocks de grain.

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2. La sécheresse devrait continuer de sévir dans l’Okanagan

En raison de la faible quantité de neige reçue cet hiver, conjuguée à la sécheresse qui a sévi l’année dernière dans la vallée de l’Okanagan, même les agriculteurs devront peut-être composer avec des restrictions de consommation d’eau au cours de la prochaine saison.

L’année dernière, l’approvisionnement en eau de certains vergers de la vallée a été coupé parce que les producteurs avaient utilisé plus d’eau que le volume qui leur était octroyé avant la fin de la période de croissance.

Dans le district d’irrigation de South East Kelowna, le réservoir principal, le lac McCulloch, ne s’est pas rempli le printemps dernier. Puis, en raison des conditions de sécheresse record enregistrées en juin, la consommation d’eau des utilisateurs a fait baisser le niveau d’eau encore plus tôt que d’habitude.

Les utilisateurs d’eau dans ce district sont tous connectés à des compteurs d’eau, y compris les prises d’eau aux fins d’irrigation. Le district octroie des volumes d’eau déterminés selon la superficie de la parcelle, le type de culture et le type de sol.

Vers le début de l’année dernière, on a averti les producteurs que les réserves étaient maigres. On leur a dit que pour conserver l’eau, chaque allocation d’eau serait réduite de 20 p. 100.

Le système d’allocation avait été mis en place en 2001. En 2003, un taux calculé au compteur a été établi, et des sanctions ont été mises en place à l’égard des utilisateurs qui excédaient leur allocation. Les coupures d’eau constituent la sanction de dernier recours.

« Il s’agit d’un système communautaire d’approvisionnement en eau », explique le directeur du district d’irrigation de South East Kelowna, M. Toby Pike. « Chacun obtient sa juste part. Autrement, les gens utiliseraient l’eau de quelqu’un d’autre. »

Grâce aux réserves de terres agricoles, les prix de l’eau sont raisonnables, mais personne n’a le droit d’abuser du système », ajoute‑t‑il.

Toutefois, certains producteurs se sont plaints du fait que le manque d’eau avant la récolte des pommes risquait d’avoir des conséquences graves sur la qualité de la récolte et sur la santé des pommiers.

Si l’accumulation annuelle de neige ne dépasse pas de 24 p. 100 l’accumulation normale cette année, les gestionnaires de l’eau prévoient qu’une fois de plus les réservoirs qui alimentent les services d’eau de la vallée ne se rempliront probablement pas cette année. Jusqu’ici, l’accumulation annuelle de neige est inférieure au niveau de l’année dernière dans de nombreuses parties du bassin hydrographique. Et plus de 80 p. 100 de la neige de l’hiver est déjà accumulée.

En outre, la plus grande partie de la neige dans les régions moins élevées a fondu plus tôt que d’habitude, ce qui signifie que le ruissellement provenant des régions à plus haute altitude cette année devrait être moins abondant que la normale.

Denise MacDonald, présidente du comité de gestion de l’eau et de l’environnement de la B.C. Fruit Growers’ Association, a avisé les producteurs que des plans de gestion de la sécheresse devront être préparés pour chaque bassin hydrologique dans la vallée de l’Okanagan et dans la vallée de la Similkameen. Elle leur conseille de s’assurer de participer à ce processus.

« Le temps extrêmement sec qui a prévalu l’été dernier, après un hiver au cours duquel de nombreux réservoirs, dont le lac Okanagan, ne se sont pas remplis, a constitué un avertissement pour tout le monde », dit‑elle.

Les ressources en eau doivent être gérées dans une optique de durabilité, c’est‑à‑dire en veillant à ne pas réduire les réserves à un niveau inférieur à ce qui peut être reconstitué chaque année.

« Il est crucial que nous nous préparions avant de nous trouver en pleine sécheresse » conclut Mme MacDonald.

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3. La CCB lance un nouvel outil de marketing

Les céréaliculteurs disposent d’un nouvel outil en ligne qui les aide à gérer leurs ventes de grain.

Le calculateur de la cadence de tarification, mis au point par la Commission canadienne du blé (CCB) le 15 mars, fournit aux producteurs une source d’information supplémentaire en matière de gestion d’entreprise.

Ce calculateur aidera les producteurs à décider quelle option de paiement au producteur (OPP) ils préfèrent utiliser, ce qui leur permettra d’établir le tarif et le rythme de vente de leur grain.

L’idée de créer ce calculateur à l’intention des agriculteurs est venue après la publication de données de la CCB sur la cadence d’établissement des prix dans les Perspectives de rendement du 22 et du 25 février.

« Nous nous efforçons de prendre des mesures pour améliorer l’information sur les prix pour nos agriculteurs », déclare John Lyons, directeur des relations avec les médias à la CCB.

Les efforts déployés par la CCB pour donner plus d’information aux producteurs sur la cadence de tarification ne s’arrêteront pas là, ajoute M. Lyons. Les renseignements futurs sur les options de paiement au producteur comprendront aussi les facteurs d’ajustement.

Une note de la CCB sur la page du calculateur (disponible en anglais uniquement) avertit les producteurs que le calculateur de la cadence de tarification n’est que l’un des nombreux outils offerts pour aider les producteurs à mettre au point leurs propres plans de commercialisation. Il ne fournit pas de conseils quant à la tarification, mais plutôt de l’information destinée à aider les producteurs à prendre une décision qui concorde avec leur situation personnelle.

« Les producteurs doivent trouver leur propre niveau de confort », mentionne M. Lyons. Il est à leur avantage d’étudier les variations de prix et d’établir le niveau de risque avec lequel ils peuvent composer.

Chuck Fossey et ses trois frères cultivent 3 600 acres de céréales chaque année. M. Fossey trouve qu’il est génial de savoir le pourcentage de la prochaine récolte dont le prix a été fixé et quelle quantité a été vendue à l’exportation. Cette information aidera les producteurs à décider quel produit vendre selon les différentes options de paiement qui sont offertes par la CCB.

Selon M. Lyons, même si un producteur ne choisit pas une des OPP actuelles de la CCB, le calculateur de la cadence de tarification peut les aider à prendre des décisions de vente. Utilisé parallèlement aux PDR, le calculateur donne aux producteurs une indication de la stabilité ou de la volatilité du marché à laquelle ils peuvent s’attendre, alors que les PDR seules les renseignent sur la mesure dans laquelle les prix sont stables, explique M. Lyons.

M. Fossey indique que cet assortiment de données aide les agriculteurs qui préfèrent adopter une attitude dynamique au moment de vendre leur grain afin de gérer leur risque personnel.

Il ajoute qu’il faudra un certain temps pour déterminer dans quelle mesure le calculateur sera utile, mais qu’il répond à la demande des producteurs pour ce qui est de l’accès à un éventail élargi de renseignements à caractère commercial.

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4. Un sursis pour les producteurs de l’Î.-P.-É.

La Island Regulatory and Appeal Commission a retardé un changement à la facturation qui aurait fait grimper de 30 p. 100 les coûts de l’électricité pour les producteurs agricoles de l’Île-du-Prince-Édouard à compter du 1er avril.

Cet organisme de réglementation supervise l’entreprise privée de service d’électricité Maritime Electric, qui fournit l’électricité aux habitants de l’Île. En 2008, la société a approuvé un plan visant à cesser d’offrir des tarifs groupés dans les régions rurales en 2010.

Maritime Electric soutient que la majorité des autres sociétés d’énergie ont déjà éliminé cette pratique parce qu’elle récompense les gros consommateurs d’énergie et contrecarre les efforts déployés pour réduire l’empreinte carbone de la production d’électricité.

Le système de tarifs groupés offre un tarif réduit à 3 400 habitants de secteurs ruraux qui utilisent plus de 2 000 kilowattheures par mois. Les exploitations agricoles consomment près de 60 p. 100 de toute cette énergie.

Ce changement a semblé passer inaperçu tant au gouvernement provincial que dans le milieu agricole. Mike Nabuurs, directeur exécutif de la fédération de l’agriculture de l’Î.‑P.‑É., indique qu’un groupe d’aînés qui faisait pression contre l’augmentation a le mérite d’avoir porté ce changement à l’attention de son organisme. M. Nabuurs a alors questionné le gouvernement provincial à ce sujet, ce qui a incité le ministre de l’Énergie, Richard Brown, à demander à l’organisme de réglementation de réexaminer sa décision.

Avant que le processus soit pleinement mis en œuvre, Maritime Electric a présenté une demande visant à mettre en suspens le changement de tarif jusqu’à ce qu’il soit possible de tenir des audiences publiques sur la question. M. Nabuurs indique que son organisme fera une présentation pendant une audience afin de réclamer le rétablissement permanent des tarifs groupés.

M. Nabuurs se dit aussi frustré qu’un changement aussi radical ait failli se produire sans la moindre consultation de la collectivité agricole. Pour les gros utilisateurs d’électricité comme les exploitations de pommes de terre, qui ont besoin d’une ventilation efficace pour avoir des conditions d’entreposage adéquates, les changements de tarifs auraient pu se traduire par des augmentations de leur facture mensuelle se situant entre 8 000 $ et 20 000 $ par année selon la taille de l’exploitation.

« Nous payons déjà des coûts d’électricité qui figurent parmi les plus élevés au pays », lance M. Nabuurs. « Les agriculteurs n’auraient tout simplement pas eu les moyens de payer encore plus cher étant donné la conjoncture actuelle et la situation de notre industrie. Nous sommes bien près de voir l’agriculture disparaître dans cette province. »

Le directeur de district du Syndicat national des cultivateurs éprouve la même frustration. Elwin Wyand estime qu’il s’agit d’une autre indication de la diminution du pouvoir économique et politique de la collectivité agricole.

« C’est comme si nous n’avions plus la moindre importance », déplore‑t‑il. « Personne n’a même daigné nous consulter. »

M. Wyand affirme que son organisation n’a pas décidé si elle fera une présentation à l’audience publique.

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5. Changements au programme de prévention des dommages causés par la faune

À compter du 1er avril, la Saskatchewan Crop Insurance Corporation (SPIC) exercera un rôle plus important en matière de prévention, de contrôle et d’indemnisation des dommages causés par la faune.

Ce rôle accru de la SCIC s’inspire d’un système d’indemnisation semblable qui est offert aux producteurs agricoles et aux exploitants de ranch. La SCIC multiplie les gains d’efficience dans la prestation de ses programmes. Elle ajoute ainsi cet ensemble d’initiatives sur la faune pour aider les producteurs à obtenir des réponses opportunes à leurs besoins en matière d’indemnisation et de protection contre les animaux sauvage.

Pour ce qui est de l’indemnisation dans le secteur de l’élevage, les exploitants recevront une indemnisation en cas de décès ou de blessures causées aux bovins, aux moutons, aux chèvres, aux bisons, aux chevaux, aux chiens domestiques, aux wapitis, aux daims, aux lamas, aux ânes, aux autruches, aux émeus, aux poulets, aux canards, aux oies, aux dindes et à d’autres espèces moins communes

Des indemnités seront versées pour les décès ou les blessures attribuables aux coyotes, aux ours, aux couguars, aux lynx, aux renards, aux aigles et aux loups. Les exploitants de ranch recevront une indemnité représentant 100 p. 100 de la valeur de leurs bestiaux en cas de décès causés par les prédateurs, et recevront une indemnisation allant jusqu’à 80 p. 100 de la valeur de leurs animaux pour les frais de vétérinaire en cas de blessure.

L’indemnisation sera déterminée selon les prix du marché et comprendra un paiement minimum de 400 $ pour les veaux, de 40 $ pour les moutons et de 30 $ pour les chèvres.

Dans le cas des dommages subis pendant le pâturage d’automne et d’hiver, une indemnisation sera maintenant versée pour les dommages causés par la faune aux cultures et aux fourrages utilisés pour le broutage de fauchées, au pâturage sur balles et au pâturage de maïs. De plus, les producteurs recevront une indemnisation de 100 p. 100 dans le cas des cultures endommagées par les sangliers.

La limite d’indemnisation précédente de 5 200 $ a été éliminée pour ce qui est des dommages causés par la faune aux fourrages empilés dans les cours.

La SCIC jouera un rôle accru dans la prévention globale des dommages causés par la faune en prenant en main l’administration du programme actuel de lutte contre les prédateurs du bétail (Saskatchewan Livestock Predation Program). Ce programme est en place pour lutter contre les prédateurs qui présentent une menace et pour renseigner les producteurs sur les problèmes de prédation.

Pour obtenir plus d’information, composez le 1‑888‑935‑0000.

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6. Nouveau programme pour semences de lin conservées à la ferme

Le Flax Council of Canada a annoncé des modifications à son programme de gérance nationale, qui permettront aux producteurs d'utiliser des semences de ferme conservées selon des procédures d'échantillonnage et d'analyse rigoureuses.

La décision d'apporter ces changements découle des résultats d'analyses publiés plus tôt ce mois-ci par le Crop Development Centre (CDC), qui a détecté des indicateurs extrêmement faibles (moins de 0,01 p. 100) de la présence de lin Triffid dans un nombre restreint d'échantillons de semences de sélectionneur.

Les producteurs ont maintenant la possibilité d'utiliser leurs propres semences non sélectionnées pour 2010, à condition qu'elles aient été analysées selon les mêmes procédures rigoureuses que celles qui s'appliquent aux semences certifiées qui font l'objet d'analyses de dépistage de la variété Triffid.

Des échantillons représentatifs de deux kilogrammes sélectionnés à la main dans un lot de semences ne dépassant pas 20 tonnes doivent être envoyés à un laboratoire d'analyse des semences approuvé par le Flax Council of Canada.

Une politique de tolérance zéro est en vigueur à l'égard de la présence de lin Triffid dans tout échantillon. Seules les semences ayant obtenu un résultat négatif aux épreuves de dépistage - c'est-à-dire dans lesquelles on n'a détecté aucune trace de lin Triffid – peuvent être utilisées pour l'ensemencement en 2010.

Les semences dont les analyses de dépistage se révèlent positives ne doivent pas être nettoyées ou plantées. Les entreprises commerciales de nettoyage peuvent exiger une analyse préliminaire avant de nettoyer un lot de semences de lin.

Les producteurs doivent conserver leurs rapports de laboratoire attestant de leur résultat négatif aux épreuves de dépistage pour être autorisés à livrer au marché de l'Union européenne (UE). Le lin récolté devra aussi subir des analyses avant de pouvoir être livré.

Le Flax Council of Canada insiste sur la nécessité de suivre ces procédures rigoureuses afin de satisfaire aux exigences strictes imposées par l'UE, qui est nettement le principal importateur de lin du Canada. Les marchés qui acceptent les semences ayant obtenu un résultat positif au test de dépistage de la variété Triffid sont extrêmement rares.

Les procédures d'analyse détaillées, de même qu'une liste des laboratoires approuvés par le conseil, sont accessibles au www.flaxcouncil.ca (site en anglais).

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7. Mortalité des abeilles mellifères : le varroa est pointé du doigt

Un biologiste de l’Université de Guelph a établi que le varroa est le principal responsable du phénomène mystérieux de mortalité observé dans les colonies d’abeilles ces quelques dernières années.

Habituellement, les apiculteurs prévoient perdre environ 10 p. 100 de leurs ruches au cours des mois d’hiver. Or, ces dernières années, les pertes moyennes ont augmenté.

Environ un tiers des colonies de l’Ontario a péri au cours de l’hiver 2006-2007, et un autre tiers a péri l’hiver suivant. Certains apiculteurs ont signalé des pertes atteignant jusqu’à 90 ou 95 p. 100, et certains ont perdu la totalité de leurs colonies.

Au commencement de son étude, M. Ernesto Guzman, professeur à l’École des sciences de l’environnement de l’Université de Guelph, a indiqué que la destruction par l’hiver pouvait s’expliquer par une dizaine de causes potentielles différentes et que même si aucune ne pouvait être écartée, son travail serait axé sur le varroa et sur un parasite microscopique plus récent appelé champignon Nosema.

Pour entreprendre son étude, M. Guzman a examiné 408 colonies commerciales dans six comtés du Sud de l’Ontario.

À l’automne 2007, au printemps 2008 et au début de l’été 2008, M. Guzman a dénombré les abeilles dans les colonies et a pesé les colonies pour évaluer leurs réserves alimentaires. Il a aussi procédé à des analyses des abeilles pour détecter la présence du varroa, de l’acarien de l’abeille et du champignon Nosema.

M. Guzman indique que ses recherches ont permis de constater que le varroa parasite a été responsable de la mortalité des abeilles mellifères en Ontario dans une proportion de plus de 85 p. 100. Il ajoute que les populations trop éparses dans les ruches à l’automne et l’insuffisance des réserves alimentaires pour l’hiver ont aussi joué un rôle.

« Nous sommes persuadés d’avoir levé le voile sur une bonne partie du mystère », lance M. Guzman.

La Ontario Beekeepers’ Association (OBA), le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO), le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) et le Inter-American Institute for Cooperation on Agriculture ont financé conjointement les recherches de M. Guzman.

« Nous avons ciblé le problème; il reste maintenant à établir un traitement », dit le président de la OBA, M. Tim Greer.

À la lumière des résultats de son étude, M. Guzman recommande aux apiculteurs de suivre un régime strict de traitement acaricide, de donner à leurs abeilles une quantité suffisante de sirop de sucre et d’éviter la séparation de leurs colonies trop tard dans la saison.

À l’époque des pertes enregistrées dans les colonies de l’Ontario, le syndrome d’effondrement des colonies avait été désigné responsable de l’effondrement de milliers de colonies d’abeilles dans 24 États américains.

M. Greer mentionne que les effets des pesticides systémiques sur les abeilles ne semblent pas poser un grave problème en Ontario, où les apiculteurs mettent en pratique le Programme de lutte intégrée contre les ennemis des cultures. Cela signifie que les abeilles ne développent pas de résistance aux traitements parce qu’en vertu de ce protocole, les apiculteurs changent de méthode de traitement au fil du temps.

M. Guzman poursuit ses recherches et étudie des techniques génétiques pour en apprendre davantage sur les infections des abeilles mellifères et sur les moyens d’aider les sélectionneurs à mettre au point des abeilles plus résistantes.

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8. Du blé résistant à la cécidomyie est maintenant offert

Trois nouvelles variétés de blé tolérantes à la cécidomyie sont maintenant offertes aux cultivateurs des Prairies qui ont été durement touchés par la cécidomyie orangée du blé dans le passé.

M. Trent Whiting de SeCan indique que ces nouvelles variétés offrent trois grands avantages. Le premier est la prévention de dommages chiffrés à environ 36 $ l'acre, ce qui correspond à environ 40 millions de dollars de pertes annuelles causées par le déclassement et la baisse de rendement.

Le deuxième est une dépendance réduite à l'égard des insecticides, qui ne font pas de distinction entre les insectes utiles et les insectes nuisibles. Le troisième est la flexibilité accrue aux chapitres des rotations de cultures et des dates d'ensemencement.

La tolérance envers la cécidomyie repose sur un gène unique - Sm1 – qui a été implanté dans des variétés de blé de printemps au moyen de techniques traditionnelles d'amélioration des plantes.

Lorsque la cécidomyie commence à se nourrir des semences, le gène de tolérance fait augmenter la concentration de composés phénoliques. Sous l'effet de ces acides organiques d'origine naturelle, les larves de la cécidomyie cessent de se nourrir et meurent de faim.

Ces acides ne sont pas déclenchés si la cécidomyie ne se nourrit pas des semences. Mais si elle active ces acides, leur concentration diminue à des niveaux normaux avant la maturité, et ils n'influent pas sur la qualité ou sur la valeur alimentaire du grain.

La résistance monogénique peut se dégrader en un court laps de temps, si bien que les producteurs doivent maintenir un système de refuges intercalaires dans lequel la variété refuge est répartie uniformément dans le champ. Cette technique permet de prévenir l'accroissement d'une population virulente de cécidomyie. Sans ce système, la tolérance risque de s'effriter dans un délai de dix ans.

M. Whiting indique qu'il est essentiel de conserver le caractère de résistance aussi longtemps que possible. Pour ce faire, les producteurs qui achètent des semences doivent signer un accord de gérance relatif au blé tolérant à la cécidomyie (Midge Tolerant Wheat Stewardship Agreement) qui limite la conservation de semences à la ferme à une génération subséquente à la semence certifiée. Des renseignements supplémentaires sont offerts au www.midgetolerantwheat.ca (en anglais seulement).

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9. Lancement d'un modèle de plan de sécurité à la ferme

Un modèle de plan de sécurité et de santé à la ferme est maintenant offert au Manitoba par le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Initiatives rurales.

Adaptable à chaque exploitation, ce modèle permet de cibler et de contrôler les dangers, de créer des plans de préparation aux situations d'urgence, de déterminer les responsabilités en matière de sécurité et de santé des personnes qui travaillent à la ferme, de mener des inspections, d'élaborer des procédures de travail sécuritaires pour toutes les tâches et de cibler les causes de blessures.

Le modèle, ainsi que des renseignements sur les séances de formation, les programmes type et le soutien technique lié au Safe Farms Check Program, sont disponibles en ligne au www.manitoba.ca/agriculture/farmsafety (en anglais seulement) ou par téléphone, au 1-800-282-8069, poste 2315.

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10. Analyse du marché - Mise à jour sur le marché de l’azote

Si les marchés de l’engrais ont été relativement stables pendant le deuxième semestre de 2009 et au début de 2010, les prix de l’engrais affichent une certaine vigueur à mesure qu’avancent les premiers mois de 2010, notamment les prix du phosphate de diammonium (DAP), qui sont à la hausse.

Les prix mondiaux de l’urée ont terminé l’année 2009 sur une note légèrement positive. Cette tendance devrait se poursuivre au moins jusqu’au premier trimestre, et peut-être jusqu’à la fin du premier semestre de 2010.

L’industrie a trouvé l’année 2009 difficile, en raison de la liquidation des stocks à prix élevé et de l’utilisation réduite des agriculteurs. Toutefois, comme les prix sont maintenant plus stables et que l’attitude est positive, la reconstitution des stocks pourrait entraîner d’autres gains au cours des prochains mois.

Les contraintes d’approvisionnement en gaz naturel dans l’ex-Union soviétique et en Europe de l’Est, la demande solide de l’Amérique latine, les besoins à combler aux États-Unis (selon la prochaine récolte de maïs) et la reconstitution des stocks devraient procurer un soutien aux prix. En avril et en mai, les prix risquent de dépasser les sommets de janvier, parce que c’est à ce moment que les besoins sont les plus élevés dans l’hémisphère Nord pour les cultures d’été et dans l’hémisphère Sud pour les cultures d’hiver.

Le prix du gaz naturel est un élément important du coût de la fabrication de l’urée, et les prix du gaz naturel demeurent à ce jour à des niveaux historiquement bas. En 2009, le coût de la fabrication de l’urée dans de nombreux pays était en baisse. Toutefois, les perspectives sont différentes pour 2010 – les contraintes d’approvisionnement à certains endroits pourraient entraîner la possibilité d’une hausse des prix du gaz naturel.

L’attente générale si l’on examine la situation internationale est que les prix de l’urée continueront de suivre une tendance au raffermissement jusqu’en avril ou en mai, et se stabiliseront à nouveau. Compte tenu du prix encore peu élevé du gaz naturel, une pression moins forte découle des coûts de production, même si l’on prévoit que Gazprom augmentera les prix offerts aux producteurs ukrainiens.

Les prix du gaz naturel dans diverses parties du monde seront donc l’élément à surveiller. Même s’ils sont bas à l’heure actuelle, l’augmentation des prix du pétrole risque éventuellement de provoquer une hausse des prix du gaz naturel, et peut-être de ceux de l’urée.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l’information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204 654 4290 ou se rendre à l’adresse http://www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu’il offre.

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