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Note de la rédactrice

Allison Finnamore

Vous pouvez nous transmettre vos idées d’articles ou vos commentaires en écrivant à allison@finnamore.ca.


1. Bonne nouvelle pour l’industrie du porc

Les producteurs de porcs, qui sont en difficulté, ont reçu une bonne nouvelle vers la fin de la semaine dernière : on a annoncé que la Chine autorisera la reprise des importations de porc canadien.

Selon Gary Stordy du Conseil canadien du porc (CCP), le Canada est le premier pays à signer un protocole d’entente avec la Chine.

M. Stordy indique que l’existence du Programme d’assurance de la qualité du Canada a joué un rôle essentiel dans la conclusion des ententes de certification nécessaires avec la Chine.

Les producteurs devront apposer leur signature pour attester de leur conformité au programme, ce qui permettra à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) de donner suite au protocole qui ouvre la voie aux importations chinoises de porc provenant d’usines de transformation approuvées.

Le Programme d’assurance de la qualité est un programme de salubrité alimentaire à la ferme mis en place par le CCP en 1998, qui établit une nouvelle norme garantissant une production de porc de qualité. Ce programme est fondé sur la norme internationale HACCP (analyse des risques et maîtrise des points critiques, ou Hazard Analysis Critical Control Points en anglais) qui détermine les risques potentiels et les points critiques qui nécessitent des mesures de contrôle à des fins de salubrité et de conformité.

En avril 2009, la Chine a interdit toute importation de porc du Canada en raison de préoccupations liées au virus de la grippe H1N1. M. Stordy note que cette interdiction a durement touché l’industrie, faisant diminuer les exportations de coupes fraîches de 3,9 millions de kilogrammes en 2008 à 282 000 kilogrammes en 2009.

La valeur totale des exportations de porc et de produits du porc est passée de 47 millions de dollars en 2008 à environ 38 millions de dollars en 2009, soit un déclin de 36 millions de kilogrammes à 26 millions de kilogrammes.

Dans une entrevue accordée de Paris, où il était en mission commerciale à l’Organisation mondiale de la santé animale, l’honorable Gerry Ritz, ministre de l’Agriculture, a dit que l’entente de certification s’applique à toutes les provinces canadiennes.

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2. Alerte aux inondations

Le Manitoba Water Stewardship prévoit des inondations majeures.

L'organisme a publié ses premières prévisions d'inondations printanières de 2010 vers la fin de la semaine dernière. Il prévoit d'importantes inondations causées par le débordement de la rivière Rouge dans le Sud du Manitoba. Tout de même, la crue prévue devrait être inférieure de 0,3 à 0,9 mètre (de un à trois pieds) à celle de l'année dernière. Le groupe indique que le débit de la rivière Rouge au Manitoba devrait être supérieur à la moyenne de Emerson à Morris, mais qu'il devrait correspondre à la moyenne de Morris à Winnipeg et jusqu'au lac Winnipeg. Le débit du tronçon de la rivière aux États-Unis devrait être largement supérieur à la moyenne.

Le risque d'inondations printanières au Manitoba dépendra en grande partie des conditions météorologiques, déclare le groupe de gestion de l'eau dans un communiqué. « Si le temps est mauvais, le niveau de l'eau le long de la rivière Rouge pourrait dépasser d'environ 0,3 mètre le niveau atteint en 2009, mais demeurerait de 0,3 à 0,6 mètre en bas du niveau de 1997. Le moment et la vitesse de la débâcle éventuelle et les quantités de précipitation au cours des huit à dix prochaines semaines auront un effet considérable sur le risque d'inondation. »

Ailleurs, selon le Manitoba Water Stewardship, l'inondation des terres basses dans la région d'Interlake et le long du bassin hydrologique de la rivière Souris est aussi probable si les tendances climatiques sont moyennes tout le printemps.

D'autres détails concernant les prévisions d'inondations pour 2010 sont disponibles au www.gov.mb.ca/waterstewardship/floodinfo/advisory.html (en anglais uniquement).

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3. Deux entreprises de transformation réduisent les superficies de production

Une vingtaine de producteurs de pommes de terre de transformation de l’Île-du-Prince-Édouard paieront très cher la réduction de la consommation mondiale de frites.

L’an dernier, les Fermes Cavendish et les Aliments McCain ont réduit la superficie de pommes de terre destinées à leurs usines de transformation de l’Î.-P.-É. Dans les deux cas, la diminution a été de près de 15 p. 100, mais cette proportion n’était pas uniforme; certains producteurs ont vu leur superficie diminuer d’à peine 2 p. 100 alors que d’autres ont encaissé une réduction de 30 p. 100 ou plus.

Cette fois-ci, toutefois, certains producteurs se retrouvent complètement exclus du marché de la transformation.

Lors d’une réunion tenue récemment à Charlottetown à l’occasion d’un salon commercial des pommes de terre, un certain nombre d’entre eux se demandaient s’ils allaient ensemencer ou non cette année.

La société Les Fermes Cavendish a annoncé à près de 20 producteurs qu’elle ne leur achètera aucune pomme de terre cette année. McCain a annoncé la même chose à 12 de ses producteurs.

La porte-parole des Fermes Cavendish, Mary Keith, qualifie cette décision de « regrettable » mais réaliste, et souligne que le marché des frites demeure stagnant dans la foulée du déclin des ventes dans les restaurants pendant le ralentissement économique.

Selon Greg Donald, directeur général de l’Office de commercialisation des pommes de terre de l’Î.-P.-É., cette décision risque d’amener d’autres producteurs à quitter l’industrie.

On craint aussi que certains producteurs se tournent vers la production de pommes de terre de table, ce qui entraînerait une offre excédentaire qui risquerait de faire baisser les prix dans ce secteur. M. Donald indique que l’office conseille à ses membres de ne pas produire de pommes de terre sans savoir à quels clients ils les vendront.

Le ministre de l’Agriculture, M. George Webster, indique que son ministère a été informé de la décision des deux transformateurs. Il mentionne que la majorité des producteurs laissés à eux-mêmes ont de petites superficies et peu d’aire d’entreposage.

Tout comme M. Donald, il est d’avis qu’un grand nombre des producteurs touchés risquent de quitter l’industrie.

« Ces producteurs devront procéder à un examen introspectif et décider s’ils tenteront leur chance sur le marché libre ou, dans la pire éventualité, s’ils jèteront l’éponge », a dit M. Webster lors d’un atelier tenu dans le cadre du salon commercial des pommes de terre. « C’est un environnement en évolution auquel nous devons nous adapter, mais lorsque la récession sera terminée, nous connaîtrons une croissance. »

Mike Nabuurs, directeur exécutif de la fédération de l’agriculture de l’Î.-P.-É., et Elwin Wyand, directeur de district du Syndicat national des cultivateurs pour l’Î.-P.-É., indiquent que cette décision porte un coup dur au plus important produit de base de la province.

M. Nabuurs affirme que cette réduction entraînera de graves problèmes économiques pour tous les secteurs de l’économie de l’Île. Selon M. Wyand, les deux entreprises de transformation semblent être en train de créer une situation où les grands producteurs seront pratiquement contraints d’accepter n’importe quel prix que les sociétés choisiront de payer, parce qu’ils ont investi beaucoup d’argent et n’ont pas de marché de rechange.

Le secteur de la transformation représente près de 60 p. 100 de la production de l’Île. La récolte de l’année dernière, qui s’est établie à 85 000 acres, a été la plus maigre depuis 1992.

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4. Début de saison précoce pour les producteurs acéricoles

Grâce à un hiver anormalement doux et à la faible quantité de neige, les acériculteurs de l'Est du Canada sont prêts à entreprendre la saison de récolte, qui a déjà débuté dans certaines régions – des semaines plus tôt qu'à l'habitude.

« Je ne me rappelle pas la dernière fois que nous avons eu un hiver comme celui-ci », dit Serge Beaulieu, président de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ). « Cela a facilité l'entaillage et la réparation de la tubulure. Maintenant, il appartient à dame nature de nous donner de la sève. »

Selon M. Beaulieu, les 7 300 membres de la fédération ont effectué 40 millions d'entailles d'érables à l'échelle de la province.

La plupart des années, chaque entaille fournit assez de sève pour produire environ 2,2 livres de sirop d'érable.

En 2009, chaque entaille a produit un rendement moyen inégalé de 2,65 livres alors que les quantités record de neige avaient fait craindre aux producteurs une quatrième année consécutive de piètre récolte. À la fin de la saison, la province avait produit une récolte sans précédent de quelque 110 millions de livres.

L'année dernière également, une convention collective signée il y a 10 ans par les producteurs, laquelle leur permet d'accumuler des excédents de production, a entraîné à la fois une augmentation et une stabilisation des prix du sirop d'érable.

En 2009, les prix se situaient autour du niveau record de 3 $ la livre, et la boîte de 540 millilitres de sirop d'érable se vendait près de 10 $.

Le Québec représente plus des trois quarts de la production mondiale de sirop d'érable et 91 p. 100 de la production canadienne totale.

M. Beaulieu, qui est aussi producteur laitier, a 28 000 entailles en production sur ses terres situées près de Valleyfield, dans la portion sud-ouest de la province. En comparaison, l'acériculteur québécois moyen a entre 6 000 et 7 000 entailles. M. Beaulieu dit produire de petites quantités de sirop d'érable depuis la mi-février.

« C'est inusité pour cette région », ajoute-t-il.  « Cependant, certains producteurs dans des régions comme le Bas-Saint-Laurent (situé à la frontière du Nouveau-Brunswick) ont aussi commencé à produire. C'est assurément une première. D'habitude, le sol y est recouvert d'une épaisse couche de neige, mais cette année, il y en a à peine. »

M. Beaulieu n'est pas certain de l'incidence qu'aura le temps doux, qu'il attribue davantage à El Niño qu'au réchauffement planétaire, sur l'écoulement de la sève.

« La véritable coulée ne commencera pas avant la mi-mars », note-t-il. « La récolte de cette année dépendra entièrement des conditions que nous aurons au cours des deux semaines qui suivront. »

Il souligne que l'alternance de journées douces et de nuits fraîches est idéale pour la coulée de la sève.

Un blizzard qui a balayé la plus grande partie du Centre et de l'Est du Canada pendant deux jours la semaine dernière a aussi modifié les conditions au sol dans certaines régions.

Ce qui est certain, affirme M. Beaulieu, c'est que les acériculteurs sont prêts comme jamais auparavant.

« Nous avons eu un accès facile à nos peuplements d'arbres tout l'hiver, dit-il.  Un producteur qui n'est pas prêt maintenant ne le sera jamais. »

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5. Hausse possible des tarifs d’électricité pour les exploitations agricoles de l’Île-du-Prince-Édouard

Les producteurs agricoles de l’Île-du-Prince-Édouard paient déjà l’électricité plus cher que leurs homologues des autres régions du pays, mais leur facture pourrait devenir encore plus salée.

Dans la plus petite province du Canada, l’électricité est fournie par une entreprise privée, mais le prix est régi par une commission nommée par le gouvernement. Il y a deux ans, la commission a permis à l’entreprise de service public de cesser d’offrir, à compter du 1er avril 2010, des tarifs groupés aux clients résidentiels qui font une utilisation élevée.

Ce système de tarification visant à procurer un meilleur tarif aux 3 400 clients ruraux qui utilisent plus de 2 000 kilowattheures par mois.

La province confirme que plus de la moitié de ces clients sont des agriculteurs, et Mike Nabuurs, directeur exécutif de la fédération de l’agriculture de l’Î.-P.-É., indique qu’ils risquent de devoir composer avec des hausses dans les 30 p. 100.

« Nous payons déjà des coûts d’électricité qui figurent parmi les plus élevés au pays », lance M. Nabuurs. « Les agriculteurs n’ont tout simplement pas les moyens de payer encore plus cher étant donné la conjoncture actuelle et la situation de notre industrie. Nous sommes bien près de voir l’agriculture disparaître dans cette province. »

M. Elwin Wyand du Syndicat national des cultivateurs abonde dans le même sens. Il indique que cette hausse a été mise en place sans la moindre consultation du secteur agricole.

Toutefois, à mesure qu’approche la date limite du 1er avril, certains signes indiquent que la hausse de tarifs pourrait être mise en suspens. Le ministre de l’Énergie, M. Richard Brown, a demandé à la commission de l’énergie de reconsidérer sa décision. L’entreprise de service public a aussi exprimé la volonté de s’asseoir avec les intervenants du milieu agricole et de discuter de la question.

« La maîtrise de la demande d’électricité demeure une priorité, mais nous devons tenir compte du fait que cette politique risque d’avoir des répercussions négatives sur certaines personnes, comme les agriculteurs, dont les entreprises bénéficient des taux résidentiels », indique M. Brown. « Étant donné la situation de notre économie et de l’agriculture en particulier, je ne crois pas que le moment soit propice à l’adoption de mesures qui risquent d’accroître les coûts d’exploitation des agriculteurs. »

M. Nabuurs se dit frustré du fait que ce changement semble avoir pris même le gouvernement provincial par surprise. Il affirme que la fédération a pris conscience du changement seulement pendant qu’elle travaillait avec un groupe d’aînés qui exerce aussi des pressions contre ce changement.

Pour les gros utilisateurs d’électricité comme les exploitations de production de pommes de terre, qui ont besoin d’une ventilation efficace pour avoir des conditions d’entreposage adéquates, la hausse de tarif pourrait entraîner une augmentation de la facture d’électricité de 8 000 $ à 20 000 $ par année, selon le type d’exploitation.

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6. Weetabix donne un coup de pouce au secteur du blé de l’Ontario

Des producteurs de l’Ontario font équipe avec un important transformateur d’aliments pour faire en sorte que les consommateurs urbains de la province comprennent que le blé, la fierté des Prairies, peut aussi bien être une denrée locale produite dans leur propre province.

Depuis l’automne dernier, l’entreprise Weetabix, de Cobourg, en Ontario, mène une campagne de publicité et de relations publiques avec les Grain Farmers of Ontario (GFO) dans le but de promouvoir les bienfaits du blé de printemps et du blé d’hiver produits en Ontario.

Selon les GFO, cette initiative cadre avec les efforts de commercialisation régionaux axés sur les produits alimentaires de l’Ontario et qui ont pour but d’encourager un nombre accru d’habitants et d’entreprises à acheter des aliments produits localement. Elle cible principalement Toronto, le pôle de consommation du Canada.

La campagne de promotion de Weetabix est axée sur les modes de vie sains. Elle comprend des affiches et de la publicité à la radio, des dégustations en magasin, ainsi que la création d’une image de marque pour les taxis à pédales « Eco-Cabs » au centre-ville de Toronto.

Environ un quart du blé utilisé dans les céréales Weetabix est produit juste à l’est de la métropole, dans le comté de Northumberland.

« Nous offrons un appui solide aux agriculteurs locaux depuis 1978 », indique Jeff Bakker, vice-président aux finances de Weetabix du Canada. « Dans la mesure du possible, Weetabix continuera d’utiliser des cultures produites sur des fermes de chez nous. »

La production de blé a débuté en Ontario grâce à la mise au point de nouvelles variétés, ainsi qu’à sa popularité dans une rotation maïs-soja-blé. On considère par ailleurs que le blé d’hiver a un impact positif sur l’environnement en ce sens qu’il favorise la stabilité du sol de terres qui, autrement, seraient stériles, et qu’il réduit le ruissellement au printemps.

Weetabix emploie plus de 200 personnes à son usine de Cobourg. Elle produit plus de 90 marques de céréales pour le Canada, les États-Unis et la Grande-Bretagne, dont Alpen et GrainShop.

« La collaboration entre les GFO et Weetabix permettra de sensibiliser davantage les gens au blé ontarien, et, idéalement, de les inciter à en consommer encore plus », indique Barry Senft, chef de la direction des GFO. « Nous prévoyons que ce partenariat entraînera la création de débouchés exceptionnels. »

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7. Baisse prévue de la superficie consacrée à l’orge

Un analyste de marchés de la Commission canadienne du blé (CCB) indique que la superficie de culture de l’orge diminuera en 2010.

Selon M. Arvin Pirness, le nombre réduit de bestiaux en Amérique du Nord est l’un des facteurs expliquant la baisse prévue du nombre d’acres ensemencées en orge cette année. Un autre facteur est le report d’un volume élevé d’orge de la récolte record de 2008, en particulier l’orge brassicole et l’orge de bonne qualité.

M. Pirness a prononcé une allocution lors de la récente conférence GrainWorld tenue à Winnipeg.

Il indique qu’en 2010, l’orge fourragère est confrontée à la concurrence des agriculteurs du Moyen-Orient, qui ont eu une bonne campagne. La production en Ukraine – le principal exportateur d’orge fourragère, qui représente 42 p. 100 du marché mondial – continue d’exercer une influence majeure sur les marchés internationaux. La part des exportations de l’Ukraine devrait augmenter à 44 p. 100 en 2010-2011, alors que celle du Canada devrait se maintenir à 1 p. 100.

L’orge fourragère se dispute aussi la superficie de production avec les pois et les oléagineux, et est confrontée à une demande réduite attribuable à l’augmentation des réserves de drêche sèche de distillerie et de blé fourrager dans le marché de l’alimentation animale, indique M. Pirness. Les stocks réduits en 2010 devraient contribuer à maintenir les prix, ajoute-t-il.

M. Pirness ne prévoit pas une autre récolte exceptionnelle d’orge en Amérique du Nord en 2010. Il note que l’orge brassicole en particulier est sensible aux événements météorologiques et se demande s’il est possible d’obtenir une troisième récolte abondante d’affilée au Canada.

La demande mondiale d’orge brassicole est stable, selon M. Pirness, qui ajoute que la récente récession a entraîné une chute des ventes de bière en Amérique du Nord et en Europe.

Une augmentation des ventes de bière en Chine ne compensera peut-être pas la baisse de la demande parce que la Chine peut accroître sa propre production d’orge brassicole pour suffire à sa propre demande intérieure. La Chine comble maintenant 60 p. 100 de ses besoins nationaux en orge brassicole. La part prévue des importations chinoises en provenance du Canada est de 11 p. 100, comparativement à 15 p. 100 l’année dernière.

M. Pirness souligne aussi que le volume de malt extrait d’une tonne d’orge brassicole est à la hausse. Cela signifie qu’une hausse de la production de bière n’entraînera pas nécessairement une augmentation de la demande d’orge brassicole.

M. Priness mentionne enfin que les prix de l’orge fourragère et de l’orge brassicole devraient demeurer assez stables, même si les prix de l’orge brassicole pourraient reculer légèrement. Il affirme que la demande est prudente et que les perspectives de production demeurent incertaines en raison de la sensibilité de cette culture aux événements météorologiques.

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8. Financement annoncé pour la recherche sur le canola

Un important investissement dans la recherche sur les oléagineux au Canada a été annoncé plus tôt cette semaine.

Le gouvernement fédéral a annoncé qu’il versera 19 millions de dollars au Conseil canadien du canola pour des travaux de recherche.

Un investissement de 14,5 millions de dollars réunira les meilleures compétences scientifiques au sein de la Grappe canola et permettra d’axer la recherche et l'innovation sur la valeur nutritionnelle de l’huile, la valeur nutritionnelle du tourteau et la production. Les résultats des travaux permettront à l’industrie de rehausser le profil de l’huile de canola comme étant une huile saine et à accroître la valeur du tourteau.

La Grappe se concentrera également sur les avantages nutritionnels du lin pour les êtres humains et les animaux. Les essais cliniques prévus visent à rapprocher l'industrie du lin de l’objectif qu'elle s'est fixé, soit pouvoir faire des allégations santé dans ses marchés cibles.

L’industrie versera une contribution de contrepartie équivalente.

De plus, un investissement de 4,6 millions de dollars financera les recherches du projet sur la hernie des crucifères sur le canola afin de combattre un agent pathogène qui menace la production de canola.

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9. Analyse du marché - Projections de la Commission canadienne du blé

La semaine dernière, la Commission canadienne du blé (CCB) a tenu sa conférence annuelle GrainWorld, qui est l’occasion de présenter les perspectives de marché pour divers secteurs de culture ainsi que les premières Perspectives de rendement (PDR) pour la nouvelle récolte (2010-2011), de même que les offres de contrats à prix fixe et sur base.

Blé
Avant de commencer, j’aimerais mentionner rapidement la mise à jour, effectuée le jeudi 25 février, des PDR de la CCB pour la campagne de commercialisation actuelle (2009-2010). Les projections de prix de la CCB pour la majorité des classes de blé vendues pendant la campagne agricole actuelle (2009-2010) ont été rehaussées légèrement. Les PDR du blé dur et de l’orge brassicole sont demeurées inchangées, et celles de l’orge fourragère ont été abaissées quelque peu.

Si, en règle générale, les PDR du blé sont à la hausse, la CCB note que les réserves mondiales se maintiennent à des niveaux difficiles à soutenir et souligne que les récentes données du département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) indiquent une augmentation des stocks mondiaux de blé en fin de campagne. Les fluctuations dans les marchés des changes et dans les marchés extérieurs des produits de base auront une influence sur les prix du blé à partir de maintenant, selon la CCB.

Les PDR du blé dur de la campagne précédente sont demeurées inchangées au cours du mois. L’abondance des réserves mondiales et les conditions de culture favorables en Afrique du Nord ont continué d’exercer de la pression sur le marché. La dépréciation rapide de l’euro a aussi fait diminuer la demande de l’Union européenne.

Voici un bref résumé des PDR de la CCB pour 2009-2010, en dollars canadiens par tonne, grain rendu St-Laurent ou Vancouver.

 Source : Commission canadienne du blé              

PDR de PDR de
février pour janvier pour
Blé 2009-2010 2009-2010
1 CWRS 14,5 % 265,00 262,00
1 CWRS 13,5 % 244,00 242,00
1 CWRS 11,5 % 212,00 211,00
3 CWRS 194,00 189,00
1 CPSR 195,00 190,00
1 CWRW 187,00 183,00

Blé dur
1 CWAD 14,5 % 210,00 210,00
1 CWAD 13,0 % 202,00 202,00
1 CWAD 11,5 % 195,00 195,00

À l’heure actuelle, il y a surabondance de blé dur entreposé au Canada. Et ces réserves menacent de s’accroître pendant la saison de croissance 2010 si la superficie n’est pas réduite ou que la commercialisation de la récolte précédente n’est pas assez énergique.

Il n’existe pas de solution facile au problème actuel de surabondance de blé dur. Peut-être vaudrait-il mieux pour la CCB de commencer sans tarder à écouler le grain sur les marchés. Elle peut vendre aux marchés fourragers ou aux marchés mondiaux, pourvu qu’elle écoule ce blé dur qui s’accumule dans les fermes canadiennes.

Blé de la nouvelle récolte (2010-2011)
La production mondiale de blé et de blé dur devrait diminuer en 2010, d’après des prévisions préliminaires publiées par la CCB.

Il est bien sûr trop tôt pour formuler des prévisions irréfutables, étant donné que le blé d’hiver en Amérique du Nord est encore en dormance et que le blé de printemps n’est pas encore semé. Cependant, en se fondant sur l’examen des signaux globaux, la CCB prévoit une production mondiale de blé de 651 millions de tonnes en 2010, ce qui constituerait une baisse par rapport à 677 millions en 2009.

Quant à la production canadienne en particulier, la CCB estime que la prochaine récolte s’établira à 24 millions de tonnes, ce qui se compare à la récolte de 2009 (27 millions de tonnes).

Toutefois, la production mondiale continuera de dépasser la demande, ce qui entraînera un accroissement soutenu des stocks mondiaux en fin de campagne – qui devraient atteindre l’année prochaine un niveau presque record d’environ 204 millions de tonnes.

Pour ce qui est du blé dur, la CCB prévoyait une production mondiale de 34,2 millions de tonnes pour 2010, en baisse par rapport à 37,4 millions la campagne précédente. L’apport du Canada à cette production totale est évalué à 3,8 millions de tonnes, en baisse par rapport à 5,5 millions. L’abondance des stocks mondiaux et les conditions de croissance assez favorables en Afrique du Nord devraient maintenir les prix sous pression.

PDR du blé de la nouvelle récolte (2010-2011)
Les premières projections de prix de la Commission en ce qui concerne le blé et le blé dur de la nouvelle récolte pour la campagne de commercialisation 2010-2011 sont exposées ci-dessous, parallèlement aux premières projections de prix formulées à pareille date l’année dernière, en dollars canadiens la tonne, grain rendu St-Laurent ou Vancouver.

 Source : Commission canadienne du blé                    

PDR du PDR du
22 fév. 2010 23 fév. 2009
--Blé-- pour 2010-2011 pour 2009-2010
1 CWRS 14,5 % 245,00 302,00
1 CWRS 13,5 % 236,00 289,00
1 CWRS 12,5 % 224,00 282,00
1 CPSR 206,00 250,00
1 CWRW 202,00 243,00

--Blé dur--
1 CWAD 14,5 % 202,00 314,00
1 CWAD 13,0 % 197,00 303,00
1 CWAD 11,5 % 190,00 293,00

--Orge--
1 CW – Compte A 150,00 161,00
Select CW 2 rangs 208,00 263,00
Select CW 6 rangs 190,00 243,00

Blé
Évidemment, les perspectives de prix du blé de la nouvelle récolte ne renferment pas grand-chose d’éblouissant à l’heure actuelle. En fait, compte tenu des perspectives des autres options de culture par rapport à celles du blé, le message à retenir est que les producteurs devraient faire en sorte, dans la mesure du possible, d’éviter de produire du blé en 2010.

Cependant, si vous devez produire du blé de printemps en 2010, ce qui est vraisemblablement le cas de la majorité des producteurs des Prairies, le plus avantageux, du point de vue économique, serait de produire une variété de qualité moyenne à rendement élevé. Pourquoi? Pour deux raisons :

1) En situation d’excédent, les primes respectives entre les différents types de blé sont habituellement plus faibles qu’en temps normal.

2) La structure des PDR de la CCB, par le truchement des contrats à prix fixe, devrait permettre d’obtenir ce genre d’écart de prix prix.

Pour ce qui est du blé roux de printemps no 1 de l’Ouest canadien (CWRS) à 13,5 p. 100 de protéines, les PDR de la nouvelle récolte, actuellement établies à 236 $ la tonne, se traduisent par des prix d’environ 4,80 $ à 5,05 $ le boisseau à la livraison au silo, selon l’endroit où l’on se trouve dans les Prairies.

Les PDR du blé roux de printemps Canada Prairie (CPSR), établies à 206 $ la tonne, se traduisent par des prix variant entre 4,00 $ et 4,22 $ le boisseau à la livraison au silo, toujours selon l’endroit où l’on se trouve dans les Prairies.

Il semblerait dans de nombreux cas, à la lumière des données ci-dessus de la CCB sur l’établissement des prix, que le blé de printemps des Prairies canadiennes de qualité moyenne offre le meilleur potentiel de marge par acre étant donné son avantage relatif sur le blé CWRS au chapitre du rendement.

La CCB croit, et moi aussi d’ailleurs, que les prix mondiaux du blé continueront de subir la pression exercée par les imposants stocks mondiaux pendant la campagne de commercialisation 2010-2011.

Même si on prévoit une baisse de production de blé en 2010, ce déclin ne devrait pas entraîner de contraction des stocks. En fait, à moins que des problèmes apparaissent pendant la période de croissance, on continue de s’attendre à ce que la production mondiale excède l’usage et entraîne une autre légère augmentation des stocks pour la campagne à venir.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l’information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204‑654‑4290 ou se rendre à l’adresse http://www.pfcanada.com  pour en savoir plus au sujet des services qu’il offre.

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