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Note de la rédactrice

Allison Finnamore

Nous disons au revoir cette semaine à Rae Groeneveld, qui tire sa révérence à titre de rédacteur adjoint de l’Express pour entreprendre de nouveaux projets de carrière. Son travail à l’Express est grandement apprécié et, même si nous regrettons de le voir partir, nous sommes enthousiastes à l’idée de ce que lui réserve l’avenir.

Nous aimerions aussi apporter une précision relative à un article du 29 janvier où il était question d’un laboratoire d’analyse et de testage du fumier en Saskatchewan. Nous avons écrit que c’est le seul établissement au Canada où l’on mène ces analyses, mais il en existe aussi un en Alberta où l’on effectue les mêmes tests.

Vous pouvez nous transmettre vos idées d’articles ou vos commentaires en écrivant à allison@finnamore.ca.


1. Les arboriculteurs fruitiers envisagent la gestion de l'offre

À l'issue de réunions d'urgence tenues la semaine dernière dans la vallée de l'Okanagan, en Colombie-Britannique, les arboriculteurs fruitiers en sont venus à la conclusion que la gestion de l'offre est peut-être le seul moyen de permettre au secteur des fruits de verger de survivre à l'effondrement des prix.

Ces réunions ont été organisées à la suite de la réception des premières avances de la Okanagan Tree Fruit Co-operative pour la récolte de pommes de la dernière campagne, et après constatation que les rendements ont été encore moins élevés que ceux de la campagne précédente.

Selon le président de la B.C. Fruit Growers Association, M. Joe Sardinha, ces réunions ont été « chargées d'émotion ».

« Les producteurs ont proposé une orientation claire. Ils nous ont demandé de faire savoir au gouvernement que les arboriculteurs fruitiers ont besoin de la même chose que les producteurs soumis à la gestion de l'offre, soit un système de commercialisation ordonnée. C'est la seule façon de garantir la survie de ce secteur », rapporte-t-il.

Les producteurs veulent aussi tenir des réunions avec le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial pour obtenir leur appui dans la recherche de solutions à court terme et à long terme à ce problème.

À court terme, M. Sardinha indique que les producteurs ont besoin d'un paiement d'urgence pour pouvoir continuer de s'occuper de leurs vergers malgré l'effondrement des prix. À long terme, un système de gestion de l'offre est nécessaire.

« Nos rendements sont ceux des années 1970, alors que nous payons les coûts de 2010, résume-t-il. Ça me désole. Je suis frustré, anxieux, déçu et en colère. »

Jim Elliot, producteur et président de la coopérative, n'a jamais prévu que les prix des pommes descendraient aussi bas qu'ils l’ont fait cette année.

« Ils sont largement inférieurs au seuil de rentabilité, admet-il. La marge de profit est déjà mince dans le secteur des fruits de verger. Si les prix baissent de 10 p. 100, nos marges peuvent reculer de 50 p. 100. La valeur de ma récolte couvre à peine le coût de la main-d'œuvre que j'embauche, et je produis 1 300 caisses-cellules de pommes. Ça ne compte même pas la main-d'œuvre que je fournis et que fournit ma famille à la ferme. »

Même si les vergers de l'Okanagan figurent parmi les plus modernes au monde, il n'y a tout simplement aucune stabilité dans les marchés, souligne-t-il.

Les producteurs doivent continuer de tailler, de pulvériser, d'élaguer, d'arroser et de cueillir, même s'il n'y a pas de marché pour ces fruits. Sinon, explique-t-il, ils perdent la totalité de leur investissement dans leurs nouveaux arbres. Ces soins d'entretien sont coûteux, et les producteurs n'ont pas les moyens de les payer lorsqu'ils tirent un revenu insuffisant de la récolte précédente. De plus, note M. Elliot, c'est la deuxième année consécutive où les rendements sont faibles.

On attribue la faiblesse des prix au dollar canadien vigoureux, qui nuit aux exportations. En outre, une offre excédentaire mondiale de pommes, notamment dans l'État de Washington, fait fléchir les prix au Canada. L'année dernière, la récolte de pommes de l'État de Washington s'est établie à 102 millions de boîtes, contre 3,2 millions en Colombie-Britannique.

Selon M. Sardinha, les règles du jeu ne sont pas équitables. Les producteurs américains bénéficient de subventions dans le cadre d'un programme fédéral d'encouragement des exportations, de coûts de productions moins élevés, et d'autres programmes gouvernementaux axés sur les fruits locaux, comme le programme de nutrition à l'école (School Nutrition Program), un programme inspiré de la méthode des coupons alimentaires et une politique d'approvisionnement local à 100 p. 100.

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2. Mise en place de restrictions aux importations de tomates

Des restrictions ont été mises en place à l’égard des importations de tomates provenant de pays touchés par la mineuse de la tomate.

À compter du 24 février, les tomates importées au Canada en provenance de pays où la mineuse de la tomate a été dépistée devront être accompagnées d’un certificat phytosanitaire attestant qu’elles proviennent d’un endroit considéré exempt du ravageur, et qu’elles ont été inspectées et déclarées exemptes de la mineuse des feuilles de tomates.

Parallèlement, les États-Unis ont aussi mis en place de nouvelles exigences visant les importations de tomates. Depuis le 1er février, les tomates importées au Canada en provenance de pays touchés par la mineuse de la tomate ne sont pas admises aux États-Unis à moins d’être accompagnées d’une déclaration attestant qu’elles ont été cultivées dans une zone exempte de la mineuse de la tomate, ou d’un certificat attestant qu’elles ont été inspectées et sont exemptes du ravageur. Les importations directes aux États-Unis sont assujetties aux mêmes restrictions.

Les pays visés sont l’Albanie, l’Algérie, l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Équateur, l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie, le Maroc, le Paraguay, les Pays-Bas,  le Portugal, la Suisse, la Tunisie, l’Uruguay et le Venezuela.

La mineuse de la tomate est un petit papillon nocturne qui s’attaque principalement aux cultures de tomates. Elle a aussi été dépistée sur des pommes de terre, des aubergines et des haricots communs. Dans plusieurs pays, la mineuse de la tomate est considérée comme un important insecte nuisible, car elle peut causer des dommages considérables à la production de tomates. Ce ravageur ne survit pas aux hivers canadiens, mais il pose un risque élevé pour la culture de tomates de serre au Canada.

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3. Lien établi entre la différenciation et la réussite commerciale

Selon le président du Conseil canadien du porc (CCP), Jurgen Preugschas, les producteurs doivent repenser la position de l'industrie sur le marché s'ils veulent survivre.

Pour maintenir la viabilité de l'industrie canadienne du porc, il faudra plus que des souhaits et des espoirs, dit-il. À la différence des crises précédentes, le marché du porc ne se remet tout simplement pas du dernier effondrement, de sorte qu'il faut déployer des efforts acharnés et des trésors d'ingéniosité pour revenir à un seuil de rentabilité. M. Preugschas a récemment prononcé une allocution à ce sujet à Winnipeg.

« Le fait de compter largement et constamment sur les ventes de porc non différencié pour soutenir l'immense industrie canadienne du porc est un grave problème, plaide-t-il. Nous devons miser sur les qualités uniques du porc canadien. Nous devons viser des secteurs de plus grande valeur et tirer un peu plus de profit de notre produit que nos concurrents. »

Il est donc temps d'examiner les marchés locaux, estime M. Preugschas. Il note que pendant que les producteurs de porc canadiens accroissaient les exportations, ils ne veillaient pas à protéger le marché national. Maintenant, 25 p. 100 du porc que consomment les Canadiens est importé des États-Unis, ce qui représente 180 000 tonnes (en 2009).

« Nous devons créer une plateforme canadienne », dit-il.

Le Programme d'assurance de la qualité du Canada pourrait être mis à profit pour développer le marché national, de même que les soins des animaux, le respect des règlements en matière d'environnement et l'élaboration de protocoles de traçabilité, déclare M. Preugschas. Le renforcement des marchés nationaux dépend en premier ressort des producteurs, puis des vendeurs et des marchands.

M. Preugschas suggère la mise en place d'un système de classification sur le marché national et les marchés d’exportation. Il explique que la classification aiderait les acheteurs à déterminer des caractéristiques comme le persillage et la teneur en maigre.

Il recommande un système de classification volontaire fondé sur la technologie d'imagerie pour garantir l'uniformité, méthode à la fois efficace et bon marché.

« La différenciation ne nous procurera pas de hausse de profit faramineuse, mais le moindre avantage qu'elle peut nous apporter... et apporter aux producteurs est crucial », conclut-il.

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4. L’avenir s’annonce prometteur pour deux nouvelles variétés de blé

Pour la première fois, les producteurs de blé canadiens auront l’occasion cette année de semer des variétés résistant à un ravageur qui porte atteinte aux rendements et à la qualité.

Deux variétés de blé de force roux de printemps ont été mises au point à l’aide de techniques traditionnelles par lesquelles on a introduit un caractère qui confère au blé une résistance à la cécidomyie. En plus de la résistance à ce ravageur, ces variétés présentent un bon potentiel de rendement, ce qui devrait les rendre attrayantes pour les producteurs.

« Il semble que c’est une bonne variété qui n’est pas sensible à la cécidomyie », explique Dale Alderson, directeur de l’Alliance Seed Corporation, qui commercialisera l’une des deux nouvelles variétés, AC Goodeve VB, cette année.

« C’est une variété courte sur tige dont la paille est résistante » précise‑t‑il. « Elle arrive rapidement à maturité, ce qui en fait un blé de choix pour les régions nordiques. La paille a une excellente résistance, ce qui constitue un avantage pour les agriculteurs qui veulent une récolte aisée. Donc je pense que même en l’absence de risque d’infestation de la cécidomyie, les producteurs apprécieront ces variétés. »

Des cartes de surveillance de la cécidomyie du blé indiquent que jusqu’à un million d’acres de terres agricoles dans certaines régions des Prairies présentent un potentiel de risque élevé, si bien que M. Alderson s’attend à une rupture de stocks de semences, sans doute d’ici avril.

L’entreprise SeCan est celle qui commercialisera l’autre variété de blé résistante à la cécidomyie, appelée AC Unity VB. Cette variété a aussi été acceptée par Warburtons Foods dans le cadre de ses programmes de production à identité préservée.

« AC Unity VB dépasse les normes de qualité et offre aux producteurs d’excellentes caractéristiques agronomiques, tout en produisant un rendement exceptionnel », affirme Todd Hyra, directeur commercial, Ouest canadien, pour SeCan. « AC Unity VB est aussi l’une des premières variétés de blé roux de printemps de l’Ouest canadien qui présente une tolérance à la cécidomyie orangée du blé. »

Warburtons Foods acceptera un nombre limité d’acres cultivées en blé AC Unity VB cette année. On encourage les producteurs à communiquer avec le service des marchés de Warburtons Foods pour connaître la superficie disponible.

Il y a un hic, toutefois, pour les producteurs qui prévoient cultiver ces variétés : toutes deux constituent une première dans l’industrie des semences en ce sens que ce sont des mélanges de variétés.

Les semences comprennent 10 p. 100 d’une variété sensible à la cécidomyie du blé. Le principe est que si l’on conserve une variété de prédilection du ravageur, celui-ci ne développera pas de tolérance à la variété résistante à la cécidomyie, ce qui garantira la durabilité du caractère de résistance.

« Il s’agit d’une résistance monogénique. Ce n’est pas une résistance complexe. Elle est efficace [...] donc ce mélange est d’une utilité absolue », dit M. Alderson.

Cela signifie que les producteurs qui achètent ces variétés résistant à la cécidomyie devront signer un accord de gérance, par lequel ils s’engageront à utiliser les semences pendant seulement un an après avoir acheté des semences certifiées. L’industrie souhaite ainsi garantir l’intégrité des mélanges de variétés.

« Toutes ces exigences visent à ne pas mettre en jeu cette résistance monogénique. Je pense que la majorité des agriculteurs appuient cette façon de faire, en particulier s’ils sont établis dans des régions aux prises avec la cécidomyie. »

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5. L’industrie du lin obtient de l’aide du gouvernement

L’industrie canadienne du lin recevra un appui financier indispensable du gouvernement fédéral qui l’aidera à surmonter un problème de contamination du lin par des éléments génétiquement modifiés (GM) qui remonte à l’été dernier.

La semaine dernière, le ministre de l’Agriculture, l’honorable Gerry Ritz, s’est engagé à verser 1,9 million de dollars au Flax Council of Canada aux fins de l’élaboration de méthodes d’échantillonnage et d’analyse visant à détecter la présence de graines de lin GM dans les exportations de lin canadien.

Ce programme devrait contribuer à rassurer les marchés mondiaux du lin en certifiant que le Canada veille à assurer la qualité du lin qu’il met en marché.

« Cette aide financière [...] aidera l’industrie à relever les défis auxquels elle est confrontée sur le marché européen », indique Barry Hall, président du Flax Council of Canada.

Cette mesure fait partie du plan d’action mis en place à la suite de la découverte de traces d’une variété de lin GM appelée CDC Triffid dans une expédition à destination de l’Europe l’été dernier. L’Union européenne (UE) a une politique de tolérance zéro à l’égard de la présence d’OGM. La variété Triffid a été mise au point à la fin des années 1990, mais sa production commerciale n’a jamais été autorisée au Canada en raison de craintes liées à la perte d’accès aux marchés.

L’impact des mesures commerciales prises à l’égard de l’industrie canadienne du lin est énorme. En effet, plus de 70 p. 100 des exportations de lin canadien sont destinées à l’UE, qui a fermé ses portes aux expéditions il y a plusieurs mois.

L’aide financière annoncée comprend aussi un investissement de 4 millions de dollars pour aider le Flax Council of Canada à produire une nouvelle variété de lin tolérante aux herbicides.

Les travaux de recherche seront menés au moyen de méthodes de croisement traditionnelles pour veiller à ce que la mise au point d’une nouvelle variété tolérante aux herbicides n’ait aucune répercussion sur l’accès aux marchés.

« C’est une très bonne nouvelle pour l’industrie du lin », estime M. Hall. « Le soutien à la mise au point d’une variété de lin résistante aux herbicides qui sera acceptée dans tous les marchés sera une grande réalisation. »

Le Canada est le principal fournisseur de lin au monde, produisant près de 50 p. 100 de l’offre mondiale et 80 p. 100 des exportations internationales, dont la valeur à l’échelle de la ferme a atteint 346 millions de dollars en 2008.

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6. Les fruiticulteurs encouragent la collaboration nationale

Le British Columbia Blueberry Council et le Raspberry Industry Development Council unissent leurs efforts pour créer deux nouveaux offices de promotion et de recherche nationaux pour promouvoir les bleuets et les framboises.

S’ils sont établis, les deux offices auront le pouvoir de percevoir un prélèvement sur les petits fruits canadiens et importés, et ces fonds seront consacrés au développement des exportations, à la publicité nationale, aux programmes de salubrité alimentaire et à la recherche et au développement.

Comme la plus grande partie de la récolte de framboises et de bleuets en corymbes du Canada est cultivée dans la vallée du Fraser, en Colombie-Britannique, les deux associations provinciales du secteur des produits de base agricoles ont pris l’initiative de créer les nouveaux offices de promotion et de recherche, processus qui pourrait prendre beaucoup plus d’un an.

La consultante Karen Fenske note que l’industrie de l’élevage bovin, qui possède le seul office de promotion et de recherche au Canada à l’heure actuelle, a pris 10 ans uniquement pour mettre en place son organisme, et qu’aucun prélèvement n’est encore instauré.

L’un des problèmes est l’absence d’infrastructure pour percevoir les prélèvements.

« Les États-Unis sont dotés d’un système de perception de prélèvements sur les importations de produits visés, mais pas les Services frontaliers du Canada », souligne Mme Fenske, qui note que l’industrie canadienne étudie en ce moment la question.

Même si le conseil des bleuets et le conseil des framboises de la Colombie-Britannique perçoivent actuellement des prélèvements auprès des producteurs, un office de promotion et de recherche national élargirait ces prélèvements aux petits fruits provenant d’autres provinces, de même qu’aux petits fruits importés au Canada.

« Selon l’OMC, on ne peut percevoir un prélèvement sur les importations que si l’on en perçoit aussi sur les produits nationaux », explique Mme Fenske.

Le conseil des framboises prévoit que le prélèvement sur les framboises s’appliquera uniquement aux fruits transformés, mais le président du conseil, David Mutz, indique « que les règles ne sont pas encore gravées dans le marbre ».

Le président du conseil des bleuets, Mike Makara, prévoit que le prélèvement sur les bleuets s’appliquera à la fois aux bleuets en corymbes frais et transformés.

Même si les deux organismes maintenaient seulement les taux de prélèvement actuellement en vigueur en Colombie-Britannique (0,5 cent la livre pour les framboises transformées et 0,8 cent la livre pour les bleuets), cela doublerait presque le montant actuel qui est perçu pour les deux fruits.

Mme Fenske admet que les prélèvements pourraient entraîner des coûts accrus pour les producteurs, mais insiste pour dire que cette stratégie serait à leur avantage.

« Les producteurs récoltent les prélèvements sur les produits importés, ce qui favorise la réussite à long terme de leur secteur d’activité. »

Une fois que le gouvernement fédéral aura pris connaissance des projets d’offices de promotion et de recherche et que le plan aura été approuvé, celui-ci sera soumis à un vote des producteurs. 

« Ce sont les producteurs qui prendront la décision finale », insiste Mme Fenske.

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7. Initiative de promotion des aliments locaux

Les producteurs et l'industrie agricoles de l'Alberta ont maintenant accès à un programme de promotion des aliments locaux.

L'initiative Explore Local permettra de tirer profit de la demande croissante de produits alimentaires locaux. Cette initiative vise à réunir tous les différents programmes actuellement offerts par le ministère de l'Agriculture et du Développement rural de l'Alberta (AARD) et à regrouper les connaissances et l'expertise en une même initiative, indique Shauna Johnston, directrice de Explore Local.

« Nous voulons travailler de concert avec les producteurs, les transformateurs et les détaillants pour renforcer et élargir ce secteur, et nous voulons collaborer en vue d'offrir des possibilités de mettre en œuvre de idées et des stratégies nouvelles. Nous voulons promouvoir d'une seule voix les aliments locaux », affirme-t-elle.

Selon Mme Johnston, cette initiative tirera parti de tout le travail déjà accompli par AARD dans les domaines de la commercialisation des produits agricoles directement au consommateur final, de la cuisine régionale, des marchés d'agriculteurs et de l'agrotourisme. L'objectif général est de promouvoir les occasions d'apprentissage, de fournir de l'information et de l'encadrement et d'assurer la défense des intérêts.

Par exemple, explique Mme Johnston, les producteurs sont souvent confrontés à des obstacles à la distribution. Toutefois, grâce au nouveau programme, la coopération sera possible grâce à la mise en commun de ressources, ce qui permettra aux producteurs de distribuer plus efficacement leurs produits aux marchés d'agriculteurs et aux restaurants.

Une série de séances d'information aux quatre coins de la province est prévue. Ces séances s'adressent à tous, des exploitants qui débutent à ceux qui veulent acquérir des connaissances plus poussées sur des sujets comme les réseaux commerciaux.

L'initiative est actuellement menée en étroite collaboration avec des producteurs et des associations de l'industrie, dont la Alberta Farm Fresh Producers Association, la Alberta Farmers' Market Association et le Going Organic Network of Alberta.

Des enquêtes récentes indiquent que la demande de produits alimentaires locaux continue d'excéder l'offre et que les consommateurs consacrent 84 p. 100 de la somme totale qu'ils dépensent dans les marchés d'agriculteurs aux produits alimentaires. En Alberta, les ventes directes dans les marchés d'agriculteurs ont augmenté de 30 p. 100 en quelques années à peine, et dépassent maintenant un milliard de dollars à l'échelle du Canada. 

Pour obtenir plus d'information au sujet de l'initiative Explore Local, rendez-vous au www.explorelocal.ca.

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8. Analyse du marché - Nouvelles et faits saillants du marché

La présente semaine d’échanges commerciaux est raccourcie en raison du congé de lundi dans la plus grande partie du Canada et aux États-Unis. Elle était donc déjà amputée d’une journée au moment d’écrire ces lignes, le 17 février.

Les marchés de grains nord-américains ont fluctué à la hausse mardi sous l’influence des marchés extérieurs en force. La faiblesse du dollar US a provoqué des gains marqués dans les marchés du brut et de l’or. Les marchés boursiers se sont aussi raffermis.

Au début de la semaine, à tout le moins, un intérêt acheteur caractérisait la majorité des marchés des actions et des produits de base. Cette incitation résulte du changement d’attitude des détenteurs de positions courtes, qui ont perdu de l’optimisme et souhaitent racheter des positions, conjugué à la capacité légèrement améliorée du milieu des investisseurs à assumer le risque inhérent à ces marchés.

Une autre source de soutien des marchés de grains est l’amélioration graduelle des indicateurs techniques, qui signalent la « possibilité » que des creux soient en train de s’établir pour la saison hivernale.

Toutefois, les indicateurs graphiques doivent encore s’améliorer de beaucoup avant que l’optimisme regagne les marchés. Les négociants soulignent aussi le caractère saisonnier du marché, qui donne habituellement lieu à l’établissement d’un creux à la mi-février.

Même si les indicateurs de base continuent d’exercer une pression à la baisse sur le marché du blé (dont on n’entrevoit pas encore la fin), leur effet a peut-être déjà été entièrement absorbé dans les marchés. Toutefois, cela ne signifie pas qu’une remontée soutenue attend le blé. Mais peut-être, je dis bien peut-être, que compte tenu de l’abondance des positions vendeur, nous serons témoins d’une augmentation des opérations de couverture relatives à ces positions jusqu’à ce que de nouveaux indicateurs fondamentaux apparaissent et indiquent l’orientation de la prochaine tendance. D’ici là, nous continuons de rogner la fourchette commerciale latérale du blé.

Aujourd’hui, toutefois, j’aimerais aussi vous parler du canola, qui, à mon avis, a lui aussi cessé de dégringoler, établissant peut-être un important creux. Tout cela s’inscrit toujours dans un processus à long terme pour se remettre d’une baisse nette étalée d’abord sur un an, et maintenant sur deux ans, et passer vers un marché latéral. Tous les revirements sont possibles à l’intérieur d’une fourchette commerciale.

La bonne nouvelle pour ce qui est du canola est le regain d’intérêt acheteur apparemment manifesté par la Chine. J’ai pour vous quelques détails à ce sujet.

Il semble que la Chine a acheté 100 000 tonnes de canola canadien la semaine dernière en vue d’une expédition en juin-juillet.

Cette transaction est digne de mention pour les raisons suivantes :
- Il s’agit d’un des premiers véritables signes de rétablissement éventuel des échanges de canola avec la Chine depuis l’imposition des restrictions à l’importation relatives à la jambe noire, le 15 novembre dernier.

-L’importateur prend le risque calculé que le gouvernement chinois assouplira sa politique de tolérance et ses restrictions relatives à la jambe noire d’ici l’été, et que les stocks canadiens satisferont à ces politiques de tolérance actuellement en place.

- Cette transaction a été effectuée à un prix livré en Chine d’environ 40 $ à 50 $ la tonne de moins que le prix intérieur équivalent en Chine.

- Les réserves accumulées de canola canadien vendu avant la mise en place des restrictions chinoises, le 15 novembre, commencent à s’écouler; il paraît qu’un navire a déjà quitté et que trois autres viendront recevoir un chargement. Il semble que des certificats d’importation ont commencé à être délivrés.

La question entourant le commerce du canola avec la Chine demeure très politisée, mais nous apercevons les signes les plus prometteurs des trois derniers mois en ce qui concerne les expéditions. En effet, il circule dans le marché des rumeurs selon lesquelles les politiques de tolérances seront assouplies ce printemps. Mais ce ne sont que des ouï-dire pour le moment.

Quoi qu’il en soit, les annonces d’expéditions de produits à destination de la Chine, que ce soit dans le cadre de contrats à terme à échéance rapprochée ou de nouveaux contrats en vue de la livraison différée à l’été, constituent de bonnes nouvelles. Les spéculateurs qui jouent à la baisse sur le marché doivent en être avisés étant donné que le prix demeure considérablement plus élevé en Chine. Cela n’indique pas encore la naissance d’un nouveau vent d’optimisme pour le marché du canola, mais contribue assurément à chasser le pessimisme qui accable le marché depuis le mois dernier.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l’information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204 654 4290 ou se rendre à l’adresse http://www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu’il offre.

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