Le ministère fédéral et les ministères provinciaux et territoriaux de l’Agriculture mèneront une consultation auprès des producteurs agricoles au cours des prochains mois afin d’établir des moyens d’améliorer l’offre actuelle de programmes de soutien agricole.
Le groupe de ministres de l’Agriculture a convenu, lors d’une rencontre tenue plus tôt ce mois-ci, de procéder à un examen des programmes de gestion du risque d’entreprise (GRE) comme Agri-stabilité, Agri-investissement et Agri-flexibilité.
« Il y aura une autre ronde de consultations auprès d’associations agricoles à l’échelle du pays », a dit le ministre fédéral de l’Agriculture, l’honorable Gerry Ritz.
Le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux entreprendront des consultations auprès de producteurs et d’associations agricoles au sujet des défis qui attendent le secteur, des programmes de GRE et des débouchés. Les résultats de ces consultations seront présentés aux ministres cet été.
« Les gouvernements ont la responsabilité d’être à l’écoute des producteurs », a dit Bob Bjornerud, ministre de l’Agriculture de la Saskatchewan.
« Les agriculteurs et les éleveurs sont les premières personnes touchées par la politique et les programmes que nous créons. Nous devons consulter nos producteurs à mesure que nous améliorons nos programmes de gestion du risque d'entreprise », a‑t‑il fait observer.
Mme Carol Mitchell, ministre de l’Agriculture de l’Ontario, croit que cet examen sera bénéfique.
« Cela donnera la possibilité aux agriculteurs de se prononcer, de se faire entendre et de discuter de leurs besoins actuels et futurs », estime Mme Mitchell.
L’idée d’un programme d’assurance-bétail a aussi été abordée et devrait faire partie des prochaines consultations. L’Alberta a déjà mis en place un programme pilote, que certains groupes de producteurs de bovins considèrent comme un moyen de contrôler le risque en bloquant un prix assuré pour leur bétail.
« Nous avons discuté d’un programme d’assurance-bétail et de la façon dont il pourrait être au service des producteurs tout en respectant nos engagements commerciaux internationaux. Nous continuerons de travailler en étroite collaboration avec le secteur de l’élevage pour veiller à ce que nos programmes répondent à ses besoins en évolution », a déclaré M. Ritz.
De nombreuses associations agricoles se disent satisfaites de l’examen des programmes, mais trouvent que les changements se font trop lentement.
La Fédération canadienne de l’agriculture (FCA) estime qu’étant donné les difficultés économiques à long terme auxquelles sont confrontés les secteurs du porc, des bovins et de l’horticulture, des changements immédiats doivent être apportés à Agri-stabilité.
« Les éleveurs, en particulier les éleveurs de porc et de bovins, voient leurs marges de référence s’éroder depuis quelques années. Beaucoup d’entre eux en arrivent au point où ils auront même de la difficulté à satisfaire aux critères de viabilité et à obtenir du soutien. Les agriculteurs s’attendaient à voir des résultats concrets, mais au lieu de cela, les consultations se poursuivront », déplore le président de la FCA, M. Laurent Pellerin.
M. Pellerin est disposé à s’asseoir avec les représentants du gouvernement pour discuter des mesures à court terme qui, selon eux, seraient efficaces.
« Les ajustements proposés sont censés être des améliorations temporaires à court terme qui permettront à la série actuelle de programmes de GRE de fournir une certaine aide supplémentaire et essentielle aux producteurs en difficulté », a ajouté M. Pellerin.
« À long terme, la FCA et ses membres maintiennent leur engagement de collaborer avec les gouvernements pour mettre au point un ensemble de programmes de GRE qui appuient une stratégie alimentaire nationale et qui contribueraient à éliminer la nécessité de ces types de solutions temporaires à l’avenir. »




