Avantages d’Apprentissage FAC. Améliorez vos compétences en gestion agricole; profitez des connaissances des experts de l’industrie et faites passer votre exploitation au niveau supérieur. Pour en savoir plus.

Note de la rédactrice

Allison Finnamore et le rédacteur adjoint Rae Groeneveld

Le début de la nouvelle année civile est, semble‑t‑il, l’occasion d’examiner certains programmes agricoles au Canada et aux États-Unis. Dans certains cas, les producteurs réclament des changements à des programmes déjà en place, et dans d’autres, ils envoient les planificateurs refaire leurs devoirs. Nous vous proposons quelques articles à ce sujet cette semaine.

Vous pouvez nous transmettre vos idées d’articles ou vos commentaires en écrivant à allison@finnamore.ca.


1. Les ministres de l’Agriculture s’engagent à faire l’examen des programmes de soutien agricole

Le ministère fédéral et les ministères provinciaux et territoriaux de l’Agriculture mèneront une consultation auprès des producteurs agricoles au cours des prochains mois afin d’établir des moyens d’améliorer l’offre actuelle de programmes de soutien agricole.

Le groupe de ministres de l’Agriculture a convenu, lors d’une rencontre tenue plus tôt ce mois-ci, de procéder à un examen des programmes de gestion du risque d’entreprise (GRE) comme Agri-stabilité, Agri-investissement et Agri-flexibilité.

« Il y aura une autre ronde de consultations auprès d’associations agricoles à l’échelle du pays », a dit le ministre fédéral de l’Agriculture, l’honorable Gerry Ritz.

Le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux entreprendront des consultations auprès de producteurs et d’associations agricoles au sujet des défis qui attendent le secteur, des programmes de GRE et des débouchés. Les résultats de ces consultations seront présentés aux ministres cet été.

« Les gouvernements ont la responsabilité d’être à l’écoute des producteurs », a dit Bob Bjornerud, ministre de l’Agriculture de la Saskatchewan.

« Les agriculteurs et les éleveurs sont les premières personnes touchées par la politique et les programmes que nous créons. Nous devons consulter nos producteurs à mesure que nous améliorons nos programmes de gestion du risque d'entreprise », a‑t‑il fait observer.

Mme Carol Mitchell, ministre de l’Agriculture de l’Ontario, croit que cet examen sera bénéfique.

« Cela donnera la possibilité aux agriculteurs de se prononcer, de se faire entendre et de discuter de leurs besoins actuels et futurs », estime Mme Mitchell.

L’idée d’un programme d’assurance-bétail a aussi été abordée et devrait faire partie des prochaines consultations. L’Alberta a déjà mis en place un programme pilote, que certains groupes de producteurs de bovins considèrent comme un moyen de contrôler le risque en bloquant un prix assuré pour leur bétail.

« Nous avons discuté d’un programme d’assurance-bétail et de la façon dont il pourrait être au service des producteurs tout en respectant nos engagements commerciaux internationaux. Nous continuerons de travailler en étroite collaboration avec le secteur de l’élevage pour veiller à ce que nos programmes répondent à ses besoins en évolution », a déclaré M. Ritz.

De nombreuses associations agricoles se disent satisfaites de l’examen des programmes, mais trouvent que les changements se font trop lentement.

La Fédération canadienne de l’agriculture (FCA) estime qu’étant donné les difficultés économiques à long terme auxquelles sont confrontés les secteurs du porc, des bovins et de l’horticulture, des changements immédiats doivent être apportés à Agri-stabilité.

« Les éleveurs, en particulier les éleveurs de porc et de bovins, voient leurs marges de référence s’éroder depuis quelques années. Beaucoup d’entre eux en arrivent au point où ils auront même de la difficulté à satisfaire aux critères de viabilité et à obtenir du soutien. Les agriculteurs s’attendaient à voir des résultats concrets, mais au lieu de cela, les consultations se poursuivront », déplore le président de la FCA, M. Laurent Pellerin.

M. Pellerin est disposé à s’asseoir avec les représentants du gouvernement pour discuter des mesures à court terme qui, selon eux, seraient efficaces.

« Les ajustements proposés sont censés être des améliorations temporaires à court terme qui permettront à la série actuelle de programmes de GRE de fournir une certaine aide supplémentaire et essentielle aux producteurs en difficulté », a ajouté M. Pellerin.

« À long terme, la FCA et ses membres maintiennent leur engagement de collaborer avec les gouvernements pour mettre au point un ensemble de programmes de GRE qui appuient une stratégie alimentaire nationale et qui contribueraient à éliminer la nécessité de ces types de solutions temporaires à l’avenir. »

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

L'agriculture au cœur de la vie. Une industrie agricole diversifée qui a beaucoup à offrir. Les producteurs canadiens font partie de quelque chose de spécial. Pour en savoir plus.

2. Un groupe d’entreprises réclame des améliorations

Selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), le programme Agri-stabilité doit être amélioré.

Cet organisme indépendant représente 105 000 petites et moyennes entreprises canadiennes, dont 7 200 exploitants agricoles. La FCEI publie Baromètre des affaires, une publication mensuelle consacrée à l’agriculture qui évalue l’optimisme des exploitations agricoles pour l’année à venir.

Dans une lettre ouverte aux ministres de l’Agriculture provinciaux et territoriaux et au ministre fédéral de l’Agriculture, les membres agriculteurs de la FCEI affirment qu’ils préféreraient que leurs profits proviennent du marché, mais indiquent que les producteurs agricoles continuent d’être touchés par les répercussions de la récession.

Dans une récente analyse de l’agroentreprise au Canada, la FCEI a constaté que la confiance dans le secteur agricole continue d’accuser un certain retard par rapport aux autres secteurs, avec un indice de confiance de 54,5 (contre un indice national de 66,9).

« Si les gouvernements ne peuvent résoudre nombre des problèmes mondiaux qui ont des répercussions sur l’agriculture, ils peuvent certainement entreprendre des démarches pour améliorer l’environnement fiscal et réglementaire dans lequel les propriétaires d’exploitations agricoles œuvrent », déclare la FCEI dans un communiqué. « Ils peuvent aussi faire en sorte que les programmes comme Agri-stabilité soient mieux adaptés aux besoins des agriculteurs. »

La FCEI a aussi mené un sondage auprès de 1 081 de ses membres agriculteurs et affirme que les membres interrogés ont indiqué que leurs principales préoccupations au sujet d’Agri-stabilité comprennent la prévisibilité du soutien financier, la complexité de la documentation requise et la classification du revenu admissible et des éléments de dépense.

Les commentaires provenant des membres de la FCEI révèlent par ailleurs que le programme Agri-stabilité « n’est pas efficace et que des changements importants s’imposent afin d’aider les producteurs qui ont vraiment besoin d’assistance pendant les longues périodes de ralentissement du marché ».

L’organisme suggère que les ministres revoient l’approche du gouvernement à l’égard des programmes de GRE et consultent l’industrie pour tenir compte des préoccupations. En outre, la FCEI recommande la mise en œuvre de normes de service à la clientèle.

Par ailleurs, 44 p. 100 des membres interrogés estiment que les programmes gouvernementaux de GRE devraient assurer une protection complète de l’ensemble des exploitations agricoles en cas de catastrophe, et près de 40 p. 100 estiment qu’un programme de GRE devrait prévoir la stabilisation du revenu pour l'ensemble de l’exploitation agricole ainsi que la couverture du coût de production.

La FCEI a interrogé ses membres afin de déterminer quel rôle le gouvernement devrait jouer en offrant des programmes de GRE et comment il devrait aider les producteurs à gérer le risque. La majorité des membres interrogés (74 p. 100) ont répondu qu’ils aimeraient que le gouvernement s’attaque aux actions de gouvernements étrangers pouvant porter atteinte au commerce (p. ex. la fermeture des frontières). En outre, 70 p. 100 souhaitent que le gouvernement aide à gérer les principaux risques auxquels les exploitations agricoles sont confrontées et qui échappent au contrôle des producteurs.

Enfin, les résultats du sondage révèlent que 85 p. 100 des membres agriculteurs pensent que le gouvernement devrait les aider à affronter les risques les plus importants qui sont dus à des catastrophes naturelles, au temps, à des maladies ou à des déficiences du marché.

Tous les résultats de l’enquête sont disponibles au
http://www.cfib-fcei.ca/francais/defense_des_interets/canada/1-agroalimentaire
/1339-on_soumet_une_lettre_ouverte_prealablement_a_larencontre_des_
ministres_de_l’agriculture.html
.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

3. Système de traçabilité aux États-Unis : retour à la case départ

Le secteur canadien de l’élevage bovin devance le secteur bovin des États-Unis en ce qui a trait à l’adoption de systèmes de traçabilité. Il semble maintenant que l’écart s’élargira davantage parce que le gouvernement américain retourne faire ses devoirs et cherche des moyens d’assurer le bon fonctionnement d’un système national de traçabilité du bétail.

« Maintenant que nous avons terminé nos consultations menées dans 15 villes à l’échelle du pays au sujet du système national d’identification des animaux, processus qui a permis de recueillir des milliers de commentaires du public et le point de vue des États, des nations autochtones, de groupes de l’industrie et de représentants de petites exploitations agricoles et du secteur de la production biologique, il apparaît clairement qu’une nouvelle stratégie en matière de traçabilité des maladies animales est requise », affirme le secrétaire à l’Agriculture des États-Unis, M. Tom Vilsack.

« J’ai décidé de revoir la politique précédente et de proposer une nouvelle approche à l’égard de la traçabilité des maladies animales, en apportant des changements qui répondent directement à la rétroaction que nous avons reçue. »

Il s’agit maintenant de laisser les différents États travailler à l’élaboration de systèmes de traçabilité qui seront adaptés aux éleveurs de chaque territoire de compétence.

« Nous sommes déterminés à travailler en partenariat au cours des mois qui viennent pour régler bon nombre des détails de ce cadre, et à donner aux agriculteurs et aux éleveurs, ainsi qu’au public, l’occasion de nous fournir une rétroaction constante pendant ce processus », dit M. Vilsack.

Après plusieurs années consacrées à la promotion d’un système national d’identification, le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) a réussi à faire inscrire seulement 37 p. 100 des établissements d’élevage du pays.

« Nous recevions des commentaires de nombreux producteurs préoccupés par notre approche, donc le Secrétaire a annoncé une nouvelle orientation et une nouvelle approche », indique le vétérinaire en chef de l’USDA, M. John Clifford. « Nous commencerons très bientôt à collaborer avec l’industrie, les administrations des États et les gouvernements autochtones à l’élaboration d’un projet de dispositions réglementaires à cet égard (l’amélioration de la traçabilité du bétail). »

L’une des premières étapes entreprises par l’USDA sera la création d’une tribune destinée aux responsables de la santé animale pour permettre à l’industrie d’échanger des idées relatives à l’élaboration d’une approche flexible et coordonnée à l’égard de la traçabilité des animaux. L’USDA se penchera aussi sur les préoccupations des producteurs au sujet du coût de la traçabilité et s’efforcera de trouver la technologie qui se prête à la majorité des exploitations.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

4. Le plafond de la concentration permise de virus est relevé à six pour cent

Le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard a acquiescé à une demande de l’industrie de la pomme de terre visant à relever le plafond de la concentration permise de virus de trois à six pour cent.

« Bien entendu, c’était une recommandation très difficile à faire », dit Greg Donald, directeur général de l’office de commercialisation des pommes de terre de l’Î.-P.-É. « Toutefois, nous avons demandé l’avis de producteurs et d’autres intervenants de l’industrie à chaque étape du processus, et je suis convaincu que cette mesure bénéficie de l’appui d’une majorité d’intéressés. »

Il indique que les producteurs ont été informés des résultats des essais post-récolte lors d’une rencontre à huis clos tenue à la fin janvier. Les résultats n’ont pas été rendus publics, mais Jim Bagnall, porte-parole de l’opposition provinciale en matière d’agriculture, a entendu dire que le pourcentage atteint jusqu’à 30 ou 40 p. 100. Ni l’office de commercialisation des pommes de terre ni le gouvernement provincial n’ont contesté ces chiffres.

L’Île-du-Prince-Édouard est la seule province à exiger la conduite d’analyses post-récolte aux fins du dépistage du virus Y de la pomme de terre (VYP) et du virus de l’enroulement de la pomme de terre (VEP). En fixant le plafond à six pour cent, M. Donald indique que l’office veut s’assurer que des semences de qualité soient mises en terre ce printemps, tout en protégeant la survie à long terme du secteur des semences. Si le plafond n’avait pas été relevé, les producteurs auraient été contraints d’importer des semences, ce qui aurait entraîné des coûts supplémentaires alors que les prix, eux, sont stables.

En plus du relèvement du plafond, M. Donald indique que l’office prend de nombreuses mesures pour s’assurer que le plafond puisse être rétabli à son niveau précédent pour la récolte de 2011. Il ajoute que la coordonnatrice du secteur des semences, Mary Kay Sonier, a déjà rencontré des producteurs dans l’ouest de l’Île-du-Prince-Édouard afin de cibler les secteurs où la concentration du virus est élevée. Des rencontres similaires auront lieu avec des producteurs dans d’autres régions.

La liste des producteurs qui vendent des semences est affichée sur le site Web de l’office. M. Donald indique qu’on y trouve aussi les résultats des essais de cette année. Les concentrations varient de zéro à 3,2 p. 100 dans le cas du VYP. Toutefois, la concentration du VEP a été établie à zéro pour tous les échantillons analysés.

M. Donald indique que le ministère de l’Agriculture de l’Î.-P.-É. a offert de fournir de la main-d’œuvre supplémentaire à l’office de commercialisation des pommes de terre pendant qu’il élabore un plan de gestion de la concentration de virus. Il ajoute que l’office remanie aussi son programme de surveillance des pucerons pour s’assurer qu’il soit le plus efficace possible.

« Nous avons été confrontés à de fortes concentrations de virus dans le passé et nous nous en sommes sortis. Je suis convaincu que nous surmonterons ce problème une fois de plus », dit-il. « En fin de compte, l’objectif est d’avoir la récolte de la meilleure qualité possible et de veiller à ce l’industrie des semences demeure viable. »

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

5. Hausse prévue de la remise en état des vergers

La remise en état des vergers à l’échelle du pays devrait augmenter grâce à une subvention de 2,3 M$ du gouvernement fédéral à la Okanagan Plant Improvement Corporation (PICO).

Le ministre de l’Agriculture, l’honorable Gerry Ritz, a rencontré des centaines de producteurs lors de l’assemblée annuelle de la British Columbia Fruit Growers’ Association, tenue à Kelowna, et a pris connaissance de leurs préoccupations au sujet des années désastreuses récurrentes et des rendements inférieurs aux coûts de production.

Le ministre Ritz a promis que son personnel, de concert avec les fonctionnaires du ministère provincial de l’Agriculture, évaluera s’il est possible de « remanier et peaufiner » les programmes de protection du revenu en place pour surmonter les problèmes actuels.

La PICO, qui appartient à des producteurs de la Colombie-Britannique, élargira son conseil d’administration de manière à accueillir la productrice ontarienne Cathy McKay. Il s’agit là de la première étape d’un projet de partenariat entre des producteurs de la Colombie-Britannique, de l’Ontario et du Québec.

Chacun investira des fonds supplémentaires dans l’initiative de Développement de produits agricoles innovateurs, ce qui portera le financement total à 3,2 M$ au cours des trois prochaines années aux fins de la recherche et du développement axés sur les cultivars de pommes et de cerises. En outre, le projet prévoit de la recherche sur les pratiques horticoles les mieux adaptées à chaque cultivar, les conditions optimales d’entreposage après la récolte et les analyses sensorielles, ajoute John Kingsmill, chef de la direction de la PICO.

La société collabore avec des chercheurs du Centre de recherches agroalimentaires du Pacifique (CRAPAC) de Summerland pour ce qui est de la gestion et de la commercialisation des nouvelles variétés de fruits. Des producteurs s’associeront avec eux pour mener des essais au champ pour chaque nouvelle variété.

Le CRAPAC évalue maintenant des centaines de sélections chaque année, et le plus on en sait à leur sujet, le mieux on est outillé, indique M. Kingsmill.

En définitive, l’objectif est de prolonger la saison pendant laquelle il est possible d’offrir des pommes et des cerises fraîches sur le marché et de produire des variétés moins sensibles aux insectes et aux maladies, mais d’un goût et d’une texture tout aussi attrayants pour les consommateurs.

En 2008, la production de pommes et de cerises a représenté 77 p. 100 de la valeur à la ferme des fruits de verger produits au Canada. La valeur de la récolte de cerises était de 25 M$ et celle de la récolte de pommes était de 178 M$.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

6. Des améliorations seront apportées à un établissement céréalier

Des améliorations et des travaux de modernisation seront effectués aux installations de la Newfoundland Feed Grains Society à Stephenville, à Terre-Neuve-et-Labrador.

L’établissement recevra 400 000 $ pour procéder à ces travaux. Selon des sources du gouvernement, les principales améliorations comprennent l’installation de nouveaux réservoirs de stockage, d’un appareil de déchargement de navires et d’un convoyeur. Les améliorations à l’équipement et aux processus affineront les contrôles de la qualité des grains entreposés, atténueront les risques de détérioration liés à l’humidité et augmenteront la capacité et l’efficacité des opérations.

La Newfoundland Feed Grains Society Inc. est une coopérative d’exploitations agricoles laitières et avicoles, qui unissent leurs efforts pour ce qui est de l’achat, du transport, de l’entreposage, de la manutention et de la distribution de céréales, de maïs, de soja et de diverses cultures utilisées pour l’alimentation du bétail.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

7. Des changements se préparent pour les propriétaires de chevaux

Les propriétaires de chevaux et les transformateurs de viande chevaline du Canada qui veulent avoir accès aux marchés internationaux dans le secteur de la consommation humaine devront bientôt se conformer à de nouvelles règles de suivi.

Les nouvelles règles en matière de déclaration entreront en vigueur le 31 juillet 2010 et visent les équidés de provenance canadienne et importés qui sont présentés à l’abattage dans des installations inspectées par le gouvernement fédéral.

Les propriétaires seront tenus de présenter et de signer une Fiche d’information équine (FIE), qui comprendra une identification unique pour chaque animal, ainsi qu’une liste des maladies et des traitements médicaux reçus au cours des six mois précédant l’abattage.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) conseille aux propriétaires de chevaux dont certains sont destinés à l’abattage de commencer immédiatement à faire le suivi. Après le 31 juillet, les transformateurs exigeront, pour chaque animal présenté à l’abattage, les antécédents consignés sur une période de 180 jours.

L’ACIA indique que ces nouvelles règles de suivi résultent d’exigences imposées par l’Union européenne (UE) dans le but d’empêcher certains médicaments et certaines substances interdits d’entrer dans la chaîne alimentaire.

Selon M. Guy Gravelle, agent des relations avec les médias de l’ACIA, l’UE représente environ les deux tiers de l’ensemble du marché canadien d’exportation de viande chevaline. Les marchés de plus petite taille comprennent le Japon et le Mexique, indique Les Burwash, directeur du programme équin à Alberta Agriculture.

La FIE constitue la première étape de l’établissement d’un programme de traçabilité et de sécurité alimentaire pour l’industrie équine, dit M. Burwash. On prévoit mettre en œuvre un système complet d’identification par radiofréquence (IRF) – semblable à celui du secteur de l’élevage bovin - d’ici trois ans.

M. Burwash mentionne que tout producteur souhaitant obtenir un prix de référence dans un marché aux enchères sera tenu de se conformer aux nouvelles règles, sinon les animaux seront sans doute vendus à rabais.

Il explique que de nombreux fournisseurs n’auront d’autre choix que de réduire le prix des chevaux de boucherie n’ayant pas de FIE, étant donné la nécessité de garder l’animal pendant la période obligatoire de 180 jours.

En 2008, le Canada a exporté presque 21 000 tonnes de viande de cheval. La plus grande usine de transformation est située en Alberta, et on trouve des installations de plus petite taille au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique.

Pour obtenir plus d’information, consultez le site Web de l’ACIA au www.inspection.gc.ca.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

8. Construction d’un abattoir exempt de stress : une bénédiction pour les producteurs de bœuf

L’éleveur de bovins québécois Camille Cloutier a passé toute sa vie auprès d’animaux. C’est pourquoi il comprend l’idée derrière la construction d’un nouvel abattoir où sera diffusée de la musique classique et où les box seront pourvus de fenêtres pour réduire le stress subi par les vaches pendant leur transport.

« Les animaux doivent se sentir le plus en sécurité possible », affirme M. Cloutier, qui est aussi président d’un groupe de 135 producteurs québécois qui fournissent des bovins de boucherie élevés sans hormones et sans antibiotiques à l’entreprise Les Viandes Laroche.

Le propriétaire des entreprises Les Viandes Laroche construit cet abattoir au coût de 11 M$ près de son usine de transformation et de son siège social, dans la municipalité d’Asbestos, située en plein milieu d’une zone rurale délimitée de part et d’autre par les villes de Sherbrooke, de Drummondville et de Victoriaville. L’usine transformera jusqu’à 700 bovins par semaine à compter de son ouverture, en mai.

Selon le propriétaire de l’entreprise, M. Claude Laroche, les bestiaux recevront un traitement royal sur tous les plans, de l’alimentation à l’abreuvement, en passant par la diffusion de musique et par des fenêtres offrant vue à l’extérieur.

« Le transport occasionne du stress chez les bovins », explique-t-il. « C’est mauvais pour l’animal et pour la viande qui en est issue, et ce, pour différentes raisons, notamment les niveaux accrus (d’acidité) qui en résultent. »

Environ la moitié de la viande sera destinée à la filière « Viandes sélectionnées du Canton » de l’entreprise, qui consiste en une « viande de bœuf haut de gamme, à la fois tendre et maigre, issue d’un animal qui a principalement été nourri à l’herbe, dans un environnement approprié, sans hormones de croissance et pour lequel il est possible de retracer l’origine. »

L’entreprise de M. Laroche vend une grande quantité des 8 000 kilogrammes de viande qu’elle transforme chaque semaine à des épiceries spécialisées, des restaurants et des hôtels dans toute la province.

Ancien enseignant, M. Laroche a démarré il y a 35 ans une petite entreprise d’abattage dans la municipalité d’Asbestos dont il est originaire, et s’est recyclé dans la transformation et la distribution de bœuf, de porc, de volaille, de veau, d’agneau et de produits de charcuterie dans les années 1980. Il indique que la croissance de la demande, dans les années 1990, de bœuf de haute qualité retraçable de la ferme à la table l’a conduit à former une petite association d’éleveurs capables de fournir des bestiaux certifiés. Le réseau s’est agrandi et regroupe aujourd’hui 135 éleveurs.

« La demande de bœuf salubre de haute qualité croît de façon exponentielle », affirme M. Laroche. « Elle double chaque année. »

Il ajoute que ce projet de partenariat permettra à tous – producteurs, éleveurs, finisseurs, distributeurs et détaillants – de profiter de cette demande.

M. Cloutier partage cet avis.

Précédemment, cet éleveur établi depuis plusieurs générations vendait sa production annuelle de 80 veaux à l’enceinte de mise aux enchères locale, « comme tous les éleveurs ».

Depuis 2003, année où il s’est joint au réseau de producteurs et a adhéré aux lignes directrices et aux protocoles stricts exigés par M. Laroche, il obtient entre 200 $ et 250 $ de plus par animal.

« C’est aussi très agréable », ajoute M. Cloutier. « Nous mettons nos idées en commun et discutons avec M. Laroche et les utilisateurs finaux, et tout le monde s’efforce de s’adapter à l’évolution des besoins des clients pour être capable d’y répondre. Je n’ai jamais vu ou entendu parler d’un partenariat comme celui-ci au Québec ou au Canada. Pour un producteur, c’est une expérience exceptionnelle. »

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

Êtes-vous prêt pour l'économie verte? Découvrez les changements que certains entrepreneurs ont déja apporté à leurs exploitations, leurs stratégies de marketing et leurs plans d'affairse. Lisez À la fine pointe.

9. Analyse du marché – Surveillez les influences des marchés extérieurs

Nous avons observé une certaine stabilisation dans les marchés de grains cette semaine après un mois qui s’est avéré en grande partie très décevant pour les producteurs de céréales et d’oléagineux, qui ont été témoins de l’érosion marquée et constante des prix.

Malheureusement, je ne crois pas que nous soyons au bout de nos peines pour ce qui est de la dépréciation des marchés de grains, parce que nombreuses sont les influences baissières qui nous guettent. J’ai toutefois l’impression que le risque de perte en cas de baisse est assez limité.

En fait, il est possible que les marchés agricoles soient en train de constituer une base au cours du mois de février, et nous nous attendons à une forme de remontée au printemps pour notre prochaine occasion de vente, et ce, pour de nombreuses denrées. Nous explorerons aussi plus attentivement les idées concernant la commercialisation de la nouvelle récolte au moment opportun.

Cependant, les indicateurs fondamentaux du marché de certaines marchandises agricoles ne sont pas ceux auxquels on s’attendrait ces jours-ci. Les analyses de PFCanada ont démontré maintes fois à nos abonnés les liens qui existent entre les marchés agricoles et les marchés extérieurs (actions, énergie, métaux, etc.).

Il n’y a peut-être pas de raison essentielle pour que ces marchés fonctionnent nécessairement à l’unisson. Toutefois, la situation présente est peut-être le reflet des capitaux spéculatifs massifs, qui augmentent et diminuent au rythme des fluctuations de l’ensemble du marché. Il peut aussi s’agir d’un indice de l’attitude toujours inconstante du marché dans l’attente des dernières données macroéconomiques qui évalueront si le monde se remet bien de la récession – ou s’il s’y enlise.

Principaux éléments du marché global à surveiller

1. Les marchés boursiers. L’indice Dow Jones en janvier a reculé pour la première fois depuis qu’il a atteint un plancher et s’est mis à remonter par rapport au creux de mars 2009. De plus, le Dow Jones s’est établi sous la barre des 10 000 points plus tôt cette semaine, ce qui est de mauvais augure.

Si l’on examine le graphique mensuel de l’évolution du Dow Jones, on constate que la remontée de l’année dernière n’était qu’un gain correctif correspondant à un ajustement de 50 p. 100 du sommet d’octobre 2007, au creux de mars 2009. Peut-il s’agir d’un seuil de résistance générale?

Il y a matière à préoccupation, surtout compte tenu de la piètre performance du Dow Jones en janvier, illustrée sur le graphique mensuel par un « retournement clé » à la baisse. Essentiellement, le marché, à un moment donné au début de janvier, a dépassé le sommet de décembre, mais a terminé le mois sous le plancher de décembre. Janvier a été le premier mois où le Dow Jones a réellement connu sa plus forte baisse depuis environ un an.

2. Les métaux. On dit que le cuivre est un indicateur infaillible de la santé économique mondiale. Des prix du cuivre à la hausse indiquent une amélioration de la conjoncture mondiale. Je me rends compte je simplifie à l’extrême, mais cela résume l’essence de mon propos.

Si l’on examine le graphique de l’évolution soutenue des prix à terme du cuivre, on constate la formation d’un point de rupture radical sous le niveau correspondant à la moyenne mobile de 50 jours au cours des dernières séances de bourse, niveau qui a procuré un important soutien graphique au cours de la dernière année. Est-ce annonciateur d’un nouveau ralentissement de l’économie mondiale, ou s’agit-il seulement d’un sérieux contretemps sur la voie de la relance?

Sur le graphique mensuel des cours du cuivre, à l’instar du graphique du Dow Jones, le cuivre a aussi affiché un « retournement clé » en janvier.

3. Les expéditions. Le graphique du Baltic Dry Freight Index confirme que la demande est bel et bien en déclin. Depuis qu’il a clôturé à 4 507 à la fin de la semaine du 15 novembre, l’indice a diminué à environ 2 700 et s’approche d’un important niveau de soutien.

Malgré la possibilité d’une légère remontée de ce marché, un recul vers le niveau de soutien de 2 200 pourrait se produire sous peu, ce qui indique que la demande pour les expéditions outremer pourrait ralentir et constitue un indicateur de la santé – ou de la morosité – de l’économie.

Est-ce simplement le résultat de l’approche du Nouvel an chinois (la semaine du 14 février), ou l’économie mondiale est-elle réellement de nouveau en perte de vitesse? Difficile à dire, mais la prudence est de mise.

4. L’Index des marchandises. Enfin, examinons le Reuters/Jeffries Commodity Research Bureau Index, qui a aussi reculé tout le mois de janvier et continue de suivre une tendance à la baisse au début de février. Comme cet indice est le reflet de l’ensemble du secteur des produits de base (énergie, métaux, marchandises agricoles, etc.), les signes d’un ralentissement sont de mauvais augure pour ceux qui envisagent d’un œil optimiste les marchés de l’énergie, des métaux, des matières premières agricoles ou même des grains.

Le début de l’année civile 2010 n’a pas été clément pour les marchés des produits de base jusqu’ici. Et même si le rapport de mardi (9 février) du département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) sur l’offre et de la demande de soja et de maïs a été légèrement positif, il persiste d’importantes influences négatives qui entravent toute tentative de reprise des marchés de grains, du moins pour le moment.

Sur une note positive, je continue de croire que les marchés de grains en général ont amorcé un processus à long terme de transition vers une fourchette latérale, suivant une tendance cyclique caractérisée par deux années de hausse, suivies de deux années de baisse, suivies de deux années de fluctuation latérale. Pour le moment, nous sommes en train de rogner la limite inférieure de diverses fourchettes commerciales agricoles, ce qui suscite des préoccupations pour chacun de nous. Mais à l’heure actuelle, nous demeurons très réticents à prendre quelque décision que ce soit en matière de commercialisation du grain.

Les fluctuations saisonnières laissent envisager avant toute chose l’établissement d’un niveau de référence, puis la possibilité d’une hausse à l’approche du printemps. Il est toutefois impossible de fournir des dates exactes, et l’introduction de nouvelles variables fondamentales pourrait évidemment changer les perspectives (p. ex. les conditions météorologiques au printemps ou tout événement imprévu). Cependant, étant donné la nature baissière des variables de l’ensemble du marché, il semble qu’une remontée indépendante soutenue dans le secteur agricole est improbable pour l’instant. L’attente se poursuit donc – au moins jusqu’à ce que certaines des tendances dont il a été question ci-dessus commencent à remonter.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l’information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204‑654‑4290 ou se rendre à l’adresse www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu’il offre.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

Avis de non-responsabilité

La rédactrice et les journalistes de FAC Express tentent de fournir de l’information et des analyses exactes et utiles. La rédactrice et FAC ne garantissent pas la précision de l’information contenue dans ce rapport et ne sauraient être tenus responsables de toute action ou décision prise par le lecteur de ce bulletin.

Ce bulletin est protégé par des droits d’auteur et est destiné à la seule utilisation de l’abonné. Il ne peut être reproduit ou transmis électroniquement à d’autres sociétés ou personnes, en totalité ou en partie, sans la permission écrite préalable de FAC. Les opinions exprimées dans les articles de ce bulletin n’engagent que l’auteur et ne reflètent pas nécessairement l’opinion de la rédactrice ou de FAC.

Copyright 2010 – Financement agricole Canada