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Note des rédacteurs

Note de la rédactrice Allison Finnamore et du rédacteur adjoint Rae Groeneveld

La traçabilité du bétail est un sujet dont on entend beaucoup parler ces jours-ci. Il est notamment question des réactions des producteurs, des désirs du marché et des initiatives du gouvernement. Nous vous proposons donc cette semaine quelques articles qui font le point sur les plus récents développements en matière de traçabilité au Canada, ainsi que des articles traitant de plusieurs autres sujets. 

Vos commentaires, vos questions et vos idées d’articles sont toujours les bienvenus. Vous pouvez communiquer avec nous en écrivant à allison@finnamore.ca.


1. McDonald's réclame la traçabilité complète des bovins

L'une des plus grandes chaînes de restaurants au monde appuie le gouvernement canadien et ses efforts visant à mettre en œuvre la traçabilité obligatoire du bétail d'ici 2011.

« McDonald's croit qu'un système de traçabilité national robuste est essentiel pour garantir la confiance des consommateurs et pour inspirer la confiance dans la marque dans l'industrie du bœuf », a dit Jeff Kroll, vice-président principal des Restaurants McDonald's du Canada, lors d'une récente présentation à la Manitoba Cattle Producers Association.

« Même si cela suppose un coût accru, nous croyons que c'est tout simplement la bonne chose à faire. La traçabilité est une mesure judicieuse que nous devons tous adopter pour nos entreprises et pour nos clients, au Canada comme à l'étranger », ajoute M. Kroll.

La sensibilisation croissante des consommateurs au sujet de la production alimentaire et la demande relative à une plus grande salubrité des aliments ont emmené McDonald's à mettre l'accent sur la traçabilité pour tous les produits contenus dans son menu. En 2009, la société a acheté 64 millions de livres de bœuf canadien, 44 millions de livres de poulet et 62 millions d'œufs. Au Canada, 2,8 millions de personnes mangent chez McDonald's chaque jour - soit près de 10 p. 100 de la population.

M. Kroll note que depuis le cas d'encéphalite spongiforme bovine (ESB) découvert en 2003, McDonald's achète du bœuf canadien à 100 p. 100 pour ses restaurants canadiens. La société participe aussi à un programme de traçabilité pour  son bœuf afin de répondre aux préoccupations éventuelles.

« Nous voulons pouvoir appeler notre fournisseur, Cargill, pour lui demander : "cet animal provient d'une ferme donnée, achetez-vous des animaux de cette ferme? La viande de cet animal s'est-elle retrouvée dans la viande que nous servons? Dans quelle proportion?"Nous devons être capables de répondre à ces questions pour être en mesure de garantir la salubrité et la qualité à nos clients », explique M. Kroll.

S'il a été catégorique quant à la nécessité d'un système de traçabilité, M. Kroll a aussi indiqué aux producteurs que McDonald's est prêt à payer le coût d'une traçabilité accrue.

« Nous payons actuellement une prime pour les mesures de protection de notre bœuf. Il en va ainsi, et cette prime s'ajoute au prix que nous demandons aux propriétaires qui exploitent nos restaurants à l'échelle du pays. En fin de compte, c'est le consommateur qui en fait les frais aujourd'hui. »

La qualité, la salubrité alimentaire et le bien-être des animaux sont tous des principes pour lesquels McDonald's a toujours payé et continuera de payer une prime, selon M. Kroll.

« En fin de compte, ce sont les consommateurs qui assument ces coûts, qui représentent l'un des 500 éléments de l'établissement du prix d'un produit avant qu'il soit expédié à l'un de nos restaurants, indique M. Kroll. Est-ce que je pense que les consommateurs seront prêts à payer davantage pour un produit de première qualité? S'il est commercialisé correctement, j'en suis certain. »

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2. Mise en œuvre d’un système de traçabilité

Les mesures sont en place pour lancer un système facultatif de traçabilité du bétail en Saskatchewan.

Les gouvernements fédéral et provincial investissent 1 million de dollars dans le nouveau programme. L’Agence canadienne d’identification du bétail (ACIB) ouvrira un bureau à Saskatoon et embauchera des représentants pour offrir du soutien aux producteurs.

Les trois représentants sur le terrain parcourront la province et établiront des liens avec des producteurs, des exploitants de marchés aux enchères, des groupes de l’industrie et des fonctionnaires aux fins de mise en œuvre du système de traçabilité.

« Les nouveaux représentants de l’ACIB assureront la liaison entre l’industrie et le personnel afin de promouvoir les programmes et les technologies de l’ACIB », indique Steve Primrose, président de l’ACIB.

« Ils aideront les producteurs à choisir et à utiliser des logiciels et des lecteurs d’identification par radiofréquence ainsi qu’à mettre en place des programmes à valeur ajoutée comme la vérification de l’âge. De plus, ils participeront à l’organisation et à l’animation de réunions de producteurs et permettront à ces derniers de poursuivre leur formation. »

Voici le nom des représentants sur le terrain, la région qui leur est assignée et le numéro pour les joindre :

Yorkton : Dee Valstar - 306-621-0508.

Swift Current : Darren Steinley - 306-741-4409.

Saskatoon : Brian Anderson - 306-717-2151.

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3. Déclin du nombre de fermes dans la ceinture de verdure de l’Ontario

Le nombre de fermes est en décroissance à l’échelle de l’Ontario, mais la recherche publiée récemment par l’Université de Guelph révèle que ce déclin est encore plus marqué dans la zone protégée de la province qu’on appelle la ceinture de verdure.

En place depuis 2003, la ceinture de verdure s’étend sur 1,8 million d’acres. La plus grande partie de ces terres privées s’étend sur 325 kilomètres de Rice Lake, dans le comté de Northumberland, à l’est, jusqu’à la rivière Niagara, à l’ouest. En son point le plus large, la ceinture de verdure fait environ 80 kilomètres.

Le professeur Harry Cummings de l’École d’aménagement de l’environnement et de développement rural de l’Université et les étudiants de troisième cycle Sarah Megens et Sandra Moreau ont analysé les données du recensement de l’agriculture de 2001 et de 2006 concernant la ceinture de verdure. M. Cummings indique que cette analyse était la première du genre à être réalisée.

À l’échelle de la province, le nombre de fermes a diminué de quatre pour cent, passant de 59 728 en 2001 à 57 211 en 2006, mais dans la ceinture de verdure, le déclin est encore plus marqué. Au cours de cette période de cinq ans, on y a enregistré une baisse de sept pour cent du nombre de fermes, qui est passé de 6 751 à 6 261 entre 2001 et 2006.

L’équipe a aussi constaté que le nombre d’exploitations animalières comme les fermes laitières et les fermes d’élevage de bovin de boucherie et de porc est en déclin constant dans l’ensemble de la province depuis 2001, mais que la tendance à la baisse est encore plus prononcée dans la ceinture de verdure.

Les fermes laitières sont celles dont le nombre a le plus diminué (28 p. 100), passant de 394 à 285. Les exploitations porcines suivent de près avec une baisse de 27 p. 100, soit de 79 à 58 établissements. Enfin, le nombre de fermes d’élevage de bovin de boucherie est passé de 1 231 à 930.

« Dans chaque catégorie d’élevage, les baisses enregistrées dans la ceinture de verdure sont pires que dans les autres régions de la province », observe M. Cummings, ce qui a de quoi surprendre. « Lorsqu’on examine un ensemble de données aussi vaste, il est rare qu’on tire des conclusions aussi uniformes. »

La seule catégorie à faire exception est la catégorie « autres animaux », qui comprend des animaux comme les poneys, les lapins, les alpagas, les bisons, les sangliers et les abeilles. Toutefois, même si ce segment est en essor dans la ceinture de verdure (le nombre d’exploitations est passé de 1 018 fermes en 2001 à 1 195 fermes cinq ans plus tard), M. Cummings indique que la tendance provinciale est à la baisse, puisqu’on a recensé 2 145 fermes en 2006 alors qu’il y en avait 5 428 en 2001.

L’écart entre les données provinciales et les données concernant la ceinture de verdure est encore plus marqué dans le secteur des fermes ovines, caprines et avicoles (volailles et œufs). À l’échelle de la province, le nombre d’exploitations s’est considérablement accru, alors qu’il a diminué dans la ceinture de verdure.

Pour l’ensemble de l’Ontario, les fermes ovines et caprines sont celles dont le nombre a le plus augmenté (34 p. 100), passant de 1 017 en 2001 à 1 365 en 2006. On trouve un moins grand nombre de ces exploitations dans la ceinture de verdure (seulement 159 fermes ovines et caprines y étaient recensées en 2001). Ce nombre a toutefois diminué de 13 au cours de la même période de cinq ans.

Le nombre d’exploitations avicoles (volaille et œufs) a aussi augmenté à l’échelle de la province (cinq pour cent), passant de 1 614 à 1 700 entre 2001 et 2006. Encore une fois, on observe une tendance contraire dans la ceinture de verdure, où le nombre d’exploitations a diminué de 19 p. 100, passant de 227 en 2001 à 184 cinq ans plus tard.

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4. Coup d'œil sur les défis des jeunes agriculteurs

Le vieillissement de la communauté agricole et le déclin du nombre de jeunes à se lancer dans la production agricole primaire sont des questions que la Agriculture Producers Association of Saskatchewan (APAS) a décidé d'éclaircir.

Cette association agricole générale a commandé une étude qui s'étend sur un an visant à analyser les défis et les obstacles au recrutement d'un nombre accru de jeunes dans le secteur agricole. Les résultats ont été publiés récemment.

« Le recrutement de nouveaux producteurs agricoles a presque atteint un seuil critique », déplore Greg Marshall, président de la APAS. Nous constatons que leur nombre est en diminution marquée. En 1991, la proportion des agriculteurs âgés de moins de 35 ans était de 20 p. 100, et elle a maintenant de 10 p. 100 ».

L'étude a été menée par la firme A. N. Scholz & Associates de Saskatoon. Les résultats font ressortir sept questions qui requièrent des mesures, notamment les problèmes touchant le transfert intergénérationnel des fermes, la formation et l'accès au capital.

« Le besoin le plus important est de s’assurer que la génération qui part à la retraite obtient le soutien dont elle a besoin pour quitter l'industrie »,souligne Al Scholz, auteur de l'étude.

M. Scholz signale un manque de préparation et de planification à l'heure actuelle au sein des familles agricoles qui veulent soit transférer l'exploitation à un producteur plus jeune, soit vendre leur terre et leur équipement pour quitter l'industrie.

« De nombreux agriculteurs en fin de carrière laissent beaucoup d'argent sur la table parce qu'ils n'ont pas entrepris le processus de planification de la relève assez tôt », explique M. Scholz.

Pour que la vente ou le transfert s'effectue sans heurts, dit-il, les familles devraient entreprendre le processus cinq ou six ans avant de planifier leur départ à la retraite.

L'étude révèle que le deuxième défi en importance est la formation en gestion d’entreprise et la nécessité d'améliorer l'accès à l'éducation afin de préparer la jeune génération à exploiter les fermes d'aujourd'hui. Ce défi est suivi de près par le besoin d'un plus grand nombre de mentors pour guider les jeunes producteurs. Le quatrième défi en importance est la nécessité d'améliorer l'image de l'agriculture.

« Ce n'est pas facile pour les associations agricoles, dit M. Scholz. D'une part, elles doivent défendre les intérêts de l'industrie et, d'autre part, elles doivent travailler de concert avec les gouvernements pour veiller à ce que des programmes efficaces de protection du revenu soient en place. Dans ce contexte, il semble nécessaire de cibler les secteurs de l'agriculture qui sont plus faibles. »

Enfin, l'accès au capital, les possibilités accrues d'attirer des immigrants et une meilleure coordination des programmes offerts aux jeunes agriculteurs figurent aussi parmi les grandes conclusions.

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5. Le secteur du canola reçoit des fonds

Le gouvernement fédéral a annoncé un investissement de 7,8 millions de dollars pour élaborer une stratégie de commercialisation pour le secteur canadien du canola.

Ce secteur a besoin d'un plan stratégique et proactif pour garantir l'accès futur aux marchés internationaux et pour contribuer à régler les questions commerciales qui menacent en ce moment l'industrie, indique JoAnne Buth, présidente du Conseil canadien du canola (CCC).  

Mme Buth envisage une stratégie en plusieurs volets, qui s'attaque en priorité au différend commercial avec la Chine au sujet de la jambe noire, ainsi qu'aux sanctions commerciales relatives à la salmonelle imposées par les États-Unis.

Selon Mme Buth, l'industrie doit constituer un plan d'ensemble, puis se pencher sur des questions nationales qui tiennent compte de diverses préoccupations de nature socioéconomique. En outre, l'industrie doit prendre en considération les régimes législatifs et réglementaires qui font obstacle au commerce, notamment les questions au sujet des maladies des plantes, des pesticides et des politiques sur la présence à faible concentration d'éléments génétiquement modifiés. 

La stratégie permettra au conseil de continuer de collaborer étroitement avec les représentants du gouvernement pour résoudre ces questions et élaborer un plan d'intervention rapide pour les situations où les marchés sont menacés.

« Nous devons être en mesure de prévoir les problèmes futurs afin de pouvoir nous y attaquer de façon proactive », dit Mme Buth.

L'accent sera aussi mis sur les pratiques exemplaires de l'industrie pour aider les producteurs à satisfaire aux normes d'importation.

Les fonds seront distribués au cours des quatre prochaines années, en vertu d'un plan détaillé qui sera présenté plus tard ce mois-ci. Le conseil apportera une contribution supplémentaire de 1,2 million de dollars au projet. 

Le canola se classe à l'heure actuelle au premier rang des récoltes les plus lucratives au Canada, après le blé, et représente un apport d'environ 14 milliards de dollars à l'économie. Mme Buth prévoit que la stratégie ciblera d'abord les principaux marchés du Canada comme la Chine, le Japon, l'Union européenne, les États-Unis et le Mexique.

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6. Comment protéger les cultures de canola

Les cultures de canola du Canada sont aux prises avec toutes sortes de prédateurs, selon la scientifique Debbie McLaren.

La chercheuse associée à Agriculture et Agroalimentaire Canada a récemment fait savoir aux producteurs du Manitoba que son équipe et elle surveillent activement quatre maladies dans les champs de canola de la province : la pourriture sclérotique, la jambe noire, la jaunisse de l’aster et la hernie des crucifères.

Leur région-échantillon s’étend de la frontière avec l’Ontario à celle de la Saskatchewan, dans la portion méridionale du Manitoba. Même si des milliers d’échantillons sont prélevés, seule une portion sélectionnée au hasard fait l’objet d’analyses, parce que chaque test coûte 100 $ et que les fonds sont limités.

L’équipe de recherche s’intéresse particulièrement à la présence de la hernie des crucifères dans les champs des Prairies. Mme McLaren mentionne que cette maladie touche d’autres cultures que le canola.

« C’est un problème sérieux, non seulement pour le canola, mais aussi pour la moutarde et d’autres cultures de la famille du chou », prévient-elle.

Cela signifie que la hernie des crucifères, d’origine fongique, risque de détruire les récoltes à la grandeur du pays. La majorité des provinces de l’Atlantique, le Sud de l’Ontario et la vallée de la rivière Rouge au Manitoba ont des conditions d’humidité idéales ou des types de sol propices à la prolifération de cette maladie. Ce sont aussi des régions très susceptibles de subir d’importants dommages à leurs récoltes et de lourdes pertes économiques en cas d’éclosion de hernie des crucifères, ajoute Mme McLaren.

Les galles qui se forment à partir des spores dans le sol détruisent d’abord la racine et la culture immédiate. À mesure que la racine touchée pourrit, d’autres spores sont déposées dans le sol aux alentours, où elles survivent pendant des années, explique Mme McLaren.

En Alberta, la hernie des crucifères était surtout présente dans les champs où la rotation des cultures se faisait selon un cycle d’un an seulement, ce qui est insuffisant pour enrayer la maladie, indique Mme McLaren. Il faut parfois jusqu’à quatre ans pour en venir à bout, dit­‑elle. Pour réduire l’occurrence de la hernie des crucifères, des cycles de rotation plus longs sont nécessaires.

Toutefois, les pratiques de gestion sont efficaces. En 2003, dit‑elle, 464 champs en Alberta étaient aux prises avec la hernie des crucifères, et ce nombre a diminué à 49 en 2009. En Saskatchewan, la hernie des crucifères n’avait été signalée que dans un seul champ en 2008, et les analyses de suivi effectuées en 2009 ne sont par terminées.

Au Manitoba, où la hernie des crucifères a été détectée dans un champ en 2005, on ne signale aucune incidence de la maladie en ce moment.

Mme McLaren souligne que les producteurs peuvent lutter contre la hernie des crucifères en évitant les transferts de terre entre les champs par le truchement de l’équipement, en réduisant au minimum le déplacement de la terre attribuable à l’érosion, en adoptant des périodes de rotation prolongées et en inspectant régulièrement les champs pour y déceler des plants atteints.

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7. Une entreprise canadienne vend ses établissements situés aux États-Unis

L’une des plus grosses entreprises canadiennes de recyclage des matières grasses a vendu la majorité de ses établissements situés aux États-Unis.

Plus tôt ce mois-ci, l’entreprise Sanimax, établie à Québec, a vendu cinq de ses 24 établissements en Amérique du Nord à un concurrent américain, Darling International.

Ces usines, situées en Ohio et au Michigan, offrent des services d’équarrissage, de collecte de graisse et d’entretien des collecteurs de graisse dans plusieurs États.

Sanimax avait acheté ces usines au cours des trois dernières années de trois entreprises familiales. Cette consolidation n’a toutefois pas empêché leur vente au concurrent américain de la société.

« Nous occupions le quatrième rang dans ce marché », indique Martin Couture, propriétaire, président et chef des opérations de troisième génération de Sanimax. « Nous avons reçu une bonne offre (et) nous préférons nous concentrer dans les marchés où nous occupons le premier ou le deuxième rang. »

Selon M. Couture, l’entreprise de sa famille continuera de chercher et d’examiner d’autres possibilités d’expansion ou de consolidation.

Comme c’est l’une des trois plus grandes entreprises de recyclage de sous-produits animaux au Canada, Sanimax est un nom bien connu des exploitants du Québec et de certaines parties de l’Ontario, où l’entreprise fournit des services de collecte de carcasses de bétail à la ferme.

Ce service ne représente toutefois que quatre ou cinq pour cent du volume de matière que l’entreprise recycle en matière grasse et en suif dans ses différentes usines. Ces matières sont utilisées dans une panoplie de produits commerciaux comme le savon et le plastique, ainsi que dans l’industrie émergente des biocarburants.

Les protéines issues de ces matières sont par ailleurs utilisées dans la production d’aliments pour animaux de compagnie et pour animaux d’élevage.

La majeure partie des sous-produits animaux que l’entreprise utilise (environ 50 p. 100, selon M. Couture) provient des abattoirs et des épiceries. Sanimax est également un fournisseur international de cuirs et peaux. En outre, la division énergétique de l’entreprise représente une part croissante de ses ventes annuelles, qui se chiffrent à 500 millions de dollars.

« Ce segment renferme beaucoup de nouveaux débouchés prometteurs », selon M. Couture, qui a toutefois refusé de dire la somme que l’entreprise privée a reçue pour ses cinq usines situées aux États-Unis. « Nous gardons les yeux grand ouverts. »

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8. Fonds octroyés dans le secteur de l’agroalimentaire

Le British Columbia Innovation Council (BCIC) a versé 600 000 $ à quatre compagnies de la Colombie-Britannique pour les aider à commercialiser leurs innovations en agroalimentaire.

Ces quatre compagnie ont gagné le concours provincial 2009 sur la commercialisation de la technologie agricole, connu sous le nom de concours CAT (Commercialization of Agricultural Technology Competition.

Le concours CAT a été lancé en février 2009 par un appel de propositions lancé aux innovateurs des secteurs agricole, alimentaire et des bioproduits agricoles de la Colombie-Britannique. Il est financé par une subvention de 3,5 millions de dollars du ministère de l'Agriculture et des Terres de la Colombie-Britannique et vise à faire le pont entre la recherche et l'industrie en transformant les innovations en solutions concrètes. 

« En avril, nous avions reçu 60 propositions », indique Richard Hallman, directeur des sciences de la vie au BCIC.

M. Hallman note que le BCIC est résolu à appuyer des « initiatives axées sur le perfectionnement des entrepreneurs et le démarrage de compagnies pour notre économie axée sur le savoir, qui est en croissance rapide ».

Vingt-deux des compagnies candidates ont reçu 10 000 $ chacune pour élaborer un plan d'affaires pour leur innovation. De ce nombre, on a retenu huit finalistes qui se sont disputés les grands prix.

Le premier prix, de 250 000 $, a été décerné à Daiya Foods de Vancouver, qui est en train de mettre au point une nouvelle technologie pour produire des tranches de succédané de fromage de type pâte molle. Ces tranches hybrides pourraient remplacer les produits équivalents d'origine laitière. 

Le deuxième prix, de 150 000 $, a été remis à L.W. Truscott Farms de Creston. Les exploitants, qui soulignent que 20 p. 100 de leur récolte de cerises aboutit en ce moment à la poubelle, prévoient tirer profit de la demande des consommateurs pour des produits locaux sains en construisant un nouvel établissement d'extraction du jus pour transformer les fruits rejetés en aliments fonctionnels à valeur ajoutée. Selon les producteurs, cela permettra de réduire le gaspillage, de créer des emplois dans une région rurale accablée par le marasme économique et de procurer une stabilité financière à des fermes familiales. 

Par ailleurs, les entreprises AgriForest Biotech de Kelowna et Innovative Food Systems de Princeton ont reçu 100 000 $ chacune dans le cadre du concours.

AgriForest Biotech prévoit mettre sur pied un établissement de micropropagation végétale alimentée par l'énergie solaire offrant des conditions ambiantes optimales. La compagnie, qui souligne que cette technologie permet de produire des milliers de clones en un an, à un coût largement inférieur à celui de la micropropagation classique fondée sur la culture de tissus, indique que ses projets se traduiront par la production à grande échelle de végétaux commerciaux destinés aux secteurs agricole et horticole.

Pour sa part, Innovative Food Systems envisage un tout nouveau système d'emballage aux fins de l'assainissement, de la préservation et de la conservation des produits mûrs, prêts à manger, et des produits alimentaires salubres. La compagnie a déjà breveté un nouveau contenant à couvercle et indique que la technologie d'assainissement procurera une durée de conservation prolongée aux fruits et légumes hautement périssables, ce qui devrait permettre d'effectuer des expéditions à destination de l'Asie par bateau plutôt que par avion.

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9. Réorientation de l’industrie du bœuf de la Nouvelle-Écosse

Les producteurs de bœuf de la Nouvelle-Écosse obtiendront de l’aide pour payer l’intérêt encouru sur leurs prêts.

La province a annoncé un programme à court terme doté d’une enveloppe de 2 millions de dollars visant à assurer la viabilité des producteurs. Ceux-ci pourront utiliser les fonds pour rembourser progressivement l’intérêt accumulé sur leurs prêts de 2009 à 2011.

Les éleveurs de bovins de la province ont fait valoir la nécessité de transformer l’industrie. Ils affirment que ce programme constitue un premier pas vers le repositionnement de l’industrie grâce à un investissement dans un plan avantageux et viable. Les producteurs pourront se concentrer sur des parties de l’industrie qui permettent de consolider les partenariats, les alliances et les collaborations. Les exploitants individuels auront aussi la possibilité d’investir dans leurs besoins.

« Les producteurs de bœuf en Nouvelle-Écosse sont confrontés à de sérieux défis à court et à long terme », affirme Dave Oulton, président de Nova Scotia Cattle Producers. « (Cette initiative) permettra de surmonter certaines des difficultés auxquelles font face nos exploitations en raison des conditions de marché extrêmement faibles. »

Pour être admissibles au programme, les producteurs de bœuf doivent répondre à certains critères. Tous les détails sont disponibles sur le Web au www.nsfa-fane.ca/programs_and_projects (site disponible en anglais uniquement) ou par téléphone au 902-893-2293).

La date limite de la présentation des demandes pour 2009 est le 31 mars. Pour les formulaires de réclamation de 2010 et 2011, les dates limites seront le 31 mars 2011 et le 31 mars 2012, respectivement.

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10. Analyse du marché - Les marchés de grains sous pression en janvier

Ma chronique de la semaine dernière faisait le point sur le rapport du 12 janvier du département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) sur la production et l’offre et la demande. Il s’agit de l’une des plus importantes publications de données de l’année.

Malheureusement, ce rapport ne renfermait pas de bonnes nouvelles pour les haussiers des marchés agricoles. En effet, on y faisait état essentiellement de la croissance des stocks américains et mondiaux de céréales et d’oléagineux.

Sous l’effet des échanges commerciaux effectués depuis la publication du rapport, les marchés de grains sont en déclin. Pendant un mois complet, les détenteurs de positions longues du marché ont accumulé des positions spéculatives, qui sont soudainement devenues hors-marché et sources de perte financière, entraînant une opération massive de liquidation.

Il y a environ deux semaines, les marchés de grains ont amorcé une baisse, qui s’est accélérée à la suite de la publication du rapport de l’USDA, sous l’effet de la fluctuation des prix à terme à échéance rapprochée pendant cette période : 96 cents le boisseau de moins pour le soja, 53 cents de moins pour le maïs, 65 cents le boisseau de moins pour les prix à terme du blé de printemps à Minneapolis, et 34 $ la tonne de moins pour les prix à terme du canola à Winnipeg (entre le 6 et le 19 janvier).

Cette fluctuation a sonné un véritable signal d’alarme pour les marchés de grains. On a la vive impression que l’attitude du marché se transforme, de l’élan haussier qui était attribuable à la demande à l’élan baissier qui découle aujourd’hui de l’offre. Pendant des semaines, les indicateurs fondamentaux de l’offre ne laissaient entrevoir aucune pénurie dans les principaux marchés des produits agricoles de base, et, dans certains cas, comme le marché du blé, ils ont indiqué à maintes reprises un accroissement des stocks vers des niveaux difficiles à soutenir.

Au cours de la semaine dernière, cette réalité a frappé durement les marchés et a renversé la vague positive de soutien sous-jacent (et quelque peu artificiel) fourni par la collectivité des spéculateurs dans les marchés des produits agricoles de base.

Au moment d’écrire ces lignes (le 20 janvier), les marchés agricoles semblent survendus si l’on en croit les graphiques. On constate en effet un déclin très rapide et très marqué. Une forme de gain correctif peut être enregistrée à n’importe quel moment. Cela dit, nous nous trouvons et demeurerons probablement dans un marché fondamentalement baissier au cours des jours ou des semaines à venir.

Dans le marché des oléagineux, on porte une attention accrue aux perspectives récentes d’une récolte record de haricots en Amérique du Sud et à l’idée selon laquelle la demande d’exportation des haricots des États-Unis se réorientera bientôt sur les stocks de la nouvelle récolte au sud de l’équateur.

Le marché du maïs demeure aussi ébranlé depuis la publication, la semaine dernière, des estimations de l’USDA concernant la production, qui sont supérieures aux attentes. Toutefois, les pertes risquent d’être limitées par la perspective selon laquelle le récent effondrement des prix contribuera bientôt à stimuler la demande. Les marchés à terme du maïs semblent aussi survendus et sont appelés à rebondir pour le moins de façon temporaire. Je surveille le contrat de mars pour le maïs, qui continue de fléchir vers le niveau de soutien graphique fondamental de 3,64 $.

Les marchés du blé aux États-Unis subissent aussi de la pression, les fonds spéculatifs continuant de se renflouer grâce au déploiement récent des positions longues, qui s’écoulent maintenant à torrent. La forte remontée du dollar américain survenue au milieu de la semaine et l’abondance des stocks américains et mondiaux de blé demeurent source de pression.

La demande d’exportation de blé des États-Unis demeure très faible et le rythme des expéditions demeure inférieur au rythme nécessaire pour atteindre le volume d’exportation cible récemment diminué de l’USDA. Le contrat de mars au Chicago Board of Trade et les cours à terme du blé d’hiver au Kansas City Board of Trade ont maintenant atteint un niveau inférieur au seuil de soutien psychologique, soit 5 $ - pour la première fois depuis octobre – ce qui risque d’accroître les pressions de vente.

Pendant ce temps, de ce côté-ci de la frontière, les prix à terme du canola à Winnipeg ont aussi subi une pression tenace au cours des deux dernières semaines, affichant un douloureux recul de 1 $ le boisseau environ sur le marché au comptant, et sont aussi en voie d’être survendus.

Une source de soutien sous-jacent pour le marché du canola a été le volume d’exportation assez imposant aux terminaux d’exportation de la côte Ouest du Canada, de même que la perspective selon laquelle de nouvelles affaires étaient en train de se conclure dans le marché du canola. Toutefois, l’affaiblissement des prix internationaux de l’huile végétale et la stabilité des ordonnances de liquidation des positions longues des détenteurs de fonds de contrats de marchandise ont été les principaux facteurs de la dégringolade des prix dans ce cas-ci.

Ce fléchissement semble trop radical pour une période aussi courte, ce qui laisse envisager un marché survendu du point de vue technique. Cela dit, les perspectives de prix à court terme n’annoncent rien de très rassurant pour le marché.

Pour conclure, il convient de souligner le recul marqué du dollar canadien survenu au milieu de la semaine, ce qui a procuré un certain soutien aux prix du canola. Mais dans l’ensemble, le portrait demeure en ce moment assez sombre pour le marché des oléagineux.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l’information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204 654 4290 ou se rendre à l’adresse http://www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu’il offre.

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