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Note de la rédactrice

Note de la rédactrice Allison Finnamore et du rédacteur adjoint Rae Groeneveld

Vos commentaires, vos questions et vos idées d’articles sont toujours les bienvenus. Vous pouvez communiquer avec nous en écrivant à allison@finnamore.ca.


1. Rendement satisfaisant des pommes de terre au Manitoba malgré les conditions météorologiques difficiles

Il est inhabituel de voir de la machinerie agricole à l'œuvre dans des champs au Manitoba à la fin de novembre, mais c'est exactement ce qui s'est produit cette année.

Des conditions fraîches et humides ont prévalu pendant la période de croissance au Manitoba, faisant craindre une baisse marquée des rendements de la majorité des cultures. Mais ces craintes se sont dissipées grâce à l'automne exceptionnellement doux qui a succédé à l'été pluvieux.

Les producteurs de pommes de terre, en particulier ceux qui ont signé des contrats avec des transformateurs, ont été aussi soulagés que les autres au moment où ils se préparaient à récolter quelque 79 000 acres ensemencées au printemps.

Tom Gonsalves, spécialiste en développement des entreprises –secteur de la pomme de terre, au ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Initiatives rurales du Manitoba, indique que son ministère estime que la superficie cultivée est réduite d'environ 2 000 acres par rapport aux années précédentes. 

Le gel survenu au début d'octobre a interrompu la récolte alors qu'il restait environ 1 000 acres à récolter. Malgré l'aggravation de la situation pendant l'été, la récolte a été de l'ordre de 275 quintaux à l'acre, ce qui a plus que rectifié les problèmes.

Le temps doux a aussi permis d'améliorer la teneur en eau et la couleur des pommes de terre, deux caractéristiques importantes pour les transformateurs.

M. Gonsalves explique qu'en 2002, ces mêmes champs n'ont pas produit beaucoup plus que 230 quintaux à l'acre.

« L'augmentation observée cette année est attribuable à l'engagement des agriculteurs sur le plan de la productivité », indique-t-il. Donc, même si le nombre d'acres en production a légèrement diminué au fil des ans, la récolte répond à la demande du marché.

Les pommes de terre de consommation s'en sont aussi bien tirées. Tom Whitmore, vice-président de Peak of the Market, l'office de commercialisation des légumes du Manitoba, affirme que dans l'ensemble la récolte a été bonne. Il ajoute que la production a diminué de cinq pour cent par rapport à la récolte record de 2008-2009, mais que c'est signe d'un retour à une production quasi normale et non pas d'une pénurie. 

Le principal problème a été le temps doux enregistré en septembre, qui a réchauffé les pommes de terre dans le sol.

« Lorsqu'on entrepose les pommes de terre, il faut qu'elles soient froides pour cesser de croître. Or, cette année, elles étaient tièdes », dit M. Whitmore.

Toutefois, il n'est pas vraiment survenu d'autres problèmes pendant la récolte.

« De façon générale, la qualité est bonne, mais le pourcentage de pommes de terre ayant obtenu le grade numéro 2 est un peu plus élevé qu'à l'habitude. La couleur ne pose pas problème pour ce qui est des pommes de terre de consommation », indique-t-il.

Des pertes éventuelles de pommes de terre de consommation sont possibles en raison du gel survenu en octobre, mais M. Whitmore indique que la seule façon de déterminer ces pertes est d'attendre de voir quelle proportion de pommes de terres a été endommagée lorsqu’elles auront été entreposées.

Peak of the Market ne doute pas de sa capacité à maintenir un approvisionnement soutenu pour ses clients.

« Nous serons en mesure d'en expédier pendant les 12 mois de l'année, comme d'habitude », assure M. Whitmore.

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2. Le gel touche les pommes de terre à l’Île-du-Prince-Édouard

Comme les pommes de terre ont commencé à arriver aux deux usines de transformation de l’Île-du-Prince-Édouard cet automne, il est devenu assez facile de déterminer à quel moment elles ont été récoltées.

On ne saurait peut-être pas dire la date exacte, mais on sait à tout le moins si elles sont arrivées à l’entrepôt avant la première d’une série de fortes gelées qui a débuté vers la fin d’octobre. En raison des fortes pluies d’octobre, la récolte a été retardée à une date ultérieure au jour du Souvenir dans de nombreuses exploitations.

« Nous constatons une nette différence entre les pommes de terre récoltées avant la gelée et celles qui l’ont été après », a affirmé Gordon Campbell, directeur de l’usine de McCain à Borden‑Carleton, lors de la récente assemblée annuelle du Prince Edward Island Potato Board (Office de commercialisation des pommes de terre de l’Île-du-Prince-Édouard).

Ces propos ont été confirmés par Dwayne McNeill, responsable de l’achat des pommes de terre fraîches à l’usine des Fermes Cavendish, à New Annan. « Les pommes de terre récoltées à la fin d’octobre sont presque noires », a‑t‑il dit.

Terry Curley de Monaghan Farms indique que son entreprise fait le même constat. Cet exploitant vend la plus grosse partie de ses pommes de terre en vue de la production de chips pour des marchés avoisinants comme la Nouvelle‑Écosse et des marchés éloignés comme l’Asie du Sud‑Est.

M. Curley ajoute toutefois que la couleur ne pose pas problème dans le cas des pommes de terre récoltées avant la gelée.

Les trois hommes sont convaincus que des conditions d’entreposage appropriées permettront encore de rectifier la situation. M. McNeill explique que le problème est la teneur en sucre trop élevée des pommes de terre. Le réglage de la température d’entreposage peut cependant faire diminuer la teneur en sucre.

« Espérons que la couleur se rétablira au cours des prochains mois », ajoute M. Campbell.

M. Curley dit avoir déjà vécu une situation semblable et qu’à l’époque, une ventilation adéquate et le réglage de la température avaient corrigé le problème. Il « ose espérer » qu’il en sera de même cette année aussi.

MM. Campbell et McNeill ajoutent que leurs usines ont reçu un grand nombre de pommes de terre au cœur creux. Toutefois, la qualité générale des expéditions était « assez bonne ».

Par ailleurs, la faiblesse du marché des frites a déjà amené les Fermes Cavendish à réduire de 15 p. 100 la superficie d’où proviennent les pommes de terre qu’ils achètent des producteurs. La transformation à l’Île a été interrompue pendant la dernière semaine de novembre, et un autre arrêt est prévu la dernière semaine de décembre. Si le marché ne s’améliore pas en 2010, la compagnie prévoit fermer ses deux usines de New Annan une semaine tous les deux mois.

Malgré les changements qui s’opèrent dans le marché, M. Campbell indique que sa compagnie prévoit utiliser toutes les pommes de terre pour lesquelles elle a signé un contrat.

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3. Il y aura plus de produits québécois dans les supermarchés, dit Béchard

Le Québec se dotera de sa première politique agricole, accompagnée d'une loi-cadre.

La première finalité de cette politique d'ensemble sera d'accroître la place des aliments québécois sur les tablettes des supermarchés.

C'est du moins là l'engagement ferme pris jeudi par le ministre de l'Agriculture, Claude Béchard, à l'occasion du 85e congrès de l'Union des producteurs agricoles (UPA).

"Je veux que les gens comprennent très bien le message: il va y avoir plus de produits québécois sur les tablettes", a assuré le ministre, en point de presse, après son allocution devant les 425 délégués présents.

Le ministre s'adressait aux membres de l'UPA quelques heures seulement après la réélection, de justesse, de Christian Lacasse à la tête du puissant lobby agricole.

M. Lacasse l'a emporté sur son rival Marcel Groleau, président de la Fédération des producteurs de lait, par seulement neuf voix.

Le scénario se répète, car les producteurs agricoles ont démontré dans le passé qu'ils aimaient les scrutins serrés.

L'an dernier, M. Lacasse avait eu le dessus sur le président sortant, Laurent Pellerin, par 11 voix. Et l'année précédente, c'était M. Pellerin qui battait M. Lacasse, encore une fois par 11 voix.

D'entrée de jeu, dans ce contexte, M. Béchard a lancé un appel à l'unité des membres. Les agriculteurs sont trop peu nombreux au Québec pour se diviser, leur a-t-il lancé, soulevant les applaudissements de la foule.

D'ici le dépôt de sa politique et du projet de loi-cadre, le printemps prochain, M. Béchard dit vouloir examiner tous les outils disponibles pour accroître l'autonomie alimentaire du Québec.

Deux jours plus tôt, au début du congrès, M. Lacasse avait déploré lui aussi que seulement le tiers des aliments consommés par les Québécois étaient produits au Québec.

M. Béchard veut donc s'attaquer à ce problème en priorité, et a déjà demandé à un comité spécial de lui fournir des recommandations.

"On est déterminés à regarder tout ce qui peut se faire, tout ce qui peut être mis en place", a-t-il dit.

Dans son esprit, cela inclut également une présence accrue des boissons alcoolisées, vins ou autres, produites au Québec sur les tablettes de la Société des alcools du Québec (SAQ).

L'objectif consiste essentiellement à garantir l'offre de produits québécois 12 mois par année, à s'assurer qu'il soient mieux identifiés, tout en leur assurant une place de choix sur les tablettes, bien à la vue des consommateurs.

Le ministre a dit que sa politique d'ensemble ne se contentera pas de proposer de vagues orientations, d'où l'importance d'y adjoindre une loi-cadre, déposée dès le printemps 2010.

Cette loi-cadre viendra ajuster le cadre législatif qui chapeaute tout le secteur, ce qui impliquera une mise à jour de plusieurs lois.

"Ça nous permet de moderniser ce qui est déjà sur la place, de ramener ça dans une loi qui va être plus forte et en même temps, peut-être, d'aller apporter des ajustements à d'autres lois qui touchent l'agriculture", a expliqué M. Béchard, en disant vouloir "renverser le poids législatif du secteur agricole et du monde agricole dans l'appareil gouvernemental".

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4. Excellentes ventes de bovins de race

Même si de nombreux éleveurs de bovins canadiens traversent des années de vache maigre, certains secteurs de l’industrie de l’élevage demeurent rentables.

L’industrie des bovins de race a de nouveau affiché sa vigueur comme en témoignent les excellentes ventes réalisées lors de la Canadian Western Agribition, tenue la semaine dernière à Regina.

Entre autres faits saillants concernant ces ventes, mentionnons une part de 50 p. 100 dans un taurillon Charolais au coût de 67 500 $, un taureau Red Angus vendu 26 000 $, une part de deux tiers dans un taurillon Black Angus au coût de 25 000 $, une part de 50 p. 100 dans un taureau Hereford au coût de 16 250 $, et un taureau Simmental vendu 20 000 $.

Bruce Holmquist, président des ventes de bovins de race pendant la Canadian Western Agribition, a aussi confirmé que le nombre de bovins de race exposés et le nombre d’éleveurs exposants ont atteint un sommet inégalé depuis 2003.

« Il est fantastique de constater la confiance des éleveurs qui viennent exposer leur bétail. Grâce à la présence et à l’influence de la Canadian Western Agribition, les producteurs font des affaires en or », dit‑il.

La Canadian Western Agribition se veut le premier marché de la génétique bovine au Canada, ce qui garantit la participation des éleveurs de bovins de race, selon M. Holmquist. Cela crée aussi un intérêt pour le bétail exposé pendant cet événement d’une fin de semaine, en plus d’en accroître la valeur.

« C’est une occasion extraordinaire pour l’industrie du bétail commercial et pour le public en général de venir voir certains des bovins présentant le meilleur stock génétique au monde. »

C’est l’entreprise Clear Lake Charolais de Tiger Lily, en Alberta – relativement nouvelle dans le secteur des bovins de race – qui a effectué le plus gros achat lors de l’exposition, soit une part de 50 p. 100 dans un taurillon des fermes Prairie Cove Charolais, de Bowden, en Alberta, au coût de 67 500 $.

« Lorsque j’ai aperçu l’animal en question, il a piqué ma curiosité », raconte Tim Facette de Clear Lake Charolais. « Il était de première qualité et je n’avais jamais vu un spécimen pareil. La qualité et le matériel génétique de l’animal m’ont convaincu. Dans l’industrie de l’élevage, on doit viser ce qu’on considère être le mieux. Il n’est plus viable de se tenir dans la moyenne. On doit se démarquer. »

Comme les deux fermes détiennent chacune la moitié du taureau, elles partageront les bénéfices qui en découleront.

« Nous recevons des manifestations d’intérêt de partout dans le monde. Les États-Unis, la Finlande, la Suède et la Norvège souhaitent acheter de la semence de ce taureau », affirme Tim Bullick de Prairie Cove Charolais.

Même si les ventes de bovins de race ont été excellentes pendant la Canadian Western Agribition, les éleveurs ont affirmé que les ventes hors ferme sont un peu plus difficiles cette année, étant donné les problèmes financiers des éleveurs de bétail commercial.

« Je m’entretiens avec des éleveurs de bétail commercial, qui me disent qu’il n’y a vraiment pas d’argent (dans le secteur bovin) en Amérique du Nord, de sorte que (les ventes hors ferme) ne sont plus aussi bonnes qu’avant », note Glen Bender de l’entreprise Bender Shorthorns, à Neudorf, en Saskatchewan.

C’est M. Bender qui a obtenu le prix le plus élevé pour un animal lors de la vente de Bender Shorthorns pendant la Canadian Western Agribition – 6 400 $ pour un taurillon qui a été acheté par quelques acheteurs de l’Australie.

On garde toutefois espoir que la donne changera bientôt pour les éleveurs de bovins canadiens.

« J’ai la chance de visiter différentes parties du monde et je constate qu’il existe une pénurie mondiale de protéines. La demande existe, mais la difficulté est d’expédier notre produit à l’extérieur du continent nord-américain, à destination de ces marchés », explique M. Holmquist.

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5. Des producteurs de bœuf aux prises avec la sécheresse

Les conditions de sécheresse grave qui sévissent dans de vastes portions de l'Alberta ont porté un dur coup à de nombreux éleveurs de bovins en 2009. Étant donné la nette diminution de la production fourragère et du rendement des pâturages, beaucoup composent maintenant avec des hausses marquées du coût des aliments pour animaux cet hiver.

On estime que jusqu'à 74 p. 100 du cheptel de vaches, ce qui représente environ 1,3 million de femelles reproductrices, est touché par les conditions de sécheresse, indique Ben Schrader, président du comité des éleveurs-naisseurs de l'association Alberta Beef Producers (ABP).

M. Schrader note que les pâturages d'automne subissent en ce moment un stress intense et que, compte tenu de l'absence d'humidité dans le sous-sol, il est très probable que la sécheresse se poursuive en 2010. Les prix des aliments pour animaux dans de nombreuses régions ont déjà doublé, ce qui force les producteurs à recourir à des rations de paille enrichies.

ABP espère que les producteurs seront admissibles à de l'aide et étudie cette question en ce moment.

« La sécheresse attise la liquidation actuelle qui touche déjà l'industrie », dit M. Schrader. L'aide, poursuit-il, « pourrait contribuer à ralentir la liquidation incessante et la perte d'infrastructures ».

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6. Publication d’une étude sur l’agriculture

La production agricole est l’industrie la plus rentable pour le gouvernement et les contribuables, d’après une nouvelle étude sur les répercussions économiques des dépenses publiques au Québec.

« Les preuves sont claires », affirme Maurice Doyon, professeur d’économie agricole à l’Université Laval et coauteur de l’étude, financée par l’organisme qui représente les producteurs agricoles de la province. Aux chapitres de la création d’emplois et de l’activité économique, l’agriculture arrive première. Mieux encore, cette activité se déroule dans les régions rurales qui en ont le plus besoin. »

Dans le cadre de cette étude, menée au printemps, on a compilé et comparé des données provenant de différentes sources gouvernementales au sujet des investissements publics, de l’emploi et du produit intérieur brut pour plusieurs secteurs et plusieurs régions de la province en 2007.

L’une des constatations est que la production agricole et la transformation des produits agricoles créent 174 000 emplois directs et indirects et génèrent des revenus de plus de 13 milliards de dollars.

D’après l’étude, 70 p. 100 des produits agricoles du Québec sont transformés au Québec, ce qui représente de loin le pourcentage le plus élevé au Canada. L’étude nous apprend aussi que le secteur de la transformation crée plus d’emplois que n’importe quelle autre industrie dans la province.

Notamment, on peut lire qu’un investissement de 100 millions de dollars a créé 1 042 emplois dans le secteur de l’agriculture et de la transformation des aliments. Par comparaison, un investissement du même ordre crée 846 emplois dans le secteur de la construction, 834 emplois dans le secteur de la culture, 469 emplois dans le secteur gazier et pétrolier, 591 emplois dans le secteur des finances et 320 emplois dans la fonction publique.

« Ces résultats m’ont beaucoup étonné », admet M. Doyon. « Nous avons toujours tendance à considérer l’agriculture comme une industrie relativement petite sur le plan des retombées. Mais si on la compare à d’autres domaines d’activité, on constate qu’il s’agit en fait d’un secteur extrêmement important. »

Cette importance est accentuée, dit-il, lorsqu’on examine l’agriculture du point de vue géographique.

Grâce à une étude comparative de deux régions rurales – l’Abitibi-Témiscamingue, dans le Nord, et le Bas-Saint-Laurent – les auteurs de l’étude arrivent à la conclusion que chaque emploi lié à la production agricole dans ces régions correspond respectivement à 22 et 30 emplois dans la ville de Montréal.

« Nous avons constaté que, toutes proportions gardées, l’agriculture est aussi importante économiquement pour ces régions que le port de Montréal l’est pour la métropole québécoise », mentionne M. Doyon. « Autrement dit, l’arrêt de la production agricole dans ces régions équivaudrait à la fermeture du Port de Montréal. »

En outre, souligne‑t‑il, les travailleurs des régions rurales qui sont déplacés ont plus de difficulté à trouver un nouvel emploi que ceux du Grand Montréal.

Toujours selon l’étude, la production agricole et la transformation des aliments génèrent chaque année 3,9 milliards de dollars de recettes fiscales, dont près de la moitié va dans les coffres du gouvernement du Québec. M. Doyon note que l’industrie agricole bénéficie d’un appui gouvernemental d’environ 900 millions de dollars par année.

Une partie de ces fonds, ajoute-t-il, est consacrée au développement de secteurs provinciaux marginaux comme le bœuf, l’agneau et certaines céréales.

« L’objectif de cette étude n’est pas de dissuader le gouvernement de mettre la hache dans ses programmes de subventions ou de les réformer », plaide M. Doyon. « Cependant, les résultats soulignent l’importance économique de l’ensemble de l’industrie agricole (et) les répercussions sociales que des changements à ces programmes risqueraient d’avoir sur la population et les régions. »

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7. Ouverture prévue d’une nouvelle usine de congélation rapide

L’offre de produits tout au long de l’année constitue l’un des plus gros défis du mouvement en faveur des aliments locaux. Mais c’est chose du passé, selon une association de transformateurs du comté de Norfolk, en Ontario, qui a trouvé un moyen de surgeler rapidement les fruits et les légumes et de les récolter ainsi frais et en abondance.

Le printemps prochain, le comté accueillera une usine de transformation de 5 millions de dollars d’une superficie de 65 000 pieds carrés, dotée de la technologie de la surgélation individuelle.

L’entreprise Naturally Norfolk Inc., située à Delhi et propriétaire de l’usine, définit la surgélation individuelle comme un moyen de congeler chaque fruit ou légume séparément, et ce, au moment le plus fort de la récolte. Les produits frais sont alors à leur meilleur, et cette technique permet de les conserver pour les consommateurs pendant toute l’année.

Cette technologie contribue aussi à éliminer l’agglutination qui se produit souvent dans les emballages de fruits et de légumes surgelés.

Le projet a reçu un coup de pouce d’un million de dollars de la province la semaine dernière dans le cadre du Ontario Rural Development Fund. Il s’agit d’un autre exemple de mesure prise par l’Ontario pour aider ses agriculteurs à se relever de la récession.

C’était aussi une bonne nouvelle pour la région de Norfolk, qui tire depuis longtemps sa subsistance de la culture du tabac, et qui demeure ébranlée par l’effondrement de cette industrie.

« Non seulement ce projet fera augmenter la production locale de fruits et de légumes, créant de nouvelles perspectives d’emploi, mais il permettra aussi d’établir des moyens novateurs de transformer et de commercialiser les produits agricoles de l’Ontario dans un marché élargi d’envergure internationale », se réjouit Rick Johnson, adjoint parlementaire du ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales.

En effet, l’usine créera près de 50 emplois dans l’immédiat et jusqu’à 85 autres au cours des cinq prochaines années.

Naturellement, il y a de la frénésie dans l’air à Norfolk cet automne à la suite d’une série d’annonces relatives à la gestion de ce projet. La dernière concerne la signature d’un contrat de six mois avec la société BioEnterprise de Guelph, un agent de commercialisation, qui fournira de l’orientation stratégique. BioEnterprise aide des entreprises des secteurs de l’agroalimentaire, des sciences de la vie et des bioproduits à prendre de l’essor.

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8. Démarrage d'un projet d'essai de biodiésel

Le biodiésel sera utilisé pour la première fois dans le service ferroviaire par temps froid au Canada.

Le Canadien Pacifique (CP) et Ressources naturelles Canada (RNC) mènent ce projet pilote en collaboration.

Le gouvernement fédéral a annoncé son intention d'imposer l'utilisation d'une moyenne de cinq pour cent de contenu renouvelable dans l'approvisionnement national d'essence d'ici 2010 et d'une moyenne de deux pour cent de contenu renouvelable dans le diesel et le mazout d'ici 2011 au plus tard.

« Le chemin de fer est déjà le moyen le plus efficace de transporter des marchandises sur de longues distances », estime Fred Green, président et chef de la direction du CP. Il indique que ce projet permettra d'évaluer la fiabilité du biodiésel par temps froid.

Le biodiésel, un carburant de remplacement renouvelable qui est plus propre que les carburants ordinaires, provient soit d'huile végétale ou de gras animaux. Le biodiésel réduit les émissions de monoxyde de carbone, de dioxyde de carbone, de dioxyde de soufre et de matières particulaires, et agit aussi comme lubrifiant naturel.

Dans le cadre du cycle d'essai de cinq mois, le CP exploitera quatre locomotives à moteur diesel entre Calgary et Edmonton.

Le CP entreprendra des examens mécaniques détaillés systématiques des locomotives dans le cadre du projet pilote. Les données recueillies serviront à déterminer si un mélange de biodiesel s'élevant jusqu'à cinq pour cent de volume a des effets négatifs notables sur une locomotive ou ses systèmes connexes, par temps froid. On surveillera aussi l'impact sur la fiabilité, les changements éventuels à la locomotive ou la portée des travaux d'entretien, et on examinera certaines composantes des locomotives.

Ce projet pilote fait partie de l'Initiative nationale de démonstration du diesel renouvelable, qui appuie des projets qui démontrent le rendement du diesel renouvelable dans les conditions particulières du Canada.

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9. Analyse du marché - Mise à jour des Perspectives de rendement de novembre de la Commission canadienne du blé

La Commission canadienne du blé (CCB) a récemment publié ses plus récentes Perspectives de rendement (PDR) pour la campagne 2009-2010.

J’ai été quelque peu surpris de constater que les prix projetés pour le blé gagnent entre 1 $ et 10 $ la tonne par rapport aux PDR d’octobre. Par contre, les perspectives de prix du blé dur et de l’orge brassicole demeurent inchangées.

Les prix projetés pour l’orge fourragère enregistrée au compte A gagnent 7 $/t et les premières PDR de l’orge fourragère enregistrée au compte B sont établies à 152 $/t. Dans l’ensemble, les indicateurs fondamentaux du marché demeurent faibles malgré un certain raffermissement au cours du dernier mois.

Le tableau suivant présente les PDR de la CCB qui exposent en détail les paiements estimatifs aux agriculteurs pour le grain livré pendant la campagne 2009 2010 (août à juillet), en dollars canadiens par tonne métrique, rendu St-Laurent ou Vancouver.


Source : Commission canadienne du blé
PDR PDR
de novembre d’octobre
pour 2009-2010 pour 2009-2010
--Blé--
1 CWRS 14,5 % 271,00 261,00
1 CWRS 13,5 % 249,00 245,00
1 CWRS 11,5 % 221,00 219,00
3 CWRS 199,00 197,00
1 CPRS 198,00 197,00
1 CPSW 196,00 194,00
1 CWRW 11,5 % 206,00 205,00
1 CWRW 193,00 192,00
1 CWES 219,00 215,00
CW fourrager 151,00 149,00
--Blé dur--
1 CWAD 14,5 % 227,00 227,00
1 CWAD 11,5 % 206,00 206,00
3 CWAD 13,0 % 189,00 189,00
3 CWAD 182,00 182,00

--Orge
1 CW – Compte A 152,00 145,00
1 CW - Compte B 152,00 S/O
Select CW 2 rangs 208,00 208,00
Select CW 6 rangs 190,00 190,00

Blé

La CCB affirme que depuis la parution des PDR d’octobre, la situation économique internationale a montré des signes d’amélioration, ce qui a diminué les risques perçus dans plusieurs marchés, dont les marchés à terme du blé. Les fonds spéculatifs investis dans les marchés à terme du blé américain ont fait grimper les prix, même si les facteurs techniques de l’offre et de la demande se sont affaiblis.

Le rapport habituel entre les prix à terme du blé américain est bousculé : le cours à terme à la Bourse de Chicago se négocie actuellement au même niveau ou plus haut que le cours à terme du blé coté aux bourses de Kansas City et de Minneapolis.

Les taux de change entre plusieurs devises mondiales restent instables. L’euro a évolué à la hausse depuis le début de 2009 et dépassé récemment la barre des 1,50 $US. Le dollar australien et le dollar canadien se sont également renforcés, suivant une tendance similaire. La force des devises européenne et australienne par rapport au dollar américain apporte un certain appui à la structure des cours mondiaux du blé.

Le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) a publié le 10 novembre une mise à jour de ses projections sur l’offre et la demande mondiales de produits agricoles (World Agriculture Supply and Demand Estimates). Cette mise à jour fait état d’une hausse de production mondiale de blé à 672 millions de tonnes pour 2009, et prévoit maintenant que les stocks mondiaux de blé grossiront de 24 millions de tonnes cette année. L’USDA a augmenté ses prévisions de production et d’exportation pour la Russie, l’Ukraine et le Kazakhstan.

On prévoit que l’abondance de blé à faible prix dans ces régions limitera les exportations de blé des pays exportateurs.

De fortes pluies ont causé des dommages importants dans les cultures de blé au Brésil et ont nui aux caractéristiques de mouture de la récolte de blé. L’USDA estime actuellement la production du Brésil à 4,5 millions de tonnes, comparativement à 6 millions de tonnes l’an dernier. Le Brésil devrait importer 6,5 millions de tonnes, comparativement à 6 millions l’an dernier, ce qui devrait contribuer à soutenir les cours mondiaux.

Des températures élevées ont précipité la maturation du blé dans l’Est de l’Australie, tandis que dans l’Ouest du pays, des pluies modérées ont retardé la moisson. L’incertitude au sujet de la qualité et les retards de moisson continuent de contribuer au maintien des prix du blé australien.

Les nouvelles PDR de la CCB pour le blé de printemps de l’Ouest canadien (CWRS) numéro 1 à 13,5 p. 100 de protéines gagnent 4 $/t pour s’établir à 249 $/t, tandis que le contrat à prix fixe s’établit à l’heure actuelle à 244 $/t. Ces prix correspondent au prix à la livraison au silo en Saskatchewan, soit environ 5,19 $ et 5,06 $ le boisseau respectivement.

À titre comparatif, les prix offerts au comptant pour des catégories équivalentes de blé à la livraison au silo au Dakota du Nord se situent en moyenne à 5,80 $ le boisseau.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l’information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204 654 4290 ou se rendre à l’adresse http://www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu’il offre.

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