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Note de la rédactrice

Note de la rédactrice Allison Finnamore et du rédacteur adjoint Rae Groeneveld

Le commerce international est un élément essentiel pour l’agriculture canadienne, et les différends commerciaux, lorsqu’ils surviennent, peuvent être lourds de conséquence. Aujourd’hui, nous vous proposons plusieurs articles traitant du commerce, dont une analyse de l’incidence de certaines mesures.

Vos commentaires, vos questions et vos idées d’articles sont toujours les bienvenus. Vous pouvez communiquer avec nous en écrivant à allison@finnamore.ca.


1. La Chine exige des expéditions de canola exemptes de jambe noire

L’incertitude au sujet de l’avenir des ventes de canola canadien à la Chine afflige les producteurs et l’industrie à la suite de nouvelles exigences imposées par ce pays asiatique.

À compter du 15 novembre, la Chine exigera que les expéditions de canola canadien soient certifiées exemptes de jambe noire avant de les accepter.

« Essayer d’attester l’absence de la jambe noire serait très, très difficile », indique Rick White, directeur général de la Canadian Canola Growers Association.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) ne délivrera pas de certificat étant donné que la jambe noire est une maladie courante du canola au Canada et qu’il n’existe pas de méthode de dépistage établie. La jambe noire peut se traduire par d’importantes baisses de rendement des variétés vulnérables de canola. Elle est causée par un champignon et apparaît fréquemment dans les régions productrices de canola à l’échelle mondiale, y compris au Canada et en Chine.

« On trouve des spores dans les graines, mais pendant le processus de trituration des graines pour la fabrication d’huile, toutes ces impuretés sont éliminées », explique M. White.

Les représentants de l’industrie ont confirmé que la totalité du canola canadien exporté vers la Chine est destinée à la transformation, si bien que ce nouveau protocole semble superflu.

Selon le Conseil canadien du canola (CCC), les Chinois ont indiqué qu’on trouve chez eux des souches non virulentes de la jambe noire, alors que le Canada et l’Australie sont aux prises avec des souches virulentes qui pourraient toucher leurs récoltes.

Le 23 octobre, l’ACIA a tenu une conférence téléphonique avec l’industrie céréalière pour lui exposer les nouvelles exigences relatives aux exportations et les mesures adoptées pour faire changer la Chine d’idée. Cette semaine, une délégation canadienne de responsables de la salubrité alimentaire et du commerce se trouve en Chine et s’efforce de trouver une solution au problème.

« L’ACIA a immédiatement demandé un délai minimum de six mois pour s’adapter à la situation et fournir de l’information supplémentaire à la Chine », a déclaré le CCC.

La Chine est devenue un important marché pour le canola canadien. Elle a importé 2,6 millions de tonnes de graines de canola du Canada pendant la campagne agricole 2008-2009, selon le CCC. Cela représente environ le tiers du programme d’exportation du Canada.

« Nous espérons que le bon sens triomphera et que les preuves scientifiques l’emporteront dans ce cas-ci. Il est à souhaiter que nous évitions toute perturbation du commerce avec la Chine », conclut M. White.
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2. La reprise des exportations de lin vers l’Europe se fait attendre

Les exportations de lin canadien vers l’Europe sont peut-être sur le point de reprendre.

Des progrès ont été accomplis au chapitre du dépistage d’éléments génétiquement modifiés (GM) dans les expéditions.

Le 19 octobre, des représentants du gouvernement canadien ont fait une présentation au comité permanent de l’Union européenne (UE) sur la chaîne alimentaire et la santé animale. Au cours de cette présentation, ils ont expliqué un nouveau protocole mis au point pour l’échantillonnage, l’analyse et la documentation de la présence de variétés de lin GM dans les expéditions en provenance du Canada.

« On reconnaît qu’il existe d’autres tests, que l’on appelle essais concept, qui seront acceptables pour déterminer si le lin est exempt ou non d’organismes génétiquement modifiés (OGM) », explique Barry Hall, président du Flax Council of Canada.

Le 8 septembre, la Commission européenne a lancé un avertissement selon lequel une expédition en vrac de lin canadien contenait des traces d’éléments GM. En fin de compte, on a découvert que l’expédition contenait des traces d’une variété GM appelée CDC Triffid. Elle a été mise au point à la fin des années 1990, mais sa production commerciale n’a jamais été approuvée au Canada.

Le nouveau protocole dont on fait la promotion vise à satisfaire à la politique de tolérance zéro de l’UE à l’égard des OGM non autorisés.

« Cet essai concept doit permettre de prélever une graine sur 10 000 », précise M. Hall, qui ajoute que le test est assez précis pour satisfaire à cette norme. Il a aussi bon espoir que les expéditions de lin canadien satisferont à cette exigence.

Le comité de l’UE a discuté du protocole à la suite de la présentation des délégués canadiens. Il devrait prendre une décision sous peu au sujet de la reprise des expéditions de lin canadien.

M. Hall attend cette décision avec impatience.

« La possibilité d’expédier du lin à partir de Thunder Bay tire à sa fin et les entreprises de trituration belges ont besoin de lin que seul le Canada peut leur fournir », observe‑t‑il.

Les expéditions de lin du Canada à destination de l’Europe partent de Thunder Bay et transitent par les Grands Lacs et la Voie maritime du Saint-Laurent. Toutefois, la voie maritime ferme normalement en décembre en raison de la prise de la glace, de sorte qu’il ne sera bientôt plus possible d’exporter du lin vers l’Europe cette année.

Selon le Flax Council of Canada, il y a beaucoup de travail à faire pour déterminer comment on mènera ce nouvel essai au Canada et comment les entreprises peuvent s’adapter au nouveau protocole de manière à satisfaire aux normes européennes rigoureuses.

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3. Les négociations de l'OMC se poursuivent

Le gouvernement du Canada a demandé aux pays de l'Union européenne (UE) d'abandonner les subventions aux produits agricoles au cours de pourparlers visant à conclure un accord bilatéral de libre-échange.

Les pays européens veulent, quant à eux, que le Canada se débarrasse du système de gestion de l’offre pour les produits laitiers, la volaille et les œufs, mais le ministre du Commerce, l'honorable Stockwell Day, maintient que cet aspect ne fait pas l’objet de négociations.

« La gestion de l’offre ne fait pas partie des choses que le Canada est prêt à négocier », a indiqué M. Day lors d'une entrevue accordée à la Presse canadienne. « Nous avons conclu de nombreuses ententes bilatérales et multilatérales sans toucher à cette question et c’est la façon dont nous procédons dans le cas actuel. »

Certains experts, toutefois, estiment qu'avec une telle intransigeance, il sera pratiquement impossible de parvenir à un nouvel accord commercial avec les Européens.

Michael Hart, chercheur attaché au Centre de droit et de politique commerciale de l'Université Carleton, va jusqu'à dire que ces discussions ne sont rien d'autre qu'un exercice politique ainsi qu'une perte de temps et d'argent.

« Ce qui est négociable ne vaut pas la peine, et ce qui vaut la peine n'est pas négociable », affirme M. Hart. « Le Canada n'abandonnera pas son système de gestion de l’offre dans le cadre de négociations bilatérales avec l'UE. « Le Canada n'abandonnera pas non plus ses restrictions à la propriété dans les industries culturales. « Et l'UE n'assouplira pas sa politique agricole commune et n'adaptera aucun de ses règlements pour accommoder le Canada. »

Les représentants du Canada et de l'UE ont achevé leur première semaine de négociations commerciales officielles la semaine dernière, échanges que le ministre Day qualifie de difficiles mais productifs. Le Canada espère parvenir à une entente d'ici deux ans.

Un collègue de M. Hart à la Sprott School of Business de l'Université Carleton, Ian Lee, est d'accord pour dire que les retombées économiques d'un accord commercial avec les Européens peuvent être considérées comme insignifiantes.

À l'heure actuelle, la relation commerciale entre le Canada et l'UE est chiffrée à environ 40 milliards de dollars. Une nouvelle entente pourrait faire gonfler ce montant d'environ 15 milliards de dollars au bas mot.

Néanmoins, un nouvel accord pourrait jeter les bases politiques de négociations commerciales avec de nouveaux pays, particulièrement en Amérique latine et en Asie, et pourrait même ouvrir la voie à un nouvel accord de libre-échange en Amérique du Nord si les États-Unis se décidaient à rouvrir l'ALENA, affirme M. Lee.

« Nous devrions essayer puisque cela créerait un précédent, dit-il. Toute négociation pourrait ainsi servir de fondement à des négociations ultérieures avec d'autres pays. »

Les subventions européennes au secteur agricole constituent l'un des principaux obstacles à la conclusion d'une entente. Cette question est très controversée puisque ces subventions, selon M. Day, faussent le commerce international.

Pas plus tard que la semaine dernière, des producteurs agricoles européens ont tenu d'importantes manifestations contre l'intention de l'UE de limiter les subventions à l'agriculture au cours des prochaines années. Les dirigeants politiques d'Europe ont affirmé qu'ils désirent, eux aussi, abolir complètement les subventions.

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4. Les États-Unis empêchent la tenue de la contestation commerciale au sujet de l’étiquetage du pays d’origine

Il faudra encore au moins quelques semaines avant que le Canada et le Mexique puissent aller de l’avant avec leur contestation commerciale au sujet de l’étiquetage du pays d’origine pour les produits carnés imposé par les États-Unis.

Le 23 octobre, les États-Unis ont contrecarré la demande visant à amorcer un processus de règlement des différends de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Plus tôt ce mois-ci, le gouvernement canadien a annoncé qu’il contesterait les restrictions relatives à l’étiquetage de la viande par le truchement d’un groupe spécial de règlement des différends de l’OMC. Quelques jours plus tard, le Mexique s’est joint au recours du Canada. En vertu du processus, le pays faisant l’objet de la contestation peut faire rejeter la première demande relative à la création d’un groupe spécial; toutefois, à la deuxième demande, il ne peut s’interposer de nouveau.

Le différend commercial devrait être entendu à la prochaine audience du groupe spécial de règlement des différends de l’OMC, le 19 novembre.

Selon le ministre de l’Agriculture du Canada, l’honorable Gerry Ritz, il était prévisible que les États-Unis réagissent comme ils viennent de le faire.

« Notre gouvernement a indiqué très clairement à nos homologues américains que nous ne resterons pas les bras croisés pendant que nos producteurs sont traités injustement », a déclaré M. Ritz dans un courriel adressé à la Presse canadienne.

L’étiquetage du pays d’origine oblige les conditionneurs, les exploitants de parc d’engraissement et les transformateurs américains à tenir des registres stricts sur le lieu d’élevage du bétail de boucherie, de façon à ce que les détaillants puissent étiqueter les emballages en conséquence. Cette exigence a forcé de nombreuses entreprises de conditionnement aux États-Unis à cesser ou à restreindre leurs achats de bovins canadiens en raison des coûts accrus liés à la ségrégation des animaux et de la viande. La Canadian Cattlemen’s Association estime que le coût pour l’industrie du bœuf se chiffre jusqu’ici à environ 250 millions de dollars.

En 2008, le gouvernement du Canada a initialement contesté les dispositions concernant l’étiquetage du pays d’origine aux États-Unis. Puis, au début de 2009, il a interrompu les consultations de l’OMC après que l’administration Bush a modifié les lignes directrices de manière à réduire les coûts. La contestation commerciale a été relancée en avril 2009 après que le secrétaire à l’Agriculture des États-Unis, Tom Vilsack, a envoyé une lettre à l’industrie américaine de la viande pour l’inviter à se conformer volontairement aux exigences renforcées en matière d’étiquetage, notamment l’obligation d’indiquer le lieu de naissance, d’élevage et d’abattage de l’animal.

Dans le cadre du processus de règlement des différends de l’OMC, la présentation des arguments pourrait se terminer en février, suivi de la livraison d’un rapport intérimaire au printemps, et une décision finale pourrait être rendue au début de l’été.

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5. Publication des statistiques sur les stocks de porcs

Statistique Canada a publié ses tout derniers chiffres sur les stocks de porc dans les fermes canadiennes.

Les stocks de porcs ont reculé de 7,3 p. 100 entre le troisième trimestre de 2008 et le troisième trimestre de 2009. Statistique Canada attribue ce déclin à la faiblesse des prix du marché ainsi qu’à la restructuration et à la fermeture de fermes.

Au 1er octobre 2009, les agriculteurs canadiens ont dénombré 11,8 millions de porcs dans leurs fermes, en baisse par rapport aux 12,7 millions déclarés à la même date l’année précédente. Par ailleurs, le nombre de fermes comptant des exploitations porcines est passé de 8 500 à 7 700.

Le nombre de truies déclarées dans les fermes s’est établi à 1,3 million, en baisse de 4,4 p. 100 par rapport au 1er octobre 2008. Statistique Canada rapporte que l’industrie du porc s’attend à ce que le nombre de truies devant mettre bas continue à régresser.

Les producteurs de porcs ont exporté environ 1,6 million de porcs au troisième trimestre de 2009, en baisse de 27,2 p. 100 par rapport à la même période l’année précédente. Au cours de la même période, l’abattage de porcs au pays a enregistré une hausse de 5,9 p. 100, la capacité d’abattage ayant augmenté dans certaines régions.

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6. L’industrie des fruits de vergers vise à accroître sa compétitivité

Une entente conclue cette semaine par voie de médiation entre les employés d’une station fruitière et la coopérative créée récemment dans la Vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique, se traduira par un gel des salaires de trois ans et par un assouplissement de l’horaire des quarts de travail.

Ces mesures visent à consolider les exploitations du secteur des fruits de verger, les propriétaires s’efforçant d’accroître leur efficience et de tirer un avantage dans les marchés mondiaux des fruits, où la concurrence est très serrée.

Depuis les deux dernières années, l’industrie est en restructuration dans le but d’unir les membres de la coopérative, pour faire en sorte que la qualité soit une priorité et devienne un argument de vente.

Les quatre principales stations fruitières ont fusionné l’an dernier pour former la Okanagan Tree Fruit Co-operative, qui représente quelque 1 000 vergers.

La consolidation de la coopérative s’est poursuivie : une station fruitière a fermé ses portes l’année dernière et une autre devrait cesser ses activités à la fin de la présente saison.

« Le problème est qu’il est inefficace d’exploiter trois usines à 30 p. 100 de leur capacité, en plus d’avoir trois ensembles d’équipement à entretenir », explique Mohamed Doma, négociateur de la coopérative. « Il est nécessaire de les consolider pour permettre à une seule usine d’atteindre un niveau d’efficacité de 90 p. 100. »

Pour cela, il est indispensable de mettre en place un deuxième quart de travail le jour dans les usines, de même que les fins de semaines, particulièrement pendant la récolte, sans avoir à verser une prime en plus du salaire de base.

M. Doma indique que les usines de l’Ontario et de l’État de Washington constituent les principales concurrentes de celles de la Colombie-Britannique. Les employés de ces établissements reçoivent six dollars l’heure de moins, tous postes confondus, de sorte qu’il est impossible pour la coopérative d’être concurrentielle sans réduire ses coûts.

Des exploitants de vergers cessent leurs activités, souligne M. Doma. Les employés doivent reconnaître que l’industrie doit être protégée.

Bon nombre des 500 employés syndiqués sont des travailleurs saisonniers. M. Doma indique qu’il reste certaines questions à résoudre, mais le rapport contraignant d’un médiateur provincial jette les bases d’une solution à d’autres questions.

Les employés ont voté en faveur d’une grève à la mi-juillet, mais les deux parties ont par la suite accepté de recourir à un médiateur. Le contrat de travail a expiré le 31 août.

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7. Le secteur canadien de l'agneau fait campagne en faveur de l’expansion de l’industrie

Les producteurs d'agneau de l'Alberta veulent répandre la bonne nouvelle.

La production d'agneau est en ce moment le secteur d'élevage le plus rentable dans la province. Toutefois, la production ne répond actuellement qu’à environ 50 p. 100 de la demande, ce qui oblige les épiciers et les restaurateurs à importer le volume manquant.

Ce déficit de production signifie que les possibilités sont excellentes pour les producteurs établis qui veulent prendre de l’expansion et pour les nouveaux producteurs qui veulent faire leurs débuts dans l'industrie, indique Margaret Cook, directrice exécutive de Alberta Lamb Producers (ALP). Elle souligne que l’on a prévu une hausse de 40 p. 100 de la demande entre 2004 et 2020.

À un moment où de nombreux éleveurs de bovins et de porcs remettent leur avenir en question, Mme Cook croit qu'il convient de leur parler des débouchés qu'offre le secteur du mouton. Dans cette optique, la ALP a amorcé une campagne destinée à promouvoir le développement de l'industrie à l'échelle de l'Alberta.

Mme Cook souligne que les producteurs établis ne devraient pas considérer les nouveaux producteurs comme une menace, puisqu'il y a de nombreux débouchés pour tous. Elle affirme qu'il est plus risqué d'obliger les consommateurs à acheter de l'agneau importé que d'accroître les niveaux de production dans la province.

« Beaucoup de consommateurs veulent acheter de l'agneau local, mais ils n'ont pas toujours cette possibilité », dit-elle.

La campagne, lancée cette semaine lors du Alberta Sheep Symposium, à Leduc, se déroulera jusqu'à la fin de l'année prochaine.

Les outils de diffusion comprendront des brochures, des envois postaux directs, de la publicité dans la presse agricole ainsi qu'une vidéo de l'industrie qui sera complémentaire au matériel de formation existant. Mme Cook indique que la ALP participera aussi aux principaux salons agricoles cet hiver et le printemps prochain.

Elle est convaincue que les éleveurs de bovins et de porcs qui ont perdu espoir manifesteront un vif intérêt, et note que de huit à dix éleveurs de bovins ont assisté au symposium, en quête d'information sur la façon de convertir leur exploitation.

L'Alberta est la première province à entreprendre sa campagne, et les producteurs de la Saskatchewan envisagent une promotion semblable. Mme Cook affirme que les déficits de production ne se limitent pas à l'Alberta; cette situation existe à l'échelle du pays. Pour obtenir plus d'information, consultez le www.ablamb.ca (en anglais seulement).

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8. Un abattoir se prépare à prendre de l’expansion

Le plus grand abattoir de bovins de réforme de l’Est du Canada a obtenu l’approbation, sous certaines conditions, d’un prêt pour la construction d’une nouvelle installation de transformation près de son abattoir actuel, à Saint-Cyrille-de-Wendover, au Québec.

L’entreprise québécoise de conditionnement du bœuf Levinoff-Colbex, appartenant à des producteurs, recevra un prêt de 9,6 millions de dollars du gouvernement fédéral dans le cadre du Programme d’amélioration de l’abattage d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, qui fait partie du Plan d’action économique du Canada.

« Il faut absolument que les agriculteurs du Québec et, bien entendu, les agriculteurs de l’ensemble de l’Est du Canada, aient accès à des installations d’abattage », a déclaré l’honorable Jean-Pierre Blackburn, ministre du Revenu national et ministre d’État (Agriculture). 

Levinoff-Colbex, qui compte 375 employés, offre un service essentiel au secteur bovin de l’Est du Canada, puisqu’il s’agit du seul abattoir appréciable de bovins de réforme pour les producteurs de l’Ontario, de Québec et des provinces de l’Atlantique. Levinoff-Colbex abat et transforme 150 000 bovins de réforme par année.

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9. L'ACIB met à l’essai des systèmes IRF

L'Agence canadienne d'identification du bétail (ACIB) étudie en ce moment l'usage de systèmes d'identification par radiofréquence (IRF) dans des marchés aux enchères.

Ce projet comprendra l'installation, l'exploitation et l'essai de nombreux lecteurs IRF offerts sur le marché dans huit marchés aux enchères à l’échelle du Canada, ainsi que la collecte de données auprès de trois marchés qui sont déjà dotés de ces systèmes. Les résultats de l’étude permettront de déterminer les coûts de mise en œuvre du système et ses avantages pour l'industrie et pour le gouvernement.

L'étude portera sur des installations de vente aux enchères en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique.

L'ACIB affirme dans un communiqué que la traçabilité sur le marché canadien requiert la saisie et le transfert des données des étiquettes IRF portés par les bovins à la base de données de l'Agence, soit le Système canadien de traçabilité du bétail (SCTB). Ce transfert sera possible  grâce à l'utilisation de lecteurs électroniques à chaque endroit où sont acheminés les animaux. La technologie et les processus doivent répondre aux besoins des marchés aux enchères en ce sens qu'ils ne doivent pas gêner le commerce ou causer de stress supplémentaire au bétail.

Au cours de la première phase de la recherche, on évaluera la capacité de la technologie existante de collecter et de transmettre les données des étiquettes IRF au SCTB avec le maximum de précision et de fiabilité. Par la suite, les chercheurs évalueront l'incidence sur le commerce, tant en termes de rapidité et de coût de mise en œuvre dans le but de soutenir les objectifs d’une traçabilité complète.

Les résultats sont attendus en janvier.

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10. Analyse du marché – Le marché du canola pris de court par les exigences de la Chine en matière d’importation

Une annonce a eu l’effet d’une bombe sur le marché canadien du canola la semaine dernière.

Le gouvernement chinois a avisé l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) qu’il n’acceptera plus les importations de graines de canola à compter du 15 novembre si les cargaisons ne sont pas accompagnées d’un certificat attestant qu’elles sont exemptes de jambe noire, maladie qui ne représente plus une grave menace au Canada, mais qu’on trouve encore couramment dans les graines de canola.

À cette annonce, le marché du canola a tout de suite eu une réaction négative. Les prix à terme ont chuté et la base au comptant s’est élargie. La Chine a représenté le tiers du marché d’exportation du Canada pour le canola l’année dernière (2,6 millions de tonnes) et comme le programme d’exportation déjà très chargé pour la présente année commerciale est menacé, l’enjeu est très grave pour l’industrie du canola.

Le gouvernement canadien a pour sa part réagi vivement. Des experts ont vite été dépêchés à Beijing pour rencontrer des représentants du gouvernement chinois dans le but de trouver un terrain d’entente qui permettrait, souhaite‑t‑on, de maintenir les échanges de canola entre les deux pays.

« C’est une question très sérieuse, et nous travaillons de concert avec les représentants du gouvernement Chinois pour résoudre le problème pour les producteurs de canola du Canada », a déclaré le ministre de l’Agriculture, Gerry Ritz.

« Nous voulons souligner qu’il ne s’agit pas d’une question de salubrité alimentaire, mais plutôt d’une question commerciale et d’accès au marché », mentionne le porte-parole de l’ACIA, Tim O’Connor. « Nous sommes convaincus que les agriculteurs canadiens produisent le meilleur canola du monde et nous continuerons de travailler en leur nom pour résoudre la situation actuelle. »

L’attestation de l’absence de jambe noire dans le canola chargé après le 15 novembre est une exigence impossible à remplir pour les fournisseurs, qu’ils soient Canadiens, Australiens ou Européens. Il y a donc lieu de se demander à quel jeu joue la Chine.

On continue de lancer de nombreuses hypothèses sur les raisons qui ont porté la Chine à imposer des restrictions relatives à la jambe noire. Bon nombre font intervenir des enjeux économiques, mais la porte-parole du Conseil canadien du canola, Debbie Boulanger, indique que ce n’est pas la raison officielle qu’a donnée la Chine.

« Les Chinois ont fait savoir aux représentants du gouvernement que les souches de jambe noire que l’on trouve en Chine sont non virulentes, alors que celles qu’on trouve au Canada sont virulentes, ce qui risque d’avoir des répercussions sur les récoltes chinoises de colza. C’est la raison qu’on nous a donnée », rapporte Mme Boulanger.

La porte-parole indique qu’on ignore pourquoi les Chinois se préoccupent de la jambe noire.

« La jambe noire ne devrait pas représenter un risque véritable pour la production chinoise, parce que le Canada n’exporte rien d’autre que des graines de canola en Chine. Ces graines sont strictement destinées à la transformation, et non à l’ensemencement. Il semble que la Chine adopte une drôle de position en ce moment. »

Mme Boulanger affirme que le conseil recueille actuellement de l’information qui permettra de garantir aux autorités chinoises que la souche de jambe noire qu’on trouve au Canada ne s’infiltrera pas dans leur système.

Les experts canadiens qui sont en Chine en ce moment cherchent à trouver au moins une solution temporaire. L’ACIA demandera un sursis d’au moins six mois pour s’ajuster aux exigences de la Chine et pour lui fournir l’information supplémentaire pertinente.

Étant donné l’incertitude qui règne dans le marché, il paraît maintenant impossible d’établir des perspectives pour le canola.

Si la Chine n’achète pas deux millions de tonnes de canola canadien ou plus cette année, cela créera un manque à gagner astronomique dans la grille d’exportation du Canada, et il ne sera pas facile de combler ce manque par un autre acheteur. En revanche, les utilisateurs chinois de canola ont peu d’autres sources d’approvisionnement, voire aucune autre, compte tenu de ces restrictions à l’importation.

Il semble donc raisonnable de penser qu’un compromis sera échafaudé. Les affaires vont reprendre en vertu d’une forme d’entente négociée. Mais la question est de savoir quand. Et la situation est encore plus incertaine étant donné que l’automne est normalement la période d’expédition la plus occupée pendant la campagne de vente du canola. D’ailleurs, un volume et des échanges élevés sont déjà inscrits dans les livres.

Faudra-il des jours, des semaines ou bien des mois pour dénouer l’impasse? Personne ne peut répondre à cette question à l’heure actuelle.

Néanmoins, la Chine représente maintenant environ un tiers des exportations de canola du Canada. Et un délai de quelques semaines entraînerait un trou dans la demande de canola, ce qui serait un véritable problème sur le plan logistique.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l’information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204‑654‑4290 ou se rendre à l’adresse www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu’il offre.

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