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Note des rédacteurs

Note de la rédactrice Allison Finnamore et du rédacteur adjoint

Vos commentaires, vos questions et vos idées d’articles sont toujours les bienvenus. Vous pouvez communiquer avec nous en écrivant à allison@finnamore.ca.


1. La sécheresse se prolonge

La sécheresse qui sévit dans une vaste portion de l’Alberta et dans le Centre ouest de la Saskatchewan ne semble pas près de se résorber. Les dernières cartes du programme Guetter la sécheresse du Service national d’information sur l’agroclimat d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) montrent que cette région a reçu de très faibles précipitations depuis le début de la période de croissance.

Dans la région qui englobe Rosetown et Kindersley, en Saskatchewan, et Coronation et Hanna, en Alberta, moins de 50 millimètres de pluie sont tombés entre le 7 mai et le 5 juillet, ce qui représente moins de 40 p. 100 des précipitations normales.

Il en résulte une piètre croissance des cultures et des pâturages. En effet, le dernier rapport sur l’état des cultures de Saskatchewan Agriculture indique que « la germination est inégale » et que « certaines cultures n’ont pas levé ».

Même si les gouvernements provinciaux de l’Alberta et de la Saskatchewan ont pris la décision d’apporter des modifications à leurs programmes d’assurance-récolte pour aider les producteurs à faire face à la sécheresse, le Syndicat national des cultivateurs (SNC) indique que le gouvernement fédéral doit offrir des mesures d’aide dans le cadre du programme Agri-relance.

« Pour de nombreuses familles d’agriculteurs, le facteur qui déterminera leur capacité à continuer d’exercer l’agriculture sera le caractère adéquat et la rapidité de l’intervention du gouvernement dans le cadre d’Agri-relance » [traduction libre], a déclaré M. Stewart Wells, président du SNC, dans une lettre adressée au ministre fédéral de l’Agriculture, M. Gerry Ritz.

Le SNC indique que le cadre Agri-relance prévoit un mécanisme permettant l’évaluation officielle d’une situation si elle est de portée nationale, et si un organisme national demande que cette évaluation soit menée.

« Au nom du Syndicat national des cultivateurs, je demande officiellement au gouvernement fédéral d’entreprendre une évaluation. »

M. Wells indique que pour apporter une aide plus rapide aux victimes de la sécheresse, le gouvernement fédéral devrait assumer le coût total de l’aide aux sinistrés pour des mesures comme les paiements immédiats en espèces, le financement du service de la dette, les programmes d’achat et de transport du foin, et les programmes de déménagement des bovins. On économiserait ainsi du temps en évitant des négociations prolongées indéfiniment concernant le financement multipartite.

« Même si les gouvernements provinciaux doivent contribuer efficacement à l’élaboration des solutions, une offre du gouvernement fédéral indiquant qu’il assumera tous les coûts accélérera considérablement la mise en œuvre de l’aide et donnera des moyens aux provinces qui ont une assez faible population par rapport aux dizaines de millions d’acres touchées par cette sécheresse. »

Tandis que les pressions s’accroissent sur le gouvernement fédéral pour qu’il apporte des mesures d’aide, certaines organisations font ce qu’elles peuvent pour aider les agriculteurs et les grands éleveurs touchés par la sécheresse.

Par exemple, Canards Illimités Canada (CIC) entend mettre près de 36 000 acres à la disposition des agriculteurs pour la fenaison ou le pâturage en 2009.

La date limite de la présentation des offres pour le pâturage et la fenaison est le 13 juillet. Une liste complète des terres disponibles et tous les renseignements au sujet du programme se trouvent au http://yourland.ducks.ca (en anglais seulement).

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2. Baisse des rendements en foin

Un représentant du Western Beef Development Centre (WBDC) conseille aux éleveurs-naisseurs de bovins de boucherie de la Saskatchewan situés entre Regina et Kindersley de commencer à prévoir des sources de pâtures hivernales de rechange.

Selon le vice-président du WBDC, M. Paul Jefferson, « les producteurs de la Saskatchewan qui commencent à récolter leur foin seront déçus des rendements cette année, particulièrement dans cette région. Les rendements en foin dépendent des conditions météorologiques printanières, et le temps froid et sec enregistré d’avril à juin cette année vont se traduire par de faibles rendements en foin. »

M. Jefferson utilise des données antérieures sur les conditions météorologiques et les rendements en foin pour examiner les tendances à long terme de la production de foin en Saskatchewan. En saisissant dans un modèle statistique les données météorologiques enregistrées ces trois derniers mois dans 16 stations différentes, il en arrive à prévoir que le rendement dans des régions comme celles de Regina, de Moose Jaw, de Rosetown, de Kindersley et de Nipawin représentera entre 40 et 66 p. 100 de la moyenne à long terme. Dans tous les cas, les rendements devraient être « largement inférieurs à la moyenne ».

Le WBDC indique que les prévisions du rendement en foin sont généralement conformes aux précipitations recensées dans le cadre du programme Guetter la sécheresse d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC). Il y a une différence, à Moose Jaw, où AAC rapporte des précipitations moyennes, mais le modèle du WBDC prévoit néanmoins un rendement en foin très inférieur à la moyenne. La différence résulte de la pondération des précipitations dans le modèle du WBDC, alors que le modèle d’AAC est fondé sur les précipitations accumulées du 1er avril au 30 juin.

Le WBDC indique que les approvisionnements en foin pour l’hiver 2009-2010 seront restreints à l’échelle de la Saskatchewan. L’hiver dernier a été long et froid, contribuant à vider les réserves de foin et de pâtures hivernales de nombreux éleveurs-naisseurs de bovins de boucherie. Cela signifie que les régions affichant de faibles rendements en foin en 2009 devront se procurer des pâtures supplémentaires pour l’hiver 2009-2010. Les régions voisines auront peut-être des stocks restreints de foin à vendre d’après les résultats du modèle. Les coûts du transport par camion en provenance des régions possédant un excédent de foin dissuaderont les éleveurs de faire livrer du foin provenant de régions éloignées.

Pour ces raisons, on encourage fortement les producteurs de bœuf dans les régions touchées de prévoir des pâtures hivernales de rechange comme les résidus de cultures, le fourrage vert issu des récoltes annuelles, le sevrage précoce des veaux et une réforme majeure du cheptel de vaches cet automne.

Le WBDC recommande aux producteurs qui utiliseront les résidus de cultures comme pâture hivernale pour leurs vaches de demander conseil à un nutritionniste spécialiste du bœuf au sujet des rations pour s’assurer de donner une alimentation convenable à leur troupeau.

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3. Priorité accordée à l’indemnisation des pertes de récoltes causées par la sécheresse

Certains changements apportés au programme d’assurance-récolte de l’Alberta devraient accélérer le versement des indemnités aux producteurs ayant subi des pertes de récoltes causées par les conditions de sécheresse extrême.

Pour la première fois, les producteurs pourront utiliser les rendements moyens par région (déterminés au niveau des cantons) pour accélérer le traitement des déclarations de sinistre présentées avant la récolte, ce qui leur permettra de rapporter leurs cultures par téléphone sans qu’une inspection soit effectuée.

Les paiements seront versés une fois qu’il aura été confirmé que les cultures serviront à d’autres fins, comme le pâturage ou l’ensilage, ou qu’on les a pulvérisées pour protéger leurs réserves d’humidité.

Les experts en sinistres ont été dépêchés dans les régions les plus durement touchées pour déterminer les valeurs à utiliser comme rendement moyen, indique Merle Jacobson, vice-président, gestion du risque, à la Alberta Financial Services Corporation (AFSC).

M. Jacobson conseille aux producteurs de présenter une déclaration de sinistre à leur bureau de district local une fois qu’ils ont décidé de profiter ou non des avantages apportés par les changements au programme. Cela devrait permettre au processus de se dérouler sans heurts et sans délai.

Cette mesure a été prise à la lumière des préoccupations croissantes au sujet des risques de graves pénuries des  stocks de fourrages d’hiver, qui mettent en péril l’industrie bovine de l’Alberta.

Le cheptel bovin de l’Alberta, qui compte 1,85 million de têtes, risque de diminuer dans des proportions variant de 10 à 28 p. 100 cette année selon Kevin Boon, vice-président de Alberta Beef Producers.

Les inquiétudes liées à la menace de pénuries de fourrages ont déjà incité certains éleveurs à vendre des couples vache-veau à prix réduit, et ce, bien avant la période où ils vendent habituellement les veaux séparément, indique M. Ken Ziegler, spécialiste de l’élevage bovin au ministère de l’Agriculture de l’Alberta.

Pour obtenir plus d’information sur les changements apportés au programme d’assurance, rendez-vous au www.afsc.ca (site en anglais seulement) ou téléphonez au 1‑888‑786‑7475.

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4. Établissement d’un plan à long terme

Le secteur canadien du porc a établi un plan quinquennal pour aider l’industrie à surmonter les difficultés économiques actuelles.

Préparé par le Conseil canadien du porc (CCP), ce plan tient compte d’un « grand nombre de problèmes pressants qu’il est urgent de résoudre si l’on veut assurer un avenir viable pour le secteur porcin du Canada », [traduction libre] déclare le CCP dans un communiqué.

« Les producteurs savent que leur rentabilité future dépend de leur engagement à changer », affirme Jurgen Preugschas, président du CCP. « Ils savent que beaucoup des facteurs fondamentaux qui ont contribué à une forte croissance dans le passé n’existent plus, mais que de nouveaux débouchés s’offriront à eux. Ce plan indique la voie à suivre pour veiller à ce que l’industrie soit encore en mesure de profiter de ces débouchés futurs. »

Le document expose clairement les mesures nécessaires pour une transition réussie, dont un plan spécial de redressement de l’industrie dans le sillage de l’éclosion du virus H1N1, des ajustements aux avances d’urgence versées dans le cadre du Programme de paiement anticipé, et un programme d’aide financière de transition pour les exploitations porcines.

Le plan propose une feuille de route jusqu’en 2014 et présente plusieurs caractéristiques d’une industrie efficacement remise sur pied, notamment :

  • une consommation apparente intérieure de porc de 730 000 tonnes au Canada, soit 150 000 tonnes de plus qu’en 2008;
  • des exportations de quatre millions de porcs vivants vers les États-Unis, soit 5,3 millions de moins qu’en 2008;
  • des exportations totales de porc de un million de tonnes, dont le cinquième vers les États-Unis;
  • l’abattage national de 21,5 millions de têtes au total, soit 0,2 million de moins qu’en 2008;
  • la réduction de la production totale, de 31 millions en 2008 à 25,5 millions de porcs;
  • une part du marché intérieur de 88 p. 100 comparativement à 75 p. 100 en 2008.

Le plan de transition renferme aussi plusieurs autres initiatives stratégiques qui contribueront à renforcer la compétitivité à long terme de l’industrie, indique le CCP.

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5. La superficie de soja atteint un record en Ontario

L’ensemble des conditions jugées tout à fait propices à un accroissement de la superficie de soja a donné lieu à un nouveau record de superficie pour les oléagineux en Ontario.

La superficie ensemencée en soja dans cette province a bondi à 2,4 millions d’acres. Il s’agit d’une augmentation de 14,3 p. 100 par rapport à 2008, et de 100 000 acres par rapport au record précédent, établi en 2004.

Selon le directeur général des Ontario Soybean Growers (OSG), M. Dale Petrie, le scénario complexe à l’origine de cet accroissement a commencé à se dessiner à la fin de la période de croissance 2008, sous l’effet de l’enthousiasme des producteurs de soja vis-à-vis du rendement et de la rentabilité de leurs récoltes. En effet, les pucerons ont été pratiquement absents pendant la période de croissance 2008 en Ontario, et les conditions météorologiques ont été favorables dans la majorité des régions de la province, qui ont reçu des précipitations suffisantes.

Au moment de la récolte, en raison des conditions humides, les producteurs ont ensemencé moins d’acres en blé d’hiver, ce qui leur a permis de semer davantage de soja.

Puis, ce printemps, les prix de l’engrais et les conditions de croissance fraîches et humides ont fait en sorte qu’un nombre accru d’acres habituellement ensemencés de maïs ont été « convertis » au soja (le soja demandant moins d’intrants).

M. Petrie indique aussi que les possibilités de primes pour le soja à identité préservée demeurent solides, ce qui attire les producteurs. Le marché japonais s’est récemment détourné du soja de la Chine en raison de craintes relatives à la salubrité alimentaire, ce qui renforce la demande de soja canadien et américain.

Les primes pour la récolte de cette année ont toutefois quelque peu diminuées avec l’annonce de superficies supérieures aux attentes, mais elles demeurent alléchantes.

En outre, une partie de la superficie réservée aux haricots blancs et aux haricots colorés a été convertie en soja, et les superficies de blé d’hiver touchées par la destruction hivernale ont aussi été ensemencées en soja.

M. Petrie indique que le dernier élément de cette recette parfaite a été une remontée printanière des prix, au cours de laquelle les prix du soja sont passés de 8 $ à environ 10 $ le boisseau entre le début mars et la mi-juin. Il indique que cette remontée est attribuable à la fermeté continue des exportations de soja des États-Unis et aux faibles stocks de report.

Il reste maintenant à attendre de voir quels seront les rendements. M. Crosby Devitt, directeur de la recherche et de l’innovation des OSG, indique que les deux prochains mois seront cruciaux pour le développement des cultures de soja de l’Ontario de 2009.

« Des programmes sont en place pour surveiller la présence de ravageurs et fournir des recommandations aux producteurs en matière de lutte contre les ravageurs susceptibles de nuire au rendement, comme les pucerons du soja et d’autres insectes », dit‑il.

Il souligne aussi que grâce à la collaboration entre les OSG, les agroentrepreneurs et les gouvernements provincial et fédéral, les producteurs de l’Ontario ont accès à un solide réseau de conseillers agréés en matière de cultures qui les aident à optimiser le rendement et la rentabilité de leurs cultures.

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6. Recul de la production de fruits et de légumes

Selon Statistique Canada, les producteurs agricoles canadiens ont ensemencé 528 000 acres en fruits et en légumes au printemps 2009, en baisse de trois pour cent par rapport à l’an dernier.

Les exploitants maraîchers ont semé des légumes sur une superficie d’environ 240 000 acres et s’attendent à en récolter sur une superficie de 238 000 acres. La superficie cultivée est inférieure de 1,3 p. 100 à celle de 2008. Plus de la moitié (58,2 p. 100) de la récolte de 2009 est destinée aux marchés du frais, alors que le reste sera transformé.

Le Québec et l’Ontario continuent de représenter 83,7 p. 100 de la superficie en légumes prévue.

Les cinq principaux légumes de transformation – maïs sucré, pois verts, carottes, haricots et tomates – représentaient 58,7 p. 100 de la superficie totale en légumes prévue au Canada.

Les agriculteurs ont indiqué une hausse des ensemencements de laitue, de brocoli, de concombres et de concombres à mariner, de poireaux et d’échalotes. Ils ont toutefois rapporté une baisse pour les pois verts, les tomates, les oignons secs et les carottes.

Les exploitants fruitiers avaient prévu cultiver des fruits sur 288 000 acres, mais seulement 190 000 acres, environ les deux tiers de la superficie, produiront des fruits cette année. La superficie produisant des fruits accuse un recul de 3,6 p. 100 par rapport à 2008, rapporte Statistique Canada.

Les fruits provenant d’environ les deux tiers de la superficie seront transformés, dont presque toutes les superficies en bleuets nains, en canneberges, en raisins de l’espèce vinifera et en cerises acides.

Les pommes, les bleuets et les raisins représentent 82,6 p. 100 de la superficie ensemencée en 2009. Les nouvelles plantations de pommiers et d’autres arbres fruitiers, comme les pêchers et les poiriers, ont diminué, plus particulièrement en Ontario. En revanche, les ensemencements de raisins de l’espèce vinifera et de canneberges ont augmenté ce printemps.

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7. Un rapport de l’USDA accroît les pressions sur les prix

Le dernier rapport du département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) sur les superficies ensemencées risque d’exercer des pressions sur les prix en Alberta, avertit un analyste de marchés de cette province.

Malgré la détérioration de l’état des cultures, les producteurs de l’Alberta ressentiront peut-être l’effet de ce rapport de l’USDA, affirme Charlie Pearson, analyste de marchés au ministère de l’Agriculture de l’Alberta. Le rapport renfermait en effet certaines surprises que les experts n’avaient pas prévues, dit‑il.

La superficie ensemencée en maïs en 2009, évaluée à 87 millions d’acres et considérée comme la deuxième en importance depuis 1946, dépasse les attentes de deux millions d’acres.

M. Pearson souligne que les conditions météorologiques favorables dans tout le Midwest des États-Unis risquent de faire augmenter la production de maïs et d’exercer une pression correspondante sur les prix de cette culture.

Si les estimations de la superficie de blé de printemps s’établissent à 13,8 millions d’acres, soit 700 000 acres de plus que prévu, la superficie de l’orge, en revanche, a diminué à 3,6 millions d’acres, une baisse de 14 p. 100 par rapport à 4,2 millions d’acres en 2008, ce qui représente la deuxième place au rang des superficies les plus restreintes.

Selon M. Pearson, cette situation risque de se traduire par des approvisionnements réduits en orge brassicole, un avantage éventuel qui pourrait toutefois être assombri par la perspective d’une bonne récolte en Europe.

Les estimations de la superficie de canola sont de 850 000 acres, un recul de 16 p. 100 par rapport à 2008, les grands producteurs du Montana, du Dakota du Nord et du Dakota du Sud étant aux prises avec des conditions fraîches et sèches, comme leurs homologues de l’Alberta.

M. Pearson avise les producteurs de l’Alberta de la nécessité de se doter d’un plan de marketing, même si tout porte à croire qu’ils n’obtiendront aucune récolte, ou que leur récolte sera de faible qualité.

« Il est très important d’envisager des outils d’atténuation du risque », insiste‑t‑il.

Dans le cas des producteurs qui ont déjà signé des contrats à terme et qui craignent de ne pas avoir de cultures à vendre, M. Pearson suggère d’acheter des options d’achat comme polices d’assurance. Il note aussi que le programme d’assurance-récolte de l’Alberta est unique en ce sens qu’il offre une indemnité standard liée aux variations des prix.

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8. Un groupe de travail sur l’élevage se met à l’œuvre

Le gouvernement de la Colombie-Britannique a créé un nouveau groupe de travail sur l’élevage chargé d’« établir une nouvelle orientation pour l’industrie bovine de la province ».

Le ministre de l’Agriculture, l’honorable Steve Thomson, indique que le groupe de travail étudiera les façons dont le gouvernement et l’industrie peuvent collaborer pour faire en sorte que cette industrie soit plus rentable et autonome à long terme.

« Il est devenu évident que nous devons explorer des façons de faire affaire novatrices afin de garantir la viabilité de cette industrie vitale », explique-t-il.

Le groupe de travail dispose de peu de temps pour remplir son mandat.

« Il m’incombe de veiller à ce que le groupe de travail atteigne ses objectifs consistant à créer des plans exécutables en 90 jours », a indiqué le député provincial Terry Lake, coprésident du groupe de travail, lors d’une téléconférence à l’intention des médias.

L’industrie s’attend à ce que le groupe de travail s’attaque aux questions de la situation financière des grands éleveurs de la Colombie-Britannique, des terres publiques, dont dépend une grande partie de l’industrie, de l’accès à l’eau et de l’importance accordée à l’agriculture par le gouvernement.

Plus particulièrement, l’industrie réclame une flexibilité accrue concernant les terres faisant partie de la réserve des terres agricoles, une réforme de la taxe de vente provinciale, des façons d’atténuer les effets de la taxe provinciale sur le carbone, la commercialisation accrue du bœuf d’embouche produit en Colombie-Britannique, et des mesures d’aide dans le contexte des nouveaux règlements rigoureux en matière d’inspection de la viande et d’élimination des résidus d’abattage.

Le groupe de travail aura un budget d’exploitation restreint et ne disposera d’aucuns fonds provinciaux pour mettre en œuvre les recommandations qu’il proposera.

« Toutes les propositions vont entraîner des coûts », indique Roland Baumann, membre du groupe de travail et président de la B.C. Cattlemen’s Association. Il reconnaît toutefois que les fonds seront peut-être « difficiles à trouver ».

Le ministre Thomson indique que la province demande au groupe de travail de mettre l’accent sur « le changement réglementaire dans le cadre de nos ressources actuelles ».

M. Lake mentionne que l’un des objectifs est d’accroître la consommation de « bœuf produit et engraissé dans la province ».

Toutefois, cet objectif avait déjà été cerné lors d’une réunion antérieure de l’industrie bovine. M. Baumann admet qu’il est difficile de créer un programme efficace.

« L’offre constitue un problème parce que notre bœuf d’embouche n’est pas offert toute l’année », dit-il. « Notre plus gros problème est que nous sommes des producteurs de bovins et non pas des spécialistes en commercialisation des bovins. »

Le député Lake présidera le groupe de travail conjointement avec M. Baumann. Parmi les autres membres, mentionnons les présidents de la B.C. Association of Cattle Feeders, de la B.C. Breeders and Feeders Association et de la B.C. Food Processors Association, ainsi que M. Andy Dolberg, directeur général du B.C. Agriculture Council.

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9. Variété de blé d’hiver convenable pour la production d’éthanol

La première variété à avoir été homologuée dans la classe de Blé à des fins générales de l’Ouest canadien, en 2007, est maintenant vantée auprès des producteurs comme une culture à rentabilité élevée qui se prête bien à la production d’éthanol.

CDC Ptarmigan est une variété de blé tendre blanc d’hiver ayant une concentration réduite en protéines et une teneur en amidon supérieure à celle des autres variétés principales actuelles de blé de force rouge d’hiver.

« Ces caractéristiques sont particulièrement intéressantes pour l’industrie de l’éthanol », affirme Edgar Hammermeister, agronome de la société Western Ag Labs de Saskatoon. L’entreprise fournit des conseils en matière de planification des cultures et des analyses agronomiques aux producteurs.

M. Hammermeister, qui pratique aussi l’agriculture dans la région d’Alameda, en Saskatchewan, indique que les sociétés d’éthanol dans l’Ouest canadien se familiarisent peu à peu avec la variété CDC Ptarmigan et commenceront peut-être bientôt à vouloir l’utiliser dans leurs usines de transformation.

« À l’heure actuelle, les usines d’éthanol prennent conscience, dans le cadre de leurs bancs d’essai, du potentiel de rendement en éthanol que présente le blé. Et lorsqu’elles constateront l’ampleur des volumes et l’augmentation de leur production d’éthanol, nous espérons pouvoir décrocher ces contrats tout en recommençant à profiter de la bonification des prix. »

Jusqu’ici, aucune prime n’est offerte, selon M. Hammermeister, mais cette variété est déjà susceptible de procurer des profits élevés aux producteurs.

CDC Ptarmigan offre un rendement en grain très élevé, qui correspond à 115 p. 100 du rendement en grain de la variété CDC Falcon analysée dans le cadre des essais de la Central Winter Wheat Cooperative.

Comparativement à la production de blé de printemps, le potentiel de rendement (de la variété CDC Ptarmigan) semble meilleur, selon M. Hammermeister, parce que le coût de production de cette culture semée à l’automne est largement inférieur.

« On le sème normalement avant l’apparition de la cécidomyie du blé et, la plupart des années, avant l’apparition du fusarium, donc ce sont des coûts en moins à assumer pour produire du blé d’hiver », explique M. Hammermeister, en parlant des coûts de l’application de pesticides et de fongicides pour protéger le blé de printemps contre ces ravageurs.

« Si l’on résume, les coûts sont moindres et le potentiel de rendement génétique est bon – il est généralement supérieur de 20 p. 100 dans le cas du blé d’hiver, donc, tout bien pesé, des dividendes très intéressants commencent à apparaître au bilan financier », affirme M. Hammermeister.

M. Hammermeister indique que même si le prix du blé d’hiver est en moyenne inférieur d’un dollar le boisseau au prix du blé de printemps, les gains de production conjugués aux économies de coûts font en sorte que cette variété présente tout de même un bien meilleur potentiel de rendement.

On ne sait toujours pas si la variété CDC Ptarmigan sera semée sur une plus grande superficie pendant la période de croissance de l’automne 2009.

« C’est un peu comme se demander si c’est l’œuf qui vient avant la poule. Les usines d’éthanol sont intéressées, mais elles se questionnent sur les volumes, et les agriculteurs trouvent les retombées économiques alléchantes, mais se demandent quels sont les débouchés. »

Selon M. Hammermeister, si Western Ag Labs parvient à amener les producteurs et l’industrie de l’éthanol à aller de l’avant ensemble, la variété CDC Ptarmigan sera de plus en plus cultivée dans les Prairies.

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Équipement fixe. Autorisation rapide pour l’achat d’équipement de manutention et d’entreposage des grains.

10. Analyse du marché – Bref survol du marché de la moutarde

Dans son dernier rapport sur les superficies ensemencées en 2009, Statistique Canada établit la superficie de moutarde de la Saskatchewan à 420 000 acres.

Il s’agit d’un recul de 10 000 acres par rapport aux prévisions d’avril, mais d’une hausse par rapport à 370 000 en 2008. La superficie ensemencée en moutarde en Alberta a augmenté de 5 000 acres depuis avril pour s’établir à 125 000 acres, comparativement à 110 000 l’année dernière. La superficie totale de moutarde prévue est d’environ 545 000 acres, en hausse par rapport à environ 480 000 l’an dernier.

Les prix de la moutarde de la nouvelle récolte sont à la hausse depuis environ trois semaines en raison des préoccupations liées à la sécheresse dans certaines régions productrices de moutarde des Prairies. Les prix de la moutarde jaune ont atteint jusqu’à 40 cents la livre et ceux de la moutarde orientale ont grimpé à 31 cents la livre, récolte à la ferme en vue de la livraison entre septembre 2009 et juillet 2010, assortis d’une disposition en cas de catastrophe naturelle.

Ces prix sont offerts par endroits, mais les acheteurs semblent un peu moins empressés d’acheter à ces niveaux. Les prix offerts pour la moutarde jaune de la nouvelle récolte atteignent plus facilement la région de 35 cents la livre, assortis d’une disposition en cas de catastrophe naturelle. Les acheteurs ne s’intéressent pas beaucoup à la moutarde brune de la nouvelle récolte en ce moment.

Les prix de la moutarde jaune de la récolte précédente se situent autour de 40 cents la livre, ceux de la moutarde orientale à 33 cents la livre, et ceux de la moutarde brune à 26 cents la livre, récolte à la ferme en vue de la livraison en juillet.

Estimation de l’offre et de la demande de semences de moutarde
au Canada (acres, en milliers de tonnes)
Campagne        2004-05  2005-06  2006-07  2007-08  2008-09  2009-10
Superficie          783      532      335      435      480      545
Production          305      203      109      114      161      167
Stocks de report     92      194      190       91       26       38
Stocks              397      397      299      205      187      205
                       
Consommation apparente                     
Exportations totales    119 133 153 168 130 150
Semences/déchets/autres  68  57  39  8   11   8
Utilisation intérieure   16  16  17  3    8   5
Utilisation             203 207 208 179 149 163
                       
Stocks en fin de campagne   194 190 91  26  38  42

Si l’on examine ce que l’avenir nous réserve, essentiellement, on ne sait pas au juste s’il est nécessaire que le marché se contracte subitement étant donné que le bilan de l’offre et de la demande pour 2009-2010 semble encore assez rassurant.

Si l’on se fie aux résultats indiquant un rendement d’environ 90 p. 100 de la moyenne pour ce qui est de la production de moutarde en 2009, soit environ 167 000 tonnes – les stocks en fin de campagne prévus à l’heure actuelle sont d’environ 42 000 tonnes – on constate que les stocks suffiront à peine à combler la demande prévue. Cela indique sans doute que les prix de la moutarde n’auront pas de difficulté à se maintenir à la hausse à partir de maintenant et qu’il demeure nécessaire d’offrir des incitatifs financiers pour accroître la superficie en 2010.

PFCanada a pris la décision audacieuse, à Noël, de fixer le prix à terme de plus de 50 p. 100 de la production prévue en 2009. Viterra, à ce moment-là, offrait des contrats pour la moutarde de la nouvelle récolte entre 32 et 34 cents la livre, assortis d’une disposition en cas de catastrophe naturelle dans le cas de la moutarde orientale, et à 37 cents la livre pour la moutarde jaune. Compte tenu des risques actuels touchant la production, je ne vois pas la nécessité de continuer la fixation des prix pour l’instant.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l’information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204‑654‑4290 ou se rendre à l’adresse www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu’il offre.

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