La valeur moyenne des terres agricoles canadiennes est en hausse de 5,6 %. Vous voulez savoir si votre province suit la tendance? Jetez un coup d’œil au plus récent rapport Valeur des terres agricoles de FAC. Consultez-le dès maintenant.

Note de la rédactrice

Note de la rédactrice Allison Finnamore et du rédacteur adjoint Rae Groeneveld

Les conditions météorologiques printanières continuent de susciter l'intérêt de nos lecteurs. Merci de prendre le temps de nous envoyer vos observations à ce sujet. Nous continuons d'examiner cette question cette semaine, et nous traitons d'autres sujets d'intérêt touchant l'agriculture canadienne.

Nous aimerions aussi apporter une précision. L'édition du 15 mai contenait un article sur le secteur de l'horticulture ornementale au Canada. Cette industrie ne reçoit peut-être pas de subventions particulières à la production, mais elle participe néanmoins à des programmes fédéraux destinés à promouvoir l'agriculture.

Vos commentaires, vos questions et vos idées d’articles sont toujours les bienvenus. N’hésitez pas à nous les faire parvenir à allison@finnamore.ca.


1. Surveillance de l'état des cultures : les données sont disponibles

Le Programme d'évaluation de l'état des cultures a été lancé pour 2009.

La télédétection par satellite, les systèmes d'information géographique et les technologies de cartographie interactive fournissent un suivi hebdomadaire objectif et ponctuel de l'état des cultures et des pâturages pour toutes les régions agricoles du Canada ainsi que pour la moitié nord des États-Unis.

Agriculture et Agroalimentaire Canada, par l'entremise du Service national d'information sur les terres et les eaux et du Service national d'information sur l'agroclimat, a collaboré avec Statistique Canada pour offrir cette application gratuitement. Le Centre canadien de télédétection, qui fait partie de Ressources naturelles Canada, a aussi collaboré en fournissant un logiciel de traitement des données satellites.

Pour le début de la saison 2009, le programme montre des conditions de croissance supérieures à la normale pour le Centre-Sud des Prairies. Par contre, les conditions en périphérie des Prairies semblent toujours être touchées par le temps froid et les chutes de neige tardives de ce printemps.

En général, les conditions actuelles de croissance sont comparables ou supérieures à la normale pour les zones agricoles à l'est du Manitoba. L'effet des inondations du printemps de la rivière Rouge au Manitoba est aussi visible sur les cartes.

Des représentants fédéraux indiquent que des images satellites sont reçues tous les lundis après-midi, du début d'avril à la mi octobre. Des mises à jour sont apportées chaque semaine sur l'application Web quelques minutes après la réception des données satellites.

Les conditions actuelles sont comparées à la moyenne des 22 dernières années, ce qui permet de cartographier facilement les régions touchées par des perturbations, comme des sécheresses, des inondations ou des chutes de neige. L'application comprend d'autres produits, comme des cartes thématiques ainsi que des données en format tabulaire ou graphique, et ce, pour quatre types de couches géographiques, des régions agricoles de recensement jusqu'aux cantons. L'application donne accès aux 22 années de la base de données chronologiques.

Le programme comprend aussi un modèle expérimental de prévision de rendement du blé de printemps dans les Prairies, qui sera mis à jour en juillet. Ce modèle utilise les estimations historiques du rendement ainsi que les données satellites actuelles aux fins de l'estimation du rendement du blé en temps quasi réel.

Le Programme d'évaluation de l'état des cultures est disponible au www.statcan.gc.ca/bsolc/olc-cel/olc-cel?catno=22-205-X&lang=fra. L'application Web est téléchargeable à l'adresse http://www26.statcan.ca/ccap/start-debut-fra.jsp.

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2. Les conditions hivernales risquent d'avoir endommagé les vignes

Les conditions hivernales rigoureuses ont causé des dommages importants aux bourgeons des raisins de cuve cultivés dans les régions de l'Okanagan et de Similkameen, en Colombie Britannique.

Certaines jeunes vignes ont aussi été endommagées, indique un représentant de la province.

Larry Plett, directeur général de l'assurance production au ministère provincial de l'Agriculture, indique que certaines pousses peuvent mourir après l'éclosion s'il y a des dommages aux niveaux inférieurs de la vigne. De plus, le débourrement accuse des semaines de retard par rapport à la normale cette année, si bien qu'on est incertain de l'étendue des dommages.

Le bureau de M. Plett a reçu des demandes d'indemnisation de cultivateurs de raisins et de certains producteurs de fruits tendres du Sud de la province.

Les cerisiers et les pommiers semblent être en bon état, rapporte t il, mais les arbres fruitiers à noyaux de la région de Similkameen semblent peu chargés. On continue d'évaluer les dommages causés à toutes les cultures, affirme t il.

Les conditions rigoureuses des deux derniers hivers et les printemps tardifs dans l'Okanagan ont découragé les cultivateurs de raisins et les vinificateurs les plus optimistes.

« Nous avons été choyés d'avoir des hivers cléments pendant 20 ans », mentionne le cultivateur de raisins Doug Sperling, qui vient d'une famille d'agriculteurs pionnière de Kelowna et se rappelle les hivers froids des années 1950 et 1960.

Les raisins de table Coronation, variété mise au point au Centre de recherches agroalimentaires du Pacifique, ont survécu facilement à l'hiver, indique M. Sperling. Mais il n'en va pas de même des raisins de cuve Gewurztraminer et des cépages pinot noir.

« Le débourrement est très irrégulier. Il varie à l'échelle de la vigne », signale M. Sperling.

La flambée des investissements dans la jeune industrie vinicole de la Colombie Britannique ces dernières années fait en sorte que le nombre de variétés vulnérables ensemencées a aussi augmenté. M. Sperling rapporte que des variétés comme le merlot et le syrah – produites dans le Sud de la vallée – sont dans un état désastreux.

John Simes, vinificateur du domaine familial Mission Hill, ne tient pas des propos aussi vifs, mais se dit tout de même préoccupé. Les hivers froids et les étés courts font en sorte qu'il est très difficile de cultiver des raisins dans cette région, explique t il.

« Un simple courant d'air arctique en novembre suffit pour endommager les vignes. Cette industrie est jeune et nous faisons toutes sortes de tentatives. Mais nous utilisons des variétés fragiles comme le syrah, et nous devrons planter des variétés plus rustiques », poursuit M. Simes.

Grâce à un mélange de vignes de l'espèce vinifera quelque peu vulnérables, la vigne de Rod King, qui s'étend sur 40 acres à Naramata, semble avoir été relativement épargnée par l'hiver.

« Dame nature peut être très cruelle envers les plants de vigne », lance M. King. « Nous voyons toutes ces pousses qui croissent le long du fil de fer d'attache, mais une fois que nous aurons atteint des températures plus chaudes, ces pousses risquent de se flétrir et de mourir, et le tronc risque de fendre à cause de la déshydratation. Le mal est déjà fait, mais n'est pas apparent sur le champ. »

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3. Inquiétude chez les apiculteurs

Elles travaillent de l'aube au crépuscule, voltigeant d'une tâche à l'autre sans faire de pause café ni exiger qu'on paie leurs heures supplémentaires. Elles produisent de la nourriture pour elles mêmes et pour nous.

Il s'agit des abeilles mellifères et, selon Mme Heather Clay, présidente directrice générale du Conseil canadien du miel, la population de ces travailleuses infatigables a diminué de 35 p. 100 au Canada ces dernières années. Et ce n'est qu'une moyenne.

« Certaines régions ont perdu jusqu'à 60 p. 100 de leurs abeilles à miel », affirme Mme Clay. « Nous avons perdu des centaines de milliers de colonies. C'est désolant. »

Elle indique que si le nombre d'abeilles continue de chuter à ce rythme, le résultat sera catastrophique pour l'industrie. Il est possible de recourir à des abeilles de remplacement provenant d'Australie et de Nouvelle Zélande, mais c'est une option coûteuse.

« Nous n'avons pas les moyens d'acheter ces abeilles de substitution », dit Mme Clay. « Ce n'est pas judicieux du point de vue économique. Nous devons tenter de reconstituer nous mêmes nos stocks d'abeilles mellifères. »

La division d'une colonie forte pour en établir une nouvelle peut affaiblir à la fois la ruche d'origine et la nouvelle ruche, indique l'apiculteur Paul Gregory du district d'Interlake, au Manitoba. Les colonies affaiblies produisent moins de miel, en particulier par temps frais, les abeilles s'affairant à maintenir le couvain au chaud plutôt qu'à butiner.

Les apiculteurs partout au pays déplorent le fait que le déclin de la population d'abeilles mellifères demeure un mystère.

« Nous ne sommes pas certains de la cause de la disparition des abeilles à miel », indique Mme Clay.

Les acariens, les virus, la vulnérabilité aux insecticides et l'hivernage expliquent certaines pertes, mais aucune raison n'explique pourquoi la population d'abeilles  mellifères continue de chuter à un tel rythme.

M. Gregory, qui exploite 1 100 ruches, a remarqué que certains virus des abeilles sont plus virulents qu'avant.

« Un traitement qui fonctionnait l'année dernière risque de ne pas enrayer le virus cette année », illustre t il.

Un problème que posent les nouvelles souches de virus est qu'elles entraînent une déshydratation si rapide chez les abeilles que les signes visuels habituels comme des matières fécales excessives n'apparaissent pas dans les ruches. Les abeilles meurent loin de leur colonie et l'apiculteur n'a aucune idée de la présence d'un virus dans sa ruche.

M. Gregory prévoit que si le printemps continue d'être frais, les colonies du Manitoba s'affaibliront et le rendement du miel diminuera d'environ 10 kilogrammes par ruche. Comme la province compte 80 000 colonies, on calcule qu'environ 800 000 livres de miel pourraient être perdues.

Étant donné que tous les apiculteurs du Canada sont aux prises avec les mêmes difficultés, il ne faudra peut être pas attendre longtemps avant que les consommateurs canadiens en ressentent les effets.

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4. Lancement d'un programme fédéral d'aide à l'innovation de 158 M$

Le gouvernement fédéral a créé une nouvelle réserve de fonds pour aider les producteurs agricoles à mettre à profit leurs idées et la technologie pour créer de débouchés commerciaux viables. En tout, 158 millions de dollars sont octroyés dans le cadre du Programme de stimulation de l'agro-innovation canadienne.

Le gouvernement indique que les fonds sont accessibles à l'industrie agricole, dont les regroupements agricoles, aux fins de la mise au point de nouveaux produits ou de nouvelles méthodes de production. L'objectif est d'aider les producteurs et les transformateurs à effectuer de solides analyses de rentabilité pour attirer des investissements du secteur privé afin de concrétiser leurs nouvelles idées.

« Par exemple, la demande future de canola est à la hausse, ce qui signifie que nous devons commencer à mener des recherches sur de nouvelles rotations culturales et de nouvelles méthodes de production pour être certains que les agriculteurs canadiens profitent au maximum des débouchés croissants », explique le ministre de l'Agriculture, l'honorable Gerry Ritz.

Le gouvernement fédéral indique que les regroupements agricoles et l'industrie peuvent commencer à présenter des demandes de financement, et la Fédération canadienne de l'agriculture (FCA) souhaite que les projets soient approuvés rapidement.

« La FCA espère ardemment que l'examen des demandes et le versement des fonds seront rapides. De nombreux regroupements agricoles s'affairent à élaborer leurs stratégies de recherche depuis plusieurs mois et ont besoin d'avoir la garantie que ces fonds leur seront versés sans délai pour pouvoir planifier leurs budgets », plaide la FCA dans un communiqué.

Les Producteurs de grains du Canada (PGC) réclament des fonds supplémentaires pour la recherche en agriculture et considèrent cette initiative comme un premier pas important. Le directeur exécutif des PGC, Richard Phillips, estime qu'elle contribuera à attirer des investissements du secteur privé dans de nouveaux projets stimulants. Toutefois, il juge que cette initiative ne tient pas compte de la nécessité de mener davantage de travaux agronomiques.

« Si le secteur privé décide d'investir dans la recherche, les investisseurs s'attendent à un rendement du capital investi », explique M. Phillips.

« Ils feront beaucoup de recherche de base en agronomie (les chercheurs scientifiques d'Agriculture Canada), mais peut-être que les projets ne seront pas aussi excitants, si vous me permettez, que la mise au point d'usages spécifiques pour la santé, à laquelle participerait un partenaire du secteur privé. »

Les PGC collaborent avec un certain nombre de regroupements agricoles du Canada à l'élaboration d'une proposition dans l'espoir que le gouvernement fédéral envisage de doubler le financement destiné aux travaux de recherche actuels d'Agriculture et Agroalimentaire Canada. Un plan devrait être publié sous peu.

Entre-temps, les regroupements agricoles peuvent commencer à évaluer si le nouveau programme, dont le processus de demande doit débuter bientôt, leur conviendra. Des renseignements sont disponibles au http://www4.agr.gc.ca/AAFC-AAC/display-afficher.do?id=1238590129098&lang=fra.

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5. La vérification de l'âge présenterait un avantage concurrentiel

La Manitoba Cattle Producers Association (MCPA) a décidé de s'engager activement à aider les producteurs à vérifier l'âge de leur bétail.

« Dans le marché mondial d'aujourd'hui, il est de plus en plus important pour les producteurs d'être au courant de l'évolution des normes dans l'industrie bovine, et la vérification de l'âge donnera aux producteurs une longueur d'avance sur le marché », souligne M. Jay Fox, président du comité de gestion de la production de la MCPA.

La MCPA a engagé un représentant itinérant à plein temps pour aider les producteurs à conduire à bon terme le processus de vérification de l'âge, qui comprend la saisie de données sur la naissance des animaux du troupeau dans la base de données de l'Agence canadienne d'identification du bétail.

« Dans le contexte où les marchés aux États-Unis exigent que l'âge de toutes les vaches importées soit vérifié, et où l'Alberta exige que l'âge de tous les veaux soit vérifié d'ici 2010, la MCPA est fière de s'appuyer sur des initiatives menées par l'industrie en ce qui a trait à la vérification de l'âge, pour être en mesure de fournir les ressources nécessaires aux producteurs du Manitoba », dit M. Fox.

La Manitoba Livestock Marketing Association (MLMA) participe aux efforts en offrant au nouveau représentant itinérant l'occasion de rencontrer des producteurs dans les enceintes de mise aux enchères de la province et de mettre en application le processus de vérification de l'âge.

« Si nous arrivons à vérifier l'âge d'un nombre accru d'animaux au Manitoba, nous serons sur la bonne voie. À l'heure actuelle, la proportion de nos veaux dont l'âge est vérifié est d'environ 14 p. 100, ce qui est insuffisant. Ce pourcentage doit augmenter, sinon nous risquons de perdre certains de nos marchés », avertit Rick Wright, administrateur de la MLMA.

M. Wright souligne que le Manitoba est un exportateur net de bovins vers les deux plus gros marchés – l'Alberta et les États Unis – d'où la nécessité d'accroître le nombre de bovins dont l'âge est attesté selon une méthode rigoureuse.

« Dans l'avenir, je pense que nous devons nous attendre à ce que [...] le prix des veaux dont l'âge n'est pas vérifié soit réduit (au moment de la vente)», ajoute M. Wright.

Le représentant itinérant qui doit aider les éleveurs à vérifier l'âge de leurs troupeaux devrait entrer en fonction d'ici l'automne.

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6. Les détaillants réclament un resserrement de la sécurité

Les producteurs agricoles de l’Ontario peuvent maintenant déclarer leurs superficies en ligne.

AgriCorp, l’organisme de la province qui offre des programmes de gestion du risque, a mis en place le programme pour les cultures céréalières et oléagineuses ensemencées au printemps. La période de déclaration prend fin le 30 juin.

La société souligne que ce service donne aux producteurs un accès 24 heures sur 24 et sept jours sur sept à l’outil de déclaration, ainsi que la possibilité de déclarer plus d’une culture à la fois. De plus, la confirmation des déclarations est donnée immédiatement. Les données sur les superficies déclarées sont utilisées aux fins des programmes d’assurance-production et de gestion du risque.

Les producteurs doivent fournir leur numéro de client, la superficie totale consacrée à chaque culture, la date à laquelle ils ont terminé la plantation de chaque culture et les données sur la superficie de toute nouvelle terre qu’ils cultivent cette année.

Il est possible de déclarer en ligne différentes cultures, dont plusieurs variétés de haricots, de canola, de maïs, de moutarde, et diverses variétés de soja. Une liste complète est affichée au www.agricorp.com/fr-ca/acreage/.

AgriCorp rappelle l’importance de déclarer des superficies exactes, étant donné que les primes et les indemnités versées sont calculées par acre. Toute erreur de déclaration peut réduire le montant des indemnités.

Il demeure possible de déclarer les superficies par téléphone en composant le 1-888-247-4999.

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7. Projet de la société Iogen dans l'Ouest

La société Iogen d'Ottawa a choisi les installations d'une ancienne usine de pâte de la Saskatchewan pour établir son usine éventuelle de production d'éthanol cellulosique, un biocarburant propre qui serait produit à partir de paille céréalière.

Iogen a signé avec le gouvernement de la Saskatchewan et une entreprise de produits forestiers, Domtar, une lettre d'intention portant sur l'aménagement d'une usine de production d'éthanol cellulosique et de bioénergie que la société qualifie d'unique en son genre, dans l'ancienne usine de pâte de Prince Albert. Fermée depuis avril 2006, cette installation est la propriété de Domtar.

La proposition comprend aussi la mise en place d'une centrale énergétique qui produirait de l'électricité verte à partir de résidus forestiers et des résidus de l'usine d'éthanol.

En vertu de l'entente, Iogen effectuera une analyse approfondie du projet avant de prendre une décision d'investissement. Si la décision d'investissement définitive est positive, la société Royal Dutch Shell deviendrait aussi un partenaire.

Les représentants d'Iogen envisagent d'acheter la paille – à raison de 12 à 15 millions de dollars par année – à des producteurs de la région.

« Un projet comme celui-ci est non seulement potentiellement avantageux à la fois pour l'industrie forestière et les agriculteurs de la région, mais il contribuera aussi à faire la démonstration d'une nouvelle technologie et de nouvelles approches adoptées par une société d'énergie canadienne de premier plan », se réjouit le ministre de l'Énergie et des Ressources de la Saskatchewan, M. Bill Boyd.

Même si aucune annonce officielle n'a été faite relativement au coût de la construction de l'usine, certains estiment qu'il pourrait se situer entre 250 et 400 millions de dollars. Iogen devrait achever son analyse et prendre une décision finale au cours des six à huit prochains mois.

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8. Marché prometteur pour le carthame

Les producteurs de carthame du Sud de l'Alberta disposent d'un nouveau marché éventuel pour leur produit à la suite de l'annonce de l'entreprise de Calgary Botaneco Specialty Ingredients Inc.

Botaneco développe le marché mondial et l'approvisionne d'ingrédients à base d'oléosomes utilisés dans les produits de soins de beauté et les produits dermatologiques. Les oléosomes sont des gouttes d'huile naturelles qui sont un assemblage de structures dérivées des graines de carthame.

Andrew Baum, président directeur général de Botaneco, indique que l'entreprise achète actuellement son carthame auprès de fournisseurs en Californie.

L'entreprise établira un programme de culture en vue de la production spécialisée de graine de carthame pour pouvoir s'approvisionner à proximité de l'usine de fabrication de Calgary. M. Baum ajoute que l'entreprise a établi des parcelles d'essai dans le secteur situé au Sud de l'autoroute 3 et espère conclure des contrats commerciaux avec des producteurs pour la période de croissance 2010.

Cette région se révèle déjà propice à la production d'autres variétés de carthame pour le marché des graines d'oiseaux.

M. Baum affirme que ce projet ouvrira l'accès aux producteurs canadiens à des marchés internationaux aux États Unis, en Europe et en Asie en apportant une valeur ajoutée considérable à leur produit. Il estime que la demande pourrait augmenter à « des dizaines de milliers de boisseaux » au fil du temps.

Botaneco recevra une contribution remboursable de 3,6 millions de dollars dans le cadre du programme fédéral Agri débouchés.

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9. Baisse des prix des produits de bases agricoles

Statistique Canada signale que les prix des produits de base agricoles ont reculé de 0,9 p. 100 en mars 2009 comparativement à mars 2008, la chute de l'indice des cultures ayant annulé la croissance de l'indice total du bétail et des produits d'origine animale.

Statistique Canada a publié l'Indice des prix des produits agricoles plus tôt cette semaine.

On peut y lire que l'indice total des cultures a connu une régression de 18,3 p. 100 sur douze mois, les prix des céréales, des oléagineux et des cultures spécialisées étant à la baisse. Après le sommet de 155,3 atteint par l'indice des cultures en juin 2008, les augmentations au chapitre de la production pendant cette même année ont eu pour effet de renflouer partiellement les stocks mondiaux, ce qui a contribué au déclin de l'indice des cultures, qui s'est fixé à 124,3 en mars 2009.

Les prix que les producteurs ont reçus pour le bétail et les produits d'origine animale en mars 2009 ont connu une progression de 16,5 p. 100 par rapport à ceux de mars 2008, poursuivant ainsi la croissance année après année amorcée en juin 2008. La dépréciation du dollar canadien par rapport à la devise américaine a aidé à maintenir à la hausse les prix des bovins et des porcs.

L'indice total (1997=100) est passé de 117,2 à 117,8 de mars à février 2009. Cette augmentation mensuelle résulte d'une hausse de 2,3 p. 100 de l'indice total du bétail et des produits d'origine animale, qui a plus que compensé la régression de 1,1 p. 100 de l'indice des cultures.

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10. Analyse du marché — Surveillance des conditions météorologiques

Le marché surveille de plus en plus près les enjeux liés aux conditions météorologiques dans les Prairies.

Les températures plus fraîches que la normale à l'échelle des Prairies – conjuguées aux conditions de sécheresse enregistrées dans l'Ouest et aux conditions d'humidité enregistrées dans l'Est – exercent une certaine pression sur le marché parce qu'elles donnent à penser que le rendement éventuel en 2009 est peut-être déjà compromis. De plus, une gelée survenue dans le Centre de l'Alberta et de la Saskatchewan dans la nuit de lundi à mardi a capté l'attention des négociants.

Les températures minimales ont atteint de nouveaux records dans quelques régions productrices de céréales et d'oléagineux de l'Alberta cette nuit-là. Je soupçonne que les dommages éventuels sont limités pour les cultures oléagineuses et céréalières, mais il est difficile d'avancer des chiffres à l'heure actuelle. Les conditions météorologiques continuent toutefois de susciter des préoccupations croissantes, notamment si les conditions actuelles persistent dans les différentes régions désignées à risque.

La société Planalytics prévoit un été frais pour les régions de Northern Plains et du Midwest des États-Unis, prévision qui englobe probablement aussi la région au Nord, soit le Canada.

Cette entreprise du domaine des prévisions météorologiques surveille de près deux situations qui donnent un avant-goût de ce que nous réserve l'été : le passage de La Niña à El Niño et l'éruption majeure d'un volcan situé dans l'hémisphère Nord, le Mont Redoubt, en Alaska, à la fin mars. Planalytics indique que ces deux facteurs donnent à penser que l'été sera plus frais que la normale à l'échelle de l'Amérique du Nord.

L'entreprise mentionne que les cycles des taches solaires sont un autre facteur qui influence les perspectives pour l'été. Des éruptions solaires (déploiements d'énergie ou éjections de matière coronale du soleil) tendent à se produire autour ou à proximité des taches solaires.

L'entreprise rapporte que l'activité du soleil a été très faible ces deux dernières années et qu'on a observé peu de taches solaires. En fait, indique Planalytics, il faudrait remonter au XVIIe et au XIXe siècle pour trouver une période semblable où les taches solaires étaient encore plus rares. Selon Planalytics, la température sur Terre était plus fraîche pendant ces périodes antérieures de relative inactivité solaire.

Il est toutefois encore beaucoup trop tôt pour s'en préoccuper. Mais si le développement végétatif demeure plus lent que la normale parce que le temps est frais cet été, les cultures au Canada et aux États-Unis risquent d'être plus vulnérables au gel à la fin de la saison. Et de fait, la relative inactivité des taches solaires annonce des températures non pas plus chaudes, mais bien plus fraîches cet été et au début de l'automne.

Précipitations
L'absence de précipitations dans les régions à l'ouest du Centre de la Saskatchewan et dans certaines régions du Centre de l'Alberta a déjà refroidi l'optimisme quant aux perspectives de production pour 2009. Le manque d'humidité annoncé dans les prévisions à court terme assombrit aussi les perspectives de récolte.

« Certaines des régions en question n'ont pas reçu de précipitations importantes depuis la fin de la dernière période de croissance », affirme Bruce Burnett, directeur du Service de météorologie et de surveillance des récoltes de la Commission canadienne du blé (CCB). « En gros, les précipitations ont été nulles pendant l'automne, l'hiver et le début du printemps. »

M. Burnett indique qu'il est très important que ces régions reçoivent un peu de pluie bientôt afin que les cultures lèvent et se mettent à croître. D'après les cartes de précipitations fournies par Agriculture Canada, moins de de 40 p. 100 des précipitations normales sont tombées sur les régions les plus sèches allant de la Saskatchewan à la moitié inférieure de l'Alberta entre le 1er avril et le 31 mai.

La région ouest de la Saskatchewan et le reste des régions de l'Alberta ont reçu de maigres précipitations, variant de 40 à 60 p. 100 des précipitations normales. Les cartes d'Agriculture Canada pour la période allant du 1er septembre 2008 au 28 mai 2009 indiquent une sécheresse record dans la région qui s'étend le long de la frontière entre l'Alberta et la Saskatchewan, dans les régions centrales de ces provinces. Les précipitations dans les régions entourant les secteurs où la sécheresse atteint des records sont aussi très faibles. La carte indique des précipitations de moins de 10 p. 100 de la normale.

« Les producteurs ont déjà commencé à constater les effets de l'absence de pluie dans ces régions, notamment la levée très inégale des cultures », dit M. Burnett.

En outre, les températures au cours de la semaine dernière se sont nettement réchauffées dans ces régions, épuisant les dernières réserves d'humidité du sol.
 
Les régions voisines des secteurs souffrant du manque de pluie commencent aussi à susciter beaucoup de préoccupations, indique M. Burnett.

« Certaines des régions avoisinantes jouissaient de réserves d'humidité du sous-sol suffisantes, mais compte tenu de la hausse des températures et de l'absence de pluie abondante, ces réserves d'eau sont en train de s'épuiser rapidement », affirme M. Burnett. « Maintenant, l'Ouest de la Saskatchewan et l'Alberta ont un urgent besoin de pluie. »


Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l'information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204 654 4290 ou se rendre à l'adresse http://www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu'il offre.

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