FAC présente AgriSuccès

AgriSuccès

AgriSuccès Express

Note du rédacteur Kevin Hursh et de la rédactrice adjointe Allison Finnamore

La dernière édition de l’AgriSuccès Express contenait un article sur la période de végétation prometteuse qui attend le secteur des petits fruits de la Colombie-Britannique. Nous avons indiqué pour M. Jesse Brar, l’une des sources citées dans cet article un lieu de travail erroné. M. Brar est un employé de Pacific Coast Fruit Products. Nous sommes désolés de cette erreur.

Prenez note que Mike Jubinville ne publiera pas d’Analyse du marché cette semaine. La publication reprendra la semaine prochaine.

Vos commentaires sont toujours les bienvenus. Envoyez-les nous par courriel à kevin@hursh.ca.

Table des matières : Le 14 mars 2008
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  1. Initiative de démarrage du programme Agri-investissement : la date limite de la présentation des demandes est reportée
  2. Programme d’aide de 14,7 M $ destiné aux éleveurs de bétail du Manitoba
  3. Financement versé aux secteurs du bœuf des provinces maritimes
  4. Allègement fiscal offert aux éleveurs de bétail touchés par la sécheresse
  5. Les subventions à l’importation offertes par l’Arabie saoudite entraînent une amélioration des perspectives de prix de l’orge fourragère
  6. D’autres détails à propos du Programme de réforme des porcs reproducteurs
  7. Le gouvernement de l’Î.-P.-É. repousse un projet d’usine d’éthanol
  8. Agrandissement des installations de JRI à Hamilton
  9. Les producteurs acéricoles du Québec espèrent faire une récolte exceptionnelle
  10. L’accès au marché des légumineuses suscite des préoccupations
  11. Annonce du nouveau programme d’assurance-production de l’Ontario
  12. Les consommateurs invités à exprimer leurs préférences alimentaires aux agriculteurs
  13. L’industrie de l’élevage bovin de l’Alberta lance Canada Gold Beef
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par Kevin Hursh


Le gouvernement fédéral a reporté au 14 avril la date limite de la présentation des demandes dans le cadre de l’initiative de démarrage du programme Agri-investissement, dotée d’une enveloppe de 600 millions de dollars.

Afin d’aider les producteurs à faire la transition aux nouveaux programmes de gestion des risques de l’entreprise, le gouvernement du Canada versera une contribution unique de 600 millions de dollars pour le démarrage des comptes Agri-investissement.

La majorité des producteurs n’ont pas à s’inscrire au programme et ont déjà reçu une lettre expliquant le montant auquel ils ont droit. Ceux qui n’ont pas reçu de lettre doivent présenter une demande au plus tard le 14 avril.

Pour obtenir des précisions ou des formulaires de demande, les producteurs peuvent composer le numéro sans frais 1-866-367-8506 de 7 h à 18 h (HNC), du lundi au vendredi, ou consulter le site www.agr.gc.ca/agriinvest.

Au Québec, le programme est administré par La Financière agricole du Québec. Pour obtenir plus d’information, les producteurs peuvent communiquer avec La Financière agricole au 1-800-749-3646 ou consulter le site www.fadq.qc.ca.

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2. Programme d’aide de 14,7 M $ destiné aux éleveurs de bétail du Manitoba
par Kevin Hursh


Le Manitoba, grâce à des fonds prévus dans le cadre de la nouvelle Fiducie nationale pour le développement communautaire du gouvernement fédéral, investira 14,7 millions de dollars afin d’aider les éleveurs de bétail à faire face à divers problèmes allant des coûts élevés des aliments pour animaux à la baisse des prix du bétail en passant par la valeur accrue du dollar canadien.

La province versera 7,35 millions de dollars et la même somme est prévue au titre de la portion qu’obtiendra le Manitoba dans le cadre du nouveau programme fédéral, conçu pour aider les provinces et les territoires à fournir du soutien aux collectivités et aux travailleurs touchés par des difficultés économiques en raison de l’instabilité actuelle des marchés financiers et des marchés de produits de base à l’échelle mondiale.

En vertu de ce programme d’aide, les éleveurs de bétail du Manitoba recevront un paiement direct représentant jusqu’à trois pour cent de leurs ventes nettes historiques. Ce paiement, qui sera administré par la Société des services agricoles du Manitoba, sera versé à tous les éleveurs de ruminants.

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3. Financement versé aux secteurs du bœuf des provinces maritimes
par Allison Finnamore


Les secteurs du bœuf de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse vont recevoir une aide financière.

Cette aide permettra à l’industrie du bœuf de la Nouvelle-Écosse d’élaborer une vision et une stratégie à long terme. À l’Î.-P.-É., les fonds aideront les producteurs à s’adapter aux conditions actuelles du marché et à améliorer la génétique de leurs troupeaux.

En Nouvelle-Écosse, le financement sera versé directement aux producteurs par l’entremise de la division de la gestion des programmes et des risques de l’entreprise (Programs and Business Risk Management Division) du ministère provincial de l’Agriculture. À l’Î.-P.-É., les producteurs de bœuf recevront 3 millions $.

L’Association Nova Scotia Cattle Producers (NSCP) a présenté au ministère de l’Agriculture un certain nombre de priorités sur lesquelles il faut insister pour revitaliser le secteur de l’élevage bovin en Nouvelle-Écosse.

« Cette aide financière... nous aidera à mettre le secteur bovin de la Nouvelle-Écosse sur la voie de l’autosuffisance économique », lance Greg Sheffer, président de NSCP. « Mon association s’engage à travailler à l’élaboration d’un plan stratégique solide que nous prévoyons avoir achevé en juin. »

La province aidera aussi NSCP à mettre en œuvre les priorités soulevées dans le plan stratégique, notamment la nécessité d’apporter une aide à la société Atlantic Stockyards Limited de Truro, qui effectue la vente de bovins et d’autres animaux.

Du côté de l’Île-du-Prince-Édouard, de l’aide sera offerte aux producteurs sur trois ans pour leur permettre d’améliorer la génétique de leurs troupeaux. Le ministère provincial de l’Agriculture souligne que cela améliorera la qualité des bovins destinés aux parcs d’engraissement et rehaussera la classe des bovins commercialisés par la société Atlantic Beef Products,  seule usine de transformation du bœuf de la province inspectée par le gouvernement fédéral.

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4. Allègement fiscal offert aux éleveurs de bétail touchés par la sécheresse
par Allison Finnamore


Les éleveurs de bétail qui ont dû vendre une partie ou la totalité de leur troupeau en 2007 en raison de la sécheresse qui a sévi dans des régions de l’Ontario, dans le Sud de la Saskatchewan, dans le Sud de l’Alberta et dans le Sud de la Colombie-Britannique sont admissibles à un report d’impôt d’un an sur le revenu de 2007 tiré de ces ventes.

Le gouvernement fédéral a décidé d’offrir ce report après avoir examiné le rendement des cultures fourragères ainsi que des données sur les précipitations, l’humidité du sol et l’approvisionnement en eau pendant la période de végétation de 2007. Lorsqu’un secteur est désigné zone de sécheresse plusieurs années consécutives, les producteurs peuvent reporter les recettes réalisées sur leurs ventes à la première année où le secteur n’est plus désigné zone de sécheresse.

Un producteur peut reporter 30 p. 100 des recettes tirées de ses ventes nettes s’il a réduit de 15 à 30 p. 100 son troupeau de reproducteurs. S’il en vend 30 p. 100 ou plus, il peut reporter 90 p. 100 des recettes nettes de ses ventes. Cette mesure aidera les producteurs à reconstituer leur troupeau de reproducteurs au cours de l’année suivante.

Les producteurs admissibles pourront demander ce report lorsqu’ils rempliront leur déclaration de revenus pour l’année 2007. Les éleveurs sont priés de communiquer avec le bureau des services fiscaux de l’Agence du revenu du Canada de leur région pour obtenir plus de renseignements sur les dispositions relatives à la déclaration de revenus.

Pour obtenir une liste des régions désignées comme zones de sécheresse en 2007, consultez les sites Web ci-dessous :
Ontario : http://www.agr.gc.ca/cb/index_f.php?s1=n&s2=2008&page=n80307b
Saskatchewan : http://www.agr.gc.ca/cb/index_f.php?s1=n&s2=2008&page=n80307c
Alberta : http://www.agr.gc.ca/cb/index_f.php?s1=n&s2=2008&page=n80307d
Colombie-Britannique : http://www.agr.gc.ca/cb/index_f.php?s1=n&s2=2008&page=n80307e

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5. Les subventions à l’importation offertes par l’Arabie saoudite entraînent une amélioration des perspectives de prix de l’orge fourragère
par Kevin Hursh


Les perspectives de prix de l’orge fourragère sont à la hausse en raison d’une généreuse subvention à l’importation offerte depuis le 5 mars par le gouvernement de l’Arabie saoudite. Ce pays est le premier importateur d’orge fourragère au monde.

D’après la Commission canadienne du blé, les consommateurs d’Arabie saoudite utilisaient de la farine de blé et d’autres céréales comme substituts à l’orge fourragère, mais l’augmentation de 71 p. 100 de la subvention à l’importation devrait contribuer à rétablir la demande d’orge fourragère et à en faire augmenter le prix sur les marchés mondiaux.

Le 28 février, la CCB a abaissé de 7 $ la tonne ses Perspectives de rendement de l’orge fourragère au compte B pour la campagne agricole actuelle. Aujourd’hui, en raison de la mesure prise par l’Arabie saoudite, la CCB a exceptionnellement décidé d’augmenter de 23 $ la tonne ses PDR en plein milieu du mois pour le compte B, qui couvre la deuxième moitié de la présente campagne agricole.

Après déduction des frais moyens de transport et de manutention en vigueur dans chaque province, les prix prévus sont maintenant de 4,41 $ le boisseau au Manitoba, de 4,60 $ le boisseau en Saskatchewan et de 4,76 $ le boisseau en Alberta.

Un contrat de livraison garantie assorti d’un taux d’acceptation à 100 p. 100 et d’un appel de livraison avant le 2 mai est offert. La date limite de l’inscription à ce contrat est le 2 mai, ou celle à laquelle un tonnage suffisant sera inscrit.

Les PDR ne sont qu’une estimation du rendement total et les producteurs ayant de l’orge fourragère à vendre devront mettre en balance ces estimations avec les prix qui seront offerts pour les ventes intérieures hors Commission.

 

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6. D’autres détails à propos du Programme de réforme des porcs reproducteurs
par Kevin Hursh


Le Saskatchewan Pork Development Board a publié un communiqué pour informer les producteurs des progrès accomplis au chapitre du Programme de réforme des porcs reproducteurs annoncé le 25 février par le gouvernement fédéral. Cette initiative de 50 millions de dollars devrait contribuer à réduire de 10 p. 100 le nombre de truies à l’échelle du pays. Toutefois, tous les détails ne sont pas encore réglés.

Selon Sask Pork, voici ce que l’on sait à l’heure actuelle :

  • Pour participer, les éleveurs doivent accepter de vider une porcherie au complet abritant des animaux reproducteurs et de ne pas reconstituer leur cheptel avant au moins trois ans. La définition de « porcherie » n’est pas encore fixée; ce qui pourrait permettre aux producteurs d’y abriter des porcs à l’engrais ou des porcs de marché, mais pas y abriter d’animaux reproducteurs.
  • Le Conseil canadien du porc travaille de concert avec le gouvernement fédéral et un groupe consultatif de l’industrie à la conclusion d’accords et à l’élaboration de formulaires de demande qui doivent être mis en place d’ici quelques semaines. Le programme débutera officiellement lorsque les formulaires seront disponibles.
  • Entre le 1er novembre 2007 et la date de début du programme, des paiements aux producteurs admissibles qui ont vendu des animaux reproducteurs sont prévus. Ces paiements correspondront à 225 $ par truie ou verrat moins la somme que le producteur aura reçu pour chaque animal. Sask Pork affirme qu’il est essentiel que les producteurs conservent tous leurs registres de vente, sans lesquels, les animaux vendus ne seront pas admissibles.
  • Une fois le programme amorcé (à une date qui devrait se situer entre la mi-mars et la fin mars), les producteurs recevront 225 $ par truie ou verrat abattu ou euthanasié (à l’exception des jeunes truies). Ces animaux ne doivent pas entrer dans la chaîne alimentaire commerciale des humains. Après la date de début du programme, les animaux vendus  destinés au circuit commercial d’alimentation humaine ne seront plus admissibles.
  • Les règles relatives à l’euthanasie des truies et les méthodes d’élimination appropriées sont en cours d’élaboration.
  • Le programme comportera vraisemblablement une condition stipulant que lorsque le troupeau reproducteur d’une porcherie inscrite est plus important que la normale, les animaux excédentaires ne seront pas admissibles.
  • Sask Pork recommande aux producteurs qui ont l’intention de participer au programme de continuer de vendre leurs animaux au moyen des voies commerciales habituelles et de veiller à conserver tous leurs registres de vente.

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7. Le gouvernement de l’Î.-P.-É. repousse un projet d’usine d’éthanol
par Andy Walker


« Nous voilà maintenant laissés à nous-mêmes. »

C’est ainsi qu’a réagi l’agriculteur Ernie Mutch lorsque le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard a annoncé qu’il prévoyait mettre en veilleuse un projet d’usine d’éthanol qui devait être construite cette année. Atlantic BioEnergy veut construire des installations de production d’éthanol à partir de betteraves à sucre d’une valeur de 85 millions de dollars.

Dans le cadre d’un projet pilote mené l’an dernier par l’entreprise, M. Mutch a consacré un acre à la culture des betteraves à sucre. Il était prêt à accroître sa superficie de production cette année. Lui et d’autres producteurs ayant participé à ce projet pilote ont formé une association et étaient en train de négocier un prix avec l’entreprise lorsque la décision du gouvernement a été annoncée.

Atlantic BioEnergy avait choisi d’établir son usine à Borden-Carleton, près du Pont de la Confédération. Les travaux de construction devaient débuter cet été et la production commerciale devait commencer à l’automne.

Cependant, le premier ministre Robert Ghiz a prévu des consultations publiques au printemps et à l’été, et la décision d’accorder ou non le feu vert à Atlantic BioEnergy sera prise avant la fin de l’année.

M. Mutch craint que le projet ne tombe dans l’oubli d’ici là. Il ne prévoit plus cultiver de betteraves à sucre cette année et ne s’attend pas à ce que d’autres agriculteurs en produisent. Par conséquent, le financement proposé par le gouvernement fédéral pour aider les agriculteurs à se convertir à la production de cultures destinées à la production de biocarburants risque de disparaître. Il ne serait d’ailleurs pas surpris qu’Atlantic BioEnergy commence à chercher un autre emplacement pour établir son usine.

« Ce projet allait créer des débouchés exceptionnels pour les producteurs », dit-il. « S’il nous est impossible de tirer des bénéfices de la production de cultures à des fins alimentaires, pourquoi n’avons-nous pas la chance d’en produire à des fins énergétiques? », s’interroge M. Mutch.

Le premier ministre a annoncé la tenue des consultations à la suite d’une réunion avec le Conseil des Canadiens, un groupe de pression qui s’est élevé contre ce projet. Il indique que plusieurs questions ont été soulevées lors de cette réunion, notamment les répercussions de l’usine sur l’environnement et sur les eaux souterraines, et aimerait bien pouvoir y répondre avant d’autoriser la mise en marche du projet.

M. Mutch craint que la décision du gouvernement de repousser le projet ne les désavantage, lui et ses homologues de l’Île, surtout dans un contexte où la production de cultures à des fins de production de carburant est en croissance à l’échelle mondiale. Les producteurs tentent maintenant d’organiser une rencontre avec le premier ministre Ghiz et le ministre de l’Agriculture, Neil LeClair, pour leur faire part de leur vision des choses.

« Je veux aussi connaître le raisonnement qui les a conduits à retarder le projet », ajoute M. Mutch. « Ce projet aurait été financé entièrement à l’aide de fonds privés, ce qui est très rare pour un projet de cette ampleur à l’Î.-P.-É. »

Selon le porte-parole de l’opposition en matière d’énergie, Michael Currie, la province met ses agriculteurs dans le pétrin en faisant cette annonce quelques semaines avant le début des semailles du printemps.

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8. Agrandissement des installations de JRI à Hamilton
par Allison Finnamore


La société James Richardson International Limited (JRI) agrandit ses installations de Hamilton, en Ontario.

La capacité de ces installations augmentera de presque 55 p. 100 grâce à l’accroissement de l’espace d’entreposage, de l’ordre de 15 000 tonnes. Une fois la construction achevée, l’usine aura une capacité d’entreposage totale de 43 500 tonnes métriques.

« L’établissement de Hamilton est vital pour nos opérations dans l’Est du Canada », de dire le président de JRI, Curt Vossen. « Son emplacement stratégique nous permet d’obtenir une variété de marchandises agricoles en provenance de l’Est du Canada et de livrer du grain à des destinations mondiales. »

Société filiale de James Richardson & Sons Limited, JRI se présente comme la plus grande agroentreprise privée au Canada. Elle effectue la manutention de toutes les principales céréales, les graines oléagineuses et les cultures spéciales, et vend des intrants agricoles et des services connexes par le truchement de centres de services agricoles situés aux quatre coins du Canada. JRI, qui emploie 1 300 personnes, effectue aussi la transformation d’aliments par le truchement de sa société filiale Canbra Foods Ltd. Avant d’annoncer l’agrandissement de ses installations de Hamilton, l’entreprise avait annoncé, en février dernier, l’agrandissement de ses installations de Pioneer Grain dans l’Ouest canadien. Les travaux de construction sont en cours à l’usine de Hamilton et devraient s’achever en juillet 2008.

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9. Les producteurs acéricoles du Québec espèrent faire une récolte exceptionnelle
par Mark Cardwell


Les producteurs acéricoles du Québec souhaitent faire une bonne récolte ce printemps pour pouvoir profiter des prix élevés et reconstituer leurs réserves qui sont au plus bas, affirme le président de la fédération des producteurs.

« Nous devons (et nous devrions) connaître une bonne année », lance Serge Beaulieu, président de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec. L’an dernier, la production s’est établie à 23 millions de kilogrammes de sirop d’érable – soit 17 millions de kilogrammes de moins que la quantité de sirop vendue sur les marchés national et internationaux en 2007.

Selon M. Beaulieu, l’année dernière était la deuxième année consécutive au cours de laquelle les producteurs du Québec ont obtenu une piètre récolte. Cela a abouti à un épuisement total des réserves au début du mois, une première dans l’industrie québécoise depuis 2002.

Normalement, les réserves sont d’environ 30 millions de kilogrammes ou l’équivalent de la production d’une année. Même si l’acériculture ne représente que deux pour cent de l’activité agricole au Québec, la production de la province représente près de 80 p. 100 de la production mondiale de sirop d’érable et plus de 90 p. 100 de la production canadienne.

Selon M. Beaulieu, un bond de 15 p. 100 des ventes à l’exportation et une hausse de 50 p. 100 des ventes au Québec l’an dernier sont à l’origine de cet épuisement des réserves.

La récolte de sirop d’érable battra bientôt son plein dans la province et les producteurs estiment avoir toutes les chances de leur côté.

L’une des raisons de leur optimisme est que l’industrie n’a jamais connu trois mauvaises années consécutives. De plus, la plupart des régions de la province ont reçu une quantité de neige record cette année. Même si cela accroît la charge de travail des producteurs, qui doivent déblayer les arbres afin de pouvoir installer les tuyaux de récolte de l’eau d’érable, la neige garde le sol bien isolé, ce qui fait que la sève devrait commencer à s’écouler plus tôt et qu’elle s’écoulera longtemps.

« Tout semble indiquer que nous connaîtrons un printemps exceptionnel », conclut M. Beaulieu.

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10. L’accès au marché des légumineuses suscite des préoccupations
par D. Larraine Andrews


Les producteurs canadiens de légumineuses demeurent aux prises avec des problèmes d’accès au marché, selon Carl Potts, directeur du développement des marchés à Pulse Canada. M. Potts s’est récemment adressé à Alberta Pulse Growers, soulignant que les producteurs de l’Alberta sont confrontés à deux grands problèmes d’accès au marché.

Il y a d’abord les exportations de pois jaunes pour répondre à la demande de l’Inde qui semble insatiable. M. Potts signale un écart entre la production de l’Inde, qui demeure à peu près stable depuis les cinq dernières années, et la population croissante qui continue de faire grimper la demande des consommateurs bien au-delà des niveaux des stocks nationaux.

« Le Canada joue un rôle de premier plan au chapitre des livraisons », indique M. Potts. En fait, le Canada s’impose aujourd’hui comme le plus grand exportateur de pois et de lentilles au monde, et l’Inde est actuellement le principal pays importateur, suivi de la Chine, du Bangladesh et du Pakistan. On estime que 96 p. 100 de la récolte canadienne de légumineuses est produite dans les Prairies.

Toutefois, M. Potts indique qu’un obstacle technique au commerce avec l’Inde coûte actuellement à l’industrie environ 30 millions de dollars par année. Il s’agit des exigences phytosanitaires de l’Inde qui visent à protéger la santé et l’environnement des végétaux indiens contre les ravageurs éventuellement contenus dans les cargaisons de légumineuses importées.

De nouvelles règles entrées en vigueur en 2004 obligent le Canada à tester ses cargaisons pour s’assurer qu’elles sont exemptes de ravageurs, de même qu’à fumiger chacune d’elles. Selon M. Potts, ces exigences se traduisent par une prime de risque dans la chaîne d’approvisionnement.

Pulse Canada a conclu une entente avec l’Inde afin que la fumigation y soit effectuée. Ceci permettra de réduire les coûts, la fumigation ne pouvant être effectuée au Canada à l’année parce que les températures y sont trop froides pendant une bonne partie de l’année, explique M. Potts.

« Nous nous efforçons de trouver une solution permanente afin de garantir à l’Inde que ses importations ne contiennent aucun ravageur, sans toutefois entraîner de risques et de coûts superflus dans le système », explique-t-il.

Le deuxième problème est lié au marché des haricots au Mexique. En 1994, l’Accord de libre-échange nord-américain a imposé un contingent tarifaire, qui a été réduit graduellement jusqu’à son élimination, le 1er janvier 2008. L’industrie craint maintenant une renégociation des tarifs.

Maintenant que le marché est complètement libéralisé, indique M. Potts, l’industrie s’attend à ce qu’il se produise un rééquilibrage au Canada. Comme la consommation de haricots est en baisse au Mexique, Pulse Canada examine, en collaboration directe avec des producteurs et le gouvernement, des moyens d’en augmenter la demande.

Pour obtenir plus de renseignements, consultez le rapport Pulse Industry in Western Canada au www.agric.gov.ab.ca.

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11. Annonce du nouveau programme d’assurance-production de l’Ontario
par Anne Howden Thompson


Les producteurs de légumes destinés au marché frais de l’Ontario disposent d’un nouveau programme d’assurance-production (AP) pour la campagne agricole 2008.

Agricorp a annoncé le lancement du programme Fresh Market Vegetable-Acreage Loss (FMV-AL). Inspiré d’un programme semblable en place au Québec, il a été mené l’an dernier à titre de projet pilote.

L’élaboration de programmes efficaces pour les producteurs de légumes destinés au marché frais de l’Ontario constitue un défi permanent pour l’industrie de l’horticulture et le gouvernement. Cette difficulté est en partie attribuable à la variété de cultures et au petit nombre de producteurs qui produisent une culture particulière.

Selon Debbie Brander, chef de compte au service de la gestion de produit et des relations avec l’industrie d’Agricorp, les primes des programmes d’AP pour les producteurs ne seraient pas stables en raison du nombre peu élevé de producteurs de certaines cultures.

« En assurant des groupes de légumes présentant des similarités agronomiques, on a la chance d’accroître le nombre de producteurs contribuant au programme et d’obtenir des taux de prime plus stables », fait-elle valoir.

De nouvelles cultures, comme l’ail, les patates douces et les pois verts, ont aussi été ajoutées au modèle de 2008.

Mme Brander indique que l’une des principales différences entre les plans d’AP ordinaires et le nouveau programme est que le modèle FMV-AL n’est pas axé sur la garantie du rendement moyen d’une ferme, mais sur la superficie cultivée.

« Ces plans comparent votre culture à un seuil prédéterminé et offrent une protection contre les pertes élevées afin de vous permettre de récupérer vos coûts de production », explique-t-elle.

Des indemnités sont versées si les cultures sont endommagées par un risque couvert et que le rendement n’atteint pas le seuil établi – ce qui va de soi, estime-t-elle, étant donné le caractère unique de l’industrie horticole. Des dommages causés à un seul acre de légumes destinés au marché frais auraient une incidence considérable en raison du nombre peu élevé d’acres cultivés.

Mme Brander indique que le programme permet aux producteurs de mettre en marché les cultures récupérées, et ce, même si une demande d’indemnité a été approuvée par un expert en sinistres.

Si le secteur de l’horticulture est satisfait du nouvel outil qui est à sa disposition, certains producteurs sont déçus du fait que ce programme remplacera le Programme d’autogestion du risque. Le secteur considérait pourtant que cet outil était adapté à ses besoins particuliers.

Seulement 400 producteurs pourront se prévaloir du programme FMV-AL en 2008 – selon le principe du premier arrivé, premier servi. La date limite de la présentation des demandes est le 1er mai.

Agricorp offre une série de réunions informelles dans les régions de la province où le nouveau programme sera offert. On peut obtenir plus d’information au sujet du programme, y compris des fiches de renseignements sur les plans agricoles, en communiquant avec Agricorp au 1-888-247-4999.

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12. Les consommateurs invités à exprimer leurs préférences alimentaires aux agriculteurs
par Owen Roberts


Les agriculteurs soucieux de trouver des moyens de satisfaire les consommateurs canadiens, qui ont des goûts très variés mais qui adorent la viande, viennent de faire un grand pas vers la compréhension de ce que ces acheteurs désirent.

Le premier de trois rapports détaillés tirés d’une étude d’Ipsos-Reid sur les habitudes d’achat de viande des consommateurs, publié la semaine dernière, montre que le facteur qui influence le plus l’achat de la viande est son appréciation générale à table.

D’après l’étude, les personnes qui préparent les repas sont davantage susceptibles d’acheter une sorte de viande que tout le monde aime.

Si cette constatation semble évidente, la connaissance des consommateurs est un véritable défi qui se pose à l’industrie de la viande – et à ceux qui l’approvisionnent. La famille nucléaire traditionnelle n’existe plus, et le portrait démographique n’est plus homogène du point de vue racial.

Bon nombre de ces consommateurs sont des néo-Canadiens qui mangent beaucoup de viandes appartenant à leurs traditions culinaires, comme l’agneau.

Cette préférence transparaît dans les grands livres des 11 000 éleveurs de moutons du Canada. En effet, les néo-Canadiens ont contribué à faire augmenter de huit pour cent la consommation d’agneau entre 2006 et 2007, en particulier en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec, qui sont justement les trois principaux foyers d’immigration au Canada.

Ces habitudes de consommation devraient rester en place cette année, prévoit Jennifer Fleming, directrice générale de la Fédération canadienne du mouton.

« Actuellement, nous connaissons une grave pénurie », lance-t-elle. « Nous pouvons satisfaire seulement la moitié de la demande du marché national. »

Dans ce contexte, elle et d’autres gestionnaires de marchandises doivent concentrer leurs efforts sur les secteurs les plus rentables. Dans le cas de Mme Fleming, il s’agit de mettre l’accent sur les personnes qui consomment déjà de l’agneau et de les inciter à en consommer davantage plutôt que de se lancer dans une toute nouvelle campagne visant à séduire de nouveaux consommateurs d’agneau.

« Nous nous efforçons d’évoluer en fonction du marché, et nous croyons que notre marché est constitué des gens qui mangent déjà de l’agneau », conclut-elle. « Cette étude nous a aidés à déterminer ce que désirent les consommateurs. »

Coordonnée par le George Morris Centre, l’étude fait aussi ressortir que le prix et la valeur influent sur les décisions des consommateurs. Mais ces facteurs sont secondaires par rapport aux préférences personnelles.

« Cette information est vitale à la compréhension des producteurs de viande », estime Colin Siren d’Ipsos-Reid. « Elle illustre la place qu’occupent les produits [des agriculteurs] dans l’esprit des consommateurs. »

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13. L’industrie de l’élevage bovin de l’Alberta lance Canada Gold Beef
par D. Larraine Andrews


Quatre groupes de l’industrie de l’élevage bovin de l’Alberta ont uni leurs efforts pour lancer un nouveau concept de marché du bœuf.

« Canada Gold Beef est une chaîne de valeur dont tous les maillons auront accès aux bénéfices et à l’information », explique M. Cam Ostercamp, président du Beef Initiative Group.

Canada Gold est axé sur les principes fondamentaux de la vérification de l’âge et de la provenance et de la traçabilité complète, combinés à des pratiques de production éprouvées qui garantissent la salubrité des aliments, le traitement sans cruauté des animaux et la gérance de l’environnement.

M. Ostercamp admet que, jusqu’ici, les producteurs hésitent à investir dans le processus de vérification de l’âge.

« Aucun signal du marché n’indique clairement que cette pratique procure un avantage », indique-t-il. Mais M. Ostercamp croit que le bœuf Canada Gold peut très bien se vendre au prix fort parce que des études de marché poussées montrent qu’il existe un marché international du bœuf dont l’âge et la provenance sont vérifiés.

M. Ostercamp estime que la politique canadienne de commercialisation du bœuf est actuellement trop influencée par celle du département de l’Agriculture des États-Unis, qui ne souhaite pas voir ses exportations assujetties à des restrictions quant à l’âge.

Selon M. Ostercamp, le concept entourant Canada Gold permettra à l’industrie de s’éloigner de l’approche de commercialisation des États-Unis et de pénétrer davantage les marchés asiatique et européen qui, eux, se soucient de la vérification de l’âge.

« La politique intérieure actuelle constitue un obstacle pour les éleveurs de bovins », explique M. Ostercamp. « Si le Canada est sérieux, il doit se dissocier des États-Unis et cesser d’être une plaque tournante pour l’acheminement des bovins vers son voisin du Sud. Pourquoi devrions-nous nous en tenir à un seul marché alors que les marchés de l’Asie et de l’Union européenne nous permettraient de diversifier notre clientèle? »

Le système Canada Gold tient compte de tous les maillons de la chaîne de production. Par exemple, les marchés en vif pourraient organiser des ventes spéciales de bovins Canada Gold ou les vendre par lots. Les producteurs au niveau des parc d’engraissement auraient la possibilité de contribuer aux lots de CG. Ils auraient aussi accès à des historiques de vaccination et pourraient même séparer les animaux en lots n’ayant pas subi de traitement hormonal ou d’implant.

Selon M. Ostercamp, ce concept est fondé sur une méthode d’abattage à contrat suivant laquelle le bovin Canada Gold serait retraçable et identifiable. Il croit qu’une fois qu’il y aura un nombre critique de bovins CG, les entreprises de  transformation se bousculeront pour avoir accès à ce produit. Il souligne que le prix ne sera pas fixé par ces entreprises, mais selon une prime payée par les marchés étrangers qui y sont disposés. Ce concept accorde une importance cruciale au partage de données sur les carcasses et d’autres renseignements à tous les échelons de la chaîne de valeur afin d’aider à constituer un meilleur cheptel et à répondre aux besoins des marchés internationaux.

Ce sont des représentants de l’Alberta Cattle Feeders Association, du Beef Initiative Group, de la Feeders Association of Alberta et de la Western Stock Growers Association qui ont élaboré cette initiative. Pour obtenir plus d’information, visitez le site Web au www.canadagoldbeef.ca.

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