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![]() AgriSuccès Express
Note du rédacteur Kevin Hursh et de la rédactrice adjointe Allison Finnamore
Il y a un signe qui ne trompe pas de l’arrivée du printemps dans l’agriculture canadienne et il s’agit des perspectives pour la prochaine saison de croissance. Deux articles traitent de ce sujet cette semaine dont les prévisions du marché pour les lentilles et les pois. Comme toujours, si vous avez des questions ou des commentaires à propos de l’Agrisuccès Express, vous pouvez nous les adresser par courriel à kevin@hursh.ca.
Table des matières : Le 7 mars 2008
Le gouvernement fédéral a déposé un projet de loi visant à modifier la Loi sur la Commission canadienne du blé, afin de soustraire l’orge de l’Ouest canadien du système de commercialisation à guichet unique de la CCB. « Ce projet de loi nous permettra d’honorer l’engagement que nous avons pris dans le discours du Trône et ouvrira la porte au libre choix en matière de commercialisation de l’orge pour la majorité vigoureuse et croissante des producteurs qui l’exigent », de dire le ministre de l’Agriculture, l’honorable Gerry Ritz. Les tribunaux ont statué qu’on ne peut changer le mode de commercialisation de l’orge sans adopter de modifications législatives. Le gouvernement fédéral a interjeté appel de cette décision initiale des tribunaux, mais son appel a été rejeté par une décision rendue le 26 février dernier. Selon Ken Ritter, président de la CCB et agriculteur de Kindersley, en Saskatchewan, il est possible de modifier le système de commercialisation à guichet unique de la CCB uniquement après que le ministre a consulté le conseil d’administration de la CCB et tenu un référendum valide auprès des agriculteurs. M. Ritter estime que le référendum tenu la semaine dernière par le gouvernement fédéral ne peut être considéré comme un référendum valide. 2. Amélioration des perspectives de rendement du blé et du blé dur
Dans les dernières Perspectives de rendement pour la campagne agricole en cours, les prix prévus du blé et du blé dur demeurent à la hausse. Le blé gagne de 10 $ à 30 $ la tonne par rapport aux PDR de janvier, et le blé dur gagne quant à lui 31 $ la tonne. La Commission canadienne du blé indique qu’il reste encore plusieurs des mois avant l’arrivée des nouvelles récoltes de blé et, qu’entre-temps, la demande à la consommation va continuer de gruger les stocks de l’ancienne récolte. Le manque d’eau continue de susciter des inquiétudes dans le bassin méditerranéen et dans les Plaines du Sud des États-Unis. Étant donné l’augmentation des PDR du blé, le blé roux de printemps de l’Ouest canadien no 1 à 13,5 p. 100 de protéines devrait maintenant se situer à 9,05 $ le boisseau au Manitoba, à 8,93 $ le boisseau en Saskatchewan et à 9,18 $ le boisseau en Alberta pendant la campagne agricole 2007-2008. Ces prix tiennent compte des frais moyens de transport et de manutention en vigueur dans chaque province. Pour la plupart des classes et des grades, les prix du blé prévus pour la campagne actuelle sont très proches des PDR, qui ont été publiées au début de la semaine dernière pour la campagne agricole 2008-2009. Pour ce qui est du blé dur, la CCB indique qu’une augmentation des emblavures est prévue ce printemps au Canada et aux États-Unis, mais que les conditions arides qui ont persisté dans les régions productrices de blé dur de ces deux pays ont accru l’incertitude entourant l’ampleur de la nouvelle récolte. Après déduction des frais moyens de transport et de manutention en Saskatchewan, les PDR du blé dur no 1 à 13,0 p. 100 de protéines se situent maintenant à 12,87 $ le boisseau. Les prix du blé dur pour la prochaine campagne devraient chuter de plus de 1,50 $ le boisseau. Les PDR de la campagne actuelle pour l’orge premier choix sont inchangées par rapport aux estimations établies en janvier, tandis que les PDR de l’orge fourragère au compte B, qui couvre la deuxième partie de la campagne agricole, ont perdu 7 $ la tonne. La CCB explique que la faiblesse de la demande d’orge fourragère sur les marchés outre-mer, le surcroît d’orge exportable de l’Australie par rapport aux prévisions ainsi que l’augmentation des stocks de céréales fourragères de substitution sont autant de facteurs qui poussent les prix à la baisse ce mois-ci sur les marchés internationaux. Au cours de la campagne agricole 2008-2009, les prix de l’orge fourragère devraient diminuer, mais ceux de l’orge premier choix devraient s’apprécier. Tous les renseignements sur les Perspectives de rendement se trouvent au www.cwb.ca. 3. Maintien du moratoire sur l’expansion des élevages porcins au Manitoba
L’industrie porcine du Manitoba est consternée par la décision du gouvernement provincial de maintenir le moratoire sur l’expansion des élevages porcins dans trois régions de la province. « Nous avons demandé à la Commission de protection de l’environnement si l’industrie porcine au Manitoba était durable sur le plan environnemental. Elle a très clairement indiqué que dans certaines régions du Manitoba, la réponse était « non », affirme le ministre de la Conservation, Stan Struthers. Le moratoire sur la construction de nouvelles porcheries ou l’expansion d’anciennes porcheries sera maintenu dans le sud-est du Manitoba, une région considérée comme étant intensivement développée, dans la région de gestion spéciale de la vallée de la rivière Rouge, qui est sujette aux inondations et dans la région d'Entre-les-Lacs, région que le gouvernement considère comme une terre écosensible, ce que la rend inapte à subir une expansion accrue de l’industrie porcine. Depuis l’automne 2006, tous les agrandissements ou les constructions de porcheries ont été interdits partout dans la province pendant qu’une commission indépendante, la Commission de protection de l’environnement (CPE), réalisait une étude de l’industrie porcine et de ses répercussions sur l’environnement. Le moratoire est levé partout ailleurs au Manitoba mais la construction de nouvelles porcheries ou l’expansion de porcheries existantes sera soumise à de nouvelles exigences strictes comme le recommande la CPE. Or, les producteurs porcins ont soutenu avoir pris des mesures pour apaiser les inquiétudes quant à l’environnement, y compris les préoccupations à l’effet que le purin pourrait se retrouver dans les voies d’eau de la province. Ils affirment que le maintien du moratoire est une décision politique. « L’imposition d’un moratoire partiel ou permanent sur une partie de notre industrie ne figure pas parmi les recommandations de la CPE. Il s’agit d’une manœuvre totalement politique de notre gouvernement », affirme Karl Kynoch, président du Manitoba Pork Council. « L’ensemble de l’industrie porcine du Manitoba n’est responsable que d’environ un pour cent du problème de phosphore dans le lac Winnipeg. » Le Manitoba Pork Council se dit également préoccupé par les ramifications que cette décision a sur la viabilité économique de nombreuses fermes porcines familiales dans les régions assujetties à une restriction. « Ils ont ni plus ni moins dévalué et détruit un grand nombre de ces fermes familiales. Si vous voulez qu’un nouveau membre de la famille se joigne à l’exploitation, vous devez procéder à des agrandissements afin de la rendre viable. Ces producteurs n’ont désormais plus du tout accès à cette option, et ce, pour aucune raison scientifique », déclare M. Kynoch. Le Manitoba Pork Council indique qu’il étudiera les options qu’il lui reste, y compris des actions en justice, pour lever le moratoire dans ces régions. Avec le maintien en place du moratoire dans certaines parties de la province, la CPE a mis en place de nouvelles exigences pour la construction de nouvelles exploitations ou l’expansion de porcheries existantes, qui comprennent le raffermissement des dates de mise en place progressive des seuils réglementaires de phosphore prévus dans le Règlement sur la gestion des animaux morts et les déjections du bétail de manière à ce que tous les exploitants soient conformes d’ici 2013. Le gouvernement provincial étendra également l’interdiction de l’épandage hivernal du purin à la même date. Toutes les nouvelles constructions et les exploitations agrandies doivent également disposer de suffisamment de terres au démarrage pour veiller à ce que le purin soit épandu de manière respectueuse de l’environnement. « Nous avons la ferme intention de protéger les voies d’eau du Manitoba. Nous avons décidé que toute personne qui contribue au problème doit contribuer à sa résolution », indique M. Struthers lorsqu’il a accepté les 48 recommandations de la CPE. 4. L’avenir de l’usine de transformation du porc de l’Î.-P.-É. demeure incertain
L’avenir de la seule usine de transformation du porc de l’Île-du-Prince-Édouard inspectée par le gouvernement fédéral, qui entame son deuxième mois sous la gestion d’un séquestre nommé par le gouvernement, demeure nébuleux pour les producteurs de la province qui sont aux abois. L’organisme prêteur de l’Î.-P.-É. a pris les rennes de l’usine le 21 janvier dernier, date à laquelle il a demandé le remboursement d’un prêt à vue de 1,5 million de dollars. L’usine était la copropriété de Natural and Organic Food Group, une entreprise établie au Québec, et de P.E.I. Pork Plus, une entreprise appartenant à quatre éleveurs de porcs de l’Île. C’est le séquestre A.C. Poirier and Associates qui a été chargé de diriger l’usine, et des marques d’intérêt ont été sollicitées auprès d’acheteurs potentiels. Certains ont demandé des renseignements, mais aucune offre officielle n’a été faite avant la date limite fixée au 25 février. Anthony Nabuurs, président du P.E.I. Hog Board, n’en est pas du tout surpris. Étant donné le recul national de l’industrie de la transformation du porc et les millions de dollars qui doivent être investis pour moderniser l’usine afin qu’elle satisfasse aux règles fédérales en matière de salubrité alimentaire, M. Nabuurs ne s’attendait pas à ce que les entreprises se bousculent pour présenter des offres au séquestre. Les travaux se poursuivent comme d’habitude à l’usine, mais le premier ministre, Robert Ghiz, et le ministre provincial de l’Agriculture, Neil LeClair, ont signalé que la province ne table pas sur un avenir à long terme pour l’entreprise de transformation du porc. Pendant ce temps, M. Nabuurs affirme que l’industrie n’écarte pas la possibilité d’exploiter l’usine comme coopérative. L’avenir de l’établissement a fait l’objet de discussions, mais il n’a pas indiqué si des décisions ont été prises. Le trésorier de la province, Wes Sheridan, a déclaré que le gouvernement serait peut-être prêt à aider un nouveau propriétaire à assumer le coût de la modernisation de cette usine construite il y a 20 ans pour la rendre conforme aux exigences actuelles. Le coût de cette opération est évalué à une somme variant entre six et neuf millions de dollars. Au moment où l’entreprise a été mise sous séquestre, un rapport déposé par le séquestre évaluait la valeur de son actif à 3 910 000 $ et la valeur de son passif à 4 295 000 $, dont des dettes de 2 095 000 $ envers la Prince Edward Island Lending Agency, de 940 000 $ envers des producteurs de porcs et de 600 000 $ envers des fournisseurs, excluant les producteurs de porcs. 5. Prolongement de la période de financement
Le financement accordé dans le cadre du Programme canadien de salubrité et de qualité des aliments a été prolongé jusqu’en mars 2009. Les producteurs bovins qui participent à un atelier dispensé dans le cadre du programme Verified Beef Production (VBP) sont admissibles à une aide pour l’achat d’équipement conçu pour mettre en place des pratiques sécuritaires à la ferme. Le matériel admissible au financement comprend, entre autres, les lecteurs manuels d’étiquettes RFID, les logiciels pour assurer le suivi des périodes de retrait de médicaments, les extenseurs de cou pour stalles d’inoculation, les dispositifs de pesage et de calibrage de l’eau ou des aliments médicamenteux et les contenants pour l’élimination des bouteilles de médicaments utilisées. Le programme couvre 50 p. 100 des coûts jusqu’à concurrence de 750 $. Ces montants sont imposables et le producteur doit fournir un numéro d’assurance sociale valide et un numéro de TPS, une copie de la facture et un formulaire de déclaration signé. Le programme VBP est reconnu comme le programme canadien de salubrité des aliments à la ferme. Il a été conçu pour promouvoir l’adoption de pratiques exemplaires parmi les producteurs de bœuf et pour rehausser la confiance du consommateur dans les produits de bœuf. Des ateliers sont régulièrement offerts partout au pays. Les producteurs qui participent aux ateliers ont également la possibilité d’obtenir leur enregistrement au titre du programme VBP. Le processus vise à fournir l’assurance que les normes VBP ont été respectées afin de stimuler les avantages sur le plan de la commercialisation. Pour participer au programme VBP, consultez les renseignements sur les ateliers qui se trouvent à l’adresse www.verifiedbeef.org. Cliquez sur le lien « VBP Across Canada » (en anglais seulement) pour trouver le coordonnateur provincial le plus près de chez vous. Il est également possible d’obtenir de l’information en téléphonant au 6. Saison prometteuse pour les producteurs de petits fruits de la Colombie-Britannique
Un été prometteur semble attendre les producteurs de petits fruits de la Colombie-Britannique. Les prix des bleuets devraient demeurer forts pendant au moins une autre année, ceux des fraises devraient enregistrer une légère hausse et ceux des framboises risquent de doubler par rapport à l’an dernier. « Ça va être un été chaud », lance le directeur de l’Abbotsford Growers Co-op, Doug Edgar. « Quelle que soit l’ampleur de la récolte de framboises, les prix vont s’enflammer. » La production mondiale totale de framboises n’a été que de 517 millions de tonnes l’an dernier, alors que la moyenne annuelle est d’un milliard de tonnes. C’est pourquoi on prévoit une demande massive. « Les faibles rendements et la réduction des superficies cultivées dans la vallée du Fraser sont des phénomènes observables dans le monde entier », explique Jesse Brar de la société Great Pacific Fruit Products. Par exemple, M. Brar estime que la récolte totale du Chili pourrait être d’aussi peu que 110 millions de livres cette année, soit 20 p. 100 de moins que la normale. De plus, l’appréciation de l’euro et le fléchissement du dollar américain entraînent une augmentation des exportations de petits fruits du Chili vers l’Europe, ce qui crée des débouchés pour les framboises du Pacific Northwest. MM. Edgar et Brar prévoient que les producteurs toucheront au moins 80 cents la livre, soit presque le double par rapport aux 45 cents qu’ils obtenaient l’an dernier. Ils préviennent toutefois que cette hausse risque d’être éphémère étant donné que des prix forts entraîneront probablement un accroissement de la superficie cultivée à l’échelle mondiale. Selon le directeur de la Fraser Valley Strawberry Growers Association, Henry Wiens, les perspectives sont aussi très bonnes pour les fraises, en particulier dans le marché frais. M. Wiens prévoit que le prix des fraises destinées à la transformation frôlera les 80 cents la livre et s’attend à ce que le prix à la ferme des fraises fraîches atteigne le double, voire le triple. Le marché des produits frais absorbe les deux tiers de la production de la Colombie-Britannique, qui ne compte plus que 38 producteurs en raison de problèmes de maladies des fraises, de la diminution de la main-d’œuvre disponible et des bas prix qui ont longtemps caractérisé ce secteur. Le prix des bleuets commence pour sa part à se stabiliser après plus d’une dizaine d’années au cours desquelles les prix et la production ont été en hausse nette. Le chiffre d’affaires annuel de l’industrie des bleuets de la Colombie-Britannique est passé de 400 millions de dollars il y a 10 ans à plus d’un milliard de dollars l’an dernier. La production nord-américaine de bleuets en corymbes est quant à elle passée de 250 millions de livres en 2003 à 340 millions de livres l’an dernier et devrait atteindre 500 millions de livres d’ici 2013. Ces cinq dernières années, la production de l’Amérique latine a bondi de 10 à 75 millions de livres par année et devrait fracasser la barre des 350 millions de livres par année d’ici 2011. 7. Financement inaccessible pour les producteurs de fruits de vergers du Québec?
La décision du gouvernement fédéral de participer à un programme d’aide de 12 millions de dollars destiné aux industries des fruits de verger et des vignobles du Québec est une excellente nouvelle pour le président de la fédération des producteurs de pommes du Québec. Cependant, Robert Babeu pense que ce programme devra être peaufiné avant de procurer des avantages concrets aux producteurs. « C’est une étape de franchie », lance M. Babeu à propos de l’aide de 5,6 millions de dollars annoncée la semaine dernière. « Mais il faut que ce programme soit plus accessible. » Ces fonds fédéraux s’ajoutent aux 12 millions prévus dans le plan provincial de replantation. Ce programme s’échelonnera jusqu’au 31 mars 2012, soit un an après la fin du financement fédéral. Les producteurs admissibles recevront 4 000 $ par hectare pour enlever les arbres fruitiers et les vignes en place. Pour être admissibles, ils doivent toutefois posséder au moins deux hectares d’arbres fruitiers ou de vignes et en enlever au moins un demi-hectare. Les producteurs sont aussi admissibles à du financement pour participer à la replantation de variétés de pommiers en demande et peuvent recevoir jusqu’à 6 600 $ par hectare pour la replantation de pommiers nains et 4 000 $ pour la replantation de pommiers semi-nains, ce qui représente le double du financement offert pour les variétés ordinaires. Toutefois, M. Babeu, qui possède deux pommeraies dans la région de Rougemont, estime que certaines des conditions de ce programme fédéral rendent ses avantages inaccessibles à de nombreux producteurs. L’obligation qu’ils ont d’assurer l’ensemble de leurs vergers fait en sorte que le coût de participation au programme est exorbitant. « C’est insensé », dénonce M. Babeu. « Je pense que nous devons faire pression sur le gouvernement du Québec pour qu’il fasse un examen réaliste de la situation, du point de vue des producteurs. » 8. Aide financière versé aux agriculteurs de la N.-É.
Dans un contexte où la demande sur le marché est en pleine évolution, l’industrie des fruits de verger et le secteur viticole de la Nouvelle-Écosse ont reçu une aide financière de 2,3 millions de dollars, ce qui aidera à leur renouvellement. Le Programme fédéral de transition relatif aux vergers et aux vignobles, qui se poursuivra jusqu’en 2011 en Nouvelle-Écosse, couvrira certains coûts associés au remplacement des arbres fruitiers et des vignes actuels par de nouvelles variétés et d’autres cultures. Les producteurs possédant au moins un demi-hectare d’arbres fruitiers ou de vignes seront admissibles au programme, à la condition qu’ils s’engagent à conserver la vocation agricole de leurs terres pendant cinq ans. Les producteurs admissibles qui avaient enlevé leurs arbres fruitiers ou leurs vignes en date du 25 octobre 2007 ou après recevront une aide financière maximale de 4 000 $ par hectare pour couvrir une partie des coûts de retrait des plants. Le programme prévoit aussi l’octroi de 96 000 $ à l’industrie des fruits de verger et au secteur viticole de la Nouvelle-Écosse pour planifier l’avenir et tirer profit des nouveaux débouchés. Les associations sectorielles peuvent aussi présenter des demandes pour le financement d’études visant à les aider, ainsi que leurs membres, à améliorer la rentabilité à long terme des producteurs. Un comité formé de représentants des gouvernements fédéral et provincial sera mis sur pied pour choisir un agent de mise en œuvre du Programme. Lorsque l’agent aura été choisi - vraisemblablement au printemps - plus de détails seront communiqués aux producteurs et aux groupes de l’industrie au sujet du processus de demande. Cette aide financière du fédéral s’ajoute à la somme de 1,5 million de dollars annoncée par la province en novembre 2005. Dans le cadre de ce programme quinquennal de renouvellement des vergers qui s’étend à l’échelle de la province, plus de 600 acres de pommiers Honeycrisp devraient être plantés. De plus, une étude fédérale de trois ans relative à la pomme Honeycrisp a été annoncée en 2006. La variété Honeycrisp remplacera certaines des variétés que l’on trouve depuis longtemps dans la province, comme la McIntosh. Il s’agit d’une nouvelle variété qui pousse très bien en Nouvelle-Écosse et offre un bon rendement économique (celui-ci peut être quatre fois supérieur à celui des variétés classiques). L’industrie vinicole de la Nouvelle-Écosse connaît un essor considérable depuis l’implantation des premiers vignobles commerciaux, au milieu des années 1970. La province compte neuf établissements vinicoles familiaux et 22 viticulteurs commerciaux qui génèrent plus de 6,9 millions de dollars dans l’économie de la province, et les vins locaux représentent aujourd’hui 8,7 p. 100 des ventes totales de vin dans la province. Environ 160 hectares (400 acres) sont actuellement consacrés à la culture de la vigne en Nouvelle-Écosse et de 40 à 60 hectares (100 à 150 acres) supplémentaires devraient s’y ajouter en 2008. 9. Les données sur les principales plantes de grande culture pour 2008 sont maintenant disponibles
Alberta Agriculture and Food a publié ses données de 2008 sur les résultats et le rendement des variétés végétales (Crop Variety Yield and Performance Data) pour les principales grandes cultures. Même si l’information porte surtout sur les cultures produites en Alberta, on trouve une abondance de renseignements utiles pour les producteurs de toutes les provinces de l’Ouest. Le portail d’information sur les cultures offert sur le site Web d’AAF (www.agric.gov.ab.ca) est accessible par le chemin suivant : Decision Making Tools>General>Variety Yield and Performance Data. L’utilisateur peut choisir parmi une liste de familles culturales, dont les céréales, les graminées, les légumes, les cultures oléagineuses ou les légumineuses, et ensuite choisir parmi diverses cultures dans chaque catégorie. Par exemple, dans la catégorie des céréales, l’utilisateur a le choix entre plusieurs types d’orge, d’avoine, de seigle, de triticale et de blé. On trouve une analyse des préférences du marché dans la section sur l’orge brassicole, de même qu’une description des caractéristiques d’une bonne orge brassicole d’après le Brewing and Malting Barley Research Institute. Une liste des distributeurs d’orge brassicole est aussi fournie, ainsi que des liens menant vers leur site Web respectif. L’information sur les variétés, dont les données sur le rendement, les caractéristiques agronomiques, les maladies et l’environnement, est résumée. Il est possible de choisir une variété en particulier et d’accéder à de l’information détaillée à son sujet. Par exemple, l’utilisateur qui choisit la variété d’orge brassicole AC Metcalfe obtient des données sur ses usages homologués, les droits des phytogénéticiens, les forces et faiblesses de la variété, et sa résistance aux maladies et à la verse. De l’information est aussi offerte sur le rendement des cultures, notamment les variétés recommandées par le Centre technique canadien pour l’orge brassicole, en plus des rendements signalés par des producteurs. Le site fournit aussi des liens menant vers un calculateur de la superficie cultivée en orge, vers un convertisseur des boisseaux en tonnes et un convertisseur des dollars le boisseau en dollars la tonne. Enfin, des renseignements détaillés sur la protection des cultures sont fournis, y compris des liens menant vers des sites sur les fongicides, les insecticides et les herbicides recommandés. 10. Les producteurs de blé incitent un fabricant de desserts à s’établir en Ontario
L’Office de commercialisation des producteurs de blé de l’Ontario a incité une entreprise de fabrication de desserts à s’établir dans la province. L’Office, qui représente quelques 16 000 producteurs de blé, fournira une expertise technique ainsi qu’une expertise en recherche et développement à cette entreprise privée de fabrication de desserts — The Original Cakerie — à ses nouvelles installations de London. L’Office versera une contribution de 60 000 $ sous forme de ressources concrètes et de services en nature admissibles. L’usine de fabrication de desserts congelés, dont la construction devrait être achevée d’ici janvier 2009, obtiendra les ingrédients nécessaires auprès de minoteries locales et de producteurs d’œufs et laitiers des régions rurales de l’Ontario. Établie en 1979, The Original Cakerie Ltd. était au départ une petite boulangerie industrielle qui approvisionnait des restaurants de Victoria, en Colombie-Britannique. L’entreprise fabrique des gâteaux étagés, des pâtisseries et des barres dessert qui se vendent partout en Amérique du Nord à des restaurants et des épiceries, comme Les Aliments M & M, et à des fournisseurs de services d’alimentation, comme Sodexho et Aramark. 11. Analyse du marché – Le point sur les marchés des lentilles et des pois
Lentilles rouges Dans ce marché, tout tourne autour de la demande alimentaire en Asie. On entend parler de prix aussi élevés que 38 cents la livre pour les lentilles rouges cueillies à la ferme. Les mouvements sur le marché demeurent relativement prompts, mais nombre d’acheteurs commencent à repousser à mai toute activité. Je pense que nous nous poussons les prix à leur sommet avant la mise en disponibilité des produits de la nouvelle récolte des sources d’approvisionnement du Moyen-Orient. Pour ce qui est de la nouvelle récolte, les perspectives de la demande pour l’année qui vient semblent très solides, voire meilleures que ce que nous avons observé cette année du côté de la récolte précédente. Cela signifie qu’il est tout à fait possible que les prix de la nouvelle récolte continuent de croître qui sont déjà à la hausse. La semaine dernière seulement, j’ai entendu dire que les prix des lentilles rouges de la nouvelle récolte ont bondi d’encore 3 cents pour s’établir à 28 cents la livre, avec pleine protection contre les calamités naturelles pour les producteurs. Cependant, la demande alimentaire de l’Asie est si élevée que les prix de la nouvelle récolte risquent de continuer de grimper. La Syrie et la Turquie ne pourront rétablir adéquatement les stocks lorsqu’elles mettront la nouvelle récolte sur le marché en mai. Toutefois, l’ajout de cette source d’approvisionnement aura pour effet d’accroître la concurrence sur le marché sur la période de mai à juillet, comme à l’habitude. Le Canada a un potentiel énorme et est particulièrement bien placé pour répondre à la demande qui se développera à partir d’août et se maintiendra au moins jusqu’à ce que la concurrence de l’Australie entre en ligne de compte, soit à partir de janvier environ. Lentilles vertes Le dernier prix qu’on m’a indiqué pour les grosses lentilles vertes no 1 est de 35 à 36 cents la livre, ce qui représente une hausse d’environ deux cents au cours des deux dernières semaines. Mais ce week-end, j’ai reçu un rapport indiquant que les prix des lentilles emballées au port de Montréal sont en hausse ces derniers jours, ce qui donne à penser que le prix des grosses lentilles vertes s’apprête à franchir la barre des 40 cents la livre. Cette tendance correspond à la réaction attendue du marché – monter les prix pour réduire la demande qui est devenu effrénée ou autrement insoutenable au cours de la première moitié de l’année de commercialisation en cours. Il aura fallu deux ans pour réduire l’excédent de stocks. Maintenant que cela semble être fait, nous allons dans le sens contraire sur le spectre des prix et de l’offre, alors que le marché doit maintenant faire grimper les prix afin de ralentir la demande et conserver les stocks qui ne cessent de diminuer. Pour ce qui est de la nouvelle récolte, le prix des lentilles vertes n’a pas vraiment changé : les grosses lentilles no 1 et no 2 sont passées de 27 à 25 cents la livre. Certains acheteurs pourraient envisager d’offrir 26 cents la livre pour les lentilles de catégorie no 2 ou supérieure. PFCanada estime que les prix des lentilles de la nouvelle récolte doivent grimper d’un autre trois cents – et que tous les autres marchés doivent demeurer stables – pour que les lentilles deviennent concurrentielles par rapport à d’autres cultures de remplacement offrant un meilleur rendement. Pois jaunes Les prix des pois de la campagne précédente demeurent très impressionnants : le prix FOB Vancouver se site entre 470 $US et 475 $US, ce qui correspond à un prix à la ferme variant de 10,75 $CAN à 11 $CAN le boisseau en Saskatchewan. Les entreprises nationales de transformation doivent maintenir une longueur d’avance sur les marchés d’exportations pour être en mesure de s’approvisionner, les prix offerts pouvant atteindre 11,50 $ le boisseau. Le marché s’efforce de rationner la demande de pois de la récolte précédente et faire la transition aux attentes de la nouvelle récolte de l’UE et de l’Ukraine d’ici le milieu de l’été. Pour ce qui est des pois jaunes de la nouvelle récolte, les perspectives de la demande demeurent assez fortes du côté du sous-continent indien, ce qui, à mon avis, risque de susciter des offres à 10 $ le boisseau pour les pois de la nouvelle récolte. J’ai déjà eu vent de prix aussi élevés que 9,25 $ le boisseau (livraison à l’automne) à Swift Current, ce qui reflète le prix FOB Vancouver de 415 $. En raison de la sécheresse en Inde, les prix des pois chiches sont à la hausse et un resserrement de l’équilibre entre l’offre et la demande de légumineuses semble commencer à se dessiner pour l’an prochain. Les prix des pois jaunes de la nouvelle récolte devraient s’établir au même niveau que ceux des pois de l’an dernier, et non pas l’inverse. Je m’attends à ce que les pois de l’année atteignent 10 $ le boisseau. Mais ce n’est qu’un chiffre et pas nécessairement un seuil critique auquel il faut vendre. La demande semble si forte que le marché est à même de soutenir un prix accru si cela se présente, particulièrement si la sécheresse se poursuit en Inde. Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l'information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204-654-4290 ou se rendre à l'adresse http://www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu'il offre. Forums AgriSuccès
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