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![]() AgriSuccès Express
Note du rédacteur Kevin Hursh et de la rédactrice adjointe Allison Finnamore
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Table des matières : Le 14 décembre 2007
Le blé dur, utilisé dans la fabrication de pâtes et la semoule à coucous, se vend actuellement à des prix record. Au moment où les agriculteurs dressent leur plan d’ensemencement de 2008, beaucoup d’entre eux se demandent si leurs revenus demeureront aussi élevés ou si le monde va réagir à ces prix élevés en produisant un excédent de blé dur. La Division de l’analyse de marché d’Agriculture et Agroalimentaire Canada a publié un bulletin sur la situation du marché et sur les perspectives pour le blé dur. Son analyse montre que l’Union européenne est à la fois le plus grand producteur et le plus grand consommateur de blé dur au monde. L’Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Lybie, quatre pays d’Afrique du Nord, constituent le plus grand marché d’importation au monde. Le Canada est, quant à lui, le plus grand exportateur de blé dur. Au cours de la présente campagne agricole, le Canada devrait accaparer 55 p. 100 du marché mondial du blé dur. Les autres principaux exportateurs sont l’Europe et les États-Unis. Les stocks de report que possèdent ces trois grands exportateurs sont plus bas que jamais, ce qui se traduit par des prix record. Ici, au Canada, la prime dont devrait bénéficier le blé dur par rapport au blé de printemps est de près de 5 $ le boisseau. Dans ses dernières Perspectives de rendement, la Commission canadienne du blé prévoit un prix à la ferme de plus de 11 $ le boisseau pour le blé dur. La majeure partie du blé dur canadien est produite dans le Sud de la Saskatchewan et de l’Alberta. Pour 2008-2009, la Division de l’analyse d’Agriculture Canada indique que la production mondiale devrait augmenter de 13 p. 100 en raison de la réaction des producteurs à ces rendements économiques record. Cependant, compte tenu des faibles stocks de report, l’offre mondiale de blé dur devrait croître de seulement quatre pour cent. Agriculture Canada annonce que les prix devraient enregistrer une chute nette à cause de la production accrue des trois principaux exportateurs, mais le rapport ne donne aucune estimation de la mesure de cette baisse de prix. L’analyse précise toutefois que les faibles stocks de report et la forte demande limiteront cette baisse. Le rapport intégral se trouve au www.agr.gc.ca/mad-dam. Cliquez sur le Bulletin bimensuel. 2. Versement imminent des paiements au titre du PGR de l’Ontario
Les producteurs qui participent au nouveau Programme de gestion du risque (PGR) et qui sont admissibles à des versements peuvent commencer à guetter l’arrivée dans leur boîte aux lettres du premier paiement avant récolte, au titre de ce programme. Agricorp, qui gère ce nouveau programme provincial, a commencé cette semaine à imprimer et à distribuer les premiers chèques. L’organisme s’attend à ce que plus de 10 000 producteurs reçoivent leur paiement avant Noël. Le reste sera distribué dans la nouvelle année. Toutefois, si les porte-parole de l’industrie se réjouissent du fait que les paiements ont commencé à être versés, Leo Guilbeault, président de la coalition Ontario Grain and Oilseeds, indique que de nombreux producteurs admissibles ont négligé de s’inscrire avant la date limite du 15 novembre. Des réunions d’information sur le nouveau programme ont été tenues aux quatre coins de la province au cours des premières semaines de novembre, mais la date limite de l’inscription au programme fixée à la mi-novembre était déjà passée et les producteurs n’étaient pas tous certains de vouloir participer au nouveau PGR. Ils ont maintenant une deuxième et dernière chance d’y adhérer pour la campagne 2007. La date butoir a été officiellement reportée au lundi 31 décembre. Conçu comme un programme d’assurance, le PRG sera activé lorsque le prix moyen d’un produit s’établira sous un prix plancher fixé par boisseau. Ce programme est financé conjointement par le gouvernement provincial et les producteurs participants, ces derniers versant leur contribution qui représente un tiers du montant sous forme de primes. Les primes correspondront au niveau de soutien choisi par les producteurs et seront fondées sur la moyenne décennale des prix repères. Bien que les producteurs n’aient pas à payer les primes du PGR pour la campagne 2007, ils doivent toutefois satisfaire à de nombreuses exigences en matière de conformité pour y être admissibles. Ils doivent notamment participer au programme d’Assurance-production (AP) et au Programme canadien de stabilisation du revenu agricole (PCSRA). Certaines exceptions seront accordées pour la campagne 2007 afin de tenir compte des dates limites d’inscription qui sont passées. L’adhésion à l’assurance-production ne sera pas exigée pour la présente campagne ou pour les cultures en surfaces restreintes qui ne bénéficient d’aucun programme d’AP. La date limite d’inscription au PCSRA 2007 a aussi été reportée au 31 décembre pour les nouvelles demandes. Si les producteurs doivent adhérer au PCSRA et à l’AP pour avoir le droit de participer au PGR, ils peuvent participer soit au PCSRA, soit à l’AP, sans participer au PGR. Agricorp signale que la décision de s’inscrire en 2007 n’oblige pas les producteurs à demeurer inscrits en 2008 ou en 2009, mais que la décision d’abandonner le programme rendra les producteurs inadmissibles pour le reste de la durée de ce projet pilote étalé sur trois ans. « Les producteurs qui abandonneront le PGR en 2008 ou en 2009 ne seront pas tenus de rembourser les paiements qu’ils ont déjà reçus. Il n’y a aucun risque à s’inscrire en 2007 parce que les producteurs n’ont pas à payer de prime la première année et peuvent abandonner le programme en 2008 ou en 2009 », explique Agricorp sur son site Web. Inversement, les producteurs qui n’ont pas participé en 2007 peuvent s’inscrire pour le reste de la durée du projet pilote. On trouve une description détaillée et un compte rendu du programme dans le manuel en ligne du PGR au http://www.agricorp.com/fr-ca/programs/rmp/rmp-handbook.asp. On peut aussi poser des questions, envoyer des demandes de renseignement ou commander des formulaires de demande en communiquant avec Agricorp au 3. Une usine de transformation du bœuf du Canada atlantique reçoit 12 millions $
L’avenir de la seule usine de transformation du bœuf du Canada atlantique inspectée par le gouvernement fédéral semble maintenant un peu plus sûr. En effet, le gouvernement fédéral et les gouvernements des trois provinces maritimes ont annoncé aujourd’hui qu’ils investiraient la somme de 12 millions de dollars pour aider l’usine, située à Albany, à l’Î.-P.-É., à acheter de l’équipement spécialisé permettant de mettre au point des produits à valeur ajoutée, et à les commercialiser. L’élaboration de cette mesure d’aide a nécessité beaucoup de temps. En effet, l’ancien gouvernement de l’Î.-P.-É., dirigé par M. Pat Binns, avait amorcé des négociations pour amener le gouvernement fédéral et les autres provinces maritimes à collaborer dès le début de la planification de l’établissement de cette usine, en 2003. L’établissement, qui appartient à une coopérative de producteurs, au gouvernement de l’Î.-P.-É. et à Co-op Atlantic, subit des pertes financières depuis son ouverture, vers la fin de 2004. Dans son dernier rapport annuel, le vérificateur général de l’Î.-P.-É., Colin Younker, estime le passif des contribuables de la province à un peu plus de 31 millions $. Lorsque le gouvernement de Robert Ghiz est entré en fonction, les pertes que subissait l’usine se situaient dans les 600 000 $ par mois. Le nouveau gouvernement a annoncé un prêt d’exploitation de 1,5 million $, mais a signalé qu’il fermerait les vannes jusqu’à ce que l’usine prenne les mesures qui s’imposent pour devenir rentable. Depuis, l’usine qui s’est dotée d’un nouveau plan d’affaires avec l’aide de la société Price, Waterhouse, Cooper, a réussi à mettre en marché ses produits dans les principales épiceries du Canada atlantique et à réduire ses pertes mensuelles à environ 100 000 $. En vertu du nouveau plan d’aide, l’Agence de promotion économique du Canada atlantique versera 6 millions $ et chacune des trois provinces versera 2 millions $. Pour le président de Cattle Producers of P.E.I., cette annonce constitue le plus beau cadeau de Noël qui soit pour une industrie ébranlée par la hausse des prix des intrants et la vigueur du dollar canadien. Darlene Sanford indique que l’industrie continue de faire face à de sérieux défis, mais que cette annonce positive aura une grande portée : « J’ai parlé avec de nombreux agriculteurs qui m’ont dit qu’ils attendaient de voir ce qu’il adviendrait de l’usine pour décider s’ils allaient essayer de tenir le coup. » Selon les politiciens des quatre gouvernements, cette usine est l’un des éléments clés permettant d’assurer la survie de l’industrie. Sans elle, les producteurs seraient obligés d’expédier leurs animaux au Québec, en Ontario ou aux États-Unis ce qui, selon Mme Sanford, est tout simplement irréalisable à long terme. « Il ne serait avantageux pour personne d’expédier des bovins en Ontario », renchérit Brooke Taylor, ministre de l’Agriculture de la Nouvelle-Écosse. « Cette usine est vitale pour l’avenir de l’industrie du bœuf de notre province. » M. Ghiz prévoit qu’il faudra jusqu’à deux ans avant que l’usine atteigne le seuil de rentabilité. « Ce ne sera pas facile. Nous devons continuer de nous assurer que notre bœuf se retrouve sur les tablettes des détaillants et les consommateurs doivent continuer, lorsqu’ils vont faire leur marché, à demander du bœuf provenant de cette usine. » Mme Sanford abonde dans le même sens : « Cette annonce est un pas dans la bonne direction – il revient maintenant à l’industrie de faire le reste du chemin. » 4. Des acheteurs internationaux intéressés par l’avoine des Prairies
La réputation de l’Ouest canadien comme région productrice d’avoine de haute qualité est en train de s’établir à l’échelle mondiale, comme l’a illustré l’intérêt manifesté par des acheteurs internationaux lors de la 10e conférence annuelle de la Prairie Oat Grower Association (POGA), tenue à Winnipeg de 29 novembre. Des représentants de Chine et d’Amérique latine ont assisté à l’événement, confirme le président de la POGA, Bill Wilton. L’intérêt d’une acheteuse latino-américaine, qui a visité des moulins à avoine dans les Prairies pendant son séjour, pourrait avoir des résultats à très court terme, affirme-t-il. « Cette dame œuvre au sein d’une entreprise appartenant à WalMart au Costa Rica et qui est présente dans 435 localités en Amérique centrale. Elle est venue au Canada pour acheter de l’avoine et pour trouver des gens qui voudraient lui vendre ce dont elle a besoin. » M. Wilton indique que cette acheteuse a aussi assisté à la conférence de la POGA pour en apprendre davantage sur la production d’avoine au Canada. « Il semble qu’elle s’intéresse à la qualité, à la salubrité des aliments et, bien sûr, à leur disponibilité. » La Chine est un autre nouveau marché ciblé par la POGA. En effet, l’association a récemment été informée de la conclusion d’une entente de recherche entre Agriculture et Agroalimentaire Canada et le gouvernement chinois pour déterminer s’il y a moyen d’améliorer la production d’avoine dans ce pays d’Asie. « Nous n’étions pas au courant », affirme M. Wilton. « Nous avons appris la nouvelle aujourd’hui, pendant la réunion, et il semble que cela pourrait créer un véritable débouché. » M. Wilton est maintenant au courant de l’appétit croissant des Chinois pour l’avoine comme élément d’une alimentation saine. « Il semble que la Chine a besoin d’avoine de mouture de bonne qualité et qu’elle comble ses besoins actuels en en important d’Australie. » Bien sûr, il faudrait trouver une solution à la question du transport de l’avoine du Canada à la Chine, mais M. Wilton indique qu’il faut d’abord déterminer si la production des agriculteurs des Prairies correspond à ce que recherchent les Chinois et si leur avoine répond à leurs besoins. Devant l’intérêt croissant d’acheteurs internationaux pour l’avoine des Prairies, M. Wilton se réjouit des débouchés qui en découlent pour les agriculteurs de cette région. Toutefois, il note que l’industrie nord-américaine de la mouture se préoccupe de plus en plus de l’offre d’avoine. « Les produits d’avoine que l’on consomme en Amérique du Nord sont faits, dans 90 p. 100 des cas, à base d’avoine produite dans une région qui s’étend d’Emerson, au Manitoba, à Saskatoon, en Saskatchewan. » « Bien sûr, les entreprises de mouture craignent sérieusement que les agriculteurs modifient leur choix de cultures », ajoute M. Wilton, en raison de la possibilité qu’ont ceux-ci de choisir l’an prochain d’autres céréales et oléagineux dont le prix semble fort. 5. Création d’un partenariat dans le secteur de la trituration du canola
Les sociétés Louis Dreyfus Commodities et Mitsui & Co. ont formé un partenariat stratégique pour appuyer la construction d’une nouvelle usine de transformation du canola à Yorkton, en Saskatchewan. Louis Dreyfus est l’instigateur de cette nouvelle usine de trituration, mais bénéficie maintenant de l’appui de Mitsui, une grande société de commerce, d’investissement et de service dont le siège social est établi à Tokyo, au Japon. Mitsui détiendra 40 p. 100 des actions de l’usine, et Louis Dreyfus en possédera 60 p. 100. Ce dernier, qui est un chef de file sur les marchés des marchandises internationaux, possède 10 silos-terminaux à haut débit dans l’Ouest canadien de même qu’un terminal d’exportation à Port-Cartier, au Québec. Lorsqu’elle sera en activité, l’usine de Yorkton transformera 850 000 tonnes de canola par année. Depuis l’annonce de l’établissement de cette usine dans le Centre-Est de la Saskatchewan à la fin de 2006, les contrats finaux de conception et de construction ont été confirmés et les travaux préliminaires de la mise en chantier ont été effectués. La construction proprement dite doit commencer au printemps 2008 et le début des activités est prévu à l’été 2009. James Richardson International a aussi annoncé la construction d’une nouvelle usine de trituration du canola dans la localité de Yorkton vers la fin de 2006. Depuis, la société se dit préoccupée par la hausse des coûts de construction. Certains observateurs doutent de la possibilité qu’une deuxième grande usine de trituration du canola soit construite dans la même localité. 6. Les producteurs laitiers profitent de hausses de prix
Les prix de soutien du beurre et de la poudre de lait écrémé vont augmenter. Ces modifications, annoncées par la Commission canadienne du lait, entreront en vigueur le 1er février. Le prix de soutien de la poudre de lait écrémé grimpera de 5,9212 $ à 5,9835 $ le kilogramme et celui du beurre passera de 6,8695 $ à 6,9316 $ le kilogramme. Les prix de soutien sont les prix auxquels la CCL achète et vend du beurre et de la poudre de lait écrémé afin d’équilibrer les variations saisonnières de l’offre et de la demande sur le marché intérieur. Cette hausse des prix de soutien pourrait se traduire, pour les producteurs laitiers, par une augmentation de revenus de 1 p. 100, soit 70 cents l’hectolitre, pour le lait de transformation servant à la fabrication de produits comme le yogourt, le fromage, le beurre et la poudre de lait écrémé. Comme les prix reçus par les producteurs pour le lait et la crème de consommation sont déterminés par les autorités provinciales, l'augmentation globale des revenus des producteurs dépendra des prix qu’établiront les autorités provinciales. Le nouveau prix de soutien du beurre comprend aussi une augmentation de 2 cents l’hectolitre des frais de possession que la CCL collecte pour défrayer les frais d'entreposage des stocks normaux de beurre. La marge que les transformateurs reçoivent pour la poudre de lait écrémé et le beurre qu’ils vendent à la CCL, et comprise dans les prix de soutien, augmentera quant à elle de 10,7 cents l’hectolitre de façon à refléter l’augmentation des coûts de l’énergie. L’incidence de cette hausse chez les détaillants dépendra de nombreux facteurs comme les frais de fabrication, de transport, de distribution et d’emballage tout au long de la chaîne d’approvisionnement, affirme la CCL dans un communiqué. L’Association canadienne des restaurateurs et des services alimentaires considère cette légère augmentation des prix du lait de transformation comme un pas dans la bonne direction. En réunion avec la CCL en novembre, l’Association a préconisé un gel du prix du lait de transformation. Selon elle, le prix du lait de transformation a augmenté de 54 p. 100 depuis 1994, et le coût de la production de lait a augmenté de 1,5 p. 100 au cours de la même période, en raison de l’accroissement de la productivité. En plus d’avoir rencontré l’association des restaurateurs et des services alimentaires, la CCL a tenu des réunions avec des producteurs laitiers, des transformateurs, des détaillants et des consommateurs, et a par la suite fixé le prix du lait de transformation. Des facteurs comme le coût de production, les arguments d’intervenants, les marges des producteurs et les indicateurs économiques ont aidé à déterminer si le prix du lait de transformation allait augmenter. La CCL est une société d’État qui élabore, met en œuvre et administre des politiques et des programmes qui répondent aux besoins des producteurs laitiers et des transformateurs. 7. Commercialisation d’une gamme de yogourt contenant de l’ALC en Alberta
Une nouvelle gamme de yogourt – la première à contenir de l’ALC naturel – vient d’être mise en marché en Alberta. Le sigle ALC désigne l’acide linoléique conjugué. Il s’agit d’un type de gras naturel provenant des produits laitiers ou du bœuf auquel la recherche associe de solides avantages potentiels pour la santé humaine. Cette nouvelle gamme de yogourt est produite par Bles-Wold Yogurt Inc. et a été élaborée de concert avec le CLA Network, qui regroupe des chercheurs, des représentants de l’industrie alimentaire et des professionnels de la santé. Ce produit est maintenant offert dans différents supermarchés et magasins spécialisés en Alberta. Le contenu en ALC est indiqué sur l’emballage du produit : le yogourt nature en contient 0,12 grammes par portion de 125 grammes et les autres sortes en contiennent 0,14 grammes par portion de 125 grammes. Bles-Wold commercialise aussi de la crème sûre contenant 0,20 grammes d’ALC par portion de 30 millilitres. « Ces dix dernières années, nous avons élaboré des combinaisons d’aliments du bétail utilisant des ingrédients naturels qui font augmenter de dix fois la teneur du lait en ALC », explique M. John Kennedy de l’Université de l’Alberta. « La difficulté consiste à le faire à peu de frais et en veillant au respect de la santé des animaux. Les méthodes adoptées par Bles-Wold pour mettre au point sa nouvelle gamme de yogourt ont permis d’atteindre ces objectifs. » On trouve plus d’information au www.CLAnetwork.com (en anglais seulement). 8. La fédération des agriculteurs du Québec a un nouveau président
Quelle semaine mouvementée pour Christian Lacasse! Depuis son élection comme président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), le 6 décembre dernier, M. Lacasse partage son emploi du temps entre les nombreuses entrevues accordées aux médias et les réunions de l’UPA. Il a aussi participé à une manifestation de propriétaires de terres à bois, dont un grand nombre sont des agriculteurs, devant l’Assemblée nationale à Québec, ainsi qu’à un forum de l’industrie du bois. Producteur laitier âgé de 48 ans, M. Lacasse trouve même le temps d’aider sa femme et ses quatre jeunes garçons à effectuer la traite quotidienne de leurs 55 vaches à leur ferme laitière familiale située près de Saint-Vallier-de-Bellechasse, à une vingtaine de minutes de route de la capitale provinciale. « C’est une période plutôt mouvementée », lance M. Lacasse. « Je me rends maintenant compte de l’ampleur de la charge de travail qui pèse sur le principal porte-parole (de l’UPA). » M. Lacasse a remporté la course au leadership de l’UPA, qui représente 41 000 membres, par seulement 11 votes contre son prédécesseur, Laurent Pellerin. Si M. Lacasse n’a pas l’habitude d’être le centre d’intérêt des journalistes, il connaît toutefois bien les politiques agricoles. D’abord élu secrétaire de sa section locale de l’UPA à l’âge de 19 ans, M. Lacasse a ensuite été pendant longtemps président de ses sections locales et régionales de la fédération des agriculteurs. Il a ensuite œuvré à titre de premier vice-président de l’UPA de 1997 à 2005. Il a démissionné de ce poste après avoir été battu par M. Pellerin, qui avait remporté son titre par 11 votes, tout comme M. Lacasse lors de l’élection tenue la semaine dernière. La victoire de M. Lacasse met une fin abrupte aux 14 années pendant lesquelles M. Pellerin a assuré la présidence de l’UPA. « Le message que m’ont transmis les producteurs (pendant la campagne) était clair : ils veulent un leadership plus dynamique et du sang neuf à l’échelon de la présidence », mentionne M. Lacasse. « Ce n’est pas que M. Pellerin ne faisait pas du bon travail. Les gens ont seulement laissé entendre qu’un changement s’imposait. » En plus d’avoir à composer avec un emploi du temps très serré – ce qui l’obligera à embaucher un employé à temps plein à sa ferme familiale – M. Lacasse indique que ses priorités absolues comme président de l’UPA seront d’aider à résoudre les problèmes de longue date auxquels sont confrontés les producteurs dans plusieurs secteurs, comme ceux du porc, du bœuf et du bois, et de faire en sorte d’augmenter les revenus. Pour ce faire, il prévoit à la fois encourager une décentralisation des pouvoirs de l’UPA et encourager les agriculteurs à multiplier leurs efforts pour développer des marchés. « Nous sommes chanceux d’avoir un organisme qui est présent dans toutes les régions de la province », estime M. Lacasse. « Je demande à tous les producteurs de contribuer au développement de l’agriculture en examinant les mesures qu’ils peuvent prendre dans leur région. » 9. Lutte contre l’encre des chênes rouges en C.-B.
Cent trente-huit nouveaux échantillons ont obtenu un résultat positif au test de dépistage du Phytophthora ramorum (encre des chênes rouges ou ECR) en Colombie-Britannique cette année, selon Shane Sela, spécialiste de la foresterie de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, qui a repris le dossier de l’ECR après en avoir été chargé une première fois en 2000. L’ECR est un champignon phytopathogène grave qui a causé la mort de milliers de chênes en Californie. Il s’attaque à une multitude de plantes hôtes, comme la viorne et le rhododendron, qui sont particulièrement vulnérables. Cette maladie est apparue en Colombie-Britannique pour la première fois au début de 2004 par suite de l’importation d’un chargement de camélias de Californie. À ce jour, on n’a détecté la maladie dans aucune autre province canadienne. Des échantillons positifs ont été détectés dans huit établissements : cinq dans les basses-terres continentales et trois sur l’île de Vancouver. Toutefois, M. Sela ne s’inquiète pas outre mesure de cette découverte : « Si des mesures d’éradication sont prises à ces endroits, on sera amplement capable d’y faire face. » M. Sela note qu’on n’a pas encore détecté cette maladie dans un milieu indigène, et ajoute qu’en Europe et en Californie, l’ECR s’est propagée des pépinières aux jardineries, et de là, aux jardins résidentiels. Il souligne que les échantillons positifs ne représentent qu’une toute petite fraction de l’échantillonnage « le plus énergique » jamais effectué par l’ACIA. Quelque 43 000 échantillons ont été prélevés en Colombie-Britannique cette année. Environ 5 000 ont été prélevés dans le cadre de l’enquête nationale actuelle de l’ACIA sur l’ECR, et le reste dans le cadre du retraçage en amont entrepris à la suite de la découverte des échantillons positifs. Les installations où l’on a détecté des échantillons positifs sont mises en quarantaine et les plantes hôtes éventuelles sont détruites. Ces installations sont indemnisées grâce à un programme de 16 M$ de l’ACIA mis au point plus tôt cette année par la B.C. Landscape and Nursery Association. La BCLNA a aussi élaboré un programme de certification de P. ramorum pour les pépinières et les détaillants locaux. M. Sela considère que ce programme constitue un « point de départ efficace », et estime que « la certification de chaque site de production est la mesure qu’il convient de prendre ». Si la participation à ce programme est volontaire, M. Sela prévoit que cette initiative s’inscrira éventuellement dans un vaste programme de certification de lutte contre les ravageurs de l’ACIA. Toutefois, cela ne se fera pas avant plusieurs années parce que l’ACIA veut s’assurer que tout programme de certification qu’elle élabore soit compatible avec les règlements américains, qui sont encore en cours d’élaboration. Les pépiniéristes canadiens risqueraient d’être mis en danger si l’on établissait un programme indépendant qui soit plus strict ou plus souple qu’un programme américain, explique M. Sela. 10. Analyse du marché - Examen et analyse du rapport de l’USDA
Le mardi 11 décembre, le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) a publié ses dernières prévisions de l’offre et de la demande aux États-Unis et dans le monde. On s’attendait à ce que l’USDA réduise légèrement ses estimations des stocks de report de maïs, de soja et de blé américains, et la structure de demande positive que prévoyaient les négociants et les analystes en général s’est concrétisée. Estimation de l’USDA des stocks de report de céréales américaines (en millions de boisseaux)
Estimation de l’USDA des stocks de report mondiaux (en millions de tonnes)
Exportations américaines Le rythme des exportations de maïs américain s’est accru de 100 millions de boisseaux par rapport aux projections du mois dernier de l’USDA. Les exportations de blé américain pour l’année commerciale en cours sont en hausse de 25 millions de boisseaux, et celles de soja sont en hausse de 20 millions de boisseaux (la trituration nationale de soja aux États-Unis a augmenté de 5 millions de boisseaux). Stocks américains en fin de campagne Tous sont en baisse dans ce rapport par rapport à celui de novembre, et les stocks de maïs, de soja et de blé américains sont inférieurs aux attentes du marché. Les stocks de maïs n’ont pas atteint les 2 millions de boisseaux qu’on avait prévus à un certain moment, mais sont plutôt en phase de resserrement. Pour ce qui est du blé, le marché s’attendait à des stocks de report de moins de 300 millions de boisseaux américains. Cela doit expliquer en partie les prix record actuels. Cependant, le marché se demandait si des nouvelles optimistes comme celles qui sont annoncées depuis peu allaient continuer de déferler, et ont dû se rendre à l’évidence que non. En effet, les prix à terme du blé ont chuté de 10 à 19 cents à la suite d’une mesure corrective qui était grandement nécessaire pour un marché qui ne suivait qu’une tendance haussière ces derniers temps. Cela dit, les stocks de blé américains sont à leur niveau le plus bas depuis 60 ans! La demande demeure aussi impressionnante dans ce marché. Le marché se tournera dorénavant vers les signaux techniques, notamment les données relatives à la demande d’exportation et les conditions météorologiques prévues pour la nouvelle campagne pour son orientation future. Pour ce qui est du soja, le marché s’attendait à des stocks de report de moins de 200 millions de boisseaux américains. Les prévisions de l’USDA sont peut-être inférieures aux attentes, mais, je le répète, il faut tenir compte des prévisions de ce rapport dans les prix, particulièrement pour ce qui est des prix aux États-Unis. Les stocks mondiaux de soja sont en baisse de 2 millions de tonnes, ce qui procure un soutien au marché (en particulier les contrats à terme à échéance différée). Pour ce qui est du maïs, les projections des stocks de report de l’USDA correspondent aux estimations minimales, ce qui a contribué à soutenir le marché aujourd’hui. Plus important encore, le secteur des céréales secondaires a enregistré une baisse de 1,65 p. 100. Je ne pense pas que le marché s’attendait à une telle baisse. Conclusion Ce que je retiens de ce rapport de l’USDA, c’est que l’offre de toutes les marchandises américaines est restreinte et continue de se resserrer. Tous les acteurs du marché sont bien au fait de cette tendance. Mais nous constatons que la demande dans le secteur des céréales et oléagineux entraîne une remontée puissante. Et comme la demande d’exportation du maïs, du soja et du blé demeure très forte, même si les prix sont très élevés, je n’ai nullement l’impression que les prix du grain ont atteint un seuil économique à partir duquel un processus de diminution de la demande doit s’entamer pour contenir l’offre. L’USDA prévoit des exportations record de maïs américain, ce qui illustre que la demande mondiale demeure énergique, et ce, tant dans le secteur de l’alimentation que dans ceux de l’alimentation du bétail et de la production de biocarburants. La baisse des stocks de soja américain sous la barre des 200 millions de boisseaux constitue un signal selon lequel la superficie cultivée en 2008 doit augmenter si l’on veut régler le problème de l’offre restreinte aux États-Unis. Par conséquent, je m’attends en général à des hausses de prix. Il sera intéressant de suivre leur évolution d’ici les semailles du printemps. Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l’information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au Événements d'apprentissage de Financement agricole Canada Forum AgriSuccès – Le plus grand événement agricole de l’année! Avez-vous reçu une invitation? Dans le cadre de cette activité gratuite, vous assisterez à des présentations données par de nombreux chefs de file de l’industrie et conférenciers motivants, notamment Mark Tewksbury, Bernard Voyer et Monsieur Patrick Moore. Joignez-vous à nous à Red Deer, en Alberta, le 13 décembre. Pour obtenir toutes les dates du forum, veuillez cliquer ici.
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