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![]() AgriSuccès Express
Note du rédacteur Kevin Hursh et de la rédactrice adjointe Allison Finnamore
Comme toujours vos commentaires sont les bienvenus. Envoyez-nous un courriel à kevin@hursh.ca.
Table des matières : Le 21 septembre 2007
Le Département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) a annoncé la mise en application tant attendue de la Règle 2, ce qui permettra l’importation de bovins vivants et d’autres bêtes à cornes (bisons) nés le 1er mars 1999 ou après en vue de n’importe quel usage – y compris la reproduction. On considère qu’il s’agit de la date de la mise en application efficace de l’interdiction de donner aux ruminants des aliments issus de ruminants, promulguée par le Canada. L’importation de viande et de produits carnés provenant d’animaux de tous âges sera aussi autorisée. À moins qu’il ne survienne des problèmes d’ordre politique ou juridique, la règle doit entrer en vigueur le 19 novembre. « C’est une bonne nouvelle pour notre industrie », se réjouit Hugh Lynch-Staunton, président de la Canadian Cattlemen’s Association. « Nous croyons que tous nos partenaires commerciaux devraient s’en tenir à ces lignes directrices commerciales à fondement scientifique. » Les bovins âgés de plus de huit ans demeureront interdits d’entrée aux États-Unis. De plus, les producteurs devront prouver que leurs animaux sont nés après le 1er mars 1999. Les importations risquent donc de se limiter aux bovins de race et aux bovins laitiers reproducteurs. Cela incitera aussi les producteurs à vérifier l’âge de leurs bovins. Comme la vente de viande provenant d’animaux de tout âge sera autorisée aux États-Unis, les observateurs prévoient une certaine amélioration des prix des vaches de réforme canadiennes. Toutefois, on s’attend à ce que les prix canadiens des animaux plus âgés demeurent nettement inférieurs aux prix américains. 2. Les avances en espèces versées aux éleveurs de bétail risquent d’être limitées
Un récent article publié dans le journal Manitoba Co-operator relate un problème à propos du nouveau programme fédéral offrant des avances en espèces aux éleveurs de bétail, ce qui risque de limiter les fonds disponibles. En vertu du nouveau Programme de paiements anticipés (PAA), les éleveurs de bétail recevront une avance en espèces correspondant au calcul de l’avance admissible ou à la somme maximale qu’ils recevraient d’un programme de gestion des risques de l’entreprise, selon le moindre des deux. Pour la plupart des producteurs, le programme de gestion des risques de l’entreprise est le PCSRA, (Programme canadien de stabilisation du revenu agricole). Les marges du PCSRA suivent une tendance à la baisse pour les éleveurs de bétail depuis l’éclosion d’ESB survenue en 2003. Le calcul des marges du PCSRA utilise la moyenne olympique, c’est-à-dire la marge de production moyenne au cours de la période de cinq ans antérieure, abstraction faite de l’année dont la marge est la plus élevée et de celle dont la marge est la plus faible. Le paiement maximal au titre du PCSRA correspond à 70 p. 100 de la marge de référence. Par exemple, si un agriculteur a eu une marge de référence de 20 000 $ dans le cadre du PCSRA, l’avance maximale en espèce qu’il peut recevoir correspond à 70 p. 100 de cette somme, soit 14 000 $. Le calcul du paiement anticipé ne tient effectivement pas compte de la valeur du bétail. L’auteur de l’article précise que cette anomalie sera corrigée dans la version 2008 du PCSRA. Le nouveau PPA résulte de la fusion de l’ancien PPA et du Programme d’avances printanières et est offert par de nombreuses associations de producteurs à l’échelle du Canada. Les avances en espèces offertes aux éleveurs de bétail sont une nouveauté de ce programme révisé. D’autres modifications ont été apportées, dont une augmentation du plafond des avances en espèces, qui passent de 250 000 $ à 400 000 $, une hausse de la portion du prêt exempte d’intérêt, qui passe de 50 000 $ à 100 000 $, et une prolongation de la période de remboursement, qui passe de 12 à 18 mois. Pour les éleveurs-naisseurs de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique, on a annoncé cette semaine que le PPA sera administré par la Canadian Livestock Advance Association, qui a été formée par la Canadian Canola Growers Association, établie à Carman, au Manitoba. Cette association a longtemps administré des avances pour les grains hors-CCB. Pour obtenir plus de renseignements sur le PPA, comme une liste des associations de producteurs participantes, visitez le site Web d’Agriculture et Agroalimentaire Canada au www.agr.gc.ca, sous l’onglet Programmes et services. 3. Le PIAPDA enfin mis en œuvre
Les producteurs peuvent importer des États-Unis, en vue de les utiliser cet automne, les produits Touchdown, Banvel II ou Roundup Weathermax par le truchement du nouveau programme d’importation de pesticides intitulé Programme d’importation pour approvisionnement personnel à la demande des agriculteurs (PIAPDA). Ils doivent cependant faire vite car l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire ne peut garantir que les demandes reçues après le 21 septembre seront traitées. Ce programme aurait dû être mis en œuvre il y a des mois, mais les agences de réglementation et les associations agricoles concernées ont pris plus de temps que prévu pour régler les détails. L’une des principales réalisations est un nouveau site Web, lancé par une coalition d’associations de producteurs, qui contribuera à simplifier le processus d’élimination des contenants. Les producteurs canadiens peuvent maintenant remplir une demande au titre du PIAPDA et payer les frais d’élimination des contenants, le tout en ligne. Les frais d’élimination sont de 15 cents le litre pour les contenants de moins de 23 litres et de 25 cents le litre pour les contenants de plus de 23 litres. Les producteurs paient déjà ces frais pour les produits chimiques fabriqués au pays, mais ils sont compris dans le coût du produit. En premier lieu, il faut payer d’avance les frais d’élimination des contenants en se rendant au www.groucontainerfees.ca. En second lieu, il faut se rendre sur le site Web de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (www.pmra-arla.gc.ca) pour obtenir un formulaire de demande et tous les détails. Comme les trois herbicides approuvés cet automne ne doivent pas être utilisés après une gelée meurtrière, l’ARLA va cesser de traiter les demandes tout de suite après la première gelée qui causera des pertes ou des dommages. La date butoir, fixée au 21 septembre, correspond à la date estimative de la première gelée dans la province. Elle sera normalement fixée au 30 novembre dans les régions agricoles canadiennes où le climat est plus modéré. Le PIAPDA reprendra au printemps, mais on ne connaît pas encore la date. En plus de Touchdown, de Banvel II et de Roundup Weathermax, les herbicides Reflex et Basagran figureront à la liste des produits approuvés au printemps. Si l’un ou l’autre de ces produits est moins dispendieux aux États-Unis qu’au Canada, les producteurs canadiens disposeront d’un mécanisme simple pour importer ces herbicides pour leur usage personnel. Pulse Canada, les Producteurs de grains du Canada, la Canadian Canola Growers Association, le Conseil canadien de l’horticulture et la Fédération canadienne de l’agriculture continuent de travailler au nom des producteurs pour faire ajouter d’autres produits à la liste des produits dont l’importation est autorisée. Compte tenu de la mise en œuvre du PIAPDA, Santé Canada ne traitera plus les demandes de certificat d’équivalence pour les nouveaux produits accessibles dans le cadre du programme d’importation pour usage personnel. Toutefois, le certificat d’équivalence pour le produit ClearOut 41 Plus, herbicide à base de glyphosate, a été prolongé jusqu’au 28 juin 2008. Les producteurs peuvent se procurer ce produit provenant des États-Unis par le truchement de Farmers of North America, association établie à Saskatoon. L’ARLA utilise cette année un nouveau système de numérotation des lots qui aidera les producteurs à déterminer lesquels des produits ClearOut 41 peuvent être importés au Canada. Le ministère de la Santé affirme qu’il rouvrira le programme d’importation pour usage personnel si les fabricants de pesticides ne sont pas disposés à collaborer avec le PIAPDA. 4. Début de la vérification d’Agricorp
Le vérificateur général de l’Ontario va procéder à une vérification de l’optimisation des services offerts par Agricorp. Agricorp est l’organisme du gouvernement de l’Ontario qui est responsable de la prestation des programmes gouvernementaux et non gouvernementaux de gestion des risques destinés aux agriculteurs de la province. Il administre et exécute entre autres le Programme canadien de stabilisation du revenu agricole (PCSRA) en Ontario. C’est l’hiver dernier, au cours d’une série de réunions de groupes de producteurs tenues à l’échelle de la province, que la vérification d’Agricorp a été demandée pour la première fois. Les producteurs qui ont participé à la rédaction de la résolution initiale affirment que l’objectif est de mettre en évidence les forces et les faiblesses et non de trouver des coupables. La pression exercée sur la ministre provinciale de l’Agriculture, Leona Dombrowsky, s’est accrue en mars dernier lorsque la Fédération de l’agriculture de l’Ontario, la plus grande association agricole générale de la province, s’est ajoutée à la liste des comtés et des organismes exigeant cette vérification. Parmi les questions qui préoccupent la FAO, citons le délai de traitement des demandes, la piètre communication avec les participants au programme et l’absence générale d’une approche centrée sur la clientèle. La publication, le printemps dernier, du rapport critique de la vérificatrice générale Sheila Fraser sur la prestation du PCSRA par le gouvernement fédéral a relancé les demandes relatives à une vérification d’Agricorp. Au cours des mois du printemps et de l’été, le bureau de la ministre Dombrowsky a étudié le dossier et examiné les options possibles. En raison des élections provinciales générales prévues en octobre, les deux principaux partis de l’opposition ont intégré la demande de vérification d’Agricorp à leur programme agricole. Le président de la FAO, Geri Kamenz, admet qu’il a fallu exercer de fortes pressions pour que la demande de vérification d’Agricorp soit acceptée. « Dès que quelqu’un demande une vérification, on en arrive tout de suite à la conclusion qu’il y a eu détournement de fonds, ce qui n’est absolument pas le cas », affirme M. Kamenz. Mme Dombrowsky indique qu’elle a dû transmettre un dossier très convaincant à ses collègues du Cabinet pour justifier l’utilité de l’exercice, mais se dit ravie que la mise en œuvre de la vérification d’Agricorp soit l’un de ses derniers actes officiels en tant que ministre de l’Agriculture. Le personnel du bureau de la ministre Dombrowsky signale que le vérificateur général souhaite terminer ce rapport d’ici février ou mars 2008. 5. Les apiculteurs canadiens échappent au syndrome de l’effondrement des colonies
Le printemps dernier, les apiculteurs canadiens étaient sur le qui-vive en raison d’une nouvelle menace qui planait sur leurs colonies : le syndrome de l’effondrement des colonies. Cette maladie mystérieuse, qui décime les populations d’abeilles ouvrières dans les ruches, a causé l’effondrement de milliers de colonies aux quatre coins des États-Unis. Paul Laflamme, chef d’unité du groupe des systèmes de lutte antiparasitaire du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Alberta, indique que jusqu’ici, aucun cas du syndrome n’a été signalé au Canada. Une enquête menée cet été auprès d’apiculteurs de l’Alberta révèle que les pertes survenant pendant l’hiver, qui sont normalement de l’ordre d’environ 15 p. 100, ont presque doublé l’hiver dernier. M. Laflamme explique que cela résulte d’un certain nombre de facteurs conjugués, mais que le syndrome de l’effondrement des colonies n’est pas en cause. Parmi les principaux facteurs, citons la longueur inhabituelle de l’hiver, l’arrivée précoce de la neige et le temps froid et humide qui a prévalu au printemps. Ces conditions ont entraîné un retard de la floraison allant jusqu’à trois semaines, limitant du coup les sources de butinage. On explique aussi ces pertes élevées par l’échec des traitements contre les mites varroa qui ne se sont pas révélés aussi efficaces qu’on le souhaitait. À l’heure actuelle, un consortium de chercheurs aux États-Unis a découvert un lien important entre le virus israélien de la paralysie aiguë et le syndrome de l’effondrement des colonies. Les abeilles importées d’Australie sont désignées comme l’une des sources de ce virus. M. Laflamme indique que le Canada importe des abeilles de l’Australie depuis plus de vingt ans et qu’aucun problème sérieux n’a été rapporté. « Nous connaissons maintenant l’une des causes possibles (du syndrome) et nous pouvons l’étudier si ces abeilles sont le moindrement susceptibles de transporter le virus. » Il souligne que le climat canadien est si différent de celui des États-Unis que la maladie ne peut se manifester ici de la même façon. Il ajoute que, d’après des données non scientifiques, les abeilles australiennes ont du mal à survivre à l’hiver dans les ruches canadiennes. Ce printemps, l’apiculteur provincial Medhat Nasr a prélevé des échantillons dans des colonies qui ont subi de lourdes pertes à des fins d’analyse. Son article sur les pratiques exemplaires de gestion a paru dans l’édition du mois d’août de la revue Alberta Bee News, publiée par l’Alberta Beekeepers Association. Consultez le site Web au www.albertabeekeepers.org. 6. Nouveau ravageur découvert dans des grains entreposés
La Commission canadienne des grains met en garde les producteurs de céréales des Prairies contre un nouveau ravageur découvert dans certains échantillons de grain entreposé cette année. « C’est un vilain parasite », fait remarquer Blaine Timlick, entomologiste à la CCG, au sujet du petit perceur des céréales. « Il est encore plus nuisible que le cucujide roux. » Le petit perceur des céréales s’attaque normalement au blé, au maïs ou au riz. Il perce des trous dans les grains pour se nourrir, laissant derrière lui une fine poudre et des particules de matières fécales. Il consomme habituellement de 17 à 20 p. 100 de chaque grain qu’il infeste, comparativement au cucujide roux, qui n’en consomme que quatre pour cent. « Nous avons découvert ce ravageur à quelques endroits isolés, mais il s’y trouvait en plus grand nombre que ce que nous aurions espéré. » M. Timlick indique que ce ravageur n’hiverne pas au Canada, mais qu’il a sans doute été transporté par des courants jets du sud ou qu’il était présent dans des livraisons de grains provenant des États-Unis. « Dans le milieu de l’entomologie, nous parlons beaucoup des données démographiques sur les insectes et du déplacement qu’effectuent les populations au fil du temps, et il ne fait aucun doute que ce ravageur est en train de se déplacer et de s’établir dans le nord. » Cet insecte est de couleur brun foncé et sa surface dorsale est très bombée. Les producteurs aux prises avec une infestation remarqueront que les grains sont troués, le ravageur ne laissant pratiquement que le son. M. Timlick recommande aux producteurs de diminuer à moins de 15 degrés la température à laquelle leurs grains sont entreposés. Ainsi, les insectes seront incapables de se reproduire et cesseront de se nourrir des grains. Pour réduire la température, il suffit d’aérer les cellules d’entreposage ou de sortir les chargements à l’extérieur et de les rentrer plus tard, ce qui permet d’éliminer les zones d’échauffement dans les cellules. Un autre insecte, le petit coléoptère de la famille des lathridiidae, a été découvert cette année dans des échantillons de canola. Même s’il n’est pas nuisible pour le canola à proprement parler, il peut poser un problème lorsque vient le temps de livrer le canola. « Certaines livraisons de canola ont été retournées en raison de la présence de ces insectes », explique M. Timlick. Ce coléoptère est tout petit et sa couleur est semblable à celle du cucujide roux. Il se nourrit des champignons et sa présence indique que le canola est entreposé à une température trop élevée et que celle-ci doit être diminuée. 7. Chargement en vue de la toute première expédition intérieure de grain à Churchill
Un navire appelé Kathryn Spirit a été rempli de grain cette semaine au port de Churchill en vue de la toute première expédition de grain destinée à un client canadien à partir de ce port nordique. Les 12 500 tonnes de blé des Prairies seront livrées à une installation de mouture de Halifax. Ce bateau est un navire de ravitaillement arctique qui a quitté Montréal chargé de maisons mobiles, de motoneiges et d’autres biens destinés aux collectivités établies sur la côte de la baie d’Hudson. Au lieu de repartir vide, cet ancien vraquier des Grands Lacs transportera du blé roux de printemps. Bill Drew, directeur de la Churchill Gateway Development Corporation, affirme qu’il y a cinq ou six navires de ravitaillement arctique qui accostent au port chaque saison et qui seraient aptes à transporter du grain ou d’autres cargaisons. La Commission canadienne du blé, principal utilisateur du port, expédie en moyenne 364 000 tonnes de blé et de blé dur chaque année à partir de Churchill à des clients situés en Amérique latine, en Afrique et en Europe. Au total, les expéditions faites à partir de Churchill en 2006 étaient en hausse de 20 p. 100 par rapport à 2004, et dépassaient les 480 000 tonnes. La voie de navigation à partir de ce port est exempte de glace environ quatre mois pendant l’année. C’est la société OmniTRAX Inc. qui est propriétaire des installations portuaires ainsi que de la voie ferrée menant à Churchill. Cette année, le premier navire est arrivé au port le 25 juillet; la saison 2007 arrive ainsi au deuxième rang des débuts de saison les plus précoces. 8. Lancement du Programme d’aménagement des terres agricoles
Les agriculteurs du Nouveau-Brunswick peuvent obtenir de l’aide pour amener de nouvelles terres en production. Le ministre de l’Agriculture, Ronald Ouellette, affirme que le Programme d’aménagement des terres agricoles risque d’être élargi ultérieurement, mais pour l’instant, l’enveloppe de 200 000 $ aidera les producteurs à effectuer leurs tâches automnales comme le défrichement, le nivellement et le remembrement. Comme l’agrandissement du territoire agricole permet d’accroître la production agricole, M. Ouellette estime que ce programme aidera la province à devenir autosuffisante. « Il permettra d’améliorer la viabilité et la compétitivité de l’agriculture dans la province », ajoute-t-il. Les producteurs qui doivent faire du défrichement peuvent obtenir de l’aide sur différents plans : enlèvement d’arbres, de souches et d’autres débris, déchiquetage et épandage ou enlèvement de la biomasse produite, pulvérisation de roches et de débris de bois et préparation des terres récemment défrichées ou redéfrichées pour l’agriculture. Pour ce qui est du remembrement, les coûts admissibles comprennent l’enlèvement des pierres et des clôtures. Les coûts associés aux travaux routiers peuvent aussi être admissibles. En outre, les coûts associés à l’amélioration de la productivité des terres ou de l’efficacité de la production grâce au nivellement sont aussi admissibles. Ils comprennent aussi les travaux de déplacement de sol et peuvent comprendre l’aménagement des bleuetières pour faciliter l’utilisation de cueilleuses mécaniques. Jusqu’à 35 p. 100 des dépenses admissibles peuvent être couvertes en vertu de ce programme. Vous trouverez tous les détails au http://www.gnb.ca/0027/0019-f.asp. 9. Récolte de foin à l’Î.-P.-É. : un bien pour un mal
Cette année les producteurs de l’Î.-P.-É. auront une récolte de foin abondante, mais la qualité ne sera pas nécessairement au rendez-vous. Les conditions de culture du foin et des pâturages ont été excellentes cette année, indique Les Halliday du ministère de l’Agriculture. Il estime que la production est de 15 à 20 p. 100 supérieure à la moyenne. « On a eu de la pluie, du soleil et de la chaleur juste au moment où on en avait besoin », explique M. Halliday. « La récolte de l’an dernier était très bonne elle aussi, mais jamais comme celle de cette année. » S’il n’est pas rare pour ce producteur occasionnel d’obtenir trois récoltes, M. Halliday indique qu’il en a été de même pour de nombreux producteurs cette année. Il n’y aura donc certainement pas de pénurie de fourrage cet hiver, prévoit-il. Toutefois, la qualité de la majeure partie de la récolte est inférieure aux attentes des producteurs. Si les conditions climatiques étaient idéales pour la culture, M. Halliday indique que, dans l’ensemble, les conditions pendant la récolte ont été « plutôt moches ». Beaucoup de producteurs se rendaient aux champs lorsqu’on annonçait deux ou trois jours d’ensoleillement pour y être finalement accueillis par la pluie. En conséquence, explique M. Halliday, une partie de la culture était trop mûre au moment de la récolte, ce qui a réduit la teneur en protéines. Pour cette raison, certains propriétaires devront peut-être administrer à leurs bêtes un supplément protéinique. « Malheureusement, comme cela arrive si souvent dans cette industrie, les éléments ont fait en sorte que notre récolte est abondante mais de moindre qualité », conclut-il. 10. Nomination d’une coordonnatrice de l’industrie de la pomme de terre à l’Î.-P.-É.
L’industrie de la pomme de terre de l’Île-du-Prince-Édouard peut maintenant compter sur le soutien d’une personne-ressource au gouvernement provincial. Rachael M. Cheverie est la nouvelle coordonnatrice de l’industrie de la pomme de terre. Elle se consacrera à la coordination de la recherche menée dans le secteur de la pomme de terre et des activités ministérielles axées sur cette culture. De plus, elle participera aux travaux de comités nationaux de l’industrie sur la pomme de terre et sur la réduction des risques liés aux pesticides. « Je suis enthousiaste à l’idée de travailler plus étroitement avec l’industrie de la pomme de terre de l’Île-du-Prince-Édouard afin de relever les nombreux défis auxquels sont confrontés les producteurs aujourd’hui », lance Mme Cheverie. Précédemment, Mme Cheverie était la spécialiste provinciale de la lutte antiparasitaire intégrée. Elle possède une vaste expérience de la lutte contre les ravageurs de la pomme de terre et de la réduction des risques liés aux pesticides. Elle est aussi conseillère agréée en matière de cultures et siège au conseil d’administration de cette organisation du Canada atlantique. 11. Analyse du marché - Les prix des engrais à la hausse
J’ai commenté le marché des engrais dans une de mes analyses du mois d’août. À ce moment-là, je recommandais d’attendre avant de fixer le prix de l’engrais azoté. Je me fonde souvent sur le marché du gaz naturel pour évaluer le marché de l’engrais azoté parce que le gaz naturel représente environ 80 p. 100 du coût des facteurs de production de l’azote. En août dernier, les prix du gaz naturel étaient encore à la baisse. Mais ils ont depuis atteint un plancher et semblent remonter la pente en septembre. Il semble que cette année, le marché du gaz naturel n’a pas eu l’effet habituel sur le marché de l’azote. En effet, les prix de l’azote sont demeurés élevés malgré le repli des marchés du gaz naturel au cours de l’été. En fait, les prix de gros de l’urée (46-0-0) sur le marché au comptant dans les Prairies ont gagné environ 50 $ la tonne au cours des quatre dernières semaines et sont maintenant établis aux environs de 490 $ la tonne. Les grossistes et les détaillants s’attendent à ce que les prix augmentent encore pendant l’automne et demeurent élevés le printemps prochain. Fait assez curieux, j’ai ouï-dire que les prix de l’azote liquide sont loin d’avoir fini de s’apprécier. Les détaillants affirment qu’il est difficile pour eux de prendre livraison de stocks limités avant le début de la nouvelle année, mais les prix n’ont pas encore bondi. Toutefois, il faut s’attendre à une appréciation imminente sur ce plan également. Le prix élevé soutenu de l’azote semble être le résultat des conditions du marché sur la scène internationale. Les producteurs canadiens étaient habitués à des prix qui reflétaient presque exclusivement les conditions du marché nord-américain et ses paramètres de l’offre et de la demande, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Ces quelques dernières années, nous avons assisté à une rationalisation importante de la capacité nord-américaine de production d’azote, si bien que nous dépendons aujourd’hui des importations d’azote pour répondre à la demande annuelle. La concurrence sur le marché mondial s’est intensifiée considérablement en raison des besoins accrus en azote de la Chine, de l’Inde et d’autres pays. De plus, la hausse du coût du fret maritime se fait sentir sur le marché. Il a atteint cette année des sommets inégalés pour toutes les marchandises. Donc, en dernière analyse, étant donné les nouveaux facteurs internationaux relatifs au marché de l’azote et la perspective d’une hausse du marché du gaz naturel à l’approche des mois d’hiver, les prix actuels sont sans doute les meilleurs que l’on puisse imaginer. Le fait de bloquer les prix de l’azote, même si cela peut sembler désavantageux du point de vue du producteur, est peut-être en fin de compte une stratégie prudente. PhosphateIci aussi, une demande vigoureuse, conjuguée à une offre stable et à une baisse des importations, a fait grimper les prix de l’acide sulfurique pendant la majeure partie de l’année. Les observateurs du marché affirment que ces facteurs devraient perdurer pendant au moins une autre année. Non seulement l’offre d’acide sulfurique est-elle restreinte, mais il manque aussi des wagons pour livrer ce produit chimique, ce qui soulève des inquiétudes parmi certains acheteurs. L’agriculture et la transformation des métaux sont les deux principaux marchés qui utilisent l’acide sulfurique à l’heure actuelle. En effet, près de 60 p. 100 de la production est utilisée en agriculture, principalement pour la fabrication d’engrais phosphaté. Tout comme la demande d’azote, la demande de phosphate augmente en Chine et en Inde. Habituellement, les marchés des engrais dans ces pays produisent leur propre acide sulfurique. Cependant, comme leurs besoins ont dépassé leur capacité de production, ils importent de plus en plus d’acide, ce qui a pour effet de stimuler davantage la demande. Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l’information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au
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