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![]() AgriSuccès Express
Note du rédacteur Kevin Hursh et de la rédactrice adjointe Allison Finnamore
Même si nous proposons des articles destinés à des secteurs et à des provinces en particulier, nous sommes toujours à la recherche d’histoires qui susciteront l’intérêt partout au pays. Les articles de cette semaine au sujet du nouveau règlement sur la production biologique, de la vérification de l’âge des bovins et du nouveau financement pour le traçabilité intégrée en sont de bons exemples. Vos commentaires nous intéressent. Écrivez-nous à kevin@hursh.ca.
Table des matières : Le 8 septembre 2006
James Richardson International Limited a annoncé la construction de sa nouvelle usine de trituration du canola dans les environs de Yorkton en Saskatchewan. La capacité de trituration annuelle de l’usine atteindra 840 000 tonnes et on estime qu’il en coûtera environ 100 millions de dollars pour la construire. JRI a aussi envisagé de construire au Manitoba et dans le Dakota du Nord. La société a toutefois indiqué que la ville de Yorkton, qui est située au centre-est de la Saskatchewan, se trouve dans l’une des plus importantes zones de culture du canola, est dotée d’un accès aux principaux transporteurs ferroviaires et d’un réseau routier adéquat et les infrastructures requises y sont disponibles. On prévoit que les travaux de préparation du chantier commenceront avant la fin de l’année et que la construction proprement dite sera entreprise au début de l’année 2007. La construction devrait nécessiter entre 18 et 24 mois. Lorsqu’elle sera en exploitation, l’usine emploiera jusqu’à 70 personnes dont la plupart occuperont des emplois hautement spécialisés. JRI, une filiale de James Richardson and Sons Limited, se veut la plus grande agro-entreprise appartenant à des intérêts privés canadiens. Outre la manutention de grains, de graines oléagineuses et de cultures spéciales, JRI est très active dans le secteur de la transformation des aliments par le truchement de sa filiale, Canbra Foods Ltd. 2. Modifications proposées au règlement canadien sur la production biologique
Le processus de réglementation de l’industrie biologique au Canada a franchi une nouvelle étape vers la fin de la semaine dernière lors de la publication de modifications proposées par l’Agence canadienne d’inspection des aliments. La publication préliminaire du règlement sur la production biologique dans la Gazette du Canada (Vol. 140, No. 25, 2 sept. 2006) marque le début d’une période de commentaires d’une durée de 75 jours pour les intervenants et ce, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Par la suite, le gouvernement fédéral examinera les commentaires formulés et apportera les changements nécessaires avant la publication finale et la promulgation de ce règlement. Selon l’ACIA, le secteur de la production biologique au Canada devrait croître de 20,6 p. 100 par année entre 2006 et 2015. Les prix à la ferme étaient d’environ 200 millions de dollars en 2003 et on estime qu’ils s’établiront à 350 millions de dollars pour 2005. Malgré la croissance rapide actuelle et prévue de ce secteur, l’industrie canadienne de la production biologique est autoréglementée par des normes nationales facultatives établies par le Conseil canadien des normes. Cependant, l’ACIA explique qu’un règlement national obligatoire est essentiel au maintien et au développement des débouchés commerciaux. « Le Canada a été avisé que ses produits alimentaires biologiques perdront l’accès au marché de l’Union européenne », indique l’ACIA, qui ajoute que l’adoption d’un système de réglementation national permettrait de développer les marchés extérieurs. ![]() L’ACIA propose ainsi la création du Bureau canadien du biologique, qui certifierait les producteurs et les transformateurs de produits biologiques partout au pays et qui réglementerait cette industrie. L’Organic Trade Association (OTA) considère la prépublication de ce règlement comme une « une étape-clé » de l’adoption de normes nationales en matière de production biologique. « La collectivité biologique canadienne cherche à élaborer des normes nationales obligatoires en matière de production biologique afin de faciliter le commerce des produits biologiques à l’intérieur du Canada et avec d’autres pays », explique Caren Wilcox, directrice générale de l’OTA. Rendez-vous au http://www.inspection.gc.ca/english/reg/consultation/20072_e.shtml pour consulter le règlement que propose l’ACIA en anglais, ou au http://www.inspection.gc.ca/francais/reg/consultation/20072_f.shtml pour consulter ce document en français. 3. Des récoltes rapides dans les Prairies
Les récoltes s’effectuent à un rythme rapide et sont précoces par rapport à la normale dans l’ensemble de la région des Prairies. En effet, le Rapport sur les conditions des cultures en Alberta daté du 31 août indique que l’état général d’avancement des récoltes est de 35 p. 100 dans cette province. Toutefois, selon Jim Broatch, spécialiste des insectes et des cultures du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et du Développement rural de l’Alberta, le taux d’avancement actuel oscille sans doute autour de 50 p. 100. Dans l’ensemble, Alberta Agriculture prévoit que le rendement des terres arides variera de moyen à inférieur à la moyenne, et ce, pour toutes les cultures. La qualité est bonne, mais on a signalé à de nombreuses reprises que le poids spécifique est faible dans les régions où le sol est de texture légère. M. Broatch indique que certains producteurs ont retardé le moissonnage-battage du canola récolté en andains en raison de l’incidence de graines vertes. Le canola est sec, mais la matière colorante verte est demeurée emprisonnée dans un trop grand nombre de graines – probablement en raison des températures élevées lors de la mise en andains. On espère qu’une partie de cette matière colorante verte disparaîtra s’il pleut suffisamment pour réhydrater les graines. Le rapport du 3 septembre sur les conditions des cultures du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de la Saskatchewan indique que l’état d’avancement des récoltes dans cette province est de 62 p. 100, comparativement à 37 p. 100 la semaine précédente. Par comparaison, la moyenne établie sur cinq ans pour cette période-ci de l’année est de 32 p. 100. L’an dernier, seulement 18 p. 100 des cultures avaient été récoltées à pareille date. C’est dans le Sud-Ouest de la Saskatchewan que les récoltes sont le plus avancées (le moissonnage-battage y est effectué à 86 p. 100), et dans le Nord-Est qu’elles sont le moins avancées (le moissonnage-battage y est effectué à 45 p. 100). Étant donné que plus de 90 p. 100 des pois et des lentilles sont récoltés en Saskatchewan, les estimateurs de récoltes prévoient que 94 p. 100 des pois et 91 p. 100 des lentilles entreront dans les deux grades supérieurs. Le Manitoba a, quant à lui, connu une autre semaine de températures favorables aux récoltes. Dans de nombreuses régions, la récolte des céréales est pratiquement terminée et les producteurs se consacrent désormais aux graines oléagineuses. Le ministère de l’Agriculture du Manitoba signale que dans la région du centre de cette province, le soya arrive rapidement à maturité et certaines variétés précoces sont récoltées. Une partie des haricots destinés à la consommation humaine a été récoltée, mais dans certains cas, les haricots ont trop séché et le craquage constitue un problème. La récolte des pommes de terre est elle aussi commencée. Par ailleurs, la plantation de blé d’hiver est en cours dans de nombreuses régions du Manitoba, même si le manque d’humidité du sol est problématique. Enfin, on se préoccupe de l’état des pâturages et des niveaux des étangs artificiels en raison du manque de précipitations importantes ces dernières semaines.
4. Problèmes d’entreposage du grain en raison du temps chaud pendant les récoltes
Si le temps chaud et sec qui a prévalu en août et en ce début de septembre a été favorable à l’achèvement des récoltes dans les Prairies, il entraîne aussi des problèmes au chapitre de l’entreposage du grain. « L’avantage d’un ciel sans nuage et de températures chaudes est qu’on peut effectuer les récoltes sans interruption, mais, par contre, le grain placé en cellules d’entreposage a une température de 30 degrés risque de rencontrer des problèmes », indique Blaine Timlick, entomologiste à la Commission canadienne des grains. En effet, des agriculteurs communiquent avec la CCG pour signaler qu’ils décèlent la présence de cucujides roux lorsqu’ils déchargent leurs récoltes et les placent en cellules d’entreposage. « Le problème avec les cucujides roux est qu’ils se reproduisent très vite, surtout si les températures sont adéquates; lorsque le grain atteint une température de 30 degrés, les conditions sont idéales pour que cet insecte se nourrisse et se reproduise. » M. Timlick indique que dans les conditions actuelles, ce parasite se développe complètement en 21 jours, ce qui peut causer des dommages sérieux parce que non seulement le cucujide se nourrit des grains, il y dépose aussi ses œufs. Si les insecticides chimiques ne sont pas destinés à être employés dans les cellules d’entreposage du canola ou du lin, on peut par contre les utiliser dans les cellules où sont entreposés les grains céréaliers. M. Timlick souligne d’ailleurs que le fait de traiter une cellule avant de la remplir est une mesure de prévention efficace que les producteurs peuvent envisager. « Cette pratique permet de stopper la migration des insectes dans les cellules d’entreposage; s’ils persistent à s’y installer, ils mourront à cause de l’insecticide. Il est donc utile d’adopter cette pratique au début du processus, mais cette mesure ne constitue en aucun cas la solution absolue à un problème d’infestation. » Le fait d’abaisser la température du grain entreposé à 15 degrés et de maintenir le taux d’humidité à l’intérieur des cellules à 14,5 p. 100 est le moyen le plus efficace d’atténuer les problèmes de parasites. En effet, ces insectes cessent de se reproduire lorsque la température refroidit. L’aération est l’une des façons les plus efficaces de réduire la température du grain entreposé. La CCG recommande de mettre en marche les ventilateurs au début de la soirée, la nuit et tôt le matin, moments où la température extérieure est inférieure à celle de la masse de grain. Elle suggère aussi aux producteurs de veiller à ce que le grain entreposé soit nivelé. « Lorsque la température de l’air se refroidit à l’extérieur de la cellule d’entreposage, des courants d’air commencent à remuer le grain. L’air frais circulant à proximité des parois de la cellule commence à descendre et force l’air chaud à remonter par le centre de la pile de grain. » M. Timlick indique que l’air produit par les ventilateurs d’aération emprunte la voie de la moindre résistance et que si le grain n’est pas nivelé, des courants de convection peuvent se produire, faisant remonter la chaleur vers le sommet de la pile de grain, ce qui crée alors des conditions idéales à la survie des cucujides roux. La CCG rappelle aux producteurs et à l’industrie des grains que la loi interdit aux manutentionnaires de grains d’accepter des grains infestés. D’ailleurs, la CCG surveille les autorails pour y déceler la présence d’insectes.
5. Lancement d’un Programme d’échantillons de récolte sur le Web
Les producteurs canadiens de céréales qui participent cette année au Programme d’échantillons de récolte de la Commission canadienne des grains ont maintenant accès aux résultats du grade et de la qualité de leurs échantillons en ligne. « Il nous fait plaisir d'offrir notre nouveau service sur le Web conçu pour les producteurs qui veulent obtenir rapidement et facilement leurs résultats du Programme d'échantillons de récolte en 2006 », indique Chris Hamblin, commissaire en chef de la CCG. Chaque année des milliers de producteurs dans l'Ouest canadien envoient des échantillons de leurs récoltes à la CCG aux fins d'analyse. En échange, ils reçoivent l'analyse du grade et de la qualité de chaque échantillon qu'ils ont envoyé, et leur nom est inscrit à un tirage de prix. Les producteurs participants peuvent utiliser leur numéro d'identification pour accéder au service en ligne au www.grainscanada.gc.ca. En plus de ce service sur le Web, les producteurs peuvent obtenir les résultats de leurs échantillons en composant le 1-888-324-2248 ou en se rendant au stand de la CCG aux foires agricoles Agri-Trade Expo à Red Deer, du 8 au 11 novembre et Canadian Western Agribition à Regina, du 20 au 25 novembre. La CCG mélange les échantillons de même sorte, de même grade, de même classe de blé et de même teneur en protéines, ou provenant de la même province, à des fins d'analyses au Laboratoire de recherches sur les grains de la CCG. De cette façon, elle peut évaluer le blé, les oléagineux et les légumineuses pour déterminer leurs caractéristiques de transformation. Les marchands et acheteurs de grains à l'échelle nationale et internationale consultent les résultats de ces analyses. 6. Observation à distance des animaux destinés à l’engraissement
Le Alberta Research Council (ARC) fait équipe avec Ovistech Corporation et plusieurs autres partenaires pour élaborer une technologie originale visant à aider les producteurs à surveiller la santé de leurs animaux. Cette technologie utilise des étiquettes d’oreille et des colliers qui enregistrent des renseignements clés comme la température, les habitudes d’alimentation et d’abreuvement, et la mobilité. En effet, une température élevée et l’immobilité sont souvent des signes révélateurs de problèmes de santé. Reposant sur la technologie sans fil, les dispositifs transmettent les données à un instrument muni d’une antenne qui capte le signal et lit les résultats. Intitulé FARM (Feedlot Animal Remote Sensing), ce projet a été mis à l’essai le printemps dernier sur 45 veaux de court engraissement, et d’autres tests sont prévus plus tard cette année. Reg Schmidt, président de la Feeder Association of Alberta et propriétaire des fermes Rivera, près de Thorsby, en Alberta, où se sont déroulés les tests, a été impressionné par les résultats. M. Schmidt estime que ce système peut lui faire économiser jusqu’à 35 000 $ par année. « Les plus grosses économies sont liées à la réduction du nombre de décès et au coût réduit des antibiotiques. On est surpris quand on calcule ces frais. Ce système détecte un animal malade plus rapidement que l’homme. » En fait, au cours du processus d’évaluation, lors de la transmission de l’information à un moniteur à distance à des fins d’analyse, « le système a repéré des animaux malades de 24 à 30 heures avant nous, (qui procédons à une inspection visuelle) », indique M. Schmidt. Il y a aussi la question de la main-d’œuvre. M. Schmidt souligne que les coûts de la main-d’œuvre ne constituent pas vraiment un problème parce qu’il n’y a tout simplement pas de travailleurs pour combler les postes vacants en Alberta, où l’économie est en surchauffe. Or, le système permet au producteur de faire une meilleure utilisation des heures de travail dont il dispose en étant sélectif. Il n’a plus à surveiller toutes ses bêtes, mais peut cibler celles que le système désigne comme potentiellement malades ou stressées. Lloyd Osler est le président d’Ovistech Corporation, la société d’Edmonton qui a conçu ce logiciel. M. Osler explique que ce système fournit une rétroaction en temps réel qui peut se limiter à l’exploitation agricole, mais que grâce à Internet, le producteur peut aussi en faire un usage élargi et surveiller ses bêtes à distance lorsqu’il est à l’extérieur de son exploitation – où qu’il soit dans le monde. En outre, M. Osler note que les étiquettes d’oreille peuvent intégrer l’information requise par l’Agence canadienne d’identification du bétail, de sorte qu’une seule étiquette est nécessaire. Il estime que le coût des étiquettes pour les bovins à viande varie entre 5 $ et 7 $. Celles qui sont utilisées pour les vaches laitières coûtent encore plus cher à cause de la nécessité de recueillir des renseignements supplémentaires. On prévoit que le coût ponctuel maximal du logiciel sera de 500 $ pour les systèmes moins sophistiqués. Ovistech et l’ARC cherchent actuellement d’autres producteurs qui voudraient contribuer à l’évaluation du système, de même que d’autres partenaires en investissement. M. Osler estime que le système sera prêt pour l’industrie laitière dans environ six mois et pour l’industrie des bovins de boucherie dans 12 à 18 mois.
7. Vérification de l’âge d’un nombre accru de bovins
L’Agence canadienne d’inspection du bétail (ACIB) indique qu’elle continue de constater qu’un nombre croissant de producteurs vérifient l’âge de leurs bovins, et ce, partout au Canada. En effet, depuis mars 2004, plus de 2,5 millions de dates de naissance ont été soumises sur le site Web de la vérification de l’âge. « En août, un peu plus de 110 000 dates de naissance ont été enregistrées, ce qui constitue un nombre record, et à l’approche de la campagne d’automne de vente de veaux, on prévoit que ce nombre continuera de croître », indique Nadine Meade de l’ACIB. Selon Mme Meade, l’augmentation récente du nombre de dates soumises est aussi attribuable au fait que différents segments de l’industrie, comme les marchés aux enchères et les parcs d’engraissement, font la promotion, de façon active et positive, de la vérification de l’âge auprès de leurs clients. On s’attend à ce qu’un grand nombre de producteurs vérifient l’âge de leurs veaux juste avant de les envoyer sur le marché. Cependant, les observateurs de l’industrie recommandent aux producteurs de vérifier l’âge aussitôt que possible pour s’assurer que l’enregistrement des données sur le site Web ne deviendra pas problématique. La vérification de l’âge est offerte aux producteurs partout au Canada, et ce, gratuitement. Les producteurs qui n’ont pas accès à Internet peuvent nommer une tierce partie qui soumettra les données pour eux. On trouve de plus amples renseignements à ce sujet au www.canadaid.ca. Certains marchés, en particulier le Japon, veulent avoir l’assurance que l’âge des bovins a été vérifié pour être certains que le bœuf importé du Canada provient d’animaux âgés de moins de 21 mois. Toutefois, les analystes du marché ne sont pas certains si les veaux dont l’âge a été vérifié rapporteront un prix majoré cet automne. L’Alberta propose que la vérification de l’âge soit obligatoire à compter du 1er avril 2007. D’autres provinces optent pour le maintien de la vérification volontaire de l’âge, mais un grand nombre de bovins d’engraissement en provenance d’autres provinces est vendu à des parcs d’engraissement en Alberta. 8. Lancement d’un programme intégré de traçabilité
Le ministre fédéral d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, Chuck Strahl, a annoncé le Programme canadien intégré de traçabilité, d’une valeur de 1,7 million de dollars. Ce nouveau programme vise à accélérer l’élaboration, la mise en œuvre et l’intégration des systèmes de traçabilité dans l’ensemble de l’industrie des viandes et du bétail au Canada. Le PCIT fournit du financement pour soutenir des projets pilotes dans l’industrie du bétail et de la viande qui démontrent des approches intégrées de la mise en œuvre de la traçabilité dans l'ensemble de la chaîne de valeur. AAC versera jusqu’à 50 p. 100 du financement, à concurrence de 150 000 $. Le PCIT est l’une des nombreuses mesures mises en œuvre pour aider l’industrie à faire face à la crise de l’ESB. Pour en savoir davantage au sujet du PCIT et pour obtenir des formulaires de demande, visitez le http://www.agr.gc.ca/ffp-pfa/ctip-pcit/index_f.php ou composez le 9. Fond d’innovation agroalimentaire
Les producteurs de l’Ontario qui ont élaboré des pratiques uniques et novatrices pour améliorer leur exploitation agricole ont maintenant la chance de mériter des récompenses en argent pour leur esprit d’entreprise. Le gouvernement provincial a annoncé que jusqu’à 55 projets régionaux novateurs seront récompensés en vertu du Prix du premier ministre pour l’excellence en innovation agroalimentaire, un programme de reconnaissance étalé sur cinq ans et doté d’un budget de 2,5 millions de dollars. Ce fonds a été annoncé dans le cadre du budget provincial de 2006. Lors de l’annonce des détails du programme, la ministre ontarienne de l’Agriculture, Leona Dombrowsky, a déclaré : « Ce programme souligne le fait que les agriculteurs ont toujours déployé des trésors d'ingéniosité pour exploiter leurs entreprises ». Pour être admissibles au financement offert en vertu de ce projet, les exploitants agricoles doivent soumettre leur candidature et préciser quelles sont leurs pratiques novatrices. Tous les projets seront évalués selon quatre critères : originalité et caractère unique, stade de développement, effet ou avantage créé, adoption ou commercialisation. Jusqu’à 55 projets régionaux seront sélectionnés et les gagnants empocheront 5000 $ pour leur innovation. Parmi les gagnants régionaux, on soulignera l’excellence de deux projets exceptionnels : un gagnant sera nommé lauréat du Prix du premier ministre et recevra jusqu’à 100 000 $ et un deuxième gagnant sera nommé lauréat du Prix du ministre et recevra jusqu’à 50 000 $. On soulignera ces honneurs de façon spéciale à l’occasion du sommet agroalimentaire du premier ministre de 2007. « Une idée peut produire de nouveaux produits, de nouveaux emplois et de nouvelles possibilités. C'est pourquoi nous soulignons et applaudissons l'esprit d'innovation qui règne sur nos fermes », indique le premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuinty. Un comité indépendant composé de représentants de divers milieux du secteur agroalimentaire de l’Ontario examinera les candidatures. Vous pouvez obtenir tous les détails au sujet de ce programme, y compris les lignes directrices et les formulaires de candidature, en téléphonant au Centre d’information agricole au 10. Retrait du financement pour le contrôle virologique des pommes de terre
Les deux associations agricoles générales de l’Î.-P.-É. sont en colère contre la décision du gouvernement de la province de retirer le financement à un programme de contrôle virologique post-récoltes dans l’industrie des pommes de terre de semence. En vertu de la Plant Health Act (loi provinciale sur la protection des végétaux), toutes les pommes de terre de semence de la province doivent être testées par un laboratoire accrédité et les résultats doivent être signalés directement au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Aquaculture. Les lots de semences qui ont un taux de virus de 3 p. 100 ou plus ne peuvent être plantés dans cette province, qui est la principale productrice de pommes de terre. Le gouvernement provincial et l’industrie se partageaient également le coût de ces évaluations, qui est 400 $, mais le ministre de l’Agriculture, Jim Bagnall, a indiqué plus tôt cette année que le gouvernement retirait le financement à ce programme. Selon Eddy Dykerman, président de la P.E.I. Federation of Agriculture, l’industrie espérait que le ministre Bagnall accepterait de partager les coûts dans une proportion de 70/30, l’industrie assumant la majeure partie des dépenses. « Ce programme est essentiel pour assurer la vitalité du secteur des pommes de terre à l’Î.-P.-É., et un secteur de la pomme de terre en bonne santé est bon non seulement pour le secteur agricole, mais aussi pour tous les habitants de l’Île, parce qu’il s’agit du créneau principal de l’industrie primaire de la province », explique M. Dykerman. La somme en jeu est assez petite, ajoute-t-il (environ 40 000 $ fournis par le gouvernement), mais elle pourrait représenter un coût important pour certains producteurs particuliers. « Pour moi, cet argent est important, ajoute M. Dykerman, mais la question qui me préoccupe davantage, c’est que le gouvernement de l’Î.-P.-É. semble vouloir nous dire que l’agriculture n’est plus une priorité. » Danny Hendricken, directeur de district du Syndicat national des cultivateurs, considère comme une « insulte » cette décision prise à un moment où les exploitants agricoles font face à une tendance à la dépréciation des prix et où on leur demande de payer pour un nombre accru de programmes environnementaux et de salubrité alimentaire. « Les répercussions risquent d’être énormes pour certains producteurs de semences parce que beaucoup d’entre eux possèdent un grand nombre de petits lots de semences qui doivent être testés individuellement », précise M. Hendricken. La procédure habituelle, explique-t-il, consiste à tester 400 tubercules par lot de semence. Toutefois, il note que certains pays, comme l’Uruguay, exigent la réalisation de tests encore plus rigoureux. « Les producteurs n’ont absolument aucun moyen de recouvrer ces coûts », conclut M. Hendricken. 11. L’association des piégeurs de la N.-É. se sent piégée par les nouvelles lois
La Trappers Association of Nova Scotia prévoit que les modifications apportées aux lois provinciales sur le piégeage se traduiront par un nombre accru d’animaux sauvages autour des terres agricoles et par une augmentation des pertes attribuables aux dommages faits aux cultures, aux inondations et à la prédation du bétail. Antérieurement, les piégeurs n’étaient pas tenus d’obtenir une permission pour installer des pièges approuvés sur des terres forestières privées, pourvu qu’ils les installent à plus de 200 verges (180 mètres) des domiciles et qu’il n’y ait pas d’affiche interdisant le piégeage. Ils devaient toutefois obtenir une permission pour installer des pièges à proximité des terres cultivées ou sur tout terrain situé à moins de 200 verges de zones habitées. En vertu des modifications apportées récemment aux lois sur le piégeage, cette distance est portée à 300 verges (275 mètres) et les piégeurs doivent obtenir la permission des voisins situés dans un rayon de 300 verges du piège, et ce, même si la propriété où le piège est installé ne leur appartient pas. « Cela signifie que la lutte contre les espèces nuisibles qui menacent le gagne-pain des agriculteurs dépend désormais de l’approbation des voisins plutôt que de la gestion des agriculteurs et des piégeurs », déplore l’association dans un communiqué. D’après une enquête menée par l’association auprès de ses 1800 membres, la mise en application de ces modifications a entraîné une baisse de 50 p. 100 du piégeage de castors, de renards, de ratons laveurs et de coyotes au cours de la saison 2005-2006. Pendant la saison de piégeage précédente, cinq piégeurs ont capturé 855 ratons laveurs dans la zone de production de bleuets, dans le Nord de la Nouvelle-Écosse, alors qu’ils en ont capturé seulement 47 au cours de la dernière saison. 12. Analyse du marché – Coup dœil sur le marché du blé
Après avoir atteint des prix plafonds plus tôt ce printemps et cet été, les marchés du blé se sont contractés pendant presque tout le mois de juillet et le mois d’août, et se sont stabilisés pour ensuite entreprendre une nouvelle hausse au cours des deux dernières semaines. On parle abondamment, au sein du marché, de facteurs fondamentaux favorisant la croissance. En effet, le resserrement des bilans mondiaux du blé, l’amélioration des perspectives relatives à la demande et l’optimisme en ce qui a trait aux facteurs techniques ont fait grimper les prix à terme la semaine dernière. Le fait est que les facteurs fondamentaux du marché du blé sont généralement assez positifs pour garder l’attention des marchands, et, si l’on ajoute des facteurs techniques favorables, on obtient une combinaison favorisant la croissance, ce qui porte les vendeurs à adopter des mesures de couverture. Le fait que les prix du blé produit en France progressent vers des prix contractuels records (en raison de la détérioration des conditions de culture pendant toute la période des récoltes), une demande d’importation plus importante que prévue de la part de l’Inde et les rumeurs selon lesquelles les fonds indiciels retirés des marchés de l’énergie en faveur du marché des grains ont fait en sorte que les acheteurs sont demeurés enthousiastes face au marché du blé. Les perspectives d’une production réduite en Australie et en Argentine contribuent aussi à susciter un engouement permettant de maintenir le flot des achats spéculatifs. Je demeure néanmoins prudent à propos de ce rebondissement du marché du blé. Les facteurs saisonniers de ce marché sont habituellement supérieurs à ce moment-ci de l’année, mais cela ne dure pas indéfiniment. L’ensemble des régions productrices de blé d’hiver, situées dans le Sud des États-Unis, ont reçu un peu de pluie depuis le début août, de sorte que les craintes liées à la sécheresse avant l’ensemencement, même si elles sont toujours présentes, ont diminué à l’heure actuelle. Le marché sera sans doute extrêmement sensible aux problèmes de sécheresse qui sévissent dans les régions américaines productrices de blé de force rouge d’hiver cet automne étant donné les circonstances très difficiles de l’année dernière. Or, au cours des saisons passées, nous avons connu de nombreuses périodes d’ensemencement où des conditions de sécheresse prévalaient et où des prévisions désastreuses ne laissaient entrevoir que quelques pluies printanières opportunistes permettant aux cultures de fleurir. La situation de l’Australie est semblable. Je ne veux d’aucune façon ignorer les problèmes liés à la sécheresse, en particulier dans un contexte mondial où les disponibilités de blé semblent être en déclin, mais si l’on se fie au passé, la production australienne de blé reprendra plutôt aisément si les mois de septembre et d’octobre sont assez pluvieux. Nous surveillerons donc avec grand intérêt les développements qui se produisent dans le marché du blé, et nous espérons que cette reprise durera assez longtemps pour que l’on recoure à nouveau aux contrats à prix fixe de la Commission canadienne du blé comme outil de commercialisation. Les producteurs doivent aussi envisager l’option de paiement anticipé de la CCB. L’OPA est un véritable outil de liquidité. Elle permet aux exploitants agricoles de gérer les livraisons de grain « Commission » et de fixer un prix plancher pour leur grain. Les producteurs doivent examiner le prix plancher qu’ils bloqueront à l’aide d’une OPA, de même que les coûts à escompte, puis déterminer comment le prix dépend du temps, de la valeur et de l’argent. Les producteurs doivent aviser leur directeur de silo qu’ils ont fait une demande d’option de paiement anticipé lorsqu’ils livrent leur grain et prendre une entente relative au paiement initial. La CCB verse alors un paiement supplémentaire dans les dix jours ouvrables, ce qui porte la valeur totale de cette livraison à 80, 90 ou 100 p. 100 des perspectives de rendement. Au fur et à mesure que les ventes sont effectuées et que le revenu augmente, et une fois que les perspectives de rendement dépassent l’OPA, les producteurs sont admissibles à des paiements supplémentaires. Si la commercialisation des cultures qui sont en train d’être récoltées attire l’attention, il faut aussi tenir compte de ce qu’il en sera des prochaines cultures au courant de la campagne 2007-2008. Le 1er septembre, la CCB a commencé à offrir un nouveau programme en vertu duquel les agriculteurs peuvent bloquer un prix à terme de décembre 2007 sur un contrat de paiement sur base de la CCB. Cette amélioration permet aux agriculteurs de profiter à l’avance des reprises du marché lorsqu’ils élaborent des prévisions en matière de semis. En vertu de l’OPA, un agriculteur peut bloquer le prix à terme, y compris le taux de change étranger, par tranches minimales de 20 tonnes. Même si je considère qu’il est trop tôt, à l’heure actuelle, pour agir, une progression des prix à terme de décembre 2007 au MGE pour le blé vers les 5,00 $US le boisseau, et peut-être même davantage, se situant dans les derniers 10 p. 100 de la fourchette de prix historiques du marché étalée sur 30 ans méritent d’être prise en considération. Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l’information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Composer le (204)654-4290 ou se rendre à l’adresse http://www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu’il offre.
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