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![]() AgriSuccès Express
Note du rédacteur Kevin Hursh et de la rédactrice adjointe Allison Finnamore
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Table des matières : Le 19 mai 2006
Le ministre fédéral de l’Agriculture Chuck Strahl a tenu une conférence de presse jeudi matin pour annoncer l’amélioration du Programme d’avances printanières ainsi que des modifications à plus long terme visant à élargir le programme d’avances en espèces. Il a aussi fait le point sur les modifications rétroactives apportées au PCSRA. Selon M. Strahl, le Programme amélioré d’avances printanières devrait être accessible d’ici quelques jours. Le plafond des avances printanières est doublé et passe à 100 000 $ et le prêt demeurera exempt d’intérêt. De plus, la période de remboursement est prolongée au 30 septembre 2007. Les producteurs qui ont déjà perçu leur avance printanière pourront encore profiter de la hausse de la limite exempte d’intérêt et de la période de remboursement prolongée. Pour mettre en œuvre ces changements, Agriculture et Agroalimentaire Canada travaillera de concert avec des organisations agricoles qui gèrent le programme d’avances, notamment la Canadian Canola Growers Association, la Commission canadienne du blé, l’Agence de la pomme de terre du Nouveau-Brunswick et la Fédération des producteurs de cultures commerciales. M. Strahl a aussi parlé des modifications apportées à la Loi sur les programmes de commercialisation agricole pour élargir les programmes d’avances en espèces de manière à couvrir le bétail et d’autres produits agricoles. Les plafonds généraux des avances passeront de 250 000 $ à 400 000 $. La portion des avances exempte d’intérêt passera quant à elle de 50 000 $ à 100 000 $. Ces modifications devraient faire augmenter de 600 millions de dollars par année les avances en espèces accordées aux producteurs. Le ministre de l’Agriculture a aussi abordé les modifications rétroactives apportées au PCSRA pour les exercices 2003, 2004 et 2005. Les changements apportés à la méthode d’évaluation des stocks devraient faire augmenter de 900 millions de dollars le financement accordé aux producteurs. L’élargissement des règles relatives à la couverture des marges négatives devrait permettre d’obtenir 50 millions de dollars de plus. Les paiements supplémentaires plafonneront à 500 000 $ pour les exploitations agricoles privées. Ces paiements seront établis au prorata de manière à ne pas dépasser l’enveloppe de 900 millions de dollars. Les producteurs n’ont pas à présenter de demande ou à fournir d’autres renseignements pour que les calculs soient effectués. Le versement des paiements découlant de ces changements devrait débuter cet automne. 2. La vente d’un terminal de Vancouver se poursuit
On a chargé un syndic (Grant Thornton LLP de Vancouver) de dessaisir l’ancien terminal United Grain Growers de Vancouver. La vente du terminal était une condition de l’approbation par le Tribunal de la concurrence de la fusion de United Grain Growers et d’Agricore, qui a donné naissance à Agricore United en 2001. Le terminal a semblé sur le point de se vendre à deux occasions, mais n’a jamais été dessaisi. En août dernier, Agricore United a déposé une requête auprès du Tribunal de la concurrence indiquant que les conditions avaient changé et que la vente n’était plus nécessaire. La société a maintenant retiré sa requête et elle est favorable au renvoi devant le syndic pour déterminer si celui-ci peut dessaisir le terminal de Vancouver d’une façon qui cadre avec les objectifs du consentement enregistré initial. Agricore United indique qu’elle prévoit que ni ce processus ni une autre disposition potentielle du terminal n’auront de répercussions importantes sur sa capacité à manutentionner ses grains dans le port de Vancouver. Agricore United est la plus grande société de manutention du grain et le plus important détaillant d’intrants agricoles dans l’Ouest canadien. 3. Mise en attente des plants en mottes
Pendant la période prolongée de temps pluvieux qui s’abat sur tout l’Ontario, les producteurs de cultures de transformation doivent surveiller attentivement leurs plants en mottes pour s’assurer de la santé et de la vigueur à long terme de leurs plants. Janice LeBoeuf, spécialiste des cultures légumières du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO), signale que la transplantation des plants de tomates en mottes « progressait à grande vitesse » jusqu’à l’arrivée du temps pluvieux, mais que les cultivateurs devront maintenant remettre ces plants en attente, et ce, jusqu’à ce que les champs soient secs et que leur état s’améliore. « Des recherches montrent que, s’ils sont entreposés adéquatement, les plants de tomates en mottes peuvent être mis en attente pendant une période allant jusqu’à deux semaines sans trop détériorer l’état ou réduire la vigueur des plants », explique-t-elle. Un entreposage adéquat s’impose donc. « On peut dire que c’est un art de mettre les jeunes plants en attente sans les laisser trop pousser », poursuit Mme LeBoeuf. En effet, les plants qui deviennent trop hauts sont susceptibles d’être endommagés une fois aux champs parce que leur tronc ne s’est pas endurci suffisamment pour résister au vent. « Mais on ne veut pas non plus retarder leur croissance et risquer de les blesser… l’équilibre est donc fragile », continue-t-elle. Pendant la mise en attente, le producteur ne doit pas laisser sécher les mottes. Il doit les arroser régulièrement, idéalement le matin, et effectuer un arrosage ciblé l’après-midi pour les mottes qui sont plus sèches. Mme LeBoeuf indique que certains producteurs tenteront d’interrompre l’arrosage pour ralentir la croissance des plants, mais selon elle, ce n’est généralement pas une bonne façon de faire. Les mottes peuvent être retournées à la serre ou entreposées à l’extérieur pendant la mise en attente. Si on les entrepose à l’extérieur, on devrait les placer dans un endroit où les plants seront bien protégés du vent, mais recevront la lumière directe du soleil. Les cadres d’entreposage des mottes devraient aussi être surélevés pour permettre à l’air de circuler en dessous et ne devraient pas être placés directement au sol. « Si elles touchent le sol, les racines commencent à s’enfoncer dans la terre (et) on les endommage lorsqu’on les arrache », explique-t-elle. On doit entrer les mottes à l’intérieur si on annonce du gel, mais on ne devrait pas les garder dans un entrepôt fermé pendant plus d’une journée ou deux. Mme LeBoeuf recommande aussi aux cultivateurs de ne pas fertiliser les plants. Cependant, si la plantation est retardée de plus de cinq à sept jours, ou que les plants commencent à afficher des signes de carence ou de croissance freinée, on peut fertiliser les mottes à l’aide d’une formule soluble à faible teneur en phosphore en utilisant un tube perforé ou un bac de trempage. En Ontario, environ 4000 acres sont consacrées à l’industrie des tomates fraîches et environ 17 000 à l’industrie des tomates de transformation (jus, produits en conserve ou tomates en dés). Le MAAARO propose plusieurs excellentes publications, dont la plupart sont accessibles en ligne, qui peuvent aider les producteurs de cultures de transformation : Les demandes particulières peuvent être adressées directement à Mme LeBoeuf au 519-674-1699 ou par courriel à l’adresse Janice.leboeuf@omafra.gov.on.ca.
4. Approbation temporaire d’un fongicide pour aider à combattre la maladie du blanc
L’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) a accordé une homologation temporaire au bicarbonate de potassium et à sa préparation commerciale, le fongicide foliaire MilStop. Cette homologation temporaire vise à supprimer ou du moins à contrôler le blanc sur la tomate, le poivron, le concombre et la citrouille ainsi que sur les plantes ornementales, le cornouiller de la Floride, la mélisse-citronnelle, l’Arctotis hybrida, l’hortensia, le phlox et le poinsettia cultivés en serre. MilStop est un fongicide de contact dont l’ingrédient actif est le bicarbonate de potassium, qui agit comme produit de prévention et comme fongicide curatif doux. L’ARLA recommande d’effectuer un traitement lorsque les conditions environnementales sont favorables au développement d’une maladie ou au tout début d’une infestation. On trouve des renseignements en anglais provenant de l’ARLA au http://www.pmra-arla.gc.ca/english/main/new-e.html ou des renseignements en français à l’adresse http://www.pmra-arla.gc.ca/francais/main/new-f.html. 5. Avancement satisfaisant des semailles dans les Prairies
Grâce aux températures supérieures à la normale et aux faibles précipitations, les semailles ont beaucoup progressé cette semaine dans la plupart des régions des Prairies. Le rapport sur les cultures du ministère de l’Agriculture du Manitoba du 15 mai indique qu’environ 50 p. 100 du canola, du lin et des tournesols ont été plantés. Cependant, l’état d’avancement variait beaucoup selon les niveaux précédents de précipitations. Dans cette province, de 75 à 80 p. 100 des pommes de terre ont été plantées, la plantation des petits pois sera bientôt terminée et on signale que les semailles de soya battent leur plein. Partout au Manitoba, les céréales d’hiver continuent de bien se porter. On achève les épandages d’engrais et les traitements contre les mauvaises herbes dans les champs consacrés à ces cultures. Le rapport sur les cultures du ministère de l’Agriculture de la Saskatchewan du 14 mai établissait l’état d’avancement des semailles dans la province à 25 p. 100. En fait, les taux variaient entre environ 70 p. 100 dans certains districts agricoles du Sud-Ouest et bien en deçà de 10 p. 100 dans de nombreuses régions du centre est et du Nord-Est, où l’humidité excessive demeure un problème. Des spécialistes des cultures du ministère de l’Agriculture de l’Alberta estiment qu’actuellement, de 80 à 90 p. 100 des semailles ont été effectuées dans cette province. Le taux d’humidité est favorable à la germination des cultures dans pratiquement toutes les régions. 6. La concentration d’acheteurs préoccupe des producteurs du Québec
La concentration accrue de la propriété dans l’industrie canadienne de l’épicerie menace la vitalité – sinon l’existence – de nombreux producteurs d’aliments du Québec, indique le président de la plus grande fédération agricole de la province. « La situation devient très difficile, très frustrante », a dit Laurent Pellerin, président de l’Union des producteurs agricoles du Québec, en entrevue téléphonique avec AgriSuccès mercredi dernier. « Les producteurs du Québec ont de plus en plus de mal à s’en sortir. Ils mènent une bataille quotidienne. » Selon M. Pellerin, la concentration de la propriété a entraîné notamment la réduction marquée du nombre d’acheteurs. Il y a une dizaine d’années, les producteurs du Québec vendaient à quatre grandes chaînes d’épiceries et à une demi-douzaine de chaînes régionales. Toutefois, depuis 2004, année où Métro a acheté A&P, il n’y a plus que trois géants canadiens de l’épicerie – Métro, Sobeys et Loblaws – qui contrôlent plus de 90 p. 100 du marché québécois de l’épicerie. D’une valeur de 15 milliards de dollars, il représente le quart du marché canadien. « L’arrivée de produits sur le marché (dans les épiceries) est devenue très contrôlée », explique M. Pellerin. Il en va de même dans le secteur de la transformation, qui achète environ 85 p. 100 de produits agricoles du Québec – viande, produits laitiers, fruits et légumes – et représentait environ 9,5 milliards de dollars en 2002. Même si ce secteur compte environ 1 500 entreprises, sept pour cent représentent maintenant à elles seules 70 p. 100 des livraisons totales. Selon le président de l’UPA, l’arrivée de magasins entrepôts sensibles aux prix comme Wal-Mart et Costco dans le monde des épiceries du Québec a été nuisible. « Ces concurrents utilisent tous la même stratégie : obtenir le plus bas prix possible du fournisseur, commander d’importants volumes et obtenir des livraisons garanties. Cela met énormément de pression sur les producteurs », indique M. Pellerin. En effet, le Québec compte quelque 44 000 producteurs, dont presque 90 p. 100 exploitent des petites ou moyennes entreprises. La centralisation accrue des achats aux sièges sociaux des grandes chaînes envenime la frustration des producteurs par rapport à l’espace de plus en plus restreint qu’occupent leurs produits sur les tablettes. Si le siège social de Métro est établi à Montréal, M. Pellerin déplore le fait que le géant Loblaws, qui est entré dans le marché québécois de l’épicerie en 1998, année où il a acheté la chaîne Provigo, a déplacé ses fonctions d’achat et de distribution à Toronto ces derniers mois. Ce déplacement est peut-être économique pour l’entreprise, mais M. Pellerin indique qu’il détache les produits agricoles du Québec de leur contexte et les place en compétition avec des aliments de partout dans le monde. « C’est triste pour les producteurs québécois parce que leurs produits ont maintenant beaucoup de mal à se retrouver sur les tablettes des épiceries de leur propre province », regrette M. Pellerin. Il ajoute que la solution pour les producteurs du Québec est de participer aux efforts de distribution à l’échelle locale et de créer des réseaux qui contribueront à distinguer leurs produits.
7. Le programme météorologique du Manitoba fournit des données recueillies par des stations météorologiques
Le nouveau programme météorologique du Manitoba fournira aux producteurs un accès Internet à des données provenant de 26 stations météorologiques. C’est ce qu’a annoncé la ministre de l’Agriculture du Manitoba, Rosann Wowchuk, le 15 mai dernier. Ces 26 stations ont été installées partout au Manitoba pour combler certaines des lacunes de couverture actuelles. Chacune des stations mesure la température, l’humidité relative et les précipitations. De plus, la plupart des unités seront dotées de capteurs pour mesurer les vents. Certaines enregistreront aussi la température du sol et le rayonnement solaire. Les stations recueillent et transmettent des renseignements météorologiques d’avril à octobre et cette information est publiée sur le site Web du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Initiatives rurales du Manitoba (http://web2.gov.mb.ca/agriculture/weather/index.php). « Les données recueillies faciliteront le processus décisionnel des producteurs en ce qui a trait à leurs cultures. Elles les aideront par exemple à déterminer les endroits et les moments où différents épandages s’imposent, ce qui contribuera à maximiser leur production », explique Mme Wowchuk. Le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Initiatives rurales collabore avec plusieurs organisations pour échanger des données et soutenir le développement de la surveillance météorologique au Manitoba. Les stations météorologiques en question se trouvent à Moosehorn, Ashern, St-Pierre, Teulon, Gladstone, Souris, Selkirk, Arborg, Hamiota, Minnedosa, Virden, Boissevain, Russell, Birtle, Killarney, Grandview, Steinbach, Treherne, Morris, Ste-Rose, Starbuck, Woodlands, Ethelbert, Dugald, Eriksdale et Carmen. 8. Un nouveau procédé de compostage permet de transformer le purin
Les producteurs de bétail du Sud-Ouest de la C.-B. sont confrontés chaque jour au défi que présente la gestion du fumier dans une région densément peuplée, où la réserve de terre agricole est limitée et où il peut tomber plus de 1200 millimètres de pluie en six mois. Dans ce contexte, un nouveau système de compostage du purin qui transforme le fumier en un engrais organique sec et riche en nutriments pourrait bien constituer une solution viable à ce défi. John Paul, docteur en microbiologie du sol et en nutrition du sol et ancien chercheur scientifique d’Agriculture Canada, est en train de mettre en place un système de compostage conçu pour une ferme dans une exploitation de naissage-engraissage comptant 300 truies située dans la région d’Abbotsford. Ce système, qui devrait être opérationnel en juin, sera capable de convertir environ 500 000 gallons (1 900 000 litres) de purin en un produit d’amendement du sol sec et inodore qui sera utilisable autant par les jardiniers amateurs que par les exploitations agricoles commerciales. L’entreprise de M. Paul, Transform Compost Systems Ltd., a élaboré ce système pour aider les agriculteurs de la région à disposer du fumier de leurs bestiaux de manière écologique. Comme il l’explique, « dans une région où les terrains se vendent 50 000 $ l’acre, la réserve de terres agricoles est très limitée. Le système tient compte des spécificités de chaque site. Donc, dans les endroits où les terrains sont chers et où la réserve de terres agricoles est épuisée, cette opération s’avère une solution pratique dans une petite région. » Le système est constitué d’une fosse de béton ou d’un canal recouvert. Le purin, qui contient de six à huit pour cent de matières solides, est pompé de la fosse d’entreposage et mélangé dans le canal avec un agent gonflant comme du fumier de cheval. Le processus de bioséchage utilise des tuyaux d’aération, situés sur le plancher du canal, qui pompent de l’air dans la matière à composter, ainsi qu’un dispositif à vis qui mélange continuellement le fumier. Au cours du processus, il se produit de la chaleur qui fait évaporer l’humidité. Il en résulte une matière sèche, inodore et riche en nutriments au bout d’environ huit semaines. On peut ajouter du purin de porc tous les deux ou trois jours. L’aération et le mélange se poursuivent jusqu’à la fin du processus. On nettoie alors le canal et on entame un nouveau mélange. M. Paul évalue à 250 000 $ le coût final du projet pilote, qui est maintenant en cours. Même si les ventes de l’engrais produit devraient aider à compenser le coût de l’installation, M. Paul indique que le véritable avantage que procure ce système est la réduction du coût de la gestion du fumier plutôt que la production de revenus. M. Paul croit que ce processus sera prêt à être mis en œuvre dans les installations commerciales dans environ huit mois. Il note que le système est modulaire et s’adapte aux exploitations de toutes tailles. Pour en savoir davantage sur ce projet, visitez le site Web du Soil Conservation Council of Canada au www.soilcc.ca. 9. Homologation d’un produit pour diminuer la dérive de pulvérisation
L’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire a homologué le produit LI700 comme agent facilitant le dépôt et la diminution de la dérive de pulvérisation à utiliser avec les herbicides à base de glyphosate au Canada. C’est United Agri Products (UAP) qui distribue ce produit. Garth Render, directeur de la commercialisation d’UAP de Winnipeg, indique que LI700 se vend au Canada depuis environ 10 ans comme agent de surface pénétrant et agent réducteur de PH. Maintenant, ce produit est homologué en raison de sa capacité à réduire la dérive de pulvérisation. LI700 réduit le nombre de petites gouttelettes qui ont tendance à dériver et à rater leur cible, et ce, sans augmenter le nombre de très grosses gouttelettes dans la répartition de la pulvérisation. Les grosses gouttelettes ont tendance à rebondir sur la surface du sol au lieu de demeurer sur les plantes. Le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé au Canada. En plus de contrôler les mauvaises herbes avant l’ensemencement, il est utilisé sur les cultures de canola et de soya qui sont résistantes à l’herbicide Roundup. La dérive des vapeurs vers les cultures non ciblées peut causer des dommages importants. Pour l’application de glyphosate combiné à cinq gallons par acre d’eau, la dose recommandée de LI700 pour réduire la dérive de pulvérisation coûte environ 80 cents l’acre. M. Render mentionne que des efforts sont déployés pour homologuer le produit à meilleur prix. 10. Mitsui achète des actions de Pool
Saskatchewan Wheat Pool a annoncé que Mitsui & Co., Ltd., de Tokyo au Japon, a acheté des actions ordinaires du Pool. Mitsui a accepté d’acheter pour 8 M$ d’actions ordinaires au prix de 7,6436 $ l’action dans le cadre d’une transaction privée. En échange, le Pool a conclu un contrat d’approvisionnement pluriannuel et deviendra ainsi l’un des principaux fournisseurs de graines oléagineuses de Mitsui au Japon. « Grâce à ce nouveau contrat, nous bénéficierons d’un accès accru aux principaux marchés du Japon, ce qui soutiendra la demande de céréales oléagineuses et d’autres produits céréaliers produits au Canada par le Pool », se réjouit Mayo Smith, PDG du Pool. Le Pool utilisera les produits de l’investissement de Mitsui pour atteindre ses objectifs corporatifs généraux. Mitsui, combinée à ses filiales et à ses sociétés apparentées, est l’une des plus grandes sociétés commerciales générales du Japon. 11. La Nouvelle-Écosse s’efforce de renforcer son industrie vinicole
Les producteurs de vin, de cidre et de liqueur de fruits de la Nouvelle-Écosse s’emploient à élaborer des règles et des normes de l’industrie pour leurs produits. Intitulées Nova Scotia Wine Standards, ces normes devraient favoriser la prospérité de l’industrie vinicole, selon Ron Chisholm, ministre de l’Agriculture de la province. « L’industrie vinicole de la Nouvelle-Écosse compte sur le gouvernement pour élaborer un cadre législatif qui assurera la gestion de la croissance et du développement des entreprises agricoles et vinicoles », explique-t-il. Par ailleurs, un nouveau symbole pour distinguer les vins produits exclusivement à partir de raisins et de fruits produits en Nouvelle-Écosse a été adopté. Le logo représente une pince de homard qui tient un verre de vin incliné. Comparativement à d’autres régions productrices de vin au Canada, la Nouvelle-Écosse a une industrie vinicole restreinte qui compte neuf vineries. Cependant, c’est une industrie florissante qui suit une tendance à la hausse, selon des représentants du secteur. M. Chisholm indique que d’autres vineries devraient ouvrir au cours des prochaines années. L’industrie vinicole de cette province a une longue histoire. En effet, la culture de raisin pour la production de vin y remonte aux années 1600. En 2003, environ un million de livres de raisins ont été cultivés sur environ 300 acres de vignobles répartis dans neuf comtés de la Nouvelle-Écosse. Parmi les principales régions productrices, on compte la vallée de l’Annapolis, la péninsule de Malagash et la vallée de la rivière LaHave. On a évalué la production à 640 000 $. L’industrie vinicole de la province est évaluée à 5,3 millions de dollars et compte pour 8,7 p. 100 des ventes totales de vin en Nouvelle-Écosse. « Les producteurs de raisin et les vineries de la Nouvelle-Écosse se sont taillés une réputation mondiale grâce à la qualité des produits qu’ils vendent », indique Hanspeter Stutz, trésorier de l’association des producteurs de vin et propriétaire des vins Grand Pré. « Notre long automne permet à nos raisins de mûrir lentement, ce qui accroît l’intensité de leur saveur. Nos vineries remportent d’ailleurs des prix internationaux pour leurs efforts et leurs vins exceptionnels. » On trouve de l’information sur l’association des vineries de la Nouvelle-Écosse au www.nswines.ca. 12. Analyse du marché – L’offre et la demande selon l’USDA
Le vendredi 12 mai, le ministère américain de l’Agriculture (USDA) a publié des renseignements surprenants sur la production et l’offre et la demande, données qui façonneront l’économie du marché des grains à l’approche de la saison de croissance. Cette annonce a eu un effet à la hausse sur les cours du blé et du maïs, mais un effet à la baisse sur le cours du soya. Soya L’USDA a publié sa première estimation des stocks de fin d’année de soya aux États-Unis pour la campagne 2006-2007. Ces stocks devraient atteindre le niveau record de 650 millions de boisseaux, quantité légèrement inférieure aux prévisions moyennes des analystes, qui s’établissent à 678 millions de boisseaux. Il n’y a donc presque aucun risque de pénurie de soya au cours de la prochaine année, à moins d’un important problème de production. Des reports de stocks estimatifs de 650 millions de boisseaux aux États-Unis seraient normalement considérés comme un facteur ayant un effet à la baisse sur les prix. D’un point de vue historique, de tels chiffres annonceraient la chute immédiate des prix du soya à 5 $US le boisseau et à 18 cents la livre ou plus bas pour le soya et l’huile de soya. Mais comme nous l'avons constaté cet hiver, le marché a défié de telles prévisions de prix en raison des achats spéculatifs des fonds indiciels. Les investisseurs misent sur le fait que bientôt la demande de biodiesel entraînera une hausse de consommation de l'huile de soya, tout comme nous l'avons constaté dans le cas du maïs produit pour la production d'éthanol. Maïs Les cours à terme du maïs de Chicago augmentent, progression soutenue par les achats de fonds et les achats techniques. L’évaluation de l’USDA des stocks de nouvelles cultures en fin de saison s’est avérée inférieure à toutes les attentes formulées avant la publication du rapport en raison d’une augmentation imprévue de la demande et de l’utilisation de l’éthanol ainsi que de la production réduite de maïs aux États-Unis en 2006. L’USDA a évalué les stocks de fin de campagne 2006-2007 à 1,141 milliards de boisseaux, quantité largement inférieure à l’estimation moyenne des analystes, qui s’établissait à 1,582 milliards de boisseaux, et presque deux fois moindre que l’estimation révisée de 2,226 milliards de boisseaux pour la présente campagne agricole. L’USDA prévoit que l’utilisation globale du maïs devrait augmenter de six pour cent pour établir un record de 11,6 milliards de boisseaux, en raison notamment de la demande accrue de maïs de l’industrie de l’éthanol. On prévoit que la demande en éthanol augmentera à 2,15 milliards de boisseaux en 2006-2007, en hausse par rapport à 1,6 milliard en 2005-2006. La saison de croissance 2006 à la grandeur du Cornbelt, dans le Midwest américain, est bien partie. Non seulement le taux plantation/levée est-il excellent, mais le profil d’humidité du sol a été amélioré. Ce départ fulgurant ne garantit toutefois pas une production énorme, mais augmente les chances que la production suive au moins la tendance. Mais comme on prévoit déjà une diminution marquée des stocks de report de nouvelles cultures de maïs aux États-Unis par rapport aux stocks de fin de campagne prévus pour 2005-2006, toute crainte suscitée par les conditions météorologiques cet été pourrait faire grimper en flèche le marché. Blé Les cours du blé ont à nouveau subi un effet haussier à cause des contrats à terme qui augmentent et des récents points hauts de contrat des cours à terme du blé de Kansas City et de Minneapolis. Le marché a mis l’accent sur les données de l’USDA sur la production de blé d’hiver aux États-Unis et les évaluations de l’offre et de la demande aux États-Unis et dans le monde. La production estimative de blé aux États-Unis, établie à Les stocks de blé de fin de campagne aux États-Unis pour l’année 2006 sont évalués à 447 millions de boisseaux, quantité inférieure aux dernières prévisions qui s’établissaient à 547 millions de boisseaux pour la campagne 2005-2006. À l’échelle mondiale, les stocks de blé de fin d’année pour la campagne 2006-2007 sont évalués à 128,1 millions de tonnes, ce qui est inférieur aux Les négociants continueront de surveiller les conditions météorologiques et reconnaissent qu’il commence à être trop tard pour gonfler davantage les prévisions de récoltes de blé d’hiver aux États-Unis dans les Prairies. Il est aussi à noter que les évaluations hebdomadaires des conditions de culture de l’USDA ont diminué par rapport au moment de l’enquête et qu’une poursuite de cette diminution portera les négociants à resserrer davantage leurs prévisions de rendement. On portera une attention accrue aux prévisions de la production de blé de printemps nord-américain au cours des prochaines semaines. Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l’information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au (204)654-4290 ou se rendre à l’adresse http://www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu’il offre.
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