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![]() AgriSuccès Express
Note du rédacteur Kevin Hursh et de la rédactrice adjointe Allison Finnamore
FAC nous a demandé de transmettre de l'information sur l'occasion suivante. Comme toujours, vous pouvez nous faire part de vos commentaires sur ce bulletin en écrivant à l'adresse suivante : kevin@hursh.ca. Financement agricole Canada aimerait que les entreprises et les organismes agricoles du Canada s'expriment davantage. Vision, le groupe consultatif de FAC en matière de recherche qui sonde l'opinion de milliers d'exploitants partout au pays, deviendra l'une des principales voix de la collectivité agricole canadienne. Les membres de Vision peuvent être invités une ou deux fois par année à participer à des groupes de discussion spécialisés ou à des enquêtes qui aideront FAC à faire progresser l'agriculture canadienne. Chaque fois qu'un membre participe à une enquête ou à un groupe de discussion, il reçoit une prime d'encouragement. La participation est toujours volontaire et confidentielle. Joignez-vous au groupe Vision en ligne à l'adresse www.fccvision.ca.
Table des matières : Le 17 mars 2006
L'Agence des services frontaliers du Canada a rendu une décision finale pour ce qui est du dumping et du subventionnement du maïs-grain non transformé importé des États-Unis. Cette décision réaffirme la décision préliminaire rendue le 15 décembre 2005. Ainsi, les importations continueront d'être assujetties à un droit provisoire de 1,65 $US jusqu'à ce que le Tribunal canadien du commerce extérieur ait conclu son enquête sur les dommages causés à la production canadienne. Les audiences publiques du Tribunal commenceront à Ottawa le 20 mars. Le Tribunal rendra une décision finale d'ici le 18 avril. On trouvera une copie de l'exposé des raisons de l'Agence des services frontaliers du Canada au www.cbsa.gc.ca/sima d'ici quinze jours. 2. Cas d'ESB confirmé aux États-Unis
Le résultat positif d'un test d'ESB a été confirmé pour des échantillons prélevés sur une vache non ambulatoire d'une ferme de l'Alabama. Selon le United States Department of Agriculture (USDA), un vétérinaire privé de l'endroit a euthanasié la bête et en a prélevé des échantillons. L'animal a été enterré à la ferme et n'est pas entré dans les chaînes alimentaires humaine et animale. L'USDA affirme que la bête a été gardée uniquement dans la ferme la plus moderne de l'Alabama, et ce, pendant moins d'un an. Des efforts ont été déployés pour retracer le troupeau d'origine. Le vétérinaire traitant a indiqué que selon la dentition, il s'agissait d'un vieil animal, sans doute âgé de plus de dix ans. On sait donc qu'il est né avant l'interdiction de nourrir les ruminants de substances animales, décrétée en 1997. Depuis juin 2004, les États-Unis ont testé plus de 660 000 animaux dans le cadre de leur programme de surveillance accrue de l'ESB. Le premier cas d'ESB aux États-Unis a été détecté en décembre 2003. Seulement deux résultats positifs ont été confirmés depuis ce temps, y compris le dernier. « Les producteurs de bétail des États-Unis ne s'attendent pas à ce que cette annonce ait d'incidence sur nos relations avec nos partenaires commerciaux internationaux », indique Terry Stokes, PDG de la National Cattlemen's Beef Association dans une allocution préparée. « Les États-Unis vont continuer de faire du commerce conformément aux normes internationales décrites par l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et nous nous attendons à ce que les pays qui font affaire avec nous fassent de même. » 3. La vérification de l'âge est importante pour les veaux nés en 2006
Des représentants et des observateurs de l'industrie bovine recommandent aux producteurs de vérifier l'âge des veaux qu'ils produisent en 2006. Cette mesure pourrait leur procurer d'excellentes occasions de vente et de meilleurs prix pour leurs bêtes. Seule la viande de bovins âgés de moins de 21 mois peut être exportée au Japon, qui exige la vérification de l'âge. De plus, l'Alberta prévoit rendre obligatoire la vérification de l'âge de tous les bovins nés en 2006 ou plus tard qui sont commercialisés dans la province. Jusqu'à maintenant, 1,75 million de dates de naissance ont été enregistrées sur le site Web www.canadaid.com, exploité par l'Agence canadienne d'identification du bétail, pour des bestiaux de partout au Canada. La plupart des bovins dont la date de naissance a été enregistrée sont issus des troupeaux de l'an dernier. Plus de 34 p. cent des bovins enregistrés à ce jour sont originaires de l'Ontario. L'Alberta et la Saskatchewan ont de bien plus grands troupeaux de bovins, mais ce sont les exploitations laitières qui prédominent en Ontario, et les producteurs laitiers suivent habituellement de près l'information relative à leur troupeau. Les bêtes de l'Alberta comptent pour un peu plus de 25 pour cent des bovins dont la date de naissance a été enregistrée jusqu'ici. Celles du Québec représentent près de 15 pour cent, celles de la C.-B. près de neuf pour cent, et celles de la Saskatchewan et du Manitoba comptent respectivement pour moins de six pour cent du total de 1,75 million. Les âges sont enregistrés sur le site Web conformément à l'étiquette d'identification que porte chaque bête à l'oreille. Selon des producteurs, ce processus est encore plus facile si l'on peut acheter des étiquettes dont les numéros se suivent. En plus du temps que l'on gagne, on économise les frais de vérification de l'âge. Les producteurs qui n'ont pas d'accès Internet peuvent faire enregistrer leurs données par une tierce partie. Un producteur peut entrer seulement la date de naissance du premier veau de la saison, ce qui permet par la suite d'établir que tous les veaux suivants ont le même âge. Toutefois, il vaut mieux enregistrer la date de naissance réelle de chaque bête. Il est aussi judicieux de se doter d'un dossier de sauvegarde au cas où l'on devrait se soumettre à une vérification. 4. Détails supplémentaires sur le programme d'aide de l'Ontario
L'annonce de la semaine dernière de la ministre ontarienne de l'Agriculture, Leona Dombrowsky, selon laquelle le gouvernement provincial injecterait 125 millions de dollars dans le secteur de l'agriculture, a reçu un accueil mitigé de la collectivité agricole. D'autres détails sur les versements ont été publiés cette semaine. Parmi les points positifs, il en ressort que les grains autoconsommés seront jugés admissibles au financement. Ceux-ci avaient pourtant été exclus du financement annoncé par le gouvernement fédéral pour le secteur des céréales et oléagineux vers la fin de 2005. Les paiements versés au titre du Programme ontarien de subvention des céréales et des graines oléagineuses seront fondés sur une proportion de 90 p. cent de la production, de la superficie cultivée et de l'indemnité moyennes d'un producteur. Les paiements des cultures horticoles comestibles admissibles seront fondés sur une proportion de 2,6 p. cent de leurs ventes nettes admissibles (VNA) de 2004. On trouve une liste complète des cultures horticoles éligibles à l'adresse Un paiement sera automatiquement versé aux producteurs qui étaient inscrits au Programme d'assurance de revenu du marché pour l'année 2004 et qui ont déjà déclaré leur superficie cultivée pour la campagne agricole 2005. Les formulaires de demande et la déclaration de la production doivent être déposés auprès d'Agricorp, qui est responsable de la prestation du Programme ontarien de subvention des céréales et des graines oléagineuses, d'ici le 1er mai 2006. Les producteurs qui n'ont pas participé au Programme canadien de stabilisation du revenu agricole (PCSRA) doivent envoyer à Agricorp un formulaire de demande de même qu'une copie de leur feuillet T2024 ou T1163, tel que soumis à l'Agence du Revenu du Canada, d'ici le 30 juin 2006. Pour obtenir des réponses à vos questions sur le Programme ontarien de subvention des céréales et des graines oléagineuses, composez le 1 888 247-4999. Des formulaires de demande sont accessibles en ligne à l'adresse http://www.agricorp.com/fr-ca/uploaddocuments/d34+AppGandOPaymentProgramFr.pdf. Les demandes au sujet du Paiement ontarien des cultures horticoles comestibles doivent être faites au On accepte les demandes par courriel à l'adresse contact@agricorp.com. 5. Désaccord sur l'interprétation d'une subvention
Les producteurs ontariens de céréales et d'oléagineux accusent depuis longtemps leurs homologues américains de bénéficier de subventions et de paiements de soutien supérieurs aux leurs. Ce n'est pourtant pas ce que disent les derniers chiffres de la province, mais les producteurs n'en croient rien. La semaine dernière, Leona Dombrowsky, ministre ontarienne de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales, a publié un document d'une page, intitulé Comparison of actual benefits to Ontario grain and oilseed farmers. Ce dernier illustre les résultats d'agriculteurs de l'Ontario qui ont produit des céréales et oléagineux sur une ferme modèle ontarienne de 500 acres, dont 200 sont consacrées au maïs, 200 au soya et 100 au blé. Chaque producteur recevrait 73,31 $ par acre en paiement de sources provinciales et fédérales. Selon ce document, un producteur qui aurait une exploitation semblable aux É.-U. recevrait 71,33 $ par acre. « Ces chiffres m'ont surprise », avoue Mme Dombrowsky. La production de maïs permet aux producteurs des États-Unis de combler cette différence : ils obtiennent 125,47 $ par acre alors que les producteurs de l'Ontario en obtiennent 91,51 $. En ce qui a trait au blé, la différence est beaucoup moins marquée. En effet, l'écart est de moins de 6 $ par acre. Le paiement est de 52,03 $ aux États-Unis contre 46,50 $ en Ontario. Aux États-Unis, les agriculteurs ont reçu un paiement de l'assurance-production, un paiement compensatoire pour les prêts, un paiement direct, et ce qu'on appelle un paiement contra-cyclique. Les producteurs de céréales et d'oléagineux de l'Ontario nient les allégations de la province. Selon eux, d'après les chiffres du United States Department of Agriculture (USDA) relatifs aux subventions, la ferme modèle de 500 acres recevrait 73,40 $ par acre au titre des programmes américains. Ce montant est quelque peu supérieur à l'évaluation de la province, mais se réduit à 59,59 $ par acre en Ontario (estimations pour la campagne agricole 2005-2006) si l'on exclut le paiement au titre du programme provincial d'aide spéciale. « En Ontario, il s'agit de fonds spéciaux, mais aux États-Unis, il s'agit d'un programme à long terme sur lequel les producteurs peuvent compter », explique Brian Doidge, directeur général de la Ontario Corn Producers' Association. « En résumé, l'aide n'est pas égale. » 6. Poursuite d'un milliard de dollars intentée contre une usine d'équarrissage du Québec
Un recours collectif qui, s'il s'avère fructueux, pourrait forcer le plus grand conglomérat d'équarrissage de l'Est du Canada à payer la somme astronomique d'un milliard de dollars aux résidants en colère contre les odeurs qui s'échappent d'une de ses usines, a été autorisé par la Cour supérieure du Québec. Selon Stéphane Nadeau, l'avocat de Montréal qui représente ce groupe de citoyens, les gens qui vivent dans un rayon de six kilomètres de l'usine se plaignent depuis longtemps de « l'odeur putride » qui s'échappe de l'usine auprès de représentants des gouvernements municipal et provincial. Le recours collectif devrait être entendu au début de l'année 2007. Des représentants de l'entreprise se sont moqués de cette décision, avançant le fait que l'entreprise a investi sept millions de dollars en améliorations environnementales depuis 2001, des améliorations qui ont reçu l'éloge du ministère québécois de l'Environnement. Il rejette aussi les demandes visant à faire déplacer l'usine parce qu'il en coûterait 50 millions de dollars. Il vante plutôt les activités d'Alex Couture comme un « service public essentiel ». Alex Couture possède une autre usine d'équarrissage à Montréal. Il s'agit de l'une des trois entreprises d'équarrissage qui se sont fusionnées en 1987 pour former Sanimal (les deux autres entreprises en question étant Lomex et Fondoir Laurentide). Approvisionnées par la flotte de 300 camions de l'entreprise, lesquels parcourent plus de sept millions de kilomètres par année, ces deux usines traitent des carcasses animales et des sous-produits de l'industrie alimentaire venant de quelques 25 000 clients de l'Est du Canada et du nord-est des États-Unis. 7. Le Manitoba augmente l'incitatif fiscal pour le biodiésel
Dans son budget de 2006, le Manitoba a éliminé toutes les taxes provinciales sur le biodiésel pur produit dans la province. Cette mesure fait augmenter de plus du double l'incitatif provincial pour encourager la production de biodiésel. Le Manitoba ne perçoit plus d'impôt routier ni de taxe de vente provinciale sur le biodiésel pur qui est conforme aux normes de qualité des combustibles et carburants de l'American Society for Testing and Materials. Le gouvernement a indiqué que cet incitatif demeurera en vigueur pendant cinq ans pour laisser à l'industrie le temps de se développer. La suppression des taxes procure une économie de 11,5 cents le litre par rapport au diésel ordinaire, ce qui s'ajoute à l'allégement fiscal de quatre cents le litre offert par le gouvernement fédéral. Cet avantage fiscal s'applique à la portion de biocarburant des mélanges de biodiésel. Dans le cadre de son plan d'action pour le biodiésel, le Manitoba s'emploie à établir un centre d'évaluation de la qualité du carburant biodiesel. De plus, il étudie la possibilité d'utiliser des matériaux à risque spécifiés (les parties des restes de bétail qui sont interdites en raison de l'ESB) dans la production de biodiésel. Le biodiésel se compose d'huiles végétales (l'huile de canola est privilégiée en raison de ses propriétés exceptionnelles d'écoulement par temps froid), ainsi que de gras animaux et de résidus de graisse et d'huiles provenant de restaurants. On trouve actuellement deux installations pré-commerciales de production de biodiésel au Manitoba – Bifrost Bio-Blends, à Arborg, et Celtic Power, à Rapid City. 8. Décision rendue dans l'affaire concernant les producteurs de pommes de terre de transformation
Les producteurs de pommes de terre de transformation de À la suite d'un vote appuyé par 76 p. cent des producteurs de Un groupe de producteurs de pommes de terre de transformation a tenté d'obtenir une exemption de ce double prélèvement, soutenant qu'ils ne sont pas à la source du problème de surproduction étant donné que toutes leurs pommes de terre sont destinées à la transformation. Dwight Gardiner, qui était président de l'office à cette époque, a démissionné et a rejoint le mouvement pour la révocation du double prélèvement. De concert avec deux anciens présidents de l'office de la pomme de terre, Leslie MacKay et Allison Dennis, il a porté l'affaire devant le Natural Products Appeals Tribunal. Le tribunal a statué que les producteurs de pommes de terre de transformation devaient également être assujettis à un prélèvement supplémentaire parce que « la prospérité globale de l'industrie de la pomme de terre dépend de la santé de ses trois secteurs – la pomme de terre de table, de semence et de transformation – et parce que les leçons tirées des résultats du programme de réduction d'intérêt profitent à l'ensemble de l'industrie. » Cependant, le tribunal a statué que le prélèvement pour les producteurs de pommes de terre de transformation devait être ajusté à 9,6 cents et a ordonné à l'office de la pomme de terre de rembourser les 4,4 cents excédentaires pour toute la production de pommes de terre de transformation vendue en 2005. Les deux parties ont toujours l'option de porter en appel la décision du tribunal devant la Cour suprême de Le tribunal a entendu l'affaire, entamée juste avant Noël, pendant cinq jours. Au total, 65 des 85 principaux producteurs de pommes de terre de transformation de l'île (définis pendant l'audience comme les producteurs dont au moins 75 p. cent de la production est destinée à la transformation) se sont engagés à partager les frais juridiques liés à cette affaire. 9. Examinez bien vos contrats de location
Beaucoup de producteurs achèvent actuellement de conclure des contrats de location ou des ententes de partage de récoltes. Ne vous laissez pas prendre par des problèmes fiscaux agaçants et inattendus qui pourraient survenir en raison de la nature des différentes ententes. Les producteurs qui louent leur terre au comptant ou en vertu d'une entente de partage de récoltes ne sont généralement pas considérés comme utilisant leur terre à des fins d'exploitation agricole. Ces types de contrats de location sont susceptibles de mettre en jeu la possibilité de transférer la propriété à un enfant sans qu'il y ait d'incidence sur les gains en capital pendant la vie du propriétaire ou à son décès. Il en est ainsi parce que la propriété doit avoir été utilisée à des fins d'exploitation agricole avant le transfert. On suggère généralement que les producteurs envisagent le recours au travail à forfait ou à une entente de coentreprise pour s'assurer qu'on considère leur propriété comme une exploitation agricole. Les producteurs qui engagent un opérateur pour exécuter du travail agricole à honoraires fixes, ou ceux qui engagent un opérateur à forfait pour exécuter de nombreuses tâches agricoles, mais qui gardent le contrôle de toutes les principales décisions relatives aux cultures et aux risques associés, sont généralement considérés comme des exploitants agricoles. De la même façon, les ententes de coentreprise où les deux parties engagent des dépenses, participent aux décisions de gestion et assument certains risques permettent de s'assurer que les deux parties à l'entente sont considérées comme des exploitants agricoles. Il est aussi possible de louer votre terre sans les complications de l'agriculture à forfait ou des ententes de coentreprise si votre exploitation satisfait à des critères de temps et d'utilisation qui ont été introduits pour les ententes conclues après 1992. Avant cette année-là, la terre devait avoir été utilisée à des fins d'exploitation agricole tout de suite avant le transfert. Cependant, la nouvelle règle exige uniquement que la terre ait été utilisée principalement à des fins d'exploitation agricole avant le transfert, que ce soit par vous, votre conjoint(e) ou un de vos enfants, et ce, de façon active, régulière et ininterrompue. Par « principalement », on entend dans des proportions de plus de 50 p. 100. Par exemple, si un producteur a exploité une terre pendant dix ans et qu'il l'a louée pendant neuf ans avant le transfert, il satisfait aux conditions puisqu'il a cultivé la terre pendant plus de la moitié du temps. Toutefois, s'il l'avait cultivée pendant dix ans et l'avait louée pendant quinze ans avant le transfert, on ne considérerait pas que la terre a été exploitée à des fins agricoles et elle ne répondrait donc pas aux conditions. Ces règles sont compliquées. Assurez-vous donc de consulter un fiscaliste pour être certain de ne pas mettre en jeu votre capacité de transférer votre propriété à vos enfants simplement à cause de la nature de l'entente que vous avez entre les mains. 10. Application d'une technologie de l'élevage porcin à une exploitation de champignons
Un producteur de champignons de l'Ontario a intégré une technologie de l'élevage porcin à son exploitation de champignons. L'établissement de M. Clay Taylor se trouve à Ashurn, au nord de Toronto. Étant donné l'accroissement de la construction résidentielle dans ce secteur, M. Taylor subissait une pression publique de plus en plus forte au sujet de son exploitation de compostage, étape initiale de la culture des champignons. Les plaintes ont vite dégénéré en poursuites et M. Taylor a décidé de prendre les mesures nécessaires pour renouer de bonnes relations avec son voisinage. Il a d'abord envisagé d'installer des biodigesteurs pour réduire l'odeur résultant du compostage, mais a plutôt opté pour des injecteurs d'ozone. C'est la première fois qu'on utilise au Canada des injecteurs d'ozone, dispositifs propres à l'élevage porcin, dans une exploitation de champignons. Les trois injecteurs, tous situés au sommet des compartiments à compostage, comportent deux réservoirs de 1500 gallons. Dans le processus normal de compostage, on aspire l'air de la matière à composter. L'air passe ensuite à travers un réservoir d'injection où de l'ozone y est ajouté, puis se disperse dans l'air. L'ajout d'ozone réduit l'odeur liée au compostage. « C'est un remplacement logique de la biofiltration, explique M. Taylor. En outre, l'ozone n'a pas de sous-produits et est bon marché. » Par contraste, chacun injecteur se vend 130 000 $. La première action intentée contre Greenwood Mushroom Farm remonte à 1995 et depuis, selon M. Taylor, l'entreprise a déboursé plus d'un million de dollars en frais judiciaires. « C'est le prix à payer pour faire des affaires aujourd'hui. » Et il n'a pas encore rencontré les problèmes de croissance urbaine accélérée qu'il aura à affronter. Une fois que tout aura été dit et fait, indique M. Taylor l'industrie agricole, la collectivité et les planificateurs municipaux devront collaborer de façon plus efficace. « Le conflit au sujet de l'utilisation des terres est né d'une mauvaise planification du gouvernement municipal », pense-t-il. 11. Analyse du marché – Le dollar canadien
J'ai longtemps spéculé à la hausse sur le dollar canadien, mais la chute de deux cents qui l'a fait fléchir à 86 cents US la semaine dernière porte tout le monde à mettre en doute ce marché. La récente baisse marquée des cours du métal et de l'énergie, combinée aux commentaires axés sur le compromis émis par la Banque du Canada en ce qui a trait à des hausses supplémentaires des taux d'intérêt et au raffermissement du dollar américain, a fait chuter le huard de deux cents au début du mois après des sommets inégalés depuis près de quinze ans. Il émerge actuellement l'idée selon laquelle la dépréciation de la valeur de notre dollar se poursuivra un certain temps. On s'appuie sur le fait que l'appréciation du dollar canadien, qui se produisait depuis octobre de l'an passé, reflétait une demande comprimée très soutenue pour le huard, et ce, non seulement par rapport au dollar américain, mais aussi par rapport à d'autres monnaies. Cette demande refoulée a entraîné certaines fluctuations importantes du dollar canadien par rapport à la plupart des principales monnaies du monde. Une partie de cette demande accumulée était liée aux prix fermes des marchandises ainsi qu'à l'accroissement de l'activité minière au Canada. Une partie de la demande était aussi attribuable à la Banque du Canada et à sa politique de resserrement des taux. Tous ces facteurs se sont combinés pour produire la demande comprimée du dollar canadien, qui a fait grimper le huard à 88 cents US. Cependant, une partie de cette demande pour le dollar canadien a été supprimée parce que la déclaration de la Banque du Canada, publiée après que celle-ci eut annoncé le 7 mars sa dernière augmentation des taux d'un quart de point, a modéré les perspective d'autres augmentations des taux. La perspective affaiblie à l'égard de futures hausses des taux d'intérêt a conduit les investisseurs à relâcher leurs positions par rapport au dollar canadien et, en échange, à engranger un peu de profit. D'un autre côté, on croit aussi que le dollar canadien est en train de se rectifier, techniquement, et qu'il pourrait bien atteindre les 85,10 cents US au cours du mois prochain. En ce qui a trait à la dépréciation continue du dollar canadien, peu sont prêts à s'aventurer au-delà de ce point pour l'instant. Tant que les données économiques demeureront favorables au Canada, les circonstances fondamentales qui indiquent une tendance à la hausse ne changeront pas. Une fois que la dépréciation aura fait fléchir le dollar à près de 85 cents, je soupçonne que les investisseurs se rendront compte une fois de plus que le dollar canadien est encore une bonne affaire et qu'il est susceptible de se raffermir davantage. Toutefois, même si les marchandises industrielles ont pris du recul en raison des considérations liées aux taux d'intérêt, on ne peut pas nécessairement exclure leur effet sur notre dollar. Si les prix des marchandises fluctuent de façon assez marquée, que ce soit à la hausse ou à la baisse, le marché des changes se redressera et en prendra note, et le dollar canadien devrait lui aussi suivre ce mouvement. On ne peut écarter complètement la possibilité que le dollar canadien s'élève à 90 cents US, mais les mesures prises par la Banque du Canada la semaine dernière ont réduit les chances. Si on m'avait demandé mon avis une semaine plus tôt, j'aurais affirmé que le dollar canadien était en route vers les 90 cents US. C'est d'ailleurs ce que je laissais entrevoir depuis quelque temps. Toutefois, étant donné la modification qu'a apportée cette semaine la Banque du Canada à sa politique sur les taux d'intérêt, notre dollar a moins de chances d'atteindre ce niveau. Cependant, une fois que la correction des prix aura été effectuée et que le marché aura secoué ses détenteurs de position faible, il se pourrait bien que le dollar canadien se rétablisse à 87 ou 88 cents US. Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l'information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au (204)654-4290 ou se rendre à l'adresse http://www.pfcanada.com permet d'en savoir plus au sujet des services qu'il offre.
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