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![]() AgriSuccès Express
Note du rédacteur Kevin Hursh et de la rédactrice adjointe Allison Finnamore
Nous avons davantage de mauvaises nouvelles pour les prix des céréales et des oléagineux cette semaine. Statistique Canada a augmenté ses estimations de production pour un certain nombre de cultures, en particulier le canola. Nous avons un article sur les chiffres de Statistique Canada et, dans Pleins feux sur les marchés, Mike Jubinville nous dit ce que la production excédentaire pourrait signifier pour les niveaux de prix. Comme toujours, vous pouvez nous envoyer vos commentaires et vos idées à kevin@hursh.ca.
Table des matières : Le 9 décembre 2005
L’estimation de la production de novembre de Statistique Canada a confirmé des niveaux de production records pour un certain nombre de cultures. La Saskatchewan et l’Alberta ont atteint des sommets de production pour le canola. C’est en raison des superficies récoltées presque records et des rendements moyens les plus élevés jamais signalés dans ces provinces. Au Manitoba, par contre, les mauvaises conditions météorologiques ont entraîné une baisse de la production de canola de 29 p. 100. Dans toute la région des Prairies, la production de canola a augmenté de 25,5 p. 100 par rapport à l’année dernière, pour atteindre un total de 9,5 millions de tonnes. La production de graines de lin des Prairies a fait un bond pour s’établir à 1,1 million de tonnes, juste un peu en dessous du sommet atteint en 1970. En Saskatchewan, la production de lin était la plus importante jamais enregistrée. La production de blé dur des Prairies a atteint 5,9 millions de tonnes, soit une augmentation de 19 p. 100 par rapport à l’an dernier. La moyenne sur 10 ans est de 4,6 millions de tonnes. La production d’orge, d’avoine et de pois de grande culture a baissé par rapport à 2004. La production canadienne de soya a atteint un sommet de 3,2 millions de tonnes. La production a baissé de 2,9 p. 100 au Québec pour s’établir à 505 000 tonnes, tandis qu’elle a augmenté de 4,4 p. 100 en Ontario pour atteindre le sommet de 2,6 millions de tonnes. Les acres de soya génétiquement modifié en 2005 représentaient 43 p. 100 de la superficie totale de soya en Ontario et 41 p. 100 au Québec, ce qui n’a pas changé par rapport à 2004. Au Québec, la production de maïs est demeurée inchangée à 3,4 millions de tonnes, soit un niveau près du sommet de 3,5 millions de tonnes atteint en 2003. En Ontario, la production de maïs a atteint 5,8 millions de tonnes grâce à un rendement record de 145 boisseaux l'acre. Les rendements ont augmenté constamment dans cette province depuis 2000. Au Québec, 44 p. 100 des superficies de maïs étaient ensemencées avec des semences génétiquement modifiées et, en Ontario, la proportion correspondante était de 39 p. 100. Les pourcentages ont considérablement progressé depuis qu'on a commencé à recueillir des données à ce sujet en 2000, mais ils ont plafonné ces dernières années. Paiement final pour la campagne agricole 2004-2005
Les producteurs de la Commission canadienne du blé reçoivent les paiements finaux pour les céréales livrées pendant la campagne agricole 2004-2005. Ce paiement final représente le solde de ce qui est dû aux producteurs sur la vente de leurs céréales par la CCB après déduction des charges d’exploitation. Pour le blé dur numéro 1 d’une teneur en protéines de 12,5 p. 100, le paiement final est de 12,07 $ la tonne, ce qui fait un paiement total de 210,07 $. La perspective de rendement pour la campagne agricole actuelle est plus faible, soit 192 $ la tonne. L’orge fourragère numéro 1 du compte de mise en commun B (seconde moitié de la campagne agricole) a un paiement final de 17,68 $ par tonne, ce qui fait un paiement total de 131,68 $. En comparaison, la perspective de rendement pour l’orge fourragère du compte de mise en commun A de la campagne agricole actuelle est de 126 $ par tonne, tandis que celle du compte de mise en commun B est de 118 $. Le paiement final pour l’orge de premier choix de grade supérieur est de 12,95 $ la tonne, ce qui fait un total de 179,95 $. La perspective de rendement pour la campagne agricole actuelle est de 172 $. La liste complète des paiements finaux est disponible à www.cwb.ca à la rubrique Paiements. Incitatif pour dépister la paratuberculose
Les producteurs laitiers canadiens de l’Ouest sont maintenant encouragés à dépister la paratuberculose (maladie de Johne). Canwest DHI offre aux producteurs une réduction de 400 $ pour tester tout leur troupeau et bénéficier d’une consultation d’une heure avec un vétérinaire. La paratuberculose est une infection bactérienne contagieuse qui épaissit la paroi du tractus intestinal, ce qui entraîne une mauvaise absorption des éléments nutritifs, une baisse de la production de lait, une perte de poids et la diarrhée. Certains scientifiques laissent entendre que la paratuberculose est peut-être liée à la maladie de Crohn chez les humains. Si ce lien était confirmé, il pourrait avoir des répercussions dévastatrices sur l’industrie laitière. Étant donné les effets réels et possibles, l’industrie aura tout intérêt d’éliminer la paratuberculose dans les troupeaux de bovins laitiers. Le programme de paratuberculose existe en Ontario depuis cinq mois et a été lancé dans les quatre provinces de l’Ouest le 1er décembre. Les incitatifs sont des fonds du gouvernement fédéral d’un montant de 300 000 dollars reçus par Canwest pour sensibiliser et former à la paratuberculose. Le test de lait ELISA est aussi exact qu’un test sanguin, mais beaucoup plus simple et meilleur marché. Les échantillons coûtent 9 $ l’unité, plus des frais d’administration de 50 $ par troupeau. Le directeur général de Canwest DHI, Neil Petreny, dit que le risque d’un résultat faux positif est « faible » et remarque qu’il est plus probable que les agriculteurs obtiennent des résultats « faux négatifs ». Près de 6 000 vaches de presque 200 troupeaux ont déjà été testées en Ontario. Bien que moins de 4 p. 100 des échantillons étaient positifs, plus de 20 p. 100 des troupeaux avaient au moins une vache positive. DHI ne dit pas quoi faire avec les vaches positives. Au lieu de cela, DHI fournit l’information aux vétérinaires des troupeaux et demande aux agriculteurs de consulter leur vétérinaire. Neil Petreny remarque que beaucoup de producteurs laitiers américains testent leurs vaches en période sèche, car la plupart des vaches qui ont la paratuberculose sont réformées. Certains agriculteurs disent en privé que les tests positifs créent un dilemme. « Puisqu’il pourrait y avoir un lien avec la maladie de Crohn, est-ce qu’on envoie quand même la vache à l’abattoir? » a demandé un agriculteur. Le test n’est pas assez sensible pour déceler un positif d’une ou deux vaches dans un tank réfrigérant et un seul test n’est pas suffisant pour certifier qu’un troupeau n’est pas affecté par la paratuberculose. Canwest développe également des tests pour la leucose et la néospora. Le test de leucose pourrait être disponible dans un an, mais celui de néospora n’est pas encore terminé. La loi sur l'inscription des entreprises agricoles divise les organismes agricoles de l'Île-du-Prince-Édouard
Les deux organismes agricoles généraux de l’Île-du-Prince-Édouard qui seront touchés par les modifications de la Loi sur l’inscription des entreprises agricoles et le financement des organismes agricoles s’opposent. Comme beaucoup d’autres provinces, l’Île-du-Prince-Édouard a mis en œuvre un système de contribution obligatoire qui a demandé aux agriculteurs de verser une contribution en fonction de leur revenu agricole brut. Les cotisations vont de 75 $ à 350 $ par ferme enregistrée. L’argent était envoyé soit à la Prince Edward Island Federation of Agriculture ou au Syndicat national des cultivateurs. Il y avait également une provision pour obtenir un remboursement sans avoir à répondre à des questions. Cependant, la Loi ne prévoyait aucune pénalité pour les producteurs qui ne s’enregistraient pas et, en conséquence, seulement environ la moitié des 1 800 agriculteurs sérieux de la province l’ont fait. Le président de la fédération Eddie Dykerman a dit que c’est essentiellement la raison pour laquelle la fédération a demandé au ministre de l’Agriculture Kevin MacAdam d’apporter des modifications à la Loi pour conditionner l’obtention d’une exonération de la taxe provinciale sur le carburant à l’appartenance à un organisme agricole. De plus, la provision du remboursement a été supprimée. « On peut dire que les agriculteurs sont tout aussi professionnels que les médecins, les avocats et les travailleurs sociaux et font une contribution similaire ou plus grande à la société », a dit Eddie Dykerman. « Dans la plupart des cas, les professionnels ont bien financé des organismes que les membres doivent joindre afin de récolter les bénéfices de l’organisme. Les agriculteurs ne devraient pas être différents. » Cependant, le directeur de district du Syndicat national des cultivateurs de l’Île-du-Prince-Édouard a une vue très différente de la Loi. Danny Hendricken pense que les modifications ne sont pas démocratiques et « représentent nos pires peurs à de l’époque où la Loi a été promulguée la première fois. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons décidé de participer, parce que nous ne voulions pas que nos membres souffrent financièrement. » Danny Hendricken a d’abord indiqué que le Syndicat national des cultivateurs pourrait contester la Loi devant les tribunaux. Cependant, il a dit qu’une telle stratégie serait à la fois coûteuse en temps et en argent et qu’il ne savait pas « si les membres aimeraient que leur argent soit utilisé de cette façon. » Il a déclaré qu’il était malheureux que toute l’attention soit dirigée vers ce qui est essentiellement un problème administratif, alors que l’industrie fait face à de nombreux défis. Même si son organisation peut obtenir des revenus supplémentaires de cette façon, Danny Hendricken dit qu’il reste opposé au concept et dit que cela pourrait avoir des répercussions sur la communauté agricole. Le directeur de district a dit que le Syndicat national des cultivateurs pourrait envisager d’offrir un remboursement aux personnes qui se sont senties obligées de joindre l’organisme contre leur gré. Le ministre de l’Agriculture Kevin MacAdam a dit que rien dans la Loi n’empêchait l’organisme d’avoir recours à cette stratégie. Mesure de l'indice de consommation de bovins individuels
Le Olds College en Alberta, ainsi que plusieurs partenaires de recherche provinciaux et privés, est le premier en Amérique du Nord à associer des avancées en technologie informatique à une nouvelle méthode pour mesurer l’indice de consommation afin d’augmenter la rentabilité des troupeaux de bovins. La technologie, développée par GrowSafe Systems d’Airdrie en Alberta utilise des distributeurs de type fourrage informatisés. Les capteurs des distributeurs lisent l’étiquette d’oreille électronique de l’animal et produisent un registre de la consommation d’aliments de l’animal sur une période de 24 heures. Cette nouvelle mesure s’appelle indice de consommation net. L’indice de consommation net permet de déterminer quels animaux gagnent du poids en mangeant moins et est égal à la différence entre la consommation réelle d’aliments par un animal et ses besoins alimentaires prévus. Les données sont réunies sur 120 jours pour déterminer l’indice de consommation net de chaque animal et peuvent être ensuite utilisées pour produire les taux d’écart prévu dans la descendance pour des taureaux ayant une efficacité alimentaire améliorée. Les écarts prévus dans la descendance sont utilisés pour sélectionner les reproducteurs qui ont un potentiel génétique d’efficience alimentaire (indice de consommation). Les résultats d’essais pour déterminer l’indice de consommation net sur trois ans au collège ont été utilisés pour produire les écarts prévus dans la descendance de 221 taureaux cette année. Les tests continueront à Olds cet automne et cet hiver, ainsi qu’à Cattleland Feedyards, un parc d’engraissement commercial près de Strathmore. Cattleland offre les premiers services de test commerciaux pour taureaux au Canada destinés à réunir des données sur l’indice de consommation net. Le parc d’engraissement est actuellement en train d’évaluer près de 190 taureaux de 50 éleveurs de pur-sangs. Les chercheurs pensent que la capacité de sélectionner des reproducteurs avec une prédisposition génétique pour l’efficience alimentaire pourrait faire économiser des millions de dollars par an à l’industrie du bétail en coûts d’aliments. Selon un rapport publié par la Canadian Cattlemen’s Association, les résultats d’essais d’alimentation à Olds indiquent des économies de jusqu’à que 80 $ par tête pendant la période de 120 jours. Neil French, formateur du collège qui se spécialise dans la gestion de parcs d’engraissement et la sélection d’animaux, souligne que l’indice à la consommation net n’est pas lié à la race, car toutes les races peuvent avoir des animaux ayant une meilleure efficience alimentaire. Par exemple, les résultats de tests sur des taureaux en début 2005 ont montré qu’un taureau Simmental avait l’indice de consommation net le plus élevé sur 40 taureaux appartenant à trois races différentes. Son demi-frère a été classé 35e. Un exemplaire du rapport est disponible à http://www.jpcs.on.ca/biodiversity/ghg/news/f-2005-11-19.html à « Environment and Stewardship ». Neil French peut être contacté au collège au (403) 556-4722. Éoliennes pour protéger les raisins et les fruits fragiles
Un projet de recherche a été lancé pour aider les producteurs de raisins et de fruits fragiles à utiliser des éoliennes de façon plus efficace afin de réduire le risque de gelées du printemps et de l’hiver, ainsi que la destruction par l’hiver. Les éoliennes améliorent la protection des cultures en poussant vers le bas l’air chaud qui se trouve entre 12 à 24 mètres au-dessus du sol. L’air chaud se mélange à l’air froid près du sol et augmente la température ambiante autour des arbres et des vignes. Même si les éoliennes sont utilisées pour différentes cultures dans beaucoup d’autres pays, seule l’Ontario utilise des éoliennes pour réduire au minimum la destruction par l’hiver. Chaque éolienne coûte environ 30 000 $ et peut protéger environ 10 acres de cultures. Les recherches se feront au cours des trois prochaines années. Étant donné que les éoliennes sont chères à exploiter, les recherches permettront d’étudier des façons d’optimiser leur utilisation pour réduire les coûts d’exploitation. Le travail de recherche visera également à étudier les façons de réduire au minimum le bruit pour les résidents hors du site. CanAdvance, par l’intermédiaire du Conseil de l’adaptation agricole d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, a approuvé le financement de 133 000 $ pour ce projet. Les Grape Growers of Ontario et le Wine Council of Ontario sont des commanditaires importants. Hernder Farms de Niagara-on-the-Lake sera l’une des exploitations à coopérer avec les chercheurs. Massey Ferguson annonce des tracteurs spécialisés
Massey Ferguson a lancé trois nouveaux tracteurs spécialisés équipés de cabines pressurisées et de systèmes de filtration d’air. Le système empêche les particules de pesticides et autres contaminants d’entrer dans la cabine et protège ainsi les conducteurs pendant les applications spéciales, telles que la pulvérisation d’un verger. Les tracteurs et les cabines de la série 5400AS ont été spécialement conçus pour le travail rapproché, tel que la pulvérisation de rangées d’arbres fruitiers dans des vergers matures. La ligne de carrosserie est étroite, les cabines ont des formes effilées et les rétroviseurs se trouvent à l’intérieur de la cabine. Un manomètre sur le plafond de la cabine permet de surveiller constamment la pression de la cabine et indique lorsque la filtration est nécessaire. Les modèles ont 90, 95 et 105 hp PTO. Certains sont à deux roues et d’autres à quatre roues motrices. Création du Marché climatique de Montréal
La Bourse de Montréal et le Chicago Climate Exchange ont signé une lettre d'intention en vue de mettre sur pied une coentreprise qui permettra de créer le Marché climatique de Montréal, un marché canadien de produits environnementaux. L’annonce a été faite à Montréal pendant la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). Les deux parties développeront des services de négociation, de compensation et d’enregistrement de produits environnementaux canadiens. Les premiers produits à voir le jour seront des produits destinés au marché du carbone canadien. Ce marché devrait prendre de l’importance pour les producteurs agricoles. La Bourse de Montréal est la plus ancienne bourse du Canada et se spécialise dans les produits dérivés. Le Chicago Climate Exchange est le seul système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre à participation volontaire basé sur des règles ayant force obligatoire qui existe en Amérique du Nord et le premier à avoir vu le jour dans le monde. Des producteurs du Nord québécois n'ont pas froid aux yeux
Michel Robert et Lorraine Mondou n’ont pas laissé les difficultés liées à l’agriculture dans le Nord québécois détruire leur rêve de réussir en tant que producteurs de lait et de céréales. Michel Robert et Lorraine Mondou étaient les gagnants du Québec au concours des Jeunes agriculteurs d’élite du Canada. De jeunes producteurs de tout le pays se sont rencontrés à Halifax le mois dernier pour participer au volet final du programme national. Les producteurs laitiers de l’Île-du-Prince-Édouard, Steve Reeves et Jessica Francis, et les producteurs de bovins de l’Ontario, Philip et Luanne Lynn, se partagent la plus grande récompense de 2005. Michel Robert et Lorraine Mondou exploitent une ferme de production de lait et de céréales de 1 220 acres dans le Nord du Québec, près de la frontière de l’Ontario, à environ 170 kilomètres au nord de North Bay. Après leur mariage en 1989, Michel Robert et Lorraine Mondou sont retournés dans la ferme familiale et ont acheté l’exploitation en 1993. Ils étaient prêts à agrandir l’exploitation de 37 vaches, de 34 kilogrammes de production de lait par jour et de 325 acres. Ils l’agrandissent régulièrement depuis lors. Lorraine Mondou gère les finances de la ferme et a commencé l’expansion en élaborant un plan financier sur 10 ans. Maintenant, dit-elle, lorsqu’ils travaillent avec des établissements financiers ils ont un plan clair sur la façon d’atteindre leurs objectifs. Mais ils soulignent qu’il est tout aussi important d’être flexibles que de bien définir leurs objectifs. Le plan de construire une étable traditionnelle a complètement changé lorsqu’ils ont eu la chance d’acheter une seconde ferme près de chez eux qui comprenait une stabulation en logette et une salle de traite à double-8. Ils sont passés de 90 têtes et de 325 acres à 150 têtes et à 850 acres de terre labourable et à 350 acres de terrain boisé. Il ont également commencé à traire dans deux sites et décidé qu’en dépit des problèmes de logistique, c’était plus rentable que de construire une grande étable et une grande salle de traite sur l’un des deux sites. La production de lait dans la ferme laitière est maintenant de 100 kilogrammes par jour. Exploiter une ferme dans la région isolée du Nord québécois est difficile, cependant le couple souligne que le micro-climat de la région près du lac Témiscamingue est bon pour la production de céréales. Ils cultivent de l’ensilage de maïs depuis cinq ans à 2 300 degrés-jours de croissance et, en 2005, ils ont produit du lin pour la seconde année, notamment huit variétés pour continuer leurs recherches. Les 875 acres de terres cultivées comprennent 110 acres d’ensilage de maïs, 240 acres d’orge, 150 acres de canola, 26 acres de lin et 350 acres de paille. La raison principale du succès de leur exploitation, remarquent-ils, est leur personnel. Michel Robert et Lorraine Mondou travaillent pour retenir les employés à long terme et s’assurer que les tâches sont assignées selon les points forts des employés. Ils organisent également régulièrement des réunions comme un repas de Noël pour le personnel. Pleins feux sur les marchés - Rapport de production de Statistique Canada
Statistique Canada a publié son tout dernier rapport sur la production pour le Canada mercredi. Il est baissier pour le canola avec une estimation jamais vue de la production qui s’élève à 9,662 millions de tonnes. C’est même au-dessus des attentes les plus élevées du marché. Il s’agit de l’excédent le plus important et du niveau de prix le plus bas de l’histoire du canola. Dans le tableau ci-dessous sont donnés les chiffres du dernier rapport de Statistique Canada et les estimations faites en octobre dernier. La production est estimée en milliers de tonnes métriques.
Production
Décembre Octobre 2004
2005 2005
Blé d’hiver 2 072,3 2 020,0 2 447,4
Blé de printemps 18 788,1 18 149,1 18 451,7
Blé dur 5 914,6 5 377,8 4 962,0
Tout le blé 26 775,0 25 546,9 25 860,4
Avoine 3 432,3 3 333,8 3 683,1
Orge 12 481,2 12 132,5 13 186,4
Seigle d’automne 358,6 366,9 403,9
Canola 9 660,2 8 446,6 7 728,1
Lin 1 087,0 1 035,3 516,9
Soya 3 161,3 2 998,8 3 048,5
Maïs 9 460,8 8 392,0 8 802,0
Pois secs 3 099,8 3 169,9 3 338,2
Céréales mélangées 303,1 291,5 318,0
L’augmentation de 1,2 million de tonnes de la production de canola par rapport aux estimations précédentes d’octobre amène tout le monde à se poser des questions quant à leurs prévisions de demande/d’offre. Le chiffre est sans aucun doute baissier, mais il est difficile de dire maintenant de quelle façon le marché répondra avec des contrats à terme qui ont déjà atteint leur niveau le plus bas en 20 ans et des fonds spéculatifs qui détiennent une forte position nette à découvert. Même si les prix ont déjà bien intégré la tendance baissière, des reprises durables ne se présenteront pas d’ici longtemps. Je pense que le canola est à un prix suffisamment intéressant sur la scène internationale pour entraîner de nouveaux achats de la Chine et du Pakistan, mais il faudra beaucoup d’autres expéditions de 50 000 tonnes pour se débarrasser de l’excédent. Malheureusement, il n’existe pas de solution facile pour se sortir de cette situation. Mon premier sentiment est que le problème d’excédent du marché du canola prendra beaucoup plus de temps pour se régler. Les stocks de fin de campagne semblent maintenant vouloir dépasser le niveau précédemment impensable de 3 millions de tonnes. Nous ne savons pas encore quel est le niveau le plus bas de ce marché. Je pense qu’il s’agit moins de savoir jusqu’à quel point le marché doit baisser, plutôt que combien de temps les prix actuels doivent se maintenir pour nous débarrasser de l’excédent. Cette situation pourrait durer jusque pendant la saison de croissance de 2006 à moins de nouvelles données fondamentales, comme un problème avec la récolte de soya sud-américaine cet hiver. Le marché devrait bientôt commencer à envisager une baisse plus importante que prévu de la superficie de canola pour 2006. D’autres estimations de produits, dont le blé, l’orge, l’avoine et le lin, étaient plus élevées que dans le rapport d’octobre, mais c’était attendu. Les nouvelles sont plus baissières pour le blé dur, avec une importante augmentation de la production par rapport à octobre. Cela n’aura pas de répercussions immédiates sur le prix du blé dur, mais les chiffres nous disent pourquoi les possibilités de livraison par l’intermédiaire de la CCB seront difficiles cette année. Beaucoup de récoltes seront probablement reportées pour l’année de commercialisation 2006-2007. L’augmentation de la récolte de blé dur à 5,9 millions de tonnes garantit des stocks de fin de campagne records de près de 3,5 millions de tonnes et assure que la possibilité de livraison de la CCB de 50 p. 100 est correcte. La production de lentilles et de lin était supérieure d’environ 50 000 tonnes aux prévisions. Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l'information sur les marchés de produits et les stratégies de marketing. Composez le (204) 654-4290 ou visitez le site Web www.pfcanada.com pour en savoir plus sur ses services.
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